‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 721 sur 1225 · ELL · texte numérisé non relu

ELL

éliïlguer \ghé] v. a. Entourer un objet au moyen d’une élingue» pour le hisser avec un palan.

elinvar n.m.

(de élastiqxie et invar). Alliage à <îoefficient thermo-élastique nul.

Eliot [é-li-ot']

^John), surnommé ÏA^ôtre des Jn- ■di 6 71 s, missionnaire protestant américain , né à Nasing, m. à Roxbury (1C04-1690).

Eliot (Geor- Barrique et baiile élinguées. ge) , pseudonyme

de Mary Ann Evans, femme de lettres anglaise, née à. Soutli-Farm (Warwick),

•m. à Londres (1819-1880;.

■On lui doit de nombreux romans '. Adam Bede, Silas Marner^ h Moulin tur la Flos's, Romola, etc,, pein- : tùres pi’ofondément obser- ■ i^ées, où Ton sent passer .léfin large souffle de pitié >’’pour les humbles.

élire v. a. (lat. eligere.

— Se conj. comme lin.)

Choisir elire un arbitre.

Nommer à une fonction par la voie des suflrages : étire un député. Elire domicile,

■choisir un domicile légal et, par anal., dans le langage George Eliot,

ordinaire, fixer sa demeure

labituelle, en parlant de l'homme ou des animaux.

Élis [Zi'ss], ville de la Grèce anc., capit. de l'Elide, sur le fleuve Pénée. Patrie de Pyrrhon et de Phédon.

, Élisabeth [bèt] ou Elisataethtown ou Élisabethport, v. des Etats-Unis (New-Jersey), faubourg de New-York; 50.000 h. Machines à coudre.

Élisabeth [hèt] (sainte), mère de saint Jean- Baptiste, femme du grand prêtre Zacharie ; m. vers Tan 10 de Fère chrétienne. Fête le 10 fév. et le 8 nov.

Elisabeth de Hongrie (sainte), née à Presbourg |{12Û7-1231), fille d’André II, roi de Hongrie, femme de Ijouis, landgrave de Tliuringe, célèbre par sa vie de mortification et par sa charité. Fête le 19 novembre.

Élisabeth soignant les teigneux {Sahxte), tableau célèbre deMurillo (Madrid) [V. p. 734]. D'après une tradition, les aumônes que sainte Elisabeth portait dans son tablier se changèrent en roses, un jour que son époux la surprit dans l’exercice de scs chaxités. Ce gracieux miracle a été représenté par P. Overbeck (1838) et par Edouard Dubufe (1840).

Elisabetll ou Isabelle (sainte), reine de Portugal, née en 1271, m. en 1336. Elle était fille de Pierre III d'Aragon et do Constance de Sicile; elle ‘épousa Denis 1er, après la mort de qui elle se retira :à Coimbre, dans un monastère de clarisses, qu’elle .avait fondé et où elle mourut. Fête le 8 juillet. -

Élisabeth (ou Isabelle ou Isabeau) de Hainaut, reine de France, née à Lille (1170-1190), fille du comte .Baudoin V de Hainaut ; elle fut la femme de Philippe Auguste etlamère de Louis VIH.

Élisabeth (ou Isabelle) d’Aragon, reine ■de France, fille de Jacques I^r, roi d’Aragon, m. à ‘Cosenza des suites d’une chute de cheval (1247-1271). Elle épousa en 1262 Philippe III le Hardi et fut mère de Philippe le Bel,

Élisabeth d’Autriche, reine de France, fille de l’empereur Maximilien (1554-1592), épousa en 1570 Charles IX. Vertueuse et charitable, elle ji’exerça d'ailleurs aucune influence. Elle eut de Charles IX une fille, Marie-Elisabeth, qui mourut en 1578 à l’âge de six ans.

Elisabeth de Poméranie, impératrice d’/.iiemagne et reine de Bohême, m. en. 1393. Fille ‘de Bogislav V, roi de Poméranie, elle épousa l’empereur Charles IV (1363) et en eut cinq enfants, dont Taîné, Sigismond, fut roi de Hongrie.

Élisabeth (ou Isabelle) de Portugal,

impératrice d’Allemagne, née à Lisbonne, m. à Tolède (1503-1539). Fille d’Emmanuel de Portugal et de Marie de Castille, elle épousa son cousin Charies- Quint (1525) et en eut quatre enfants.

Elisabetli-Claristine de Brunswiek-

’^TVolfeïlbiittelj impératrice d’Allemagne, née €n 1091-, m. en 1750. Elle était fille de Louis-Rodolphe de Blankenbourg et épousa, en 1708, l'archiduc Charles NI. Elle fut la mère de Mai'ie-Thérése et la grand'mère de Mai-ie-Antoinette.

Élisabeth Woodville, reine d'Angleterre, femme d'Edouard IV et mère des deux malheureux princes les enfants d'Edouard (v. Edouard), qui furent assassinés dans la Tour de Londres par ordre de leur oncle, le duo Richard de Glooester (1437-1J92;.

Élisabeth d’Angleterre, reine d’Angleterre. fille de la précédente et femme de Henri VII, née à Westminster, m. de suites ■de couches et abandonnée par son mari dans la Tour •de Londres (1465-1503).

Élisabeth, reine d’ Angleterre de 1858 à 1603, fille de Henri VIII et d'Anne de Boleyn, née à Greenwich, ra.

-à Londres (1533-1603). Elle succéda à sa sœur consanguine Marie Tudor. Souveraine énergique et autoritaire, elle soutint avec ardeur le protestantisme, notamment contre Philippe II.

lit périr sur T échafaud Marie Sluart et le comte d’Essex, soutint les Provinces-Unies révoltées contre l'Espagne,

(Autriche).

Ordre mililaire (l'Élisabeth -Thérèse.

et s'allia à Henri IV, Elle organisa l'anglicanisme, et favorisa les expéditions coloniales. Très instruite elle-même, elle

protégea les let- j]j|ï]| pJI

très, les arts et |||!j j!|l|-

le commerce, ïij I

Avec elle finit X, J'

la branche des Tudors. Elle avait désigné , MtlM pour lui succ.éder, Jacques d'Ecosse, fils de

Marie Stuart. '

(V.jACQUESl't.)

^^Élisabeth [la

bleau de Paul Delaroche[1828]

(Louvre), composition habile, savant travail de pinceau. Lord Cecil, à genoux auprès de la mourante, lui demande ses intentions au sujet de son successeur. (V. p. 734).

Elisabeth (Amélie-

Eugénie), impératrice d’Autriche, fille du duc Maximîlien-Josepli de Bavière, née à Munich, assassinée à Genève (1 837-1 89 8). Elle épousa en 1854 l’empereur François-Joseph, mais passa une partie de sa vie loin de la cour et tomba, à Genève, sous les coups de l’anarchiste Luclieni.

Élisabeth (ordre c?’), ordre autrichien, fondé en 1898 par l’empereur François-Joseph pour honorer la mémoire de l’impératrice Elisabeth, assassinée la même année. L'ordre, placé sous l'invocation de sainte Elisabeth de Hongrie, est destiné à récompenser les services rendus par les dames à la cause religieuse, philanthropique ou humanitaire; trois classes : ruban blanc, à bordure rouge cerise.

Élisabeth-Thérèse (ordi'e 77xiUtaire d'), ordre autrichien, fondé en 1750 et modifié en 1771. Il est destiné à récompenser les officiers ayant au moins le grade de colonel et qui appartiennent au sei’TÎce de l’Autriche depuis trente ans.

Le ruban est noir.

Élisabeth do France (ou de Valois), reine d'Espagne, née à Fontainebleau (1545- 1568), épouse de Philippe II, roi d’Espagne, fUle de Henri II et de Catherine do Médicis. Elle fut très malheureuse, et soufirit de l’influence du duc d'Albe.

Élisabeth de

Élisabeth Farnèse.

Élisabetli Pelrovna.

Ordre d’Élisabelli (Bavière).

Madame Élisabeth.

FranCG, fille de Henri IV et de Marie de ^lédicis, née à Fontairi^îbleau, m. à Madrid fl 60 2-1 644). Elle épousa Philippe IV d'Espagne et fut la mère de Marie - Thérèse , femme de Louis XIV.

Élisabeth Far-

nèse^ reine d'Espagne, fille du duc deParmeEdouardII, femme de Philippe V (1692- 1766). Fière et opiniâtre, elle SC débarrassa de l'intrigante princesse des Ursins, agita l'Europe, et épuisa l’Espagne, pour procurer des trônes à ses enfants.

Élisabeth Petrovïia^ fille de Pierre le Grand et de Catherine I^e, née en 1709, m. en 1762 ; impératrice de Russie en 1741. Elle protégea les arts et les lettres , favorisa l'influence française, acquit une partie de la l'Tnlande au traité d’Aho (1743) et intervint heureusement conirel a Prusse dans la guerre de Sept ans.

Élisabeth (ordre d’), ordre de chevalerie bavarois, fondé en 1766 par Elisabeth-Marie- Augusla (1721- 1793), éleclricc de Bavière, et modifié en 1873. Il est spécialement de.stiné aux dames nobles. Le ruban est bleu clair, bordé de rouge.

Élisabeth (Madame), soeur de Louis XVI, née à Versailles (1764-1794 i.Ellesesignalapar son dévouement pour son frère, dont elle partagea la captivité au Temple, et mourut sur l'échafaud à l’ari.s.

Elisabeth de Roumanie, princesse de Wied, née a Neuwied, m. à Bucarest (1843- 1916), femme de Charles pr. Sons le pseudonyme de Carmen Sylva, elle a écrit de délicates poésies. des nouvellc.s, des romans.

ÉlisabeLli de Roumanie.

Ordre d’Klisahelh (Roumanie).

Élisabeth (ordre fD, ordre de chevalerie fondé par la reine Elisabeth de Roumanie en 1878 et réservé aux dames. Le ruban est bleu pâle, avec bordure d’or.

Elisabeth de Belgique, ducliesse en Bavière, reine des Belges, fille du duc Charles-Théodore de Bavière, née à Possenhofen en 1876. Elle a épousé en 1900 le prince Albert de Flandre, devenu roi des Belges en 1909. Pendant la Grande Guerre, elle a vaillamment et noblement secondé son mari.

élisant [sani, e adj.

Chargé d’élire. Oui concourt à une élection : les membres élisants d'une coxnmunauté, N. m. Membre du clergé, qui concourait à l’élection des évê- l^isabeth de Belgique, ques , lorsque ceux-ci

étaient désignés par voie de suffrage. N. f. Religieuse du Calvaire, ayant le droit de suffrage au chapitre général,

Elisée [zé] (saint), prophète juif, disciple d’Elie (ixes.av. J.-C.). Il fit sacrer Jéhu roi d’Israël, apres lui avoirordonnédemassacrerlefilsd’AchabetdeJézabel, Joram, avec tous ses enfants. Fête lel4jiiin. V. Elte.

Élisée ressuscitant le fils de la Sunamite, tableau de Rembrandt, interprétation libre de lascène racontée aux livres des Rois (IVo livre, chap. iv). —

Élisée ressuscitant le fils de la Sunamite, tableau de Madox Brown.

Le peintre anglais et préraphaélite Ford Madox Brown, dans un tableau qui se voit au musée de South Kensington, a représenté le prophète apportant à la mère transportée son fils ressuscita Le décor a un cai'actère d’archéologie pittoresque.

Elisés (Jean-François Copel, dit le Père), prédicateur catholique, né à Besançon, m. à Pontarlier (1726-1783), très admiré par Diderot.

élision [zi-on] n. f. (lat. elisio). Suppression, dans l'écriture ou la prononciation, de la voyelle finale d’un mot devant la voyelle initiale ou Vh muet initial du mot suivant : Vélision éoiie un hiatus.

Elisir d’amore (r), opéra bouffe en deux actes, livret de Felice Romani (sujet du Philtre de Scribe et d'Auber); musique de Donizetti, partition pleine de mélodies gracieuses (1820).

EliSSâ. ou EliS3>, nom sous lequel on désigne quelquefois Didon, fondatrice de Carthage.

élite n, f. (de élire). Ce qu’il y a de meilleur, de plus distingué : l'élite de la société; U7i soldat d'élite. Ant. Rebut, Ile, résidu. N. m. Elève d une école militaire, qui a obtenu les épaulettes.

éliter \té] v. a. Dépouiller de son élite. (Vx.) élixation n. f. Pha7mi. Syn. anc. de décoction. élixir [^iÂ:-str] n. m. (de l’ar. ei iksir, l'e.ssence). Médicament form<S d’une ou de plusieurs substances en dissolution dans l’alcool : élixir tonique.

— Encycl. Les élixirs sont des teintures composées, qui avaient une très grande vogue- autrefois, et les plus connus d’entre eux sont: V élixir antise'ptique de Chaussier (teinture de quinquina et de cascarillej, l'élixir de longue vie (aloès, gentiane, rhubarbe, etc.), Vélixir de Garus, Vélixir 'parégoi'ique, etc.

éljen! (subjonctif prés, du verbe hongrois éhii, vivre). 'Vivat hongrois.

El-Kantara lie Pont), oasis de TAlgérîe fprov. de Constanline), à la limite du Tell et du Sahara ; 3.000 h. Tire son nom d’un pont de l’époque romaine.

El-Kantara (isthme de Suez). Ce fut un des points principaux où se porta sans succès l’offensive dirigée pa?’ les Turcs contre le canal de Suez, au déûit de février 1915.

©llagiqne [èl-ja-jik'] adj. Se dit'd'un acide fourni spontanément par une infusion de noix de galle.

elle [è-/e] (lat. ilia), pron. pers. de la 3e pers., féni. de Lui. (PI. elles.) D'eUe~7nè7ne, spontanément. Ahsoluin. La femme aimée ; la femme en général.

Elle et lui, roman autobiographique, par George Sand (1859), où elle raconte sa liaison avec A. ne Musset. Paul de Musset défendit la mémoire de sou ’frere dans Lui et elle (1859). Les deux ouvrages sont sujets à caution.

Page 1