‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 716 sur 1225 · EIN · texte numérisé non relu

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égrugeur, euse [jeur, cu-ze] aJj. Qui égi'uge : cylindres vgrugeurs.

égrugeure ’ju-re] n. f. Parcelles il'im corps dur, séparées par le frottement.

égueulement [^ghen-le-man] n. m. {de égueu- 1er]. Altération de la bouche d'un canon, de l'ouverture d’un vase.

égueuler [gheu~lé] V. a. hlu prêt*. et 'de gueule). Casser un vase près de l'ouverture. Endommager la gueule d’un canon.

Eguisheim Egisheim, comm. du iiaut- Rhin, arr. de Colmar, au pied des Vosges ; 2.ÜÜÜ h.

éguisier [ghi-zi-é\ n. m. Sorte d’irrigateur inventé par le docteur Eguisier.

ÉgUZOn, ch.-l, de c. (Indre), arr. de La Clmtre, non loin de la Creuse ; 1.800 h. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 9 comm. et 8.100 h.

Egypte, contrée du nord-est de l’Afrique, comprenant principalement la vallée du Nil.

I. Géographie. L’Egypte s'étend entre la Méditerranée et la Nubie. Elle s'est annexé au début du xixe siècle les territoires connus sous le nom général de Soudan égyptien. C’est une vallée relativement étroite, que dominent la chaîne Arabique et la chaine Libyque, et au milieu de laquelle coule le Nil, qui la féconde par ses inondations régulières, après l’avoir formée par ses alluvions. On y trouve des chacals, des hyènes, des renards, des hippopotames, des crocodiles (de plus en plus rares), ainsi que le bufile, le chameau, le dromadaire, l’âne et le cheval. Les paysans ou fellahs, dont le type physique perpétue celui des habitant primitifs du pays, s'y adonnent à l’élève des volailles, et surtout à ragriculture (riz, céréales, canne à sucre, coton). L'industrie textile y est assez développée. L’Egypte a à sa tête un roi qu’assiste, pour les questions de défense, un <c très haut délégué » anglais. Superficie : 994.300 kil. carr. Pop. : 13.385.000 h. (Egyptiens). V. pr. Le Caire^ Alexandrie, Damiette, Suez et Port-Saïd.

II. Histoire. Les plus anciens occupants connus de l’Egypte appartenaient à une race blanche, probablement berbère, qui se mêla aux tribus noires venues du vSud et aux peuples asiatiques descendus par l’isthme de Suez. Sa civilisation est une des plus anciennes des civilisations humaines et, sous ses rois indigènes ou pharaons, elle atteignit à un haut degré de perfection dans les arts, les sciences et les lettres, comme le prouvent les nombreux monuments dont L's restes la couvrent enca-c aujourd'hui (pyramides, temples, nécropoles, etc.).

Ses dynasties nationales cessèrent de régner en 525 avant J.-C., époque à laquelle elle fut soumise par le roi des Perses Cambyse. Conquise par les Macédoniens au lendemain des victoires d’Alexandre, elle resta aux mains des Ptolémées jusqu’à son occupation par les Romains (30 av. J.-C.). Au moyen âge, elle tomba au pouvoir des Arabes et, au xvc siècle, sous le sultan Sélim. elle fut réunie à l'empire ottoman. Après le traité de Campo-Formio, llonapai'te rêva de la conquérir, pour ruiner le commerce britannique en lui barrant la route des Indes. Mais les troupes françaises durent, apià-s de rapides succès, évacuer en 1801 la vallée du Nil. I..e traité de Londres (18tl), tout en laissant subsister la suzeraineté nominale d'.' la Porte, rendit la dignité khédivale indépendante en fait et héréditaire. Mais les conquêtes de Méhémet-Ali et de ses successeurs dans le Souilan obérèrent à ce point les finances de l’Egypte qu’elle dut accepter le contrôle anglo-français ; enfin, la révolte dite « nationale » du colonel Ai'abi-pacha (IS^ü) fournit aux Anglais l’occa.sion d’occuper la vallée du Nil, sous prétexte de protéger le khédive. Depuis ce temps, la Grande-Bretagne exerça une intluence absolument prépondérante en Egypte, dont elle étendit en 1897 les possessions dans le Soudan, jusque dans la réeion du Balir-el- Ghazal ; i)ar les accords anglo-français du 8 avril 1904, la France fit abandon définitif de son infiuence traditionnelle dans la vallée du Nil. En 1920, par le traité de Sèvres, la Turquie s’esl dessaisie de tous se.s droits et prétentions sur l'Egypte au bénéfice (le l’Angleterre qui avait proclamé son protectorat dès le 18 décembre 1914 ; mais l’Angleterre a, ellemême, le 21 février 1922, renoncé à ce protectorat, et proclamé l’indépendance de l’Egyjite, sur qui règne, depuis cette époque. Ahmed Fuad (Fuad Pr).

— Art égyptien. Les Egyptiens ont été en architecture et en sculpture de véritables créateurs. Leurs premiers monuments connus sont des tombeaux (pyramides de vastes dimensioRS, mausolées ou hypogées). Chaque temple comprenait une chambre où logeait la divinité, et parfois une séide de chapelles. L’édihce était précédé d’une cour entodi'ée de portiques, qui s’ouvrait sur la façade par un pylône. Les colonnes représentaient des formes végétales (lolu.s ou papyrus). L’ai'chitccture. trapue, ramassée, basse, comme la chaîne Libyque, îelong de laquelle s'étendent les monuments, conserva son originalité sous les périodes grecque, et romaine. Les 1emplcs, comme les tombeaux, étaient ornés de basreliefs, de peintures et d’inscriptions raconlant la vie du fondateur. La peinture égyptienne servait surtout à rehausser les motifs d architecture ou les bas-reliefs. Le trait est pur, mais la perspective est inexacte de parti pris. Les statues, généralement de pierre dure, représentent de grands personnages, leurs serviteurs dans leurs diverses occupations, et des animaux réels ou fantastiques. Les hypogées nous ont consen'é quantité d’objets qui montrent la perfection des arts industriels : statuettes en bronze, en bois, bijoux, pierres gravées, etc.

Égypte (eaynpagne d'}. Depuis la paix de Campo- Formio (1797), l'Angleterre seule continuait à tenir tète à la France. Bonaparte résolut de la frapper en Egypte, point intermédiaire entre l’Euixipe et l’Asie, clef du commerce du Levant et des Indes. U partit de Toulon à la tête d'une armée excellente, avec Klebcr, Desaix. Lannes et Mural pour lieutetenants (19 mai 1798). Il prit, en passant. Tue de Malte^

débarqua à .Alexandrie, dont il s'empara, gagna sur' les Turcs la bataille des Pyramides, entra au Caire, et organisa l'Institut d'Egypte, composé des savants- (Monge. Bcrthollet, Geoffroy Saint-IIilaiiv) qui avaient accompagné l'expédition pour étudier sur place le pays et son histoire. Mais l'amiral anglais Nelson détruisit à Aboukir la fiotlc française commandée par Brucys, et Bonaparte se trouva pour ainsi diic prisonnier en Egypte. Il se jeta sur la Syrie, pendant que Desaix allait conquérir la liante Egypte. 11 prit Gaza. Jaffa, ga^na la bataille du Mont-Thabor. échoua devant Saint-Jean d'Acre, et, revenant brusquement en Egypte, écrasa les Anglais et les Turcs sur la plage d'Aboukir (1799).

Mais, ayant appris les revers des armées françaises en Europe, Bonaparte quitta l’Egypte pour revenir en France, après avoir laissé à Kléber le commandement des troupes, réduites à quelques milliers d'hommes. Celui-ci battit les Turcs à Héliopolis, mais il fut assassiné en 1800. Menou, qui lui succéda, n’essuya que des défaites et fut obligé de capituler à Alexandrie (1801 k Les Anglais se chargèrent de ramener en France les glorieux débris de la journée des Pyramides.

égyptiac \jip~si-ak] n. et adj. m. Se dit d'un onguent escarotique, employé surtout en médecine vétérinaire. (Miel, 4 parties ; vinaigre, 7 ; sous-acétate de cuivre, 5.)

égyptiaque \jip-si-a-ke] adj. Appartenant à l'Egypte. Astrol. Se dit des jours et heures néfastes.

Egyptien, enne [jip-si~in, ' è-ne], originaire ou habitant de l'Egypte \ les Eijy))tiens. Nom donné, au moyen âge, aux bohémiens ou tsiganes. Adjectiv.: monuments égyptiens.

égyptienne , [/z'p-st-é-ne] n. f. Typogr. Genre

LAROUSSE MENSUEL Larousse universel.

de caractères gras, dont on se sert pour les titres, les sous-titres, les divisions de chapitres.

ég’yptologie [jip, Ji] n. f. (de E'jyfte, et du gr. loijos, discours) . litude relative à l'ancienne Egypte : Mariette fut un des créateurs de l'égyplologie.

égyptologique \jip-to] adj. Qui se rapporte à l’égyptologie.

©SyPtologUe fiip-to-lo-ghe] n. Personne qui s'occupe d'égyptologi’e.

Egyptus \é-jip-hi,ss]. prince fabuleux d’Egypte, frère de Danaüs. Ses SO iils épousèrent les 50 filles de leur oncle (les Danaïdes), mais ils furent, sauf un, tués par leurs femmes la nuit des noces.

eh ! [é] iiiterj. Exclamation d'admiration, de siu'prise, de douleur, qui sert encore à interpeller, à in- ■ icrcoger, etc. Eh bie7i !... eh Quoi !... loc. interj. Y. BIEN, QUOI.

éhanché, e adj. Déhanché : cheval éhanché.

éherber [é-ér-bé] v. a. (du préf. é, et de herbe). Syn. peu us. do sarcler.

eheu ! fugaces...labuntiu’ annl, mots lat. signif. Hélas ! les années s'enfuient rairidcnient.VSiSsa.ge d'Horace tOdes. II, It, 1), qu'on rappelle en constatant, dans un esprit de mélancolie épicurienne , la fuite rapide des années.

Ehlers (Édouard), médecin danois, né à Copenhague en 1803, professeur de clinique àriiôpital de cette ville , membre associé étranger de l’Académie de médecine de Paris, président de la section danoise de l’Alliance française. On lui doit de beaux travaux sur la lèpre. Ehlers.

éhonté, e adj. et n.

Sans honte, sans pudeur, cynique ; me^isonge éhonté. Ant. Décent, modeste ; honteux, humble.

éhOUper [pé] v. a. (du préf. é, et de houppe). Etêter, couper le sommet des branches d'un arbre. (On dit aussi écimer.)

Ehrenherg [é-rèn-brrgh] (Chrétien-Godefroi), naturaliste allemand, né à Delitzsch, m. à Berlin '1795-1870) ; connu par ses travaux sur les infusoires et les animaux inférieurs.

Ehrenbreltstein, v. de la Prusse-Occidentale, sur le Rhin, au confl, de la Moselle, vis-à-vis de Cohlentz : 5.300 h. Citadelle.

Ehrenfeld, v. d'Allemagne (Prusse-Rhénane) ; 14.000 h. Faubourg industriel de Cologne.

Ehrlich (Paul), physiologiste allemand, né à Strehlen (18.54-1915) ; connu par ses travaux de sérumthérapie ; lauréat du prix Nobel- (l908)i Signataire. du manifeste des Intellectuels en 1914.

EilT'mailïl (François-Emile), peintre français, né à Stra.sbourg fl833-1910|; a fait de la peinture décorative : les Musei (Chancellerie de la Légion d'honneur), le Ma7iuscrit (Bibliothèque nationale;, Œdipe et te Sphinx, l' Espérance.

Eichendorff (Joseph, baron d’), poète allemand, né à Lubowitz.m. à Neisse (1788-1857; ; il apparaît dans ses nouvelles comme le dernier des romantiques alleniauds.

Eichhoff F rédéric-Giislave), philologue français, né au Havre, m. à Paris (1799 1876), Il fut un des premiers, en France, à étudier la grammaire comparée des langues indo-européennes.

Eichhorn (Godefroyl, orientaliste et historien allemand, né à Dœrenziminern, m. à Gœttingne (!7S2-i827). Il s'est attaché à expliquer les 'monuments bibliques par les productions des autres peuples sémiliqiies. — Son fils, Charles-Frédéric, hi.storien et jurisconsulte, né à Wertheira, m. à Berlin (1781-1854-', a écrit une Histoire des Etats et du droit en Allemagne.

Eichhorn (Hermann von), général allemand, né à Breslau en 1848, a.ssassinéà Kiev en 1918. Pendant la Grande Guerre, commanda la X« armée

allemande sur le front russe, prit Kovno et Viln» en 1915. En 1918, il dirigea roccupalion de l'Ukraine.

Eichtal (Gustave d’), publiciste français, né à Nancy, m. à Paris (1804-1885). On lui doit des ouvrages d'ethnographie et de critique biblique. — Son fils, Eugène, né à Paris en 1844, a écrit des études d'économie sociale. Membre de l’Académie des sciences morales (1905).

eicosane r/co-2a] n. m.

Carbure d'hydrogène constitutif dos paralfines. (On dit aussi eidécyle.)

eider [é-i-dér] n. m.

(mot. alleni.). Genre d'oiseaux palmipèdes, comprenant des canards qui fournissent le duvet appelé i t exploitation des eiders est réglementée.

— Encycl. On connaît quaire espèces d'eiders de l'hémisphère boréal. La plus répandue est l’eider vulgaire, canard blanc ét noir, qui se rencontre dans l’extrême nord de l'Islande, au Groenland. On. ne recueille le duvet dont la femelle garnit son nid que lorsque les petits sont éclos.

Eider, fleuve côtier d’Allemagne , tributaire de la mer du Nord, dans le Holstein; cours 172 kil. Depuis la construction du canal de Kiel, de la Baltique à la mer du Nord, il a perdu son importance.

Eifel, plateau boisé de la Prusse-Rhénane, d'une altitude moyenne de 600 m. Point culminant, le Hohe Acht (787 m.)

Eiffel (Alexandre-Gustave), ingénieur français, néàDijon, m. àParis (1832-1923); il a édifié, au Champde-Mara, à Paris, la fameuse tour qui porte son nom.

Eiffel \é-fiV\ {tour), tour en fer de 300 mètres de haut, édifiée au Champ-de-Mar.s, à Pai-is, en 1889, par l'ingénieur français Eiffel. Elle a trois platesformes, pla-c-ée.s : la pi'eraière à 57 mètres, la seconde à 115 mètres, et la troisième à 275 mètres de haut ;

Tour Eiffel.

on y accède au moyen d'escaliers et d'ascenseurs. Au-dessus de la troisième plate-forme, un campanile, porte un phare, surmonté lui-même d’une quatrième, plate-forme, située à 300 mètres au-dessus du sol. La tour Eiffel est devenue, grâce à sa hauteur, un des principaux postes de télégraphie sans fil en France.

Eiger, sommet des Alpes Bernoises, au S.-E., d'interlaken ; 3.975 m.

eigOH.e [è-z/Ao] n. f. Peptone iodée employée comme succédané des préparations minérales d iode,, sans crainte des accidents d'iodisme.

Eilenburg, v. d Allemagne (Prusse, prov. de Saxe), sur la Mulde ; ll.OÜO h. Fonderies, filatures.

EindtlOveil, bourg des Pays-Bas (Brabant- Septentrional), au confluent de la Gender et de la Demmel ; 3. 800 h. Tissage (cotonnades, lainages, toiles).

EiUCIll (Charles de), dit de Rothmaler, général allemand, né à Herzberg en 1853 ; commanda la 3e et la 8e armée allemandes pondant la Grande Guerre. Son échec en Champagne devant l'armée Gouraud a marqué le début de la défaite allemande (1918).

eintierjes n. m. pl. (nord, etn herja, excellent guerrier). Nom donné, dans la mj’-thoîogie Scandinave, aux héros morts sur le champ de bataille et. qui sont reçus dans le ’Walhalla par Odin. S. un einherjç.

Armoiries d’Égypte.

Eider.

édredon » : en Noi'vège,

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