‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 717 sur 1225 · EIN · texte numérisé non relu

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Elnsiedeln [a-in'-si-dèin]ou Notre-DamedeS-ErmiteS, v. de Suisse (cant. de Schwyz), dans la valide de l’Alp ; S.llOO h. Son abbaye, lieu de pelcnnage, renferme une image célèbre ; la Vierge Noire.

Einstein (Albert), physicien allemand, né à Ulm en 1879. On lui doit une théorie de la relativité du temps qui modifie la théorie ne'wtonicnne de la gravitation universelle et suivant laquelle le temps n'est pas quelque chose d'absolu et son écoulement n'est pas toujours le même.

EiH'Vill^ comm. de Meurthe-et-Moselle, arr. et à 8 kil. de Lunéville, sur le Sanon; 1.310 h. Sel gemme.

einvvohnerwelir n. f. (m. aiiem. signif. " garde d'habitants »). Sorte de milice formée de volontaires encadrés d’anciens offleiers et qui conservent ehez eux leurs armes et leur équipement, instituée en Allemagne, particulièrement en Bavière et en Prusse orientale, après la conclusion du traité de Versailles (1919). PI. Einwohnerwehren.

EiOUb-Ensari (Abou-l, un des compagnons du Prophète, dont il fut le porte-étendard.

Eisen (Charles- Dominique-Josephl, peintre et dessinateur français, né à Valenciennes , m . à Bruxelles (1720-1778) ; illustrateur charmant de Dorat, de La Fontaine, d'Ovide, etc.

Eisenach. [a-i-zè-nak], V. du grand-duché de Saxe-Weimar, sur la Nesse ; 35.000 h. Aux environs se trouve le château de la Wartburg, siège, au moyen âge, d’une célèbre cour d’amour et, plus tard, berceau de la Réforme, lorsque Luther y eut traduit la Bible en langue allemande vulgaire.

Eisleben [a-îs-/è-iên], V. de Prusse (prov. de Saxe), sur la Bose ; 24.000 h. Fonderies, produits chimiques. Patrie de Luther.

Eisuer (Salomon CosNOwsKY, dit Kurt), écrivain socialiste et homme politique allemand, né à Berlin en 1867, assassiné à Munich en 1919; il fut en 1918 le premier ministre-président de la république bavaroise.

eisteddfodd n. m. Assemblée des Celtes, du pays de Galles, qui se réunit annuellement, en vue de perpétuer les traditions celtiques.

eitlandite n. f. Minér. Niobate etütanate naturels d yttrium et d’uranyle.

éjaculateur, trice adj. Qui sert à l’éjaculation : les muscles, les canaux éjaculateurs.

éjaculation [si-on] n. f. Action d’éjaculer. Courte prière, émise avec ferveur, éjaculatoire adj. Relatif à l’éjaculation, éjaculer \U] v. a. (du la,t. ejaculari, lancer comme un trait). Darder, lancer avec force hors de soi, en parlant d’une sécrétion. Absolum. Emettre le sperme.

éjamber [jan-bé] v. a. Enlever la côte longitudinale d’une feuille de tabac.

éjarrage [ja-ra-je] n. m. Action d’éjarrer les peaux.

éjarrer [j’a-ré] v. a. Débarrasser les peaux du jarre, les écharner profondément.

éjarxeur, euse [ya-rewr, ew-ze] n. Personne qui éjarre.

éjecter [jêk-té] v. a. Rejeter au dehors l’eau d’un réservoir, la vapeur d’un générateur, etc., par l'intermédiaire d’un éjecteur.

éjecteur [jèk] n. m. Engin propre à rejeter l’eau au dehors d’un réservoir. Appareil produisant l'évacuation d’un fluide au moyen d’un jet de vapeur. Appareil permettant l’élévation d’une masse liquide en utilisant le mouvement d’une chute d’eau. Organe qui sert à rejeter du canon des armes portatives les étuis vides des cartouches. Adjectiv. : tuyau éjecteur.

éjection fy’èft-si-on] n. f. (lat. ejectio). Evacuation de sécrétions excrémentitielles. Projection de matières volcaniques. Rejet d’une cartouche par l’éjecteur.

éjointage n. m. Action d’éjointer.

éjointer [té]v. a. Rogner les ailes de certains oiseaux : éjointer un canard.

éjouir (s’) v. pr. Se réjouir. (Vx.) ejusdem farinae, mots lat. signif. De la même farine. Se prend toujours en mauvaise part, po\ir établir une comparaison entre personnes ayant mêmes vices, mêmes défauts, etc.

éEaZOte n. m. Nom donné quelquefois à l’argon.

éterbegite [ftèr] n. f. Minér. silicate d’alumine, de calcium et de soude. Syn. wernérite.

el mot arabe, autre forme de al (le) et qui entre dans la composition d’un grand nombre de noms géographiques.

Ela, roi d’Israël, do 919 à 918 av. J.-C. ; il périt assassiné par Zamri, l’un de ses généraux, élaborable adj. Qui peut être élaboré, élaborant ran], e adj. Qui élabore : le travail élaborant de l'estomac.

élaborateur, trice adj. Qui produit l élaboralion : les ori/anes élaborateurs.

élaboration [st-on] n. f. Action d’élaborer, de s’élaborer : l'élaboration de la sève. Travail gradué. Travail intérieur qui rend les aliments assimilables. Philos. Fonction d'élaboration, ensemble des opérations de l’esprit, telles que l’abstraction, la généralisation, etc., qui ont pour but de transformer les sensations et images en idées.

élaborer [ré] v. a. (lat. elaborare). Travailler de longue main. Préparer : élaborer un projet de loi. Rendre assimilable : l'estomac élabore les aliments. Transformer uno matière animale en une matière d'une autre nature : le foie élabore la bile.

élabré, e adj. Qui n’a pas de labre : insecte élahré.

élssis n. m. 'V. éléis.

El-Affroun, comm. d’Algérie, arrond. d’Alger : 3.210 h. Carrières, sources feiTugineuses ; céréales, vignobles.

élagage [gha-je] n. m. Action d’élaguer. Fig. Suppression de ce qui est inutile.

— Encycl. Sylvie. L’élagage a pour but soit de supprimer les branches mortes d'un arbre, qui pour-

ÉLÂ

raient conduire la carie jusqu’au bois d’œuvre, soit d’alléger la ramure et d’éviter ainsi les dégâts qui pourraient être causés au moment de l’abatage, soit encore de façonner artificiellement la cimedeTarbre. Si, outre les deux premiers cas, l’élagage est utile pour les arbres des plantations d'alignement, il est â déconseiller en sylviculture, car il ouvre la porte aux infections cryptogamiques, occasionne des blessures

Élagage.

qui déprécient le bois d’œuvre et, enfin, il n’active pas toujours la croissance de l’arbre en hauteur.

Les arbres des promenades publiques ou des jardins d’agrément, de même que les haies de clôture, sont soumis à un élagage qui leur donne une forme agréable à l’œil. Les arbres sont élagués à la serpe ou à la scie, et les haies à la cisaille.

L’opération se pratique dès la chute des feuilles et jusqu’au pi'intemps pour les arbres, à l’automne et en juillet pour les haies. Quand l’élagage d’un arbre a produit une plaie un peu large, il faut aplanir la surface de celle-ci à la serpe et la badigeonner ensuite au coaltar, pour en faciliter la cicatrisation.

— Dr. Celui sur la propriété duquel avancent les branches des arbres du voisin peut contraindre celui-ci à couper ces branches. Les juges de paix connaissent des actions relatives à l’élagage des arbres ou haies, sans appel, jusqu’à la valeur de 300 francs, et à charge d’appel, quelle que soit la valeur de la demande, lorsque les droits de propriété ou de servitude sont contestés.

élaguer [<//iéJ v. a. Dépouiller un arbre des branches inutiles : élaguer un pommier. Fig. Retrancher d’un ouvrage d’esprit les parties inutiles, élagueur [gheur] n. m. Celui qui élague, élaïdine n. f. isomère solide de l’oléine, élaïdique adj. Se dit d’un acide isomérique de l’acide oléique, fusible à SI».

élaïomètre [la-i-o] n. m. (du gr. elaion, huile, et metron, mesure). Instrument servant à reconnaître la pureté des huiles.

élaiser [U-zé] v. a. (du préf. é, et de laise). Elargir les flans des monnaies en les frappant avec le flattoir.

Elam [lam'] ou Susiana, anc. Etat voisin de la Chaldée, dans la région située à l’orient du Tigi e inférieur. Capit. Suse. Ses rois conquirent la Chaldée, mais soutinrent ensuite Babylone contre l’Assyrie, qui finit néanmoins par réduire l'Elam- Sous Darius, ce pays forma une satrapie de l’empire perse. (Hab. Elamûes.) V. Sdse.

élan n. m. (de élancer). Action de s’élancer : prendre son élan. Mouvement subit, avec effort ; franchir un fossé d'un seul élan. Fig. Entraînement passionné et passager : les élans du cœur.

élan n. m. (lithuan. elnis). Genre de mammifères ai'tiodactyles cerfs qui habitent et de l'Amérique :

l'élan est devenu rare. E l an du Cap, nom donné, à cause de sa taille , à Toréas , qui est la plus grande des antilopes. ’V. CRÉAS.

— Encyoi,. L’élan est un grand cerf à mufle velu, à garrot très haut, à grosse tète, dont les bois présentent de vastes cmpaumures larges et fortes. L’élan a vécu jadis en France ; il est confiné au jo u rd’hui en Russie, Suède,

Norvège, et en Amérique.

élancé, e adj. -(de élancer). Mince, sVelte. Cheval élancé, cheval efflanqué et haut sur jambes. Arbre élancé, arbre dont le tronc s’élève très haut sans branches. Axt. Ramassé, trapu.

élancement [se-man] n. m. Action de s’élancer. Impression de douleur aiguë et passagère ; un abcès donne des élancements. Fig. Mouvement de Tàme qui se porte vers un objet.

élancer [sé] v. a. (préf. é, et lancer. — Prend une cédille sous le c devant a et o : il élança, nous élançons.) Pousser avec force. (Yx). Emettre avec ardeur : Hancer des soupirs. Y. n. Fam. Faire éprouver des élancements douloureux ; le doigt m'élance.

S'élancer V. pr. Se jeter en avant, avec impétuosité : s'élancer au combat.

élane ou elanus [é-la-nuss] n. m. Genre de rapaces de la famille des falconidés, intermédiaire enti'e les milans et les bondrées, et qui vivent en Europe, en Afrique et dans toute T Indo-Malaisie.

élaphis [/Çss] n. m. Genre de reptiles ophidiens, comprenant de grandes couleuvres (t ■», 60 de long) de l’hémisphère nord. (Animal tout à fait inoffensif, Télaphis d’Esculape (elaphis Æsculapii), que Ton rencontre en France, habite les broussailles des lieux arides et chasse les petits rongeurs ; il est brun olive en dessus, blanc verdâtre en dessous.)

élaphre ou elaphrus [é-la-fruss) n. m. Genre de coléoptères de petite taille, qui ressemblent aux cicindèles. (On en connaît plusieurs espèces d Europe ; ils vivent sur la boue humide, où on les voit courir avec rapidité.)

élapidés [déjn. m. pl. Famille de reptiles ophidiens protéroglyphes, dont le type est Vétaps. S. un éla/iidé.

élaps [[apss] n. m. Genre de reptiles ophidiens, dont le type est le serpent corail, rouge vermillon an nelédenoir, que Ton rencontre du Mexique au Brésil. (Ce serpent venimeux ne Ëlaps.

mord presque jamais l’homme ; en tout cas, son atteinte n’est pas mortelle.)

élargir v. a. Rendre plus large : élargir un habit. Mettre hors de prison : élargir un détenu. Fig, Reculer les bornes ; les voj/ages élargissent l'intelligence. Ant. Etrécir, rétrécir, resserrer.

élargissement [ji-se-man] n. m. (de élargir). Augmentation de largeur : l'elargissement d'un canal, d'une rue. Mise en liberté : élargissement d'un prisonnier.

élargiSSeur [ji-seur] n. m. Appareil servant a élargir les puits forés, pour faire descendre leur tubage arrêté par un obstacle. Appareil employé dans la fabrication des tissus apprêtés.

élargiSSUre [yi-sii-re] n. f. Ce qu’on ajoute pour rendre plus large un meuble, un vêtement.

élar'Vement n.m. (du préf. priv. é, et de larve). Action de débarrasser des larves parasites les plantes, les animaux, le sol, etc.

élasmle [las-ml] n. f. Fanon de la baleine. (Inus.) élasmose [ze] n. f. Minér. Tellurure complexe d’or et de plomb.

El-Assur, V. ancienne et capit. primitive de l’Assyrie, dont les ruines ont été découvertes sur la rive droite du Tigre, au village de Calaat-Sherghat.

élasticimètre [las-ti-si] n. m. Appareil pour mesurer les petits allongements et établir les formules de résistance des matériaux. Syn. extexsomètre.

élasticité fias-ti] n. f. Propi'iété qu’ont certains corps de reprendre leur forme quand la force agissante qui la leur fait perdre a cessé d’agir. Fig. Souplesse alliée à la vigueur : élasticité des membres. Aptitude à changer, à plier : élasticité de l'esprit. Coefficient d' élasticité, rapport entre la longueur primitive d’une éprouvette et l’allongement qui résulte de la traction de l’unité de force sur chaque unité de surface de la section.

éiastificatioil [las-ü, si-on) n. f. Opération par laquelle on rend un objet élastique.

élastique [las-ti-ke'\ adj. (du gr. eZastiiiOS, qui pousse). Qui a de l’élasticité : les gaz sont très élastiques. Fig. Qui a rapport à l’élasticité ; la foret élastique. Fait avec une matière élastique : bretelles élastiques. Souple et changeant : esprit élastique. Trop large, lâché : avoir une conscience élastique. Dont on peut étendre le sens à son gré : règlement élastique. Gomme élastique, v. gomme. N. m. Caoutchouc. Lien circulaire en caoutchouc. Tissu garni en filets de caoutchouc. Anat. Elément constituant les tissus élastiques. Ant. Incompressible, raide.

élastomètre {las-to]n. m. Appareil pour déterminer l’évaporation cutanée.

Elatée, v. de l’ano. Phocide, près du Céphise, où se trouvait un temple d'Esculape. Prise par Philippe de Macédoine en 330 av. J.-C.

élater [tèr] ou élatère n. m. Genre d’insectes coléoptères, type de la famille des élatéridés, propres à l’hémisphère boréal, et qui vivent dans les bois vermoulus.

élatèrG n. m. Nom donné, chez certaines plantes, à des organes qui concourent à la dissémination des graines.

élatéridés n. m. pl. Famille de coléoptères' serricornes, comprenant les formes vulgairement appelées taupins. (Ils ont la propriété de sauter a.ssez haut, en se lança,nt comme au moyen d’un ressoi-t, quand ils viennent à tomber sur le dos. j S. un élatéridé.

élatérie [rf] n. f. Sorte de fruit marqué de côtes longitudinales et se séparant à la maturité en valvœ, comme dans les euphorbiacées.

élatérine n. f. Matière cristallisable, extraite de Télatérion, et qui constitue un vislent purgatif à la dose de S à 6 milligrammes.

élatérion ou elaterium [é-la-té-ri-om" n. m. Genre de cucurbitacées américaines. Nom spéciflqun du concombre sauvage (ecballium elateriumt

élatérite n. f. Combustible minéral, appelé aussi bitume élastique.

élatéromètre n. m. (du gr. élatèr, éros. qui pousse, et metron, mesure). Appareil qui sert à déterminer la tension des vapeurs ou gaz employés comme moteurs mécaniques.

élatinacées [sé] ou élatinées 'né; n. f. pi. Famille de dicotylédones dialypétales. S. une élatinacée ou élatinée.

élatine n. f. Genre d'élatinaeées. comprenant de petites herbes aquatiques des régions tempérées.

ruminants, comprenant de grands les régions boréales de l'Europe

Élan,

ÉLE

ÉLA

élavage n. m. Lavage à grande eau des chiffons et vieux papiers, dans une papeterie,

élavé, e adj. Dont la couleur blafarde, pâle, semble avoir déteint par suite d'un lavage : chien élavé.

élaver [né] v. a. Soumettre des chiffons défilés à l'opération de l'élavage.

élaveuse [veu-ze] adj. et n. f. Se dit d'une pile qui sert, dans la fabrication du papier, à laver les chiffons défilés.

Elbe, fleuve de Tchécoslovaquie et d'Allemagne. Il prend sa source en Bohême, dans le Riesengebirge, arrose Dresde, Magdebourg, Hambourg, et se jette dans la mer du Nord par un large estuaire ; cours I.IOÜ kil. C'est la grande voie navigable de l'Allemagne centrale.

Elbe (ÎLE d’), petite île italienne de la Méditerranée, à TE. de la Corse, où Napoléon I»r fut relégué en 1814 et d'où il partit le 26 février 1815 (v. Cent-Jours); 20.0ÜO h. (Elbois)-, ch.-l, Porto-Ferrajo. Abondantes mines de fer ; vins.

Elbée (Maurice-Louis-Joseph Gigot d’), général vendéen, né à Dresde, m. à Noirmoutier (1752-1794). Il fut vainqueur à Torfou des troupes républicaines , mais défait à Cholet. Gravement blessé dans cette dernière bataille, il fut pris, condamné à mort et fusillé dans son fauteuil , sur la place publique de Noirmoutier, ses blessures ne lui permettant pas de se tenir debout.

Elberfeld \èi-bèr-fèid\,

V. de la Prusse-Occideniale, sur la Wupper ; loV.ûOO h. Industries textiles.

Elberfeld [race rf’), race de gallinacés, répandue en Allemagne, où elle est très estimée. Le coq possède une voix claironnante, ce qui a fait donner à ces volailles le nom de chanteurs d Elberfeld ou chanteurs des montagnes.

Elbeuf [èl-beuf]^ ch.-l. de c. (Seine-Inférieure), aiT. de Rouen, près de la Seine ; 18.730 h. [Elheuviens ou Elboviens). Ch. de f. Etat. Manufactures de draps fins. — Le cant. a 10 comm. et 38.790 h.

elbeuf n. m. Nom d'un drap qui se fabrique principalement à Elbeuf. PI. des elbeufs.

Elbiug, V. de Prusse, sur le fleuve côtier Elbing, près de la Baltique ; 58.000 h. Brasseries, fonderies.

Général d’Elbée.

Elbourz, massif de la Perse septentrionale, au S. de la Caspienne. Son pic principal est le Démavend (5.G28 m.). Gisements de pétrole.

Elbrouz, massif du Caucase central, au double sommet de 5.629 m. et 5.593 m. d'altitude. C'est le massif le plus élevé de la chaîne. Vastes glaciers.

Elburg, bourg des Pays-Bas (Gueldre), sur le Zuyderzée ; 2.700 h. Port de pêche.

elcésaïte [èl-sé-za] n. m. Membre d'une secte chrétienne fondée par Elccsaî, qui croyait à plusieurs incarnations de l'esprit de Dieu (Adam, Enoch, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Mo'ise, Jésus), et considérait la loi juive comme toujours obligatoire, Elcbe, V. d'Espagne (prov. d'Alicante); 24.000 h. Palmeraies, commerce de dattes. Les fouilles pratiquées en 1897 ont mis au jour des objets intéressants ; entre autres, un buste de femme en grès, la Dame d'Elche (musée du Louvre).

Elehillgeil [èl-chin'-ghèn'], villagje de Souabe, où le maréchal Ney battit les Autrichiens du général Maek, le 14 octobre 1805. Ney reçut de Napoléon, après cette victoire, le titi’e de duc d'Elchingen, El-Dj em (aiic. Tbysdrus), village de Tunisie, entre Sousse et Sfax ; 1.200 h. Restes d’un amphithéâtre de 150 mètres de long et 125 mètres de large.

Eldon (John Scott, comte d’), ministre anglais, né à Newcastle, m. à Londres (1751-1838). Il se signala par sa haine contre Napoléon 1er.

Eldorstdo (mot esp. signif. le Doré), pays imaginaire de l’Amérique, que les conquistadores espagnols plaçaient enü’e l’Amazone et l’Orénoque, et qui, selon eux, regorgeait d’or. Par ext., pays, lieu, jardin merveilleux par les richesses qu'il renferme ou les plaisirs qu’il procure.

éléagQacées [sé] n. f. pl. Famille de plantes dicotylédones des régions tempérées, qui renferme des arbres et des arbrisseaux souvent épineux. (Elle comprend les genres éléagne, argousier, etc.) S. une éléannacée. (On dit aussi éléagnées.)

éléagHô n. m. Genre de plantes dicotylédones, type de la famille des éléagnacées.

Eléatô, originaire ou habitant d’Élée : les Éléates. Adjectiv. : population éléate. N. m. pl. Philosophes de l'antiquité, dont les doctrines aboutissaient au scepticisme et dont Parménide et Zénon d'Elée furent les chefs : la critique des éléates, dirigée contre la réalité objective de l'espace et du temps, a 2^'f'éparé la métaphysique idéaliste de Platon.

éléatiq^UÔ adj. Qui a trait aux doctrines de l'école philosophique d’Elée : le scepticisme éléatique. (Syn. ÉLÉA.TE.) N. m. Philosophe éléatique.

éléatisme [tis-me] n. m. Doctrine des philosophes éléatiques.

Eléazar, grand prêtre des Hébreux, fils et successeur d’Aaron (xve s. av. J.-C.). — Guerrier juif, lieutenant de David, à qui il sauva deux fois la vie. — Grand prêtre juif, fils d'Onias (me s, av. J.-C.). — Grand prêtre juif du me siècle av. J.-C. C’est lui qui envoya au roi d'Egypte Ptolémée les soixante-douze vieillards qui firent la traduction de la Bible connue sous le nom de version des Septante. — Guerrier juif, frère de Judas Macchabée, m. en 163 av. J.-C., dans une bataille contre Antiochus Eupator. Il se glissa sous le ventre d’un éléphant qu’il avait pris pour la monture du roi, le tua et fut écrasé par le poids de l'animal.

Eléazar préféré la mort au crime de violer la loi en mangeant des viandes défendues, tableau de Gros (musée de Saint-Lô); scène biblique placée dans un décor xviiie siècle; la composition, fort théâtrale, est dans la tradition de Técole de David. (V. p. 733.)

f élocteur, trice [/è/r] n. (du lat. e.lector, qui I choisit). Qui a le droit de concourir à une élection. Prince ou évêque appelé autrefois à concourir â l’élection de l’empereur d’Allemagne : le collège des électeurs eut à choisir entre François /«*■ et Charles- Quint. Le Grand Electeur, l’électeur de Brandebourg, Frédéric-Guillaume. N. f. Femme d’un électeur, en Allemagne.

— Encycl. Dr. V. le tableau élections (p. 729).

— Hist. On appelait électeurs des princes allemands ayant le privilège d’élire l’empereur. Fixé â sept par la Bulle d'or (1356), qui régularisa la pratique des élections à l’Empire, le nombre des électeurs fut porté dans la suite à neuf et à dix. Il existait des électeurs ecclésiastiques (archevêques de Mayence, Trêves, Cologne) et des électeurs laïques (le roi de Bohême, le comte Palatin, le duc de Saxe, le margrave de Brandebourg, le duc de Bavière, le roi de Hanovre, etc.). Cette dignité fut abolie en 1806 par Napoléon 1er, mais la llesse-Cassel garda jusqu'en 1865 le nom d'Electorat. L'électeur de Brandebourg était grand électeur.

électif) ive [lèk[ adj. Qui est nommé ou qui se donne par élection : président électif ; couronne élective.

élection [lèk-si-on] n. f. (du lat. electio, choix). Choix libre de la volonté. Choix fait par la voie des suffrages : l élection des sénateurs, en France, a lieu au suffrage restreint et celle des députés au suffrage universel. Corruption en matière d'Hections, v. électorale [corruption). Biol. Choix des animaux destinés à la reproduction. (V. reproduction.) Election naturelle, syn. anc. de sélection. (V. sélection et DARWINISME.) Grande perfection physique ou morale : une terre d'élection ; uiie âme d'élection. Vase d'élection, créature choisie, aimée de Dieu. Choix divin qui assigne un but, une fin à quelque créature, qui prédestine quelqu'un au salut éternel. Election de domicile, choix d'un domicile légal. Hist. Pags d'élection, subdivision de la généralité. (Par opposition OAmpays d'Etats, qui avaient le privilège de se faire imposer dans les assemblées provinciales, les pays d'élection étaient directement imposés à la taille et aux aides. La gestion de ces taxes et leur contentieux appartenaient aux officiers royaux appelés élus.)

— Encycl. Polit. 'V. le tableau, p. 729. Élection de domicile, v. domicile.

éiectionner [lèk-si-o-né] v. n. Faire des élections.

électivement [lèk, man] adv. Par le moyen de l’élection.

électivité [lèk] n. f. Qualité de ce qui est électif : l'électivité d'un magistrat. (Peu us.)

électorabilité [Uk] n. f. Qualité de cerui qui est propre à être, à devenir électeur.

électora-l, e, aux [Dk] adj. Qui a rapport aux élections : coliège électoral. Qui appartient à un électeur d'empire : la d'ignité électorale. Prince électoral, fils aîné d'un électeur. Polit. Corruption électorale, action défausser, par des dons et des promesses, l’exercice du droit de suffrage.

— Encycl. Dr. La corruption électorale, quelle que soit la nature de l'élection, constitue un délit : la peine de l’emprisonnement (3 mois à 2 ans) et de l'amende (500 fr. â 5.000 fr.) frapiic aussi bien celui qui coiTompt que celui qui se laisse corrompre. La peine est doublée, lorsque le coupable est im fonctionnaire.

électoralemeïlt [lèk, man] adv. Au point de vue électoral.

électorat [lèk-to-ra] n. m. Dignité des princes électeurs de TAllemagne. Pays gouverné par un prince électeur ; il y eut Jusqu'à dix électorats en Allemagne. Droit d’électeur.

électragogue [lèk-tra-gho-ghe] adj. (du gr. ôlektron, ambre, et agâgos, qui conduit}. Qui développe de l'électricité. (Peu us.)

électrargol n. m. Argent colloïdal, obtenu par voie électrolytique.

Electre, fille d’Agamemnon et de Clytemnestrc : avec son frère Oreste, elle vengea la mort de son père.

Electre, tragédie de Sophocle, sur le même sujet que les Choéphores d’Eschyle, à savoir le meurtre de Clytemnestrc par Oreste qu’encourage Electre ; représentée à Athènes vers Tan 420 av. J.-C. Diverses adaptations ou traductions en'ont éié faites dans le théâtre français, par Lazare de Baïf (1537), par Crébillon (1708) et, de nos jours, par A. Poizat (1907).

Electre, tragédie d'Euripide; même sujet que les Choéphores d’Eschyle et V Electre de Sophocle, mais la conduite de la pièce est moins vraisemblable et le style moins élevé, allant parfois jusqu'à la parodie. (413 àv. J.-C.)

électricien [lèU-tri-si-in] n. et adj. m. Celui qui s’occupe d'électricité : ouvrier électricien.

électricisme [lèk-tri-sis-me] n. m. Ensemble des phénomènes électriques.

électricité [fèA'j n. f. (du gr. èlektron. ambre). Propriété qu’ont tous les corps d'attirer, dans certaines circonstances, les corps légers environnants, d’émettre des étincelles, de causer des couuuotioiis chez les animaux.

— Encycl. Physiq. Le mot électricité vient du grec rlectro7i, ambre jaune, car on avait déjà constaté, 600 ans av. J.-C., que ce corps acquiert par le frottement la propriété d’attirer les corps légers : morceaux de papier, fragments de liège, etc. Au xviic siècle, Gilbert, médecin anglais, fit voir qu'une foule d'autre.s corps sont électrisables ; puis Gray et Dufay montrèrent que tous les norps bons ou mauvais conducteurs de l’électricité peuvent être électrisés par frottement. Pour les corps bons conducteurs. l'électricité se manifeste en tous leurs points ; pour les corps mauvais conducteurs, l’électricité se manifeste aux seuls points qui ont été frottés. Aussi, pour conserver la propriété électrique sur un corps bon conducteur, il est nécessaire de l'isoler; car, si on le prend à la main, le corps humain étant luimèinc bon conducteur de Tèlectricité. il se trouve mis on communication avec la terre et perd sa propriété. Citons, parmi les corps bons conducleurs : les métaux, Teau, le corps humain, etc. : iiarini les corps mauvais conducteurs ou isolants : le verre, les résines, la soie, le soufre, le caoutchouc durci, etc.

Otto de Guericke constate que les corps légers qui ont été attirés et qui sont venus au contact des

corps électrisés sont eiusuite repoussés. Dufay, à laide du pendule électrique ■ petite balle de moelle de sureau, suspendue à un fil de soie qui est fixé lui-même à un support de verre), montre qu'il y a deux espèces d'électricité : l'électricité vitree (verre frotté avec du drap), l'électricité résmeuse (résine frottée avec une peau de chat) ; que deux corps chargés d’une même électricité se repoussent, que deux corps chargés d'électricité contraire s'attirent. Wilke reconnaît que deux corps différents, frottés Tun contre l'autre, se chargent d’électricité contraire ; et, comme un même corps peut prendre 1 une ou Tautre électricité, selon les circonstances, on a remplacé les expressions de vitrée et résineuse par celles de positive et 7iégative.

En 1785, Coulomb, au moyen de sa balance électrique, établit que les forces répulsives ou attractives qui s'exercent entre deux éléments électrisés, dans la direction de la droite qui les joint, sont inversement proportionnelles aux carrés des distances.

'L'unité électrostatique CGS de masse électrique est la quantité d'électricité positive qui, agissant sur une masse égale, placée à 1 centimètre de distance, dans Tair, produit une répulsion de 1 dyne.

L'unité pratique de masse électrique est le coulomb, qui vaut 3 X 10® unités électrostatiques CGS-

Influence électrique. On nomme ainsi la production d’électricité dans un corps conducteur, sans frottement ni contact, par la seule présence d'uncorpsélectrisé, placé à une certaine distance. On approche un cylindre isolé BC d’une sphère électrisée positivement A. également isolée. On voit apparaître en B de Télectricité négative, et à Textrémité C la plus éloignée, de l'électricité positive.

La sphère A est dite corps influent ou inducteur; le cylindre est dit corps influencé ou mduit. Si Ton éloigne la sphère A, le cylindre revient à l’état neutre, c’est-à-dire non électrisé. Les charges électriques accumulées en B et en C sont donc égales. La somme algébrique des quantités d’électricité développées est nulle. Quand on met ce cylindre eu communication avec le sol. en le touchant en un point quelconque, l’électricité positive de C est repoussée dans le sol, Téleclricité négative est maintenue en B par l'attraction exercée par la sphère A. Si, la communication avec le sol étant supprimée, on éloigne le cylindre, l’électricité négative se répand sur tout le cylindre, d’où un procédé charger un corps d’électricité de nom contraire à celle qui se trouve sur le corps inducteur.

Le cylindre BC étant influencé, si Ton diminue la distance, la combinaison brusque des deux électricités en présence, à travers la couche d’air, se produit avec lumière et bruit. Cette combinaison constitue le phénomène de Téfinee/(e électrique.

Si Ton approche de la sphère A un cylindre portant une pointe en B, l’électricité négative de B s’écoulant par la pointe, les choses se passent comme si l’électricité positive de la sphère était passée sur le conducteur C. Si Ton renouvelle la charge positive de la sphère, on augmentera la charge du conducteur. C’est là le principe des machines électriques à frottement. V. machine électHoue.

Masse, capacité et jjotentiet. Etant donné un conducteur électrisé, isolé et éloigné de tout autre, ou peut caractériser son état électrique par trois quantités : sa masse M, son potentiel V et sa capacité C. (V. potentiel, capacité.) Entre ces trois quantités, existe la relation M =: C'y.

On a indiqué plus haut Tunité théorique et Tunité I)ratique de masse.

L'unité absolue électrique CGS de potentiel est le potentiel d'une sphère de 1 centimètre de rayon, chargée de l’unité de masse éleclrostaiique positive. L'unité pratique de potentiel est le volt, qui a une

valeur égale à de Tunité absolue. L'unité absolue de cap)acité électrique est la capacité d’une sphère de 1 centimètre de rayon : Tw?u’/é pratique de capacité ou farad a été choisie de façon à conserver entre les unités pratiques la même relation qu’entre les unités théoriques ; la valeur du farad est de 9 X 10” unités statiques CGS. On se sert aussi du 7nicrofarad (niillionième de farad). \. ohm, ampère, volt, coulomb, MESURES.

Energie éle.cti'ique. L’électris.Ttion d’un conducteur correspond à un accroissement de son énergie potentielle. On démontre que Ténergie, évaluée en

joules, est donnée par la formule W = M V,

si M est exprimé en coulombs, et V en volts. Le joule vaut 10^ ergs.

Condensation de l'électricité. condensateur.

Effets généraux des décharges électriques. Quand on produit une décharge électrique à travers uu milieu plus ou moins mauvais conducteur, Ténergie mise en jeu donne lieu à divers effets, tels que efïcts méca7iiques, calorifiques, lumineux, chimiques, physiologiques.

Electricité atynosphérique. L'électricité est répandue dans l’atmosphère en quantité plus ou moins grande. Douillet et Matteucci attribuent la formation de l'électricité atmosphérique à l’évaporation des eaux salées. Pellat a montré, en 1885, que les phénomènes électriques dont notre atmosphère est le siège s’expliquent complètement en parlant du fait que la terre possède à sa surface une couche d'électricité négative, fait établi par Thomson. V.

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