h. Com’ses de chevaux
dans la plaine de Runnymead, où Jean sans Terre signala « Grande Charte » en 121B.
Eghozée, comm. de Belgique, prov.. arrond. et à 16 kil. de Namur ; 837 h. Théâtre d’un combat violent entre les Allemands et les Belges, qui inlligérent des pertes considérables à leurs adversaires (12 août 1914).
egide n. f. (du gr. idos, peau de chèvre).
Myth. Cuirasse ou bouclier merveilleux de Pallas, couvert de la peau de la chèvre Amalthée, suFlaquelle cette déesse avait attaché la tête de la Méduse. Fig. Sauvegai’de, ce qui protège ; l' égide des lois. Se placer sous i égide de quelqu'un ou de quelque chose, se mettre sous sa protection.
Egidio (Antonini) ou Gilles de Viterbe, cardinal et poète italien, né à ’Viterbe.m. à Rome (1480-1532) ; un des meilleurs poètes latins de la Renaissance.
EgidiuS [é-jidi-uss], général gallo-romain, qui fut lieutenant d’Aétius, puis maitre des milices en Gaule pour l’empereur Majorien. Il fut vaincu à Cologne par Childéric. 11 fut le père de Syagrius ;
m. en 464.
égilope ou égilops n. m. v. ægilops.
Églne, île de la Grèce, dans le golfe d’Egine, entre le Péloponèse et TAttique ; 10.000 h. (Eginètes), dont plus de 6.000 dans la ville principale de Tîle, qui porte le même nom. Ce fut, dans l'antiquité, la rivale politique et commerciale d’Athènes. On y a découvert, en 1811, un grand nombre de statues antiques, d’un style primitif, connues sous le nom de marbres d'Egine; elles sont au musée de Munich. L'école d'Egine est la plus ancienne des écoles de sculpture grecque.
Eginète, originaire ou habitant d'Egine : les Eginètes. Adjectiv. : l'art éginète.
éginétique adj. Se dit des monuments antiques de Tüe d'Egine et des monuments du même style.
ËginllRrd., chroniqueur français, né dans le Maingau (bassin du Mein). Il fut le secrétaire de Charlemagne, dont il a écrit la Vie. Louis le Débonnaire lui confia l'éducation de son fils Lothaire. 11 fonda le monastère de Mulheim-sur-Mein (770-840).
égipRU ou segipan (du gr. aix, aigos, chèvre, et Pan, dieu des bergers). Surnom de Pan et des satyres, à cause de leurs pieds de chèvre.
Egisttie, un des Atrides, fils incestueux de Thyeste et de Pélopée, Agamemnon, partant pour le siège de Troie, lui confia le gouvernement de son royaume. Egisthe en profita pour séduire sa femme Clytemnestre ; les deux amants égorgèrent Agamemnon à son retour. Egisthe fut à son tour tué par Oreste. églandômcnt \raan\ n. m. Action d’églander. églander [dé] v. a. Extirper les glandes : éghmder un cheval.
églantier [ti-é] n. m. Rosier sauvage : Véqlantier est commun dans les buissons.
— Encycl. L'églantier ou rosier des chiens est un arbuste couvert d’aiguillons, à fleurs d'un blanc rosé, légèrement odorantes. Il est très commun dans les bois, les haies et les buissons de toute l’Europe. Il est cultivé par les rosiéristes comme sujet pour le greffage.
La racine passait autrefois pour être un remède contre la rage, églantine n. f.
Fleur de l’églantier.
Fleur en or, décernée en prix aux Jeux floraux de Toulouse.
L 'églantine rouge a été adoptée comme emblème par les socialistes, églefin n. m. Jchtyol. V. aiglefin.
Égletons, ch.-l. de c. (Corrèze), arr. de Tulle ; 1.930 h. (Egletonnais). Ch. de f. OiT. Brasseries. — Le cant. a 8 comm. et 7.540 h.
EglisaU) V. de Suisse (cant. de Zurich), sur le Rhin ; 1.450 h. Combat entre Fi'ançais et Russes (1797).
Eglise [gli~ze] n. f. (du gr. ekklesia^ assemblée). Société religieuse fondée par Jésus-Christ ; les destUiées de i Eglise. Toute communion chrétienne : l'Eglise grecque. Société d,e tous les clercs de TEglise catholique : les biens de l'Eglise. Par anal. Ensemble de personnes professant les mêmes doctrines : l'Eglise romantique. Temple destiné à la célébration d'un culte chrétien (dans ce sens, s’écrit avec une min’Æculej : construire une église.PviOy. : Près de Téglise, loin de Dieu, ceux qui touchent de plus près à l’église (ou à l'Eglise) ne sont pas toujours ceux dont les actes pi'ouvent le plus de religion, de piété.
Églantier.
— Encycl. Bist. Dans l’histoire de l’Eglise catholique, on peut distinguer en gros cinq périodes :
période : à.c 45 à 312, l'Eglise naissante s'organise, lutte contre la société antique et, malgré dix persécutions, triomphe avec Constantin, envahissant tout l'Empire romain; — 2® période : de 3J2 à 662. s'étend l'ère des grandes hérésies et des grands docteurs; les dogmes se précisent et sont fixés par les conciles œcuméniques. En nlême temps, l'evangile est prêché aux barbares ; — 3e période : elle s'étend de 622 à 1069. Une partie de la chrétienté tombe so»is le joug des musulmans. L'Eglise' gi*ecque se sépare de l'Eglise romaine {schisme a'Orient). En revanche, l'Eglise étend ses conquêtes dans l'Éurope septentrionale; — 4o période : de 1096 à 1453, elle est remplie par la lutte du sacerdoce et de l’empire, les croisades, le développement des études et de la philosophie scolastique et se termine par la redoutable épreuve du grand schisme ou schisme d'Occident; — période : s’étendant de 1453 à nos jours. L'Eglise assiste à la ilenaissonce du paganisme, à la liéforme. d’où naît l’Eglise protestante, et doit se défendre contre les attaques de la libre pensée. Mais la conquête du nouveau monde, l’exploration de l'Afrique, de l'Asie orientale et de TOcéanie ofl'rent à ses missionnaires des domaines nouveaux.
— Théül. Le mot Eglise se dit par excellence de l’Eglise catholique, apostolique et romaine, autrement appelée Eglise latine ou d’Occident, dont le pape est le chef visible. L'Eglise grecque ou d'Orient, qui se prétend orthodoxe, ne reconnaît point la suprématie du pape. L’Eglise protestante ou réformée diffère en plusieurs points essentiels des deux premières et comprend elle-même diverses confessions ; elle domine dans le nord de l'Europe et de l’Ainéiûque et ne reconnaît point d'autre autorité que celle de la Bible. L'Eglise anglicane, dont le chef est le souverain d’Angleterre, a conservé, notamment, dans la hiérarchie, de grandes ressemblances avec le catholicisme. Ces quatre Eglises sont connues sous le nom général de religions chrétiennes. On entend par Eglise primitive les premiers chrétiens ; par kglise militante., l'assemblée des fidèles qui sont sur la terre ; par Eglise triomphante., ceux qui jouissent déjà de la gloire céleste ; par Eglise souffrante, les fidèles qui sont dans le purgatoire.
— hiiurg. Aucune église ne peut être ouverte aux fidèles sans la permission de Tévéque diocésain, ni avant qu’elle ait été sanctifiée soit par la bénédiction donnée par un prêtre délégué de l’évêque, soit par la consécration ou dédicace, à laquelle pro cède un évêque. Au point de vue de la hiérarchie, on distingue l’église cathédrale, où s’élève le trône de l’évéque diocésain; l’église collégiale, à laquelle est attaché un chapitre de chanoines autre que celui de la cathédrale ; l'église paroissiale, desservie par un curé. Les églises des communautés religieuses portent le nom de conventuelles. Une église peut être déco-
Concordance des anciens modes grecs avec les tons d’église.
rée, par une décision spéciale du pape, du titre de basilique, qui confère certains privilèges d'honneur.
— Mus. Tons d'église.
La tradition rapporte que saint Ambroise, au ive siècle, voulant régler le rôle de la musique dans les cérémonies du culte catholique, choisit dans les modes grecs quatre modes (ou gammes) , sur lesquels seraient exclusivement chantées les hymnes et antiennes. Deux siècles plus tard, le pape Grégoire le Grand, désirant élargir le cadre de l’exécution musicale, ajouta quatre autres modes à ceux déjà choisis par saint Ambroise, ce qui porta à huit le nombre des tons d'église ou du plain-chant, tel que le système existe encore aujourd'hui. On désigna alors les quatre tons ambroisiens sous le nom de tons authentiques, et les tons grégoriens sous le nom de tons plagaux, correspondant aux premiers, à une quarte audessous. 11 y. a, dans chaque mode, une note fixe (la tonique), qu'on appelle note finale parce qu'elle doit servir de conclusion à la mélodie) celte note est la meme dans le ton authentique et le ion plagal. Une autre note occupe le cinquième degré au-dessus de la finale; elle est dite domniante, paixe qu’elle domine dans la mélodie. "V. mode.
Flan d’église.
— Archit. Les églises primitives adoptèrent le type de la basilique romaine: devint le
vis; le narthex donna naissance au porche; Yhemicycle devint Vabside et les galeries latérales le triforium; l'autel fut dressé au-devant de Tabside, à la limite de Varea, dont une partie forma le sanctuaire ou chœur, et l'àutre, prolonge à droite et à gauche en coupant les nefs, forma le transept. Ce plan subsista dans le style roman, mais se modifia avec le style gothique. V. gothique, roman, cathédrale.
En Orient, on adopta dès l’origine le plan circulaire ou polygonal des temples païens, avec coupole et dôme. Plus tard, ce plan prit la forme de la croix grecque. Le sanctuaire ou iconostasis était séparé des fidèles par une cloison.
— Dr. Séparation des Eglises et de l'Etat, V. séparation.
Église (États de l’), ancienne dénomination de la partie centrale de l’Italie, restée jusqu’en 1870 sous la souveraineté du pape. Capit. Borne,
— Bist. On peut assigner comme origine aux Etats de l’Eglise la donation par Pépin le Bref, en 753, au pape Etienne II, de l’ancien exarchat de Ravenne et de la Pentapole. Cjonsolidés par la volonté puissante de Charlemagne, les Etats pontificaux eurent à souffrir, pendant le moyen âge, de la lutte entre le pape et l’empereur d’Allemagne, ainsi que de la vive hostilité des sei^ieurs voisins. "Vers la fin du xiiie siècle, la violence des factions et l'hostilité des hobereaux italiens rendirent le séjour de Rome intenable aux papes. Boniface 'VIII s'enfuit, et Clément V installa la papauté à Avignon. L’unité de l’Etat pontifical ne fut de nouveau réalisée qu’en 1449. En 1592,
Clément 'VIII acquit le duché de Ferrare ;■ en 1633, Urbain VIII réunit le duché d’Urbino.
Démembrés par les guerres de la Révolution et de l'Empire, reconstitués par le Congrès de 'Vienne (1815), les Etats pontificaux furent travaillés pendant toutle xix® siècle par des conspirations et des émeutes entraînant l'intervention de l’Autriche et de la France. En J 860, les Romagnes.les Marches et rOmbrie, à la suite de mouvements populaires’ votaient successivement leur annexion au royaume de Victor-Emmanuel. La protection efficace de la France ayant été enlevée au pape par les événements de 1870, les troupes italiennes entrèrent dans Rome le 20 septembre. Le pouvoir temporel des papes était supprimé, et la maison de Savoie, assise sur le trône dTtalie, faisait de Rome la capitale de son royaume.
Églises réformées de France [Bistoire ecclésiastique des), ouvrage de Th. de Bèze ; œuvre, intéressante, pleine de détails curieux, à laquelle le ministre de Gallars aurait, dit-on, collaboré ^1850).
Égllseneuve-d’Entraigues, comm. du, Puy-de-Dôme, arr. et à 43 kil. d'issoire, sur la Rue ;
Églisottes-et-Clialaures (Les) , comm.
de la Gironde, arr. et à 28 kil. de Libourne, sur la Drôme ; 1.320 h. Ch. de f. Orl. Vins blancs.
églogue [ghe] n. f. (gr. eklogê). Petit poème pastoral : Virgile a imité les églogues de Théocrile,
— Encycl. Dans le principe, on appela églogue foute espèce d'extrait ou de fragment littéraire ; puis on donna ce nom à tout petit poème lyrique oupas-. toral, satirique ou épigranimatique , que l'auteur était censé choisir parmi plusieurs autres pour le publier. Après qu'on eut donné ce nom aux bucolU ques de Virgile, le mot « églogue « ne s'appliqua plus qu’à des pièces de vers du genre pastoral et, spécia-^ lement, à celles dont la ferme était dialoguée,