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mate de potasse, au sulfate de mercure, etc., et encore les piles sèches, les piles thermo-électriques. jMais la puissance recueillie est d'un rendement trop onéreux pour les applications modernes intensives. On réserve donc l'emploi des piles pour des usages peu prolongés : sonneries, télégraphe, téléphone, petite lumière, applications médicales, etc.
La grande machinerie électrique moderne s’appuie sur les propriétés des machines à induction (v. induction), dont le type est la machine de Gramme, ui est en quelque sorte la première dynamo. F'onée sur le pi’iiicipe de la rotation d'un circuit dans im champ magnétique, la dynamo a utilisé, pour cette rotation, toutes les sources de l’énei'gie mécanique connues. La machine à vapeur a permis de faire des installations puissantes allant distribuer au loin la lumière ou la force ; mais son coût encore trop élevé fait préférer les sources naturelles de l’énergie : le vent, le courant des rivières, et surtout les chutes d'eau. V. chute d’eau.
Suivant la machine utilisée, on fabrique du courant continu (à potentiel ou voltage constant), du courant alternatir à nombre de phases plus ou moins nombreuses. Le transport de l’énergie à des distances qui atteignent dès aujourd'hui près de 1.500 kilomètres a nécessité des voltages considéi’ables de 40.000, 50,000 et même jusqu’à 250.000 volts. Mais, pour éviter les accidents, des appareils dits tranformateurs abaissent ces voltages et les ramènent à des valeurs de quelques centaines (110 à 550.) pour les usages usuels, quelques milliers (1.500 à 3.000) pour les chemins de fer.
Ce sont ces courants qui sont la source d’énergie électriofue employée pour la traction (tramways, chemin de fer, etc.), pour la lumière, les applications mécaniques et l'électrochimie. La facilité de leur distribution permet déjà la décentralisation de l’industrie textile moderne, et l’ouvrier commence à travailler chez lui, revenant au travail familial, et abandonnant l'usine.
On a cherché à emmagasiner l’énergie électrique, pour la conserver et la distribuer suivant les besoins. Planté, par ses accumulateurs, a résolu une partie du problème. Mais le poids de ces appareils, la rapidité de leur décharge et la longueur de la recharge ne permettent de les utiliser que dans des cas restreints (éclairage discontinu, allumage de moteurs à explosion, traction automobile, etc.). Ils ont sur les piles l'avantage d'être une source de débit intense.
En dehoi's dos modes parement industriels et de ceux déjà cités, on a utilisé l’électi'icité pour la télégraphie sans fll. La bobine de Ruhmkorff, en permettant d'élever la tension à 60.000 et même 100.000 volts, a rendu possible, par la charge et la décharge de condensateurs, l'émission d'ondes électriques que des récepteurs convenables ont enregistrées. (V. télégraphie SANS FIL.) L’étude de la décharge dans les gaz rarériés (tubes de Geissler) a permis à Rœntgen de découvrir les rayons X, qui jouissent de la propi'iété de traverser certains corps réputés jadis opaques, et dont les applications thérapeutiques sem'blent être d’une énergie considérable.
Si le prix de revient a empêché jusqu’à ce jour la diffusion du chauffage domestique par l’éleciricité, on utilise cependant le courant comme générateur de chaleur dans de nombreux appareils : fers à repasser, fourneaux de cuisine, petits radiateurs, tapis chauffants, etc.
Souple, énergique-, se modérant ou s exaspérant à volonté, l’énergie électrique s’adapte à toutes les manifestations de la vie moderne ; elle a donné aux grandes fêtes populaires un éclat incomparable et a permis d’éclairer des petits villages perdus aux sommets des montagnes.
L’effort qui a permis de lui trouver ces multiples applications a nécessité la collaboration d’une pléiade de savants, d'ingénieurs, de constructeurs. Citons, parmi le.s plus connus : Volta, Galvani, Ampère, Faraday, Ohm, Gauss, Weber, Gramme, Clarke, Ruhmkorff. Planté, Morse, Bréguet, Edison, William Thomson. Foucault, Lenz, llerz, Wheatstone, Siemens, Hugues, Bell, Elisa Gray, Ader, Maiche, Elihu Thomson, Marcel Desprez, Lippmann, Branly, Marconi, d'Arsonval, Baudot, Mascart, Curie, etc.
L Unités électriques pratiques. La loi du 2 avril 1919 a codifié les unités électriques devant servir à l’établissement des marchés et contrats. Ces unités d'ordre pratique comprennent deux unités principales : Y ohm, unité de résistance, et l'ampère, unité d'intensité. L'étalon représentant l’ohm international est la résistance opposée à un courant électrique invariable par une colonne de mercure, à la température de la glace fondante, d’une masse de 14,4521 grammes, d’une section constante et d’une longueur de lü6,3 centimètres ; l’ampère international est défini par le courant électrique qui, passant à travers une solution d'azote d’argent, en dépose de l’argent en proportion de 0,001118 grammes par seconde.
Les autres unités dites secondaires, se déduisent des précédentes. Le volt, unité de différence de potentiel, de force électromotrice ou de tension, est la différence de potentiel qui existe entre les extrémités d’un conducteur dont la résistance est de un ohm, traversé par un courant d’une intensité égale à un ampère. Légalement, le volt est représenté par .la fraction 1/1,0183 de la force électromotrice de la pile Weston au sulfate de cadmium à 20o. — L’unité de. quantité d'électricité ou coulomb, déjà délinio ci-dessus, devient la quantité d’électricité transportée pendant une seconde par un courant de l'intensité d'un ampère ; le coulomb est légalement représenté par la quantité d'électricité qui dépose Û.ÜOi 118 grammes d'argent. La même loi définit comme unité de puissance le kiloivatt ; or. pour le courant électrique, le millième du produit des volts par les ampères donnant un certain nombre de kilowatts, il suffit de multiplier cette quantité par le nombre d'heures durant lesquelles le courant a circulé, pouf obtenir la valeur de la consommation électrique, le courant étant vendu tant le kilowatt-heure.
— Mjnér. Certaines substances minérales, comme la calcite, s’électrisent sous une simple pression des doigts ; d'autres, sous l'influence d’une médiocre élévation de température. Taudis que certains minéraux conservent longtemps l’électricité, d'autres la perdent rapidement. En clivant le mica et le gypse, on provoque sur les faces de leurs lamelles des élecélectricités de signes contraires ; il en est de même de, la tourmaline comprimée suivant Taxe. La propriété' qu’ont certains cristaux de développer des électricités uontraires pendant qu’on les chauffe est connue sous le nom de pyro-électricité. Pendant le refroidissement, iôs signes se renversent, et l’électricité disparait.
— Thémp. Electricité médicale. L'électricité mé- | clicale est devenue une science complexe, très subdivisée. Loi-squ'cUe s'adi'esse à l'étude de l'action du fluide électrique sur les êtres vivants, c'est \électrobioloçjie, Vélectrophysioloi/ie ; lorsqu'elle s'applique à l'e.xamen des réactions des muscles ou des nertls, c'est l'électrodiagnostic ; enfin, le traitement spécial par le fluide électrique constitue Xélectrothérapie. Ces trois sciences s'enchaînent étroitement et se servent des mêmes appareils, des mêmes modalités électriques, des mêmes moyens de procéder qui ont reçu différents noms, suivant l'agent employé pour l'électrisation : galvanisation, faradisation, franklinisation.'
électrification [Uk, si-on] n. f. Transformation d'un tracteur à vapeur en tracteur électrique, et, par ext., d'une machine à vapeur, d'un chemin de fer. d'un tramway, etc., qui abandonnent la vapeur pour rélectrioité. Adaptation de l'électricité à une exploitation quelconque : l’électrification d'une ferme.
— Encyol. L'utilisation des forces naturelles (cbules d'eau, marées, etc.) a conduit les ingénieurs à créer sur place des centrales, d'où le courant est transporté sous haute tension jusqu'aux points d'utilisation ; là, des transformateurs abaissent la tension au potentiel exigé par les appareils. Les réseaux des chemins de fer français voisins des régions montagneuses (Orléans, P.-L.-M., Midi) seront, gi'âce à la houille blanche (chutes d'eau), dans unavenirassezproche. complètement équipés par la traction électrique.- Cette électrifleation amènera une grande économie dans la consommation du charbon, suppléant ainsi au manque de combustible, si insuffisant en France.
électrique [lèk] adj. Physig. Qui appartient, qui est relatif à l'électricité, qui est produit par elle : fluide, lumière électrique. Qui sert à dévelop- 1er l'électricité ; appareils électriques. Décharge électrique, v. DÉCHARGE. Courant éleciriquc,\. courant. Fluide électrique, tension électrique, attraction et répulsion électrique, influence électrique, énergie électrique, v. électricité. Commotion électrique, secousse nerveuse particulière, que cause une décharge électrique. Machine électrique, appareil susceptible de produire l'électrioité. Plateau électrique, simple plateau de verre ou gâteau de résine sur lequel on développe l'électricité par le frottement. Tourniquet électrique, v. tourniquet. Batterie électrique, v. SKiTERiB. Œuf électrique, V. œve. Conducteur électrique, se dit d'un corps conduisant bien l'électricité. (Dans les laboratoires, on désigne généralement sous ce nom un cylindre métallique isolé.) Balance électrique ou balance de Coulo7nb, appareil construit par le physicien Coulomb et servant à estimer les forces magnétiques des aimants naturels ou artificiels, ainsi que ies forces électriques. Danse électrique, mouvement que l'on imprime à de petites figures légères, en les plaçant entre deux plateaux chargés des électricités de noms contraires. Pistolet, canon électrique ou de 'Volta, v. pistolet. Télégraphie électrique, v. télégraphie. SoJinerie électrique, v. sonnerie. Fig. Qui se transmet rapidement. Qui produit une impression vive et soudaine : rien jTest électrique comme la peur.
électriquement [Uk-tri-ke-man] adv. Ph]isiq. Par l'électricité : horloge mue élecMquement. Fig. Par une communication vive et rapide : la peur se transmet électriquement.
électrisafile [Wt-tri-za-ble] adj. Qui peut être électrisé: la résine est facilement électrisable.
électrisant llék-D'i-zan], e adj. Qui électrise, qui développe de l'électricité : atmosphèi'e électrisante. Fig. Qui enflamme, enthousiasme : éloquejice électrisante.
électrisation [lèk-U’i-za-si-on] n. f. Action, manière d’électriser. Etat de ce qui est électrisé.
électrisé [lèk-tri-zé], e adj. Fig. Animé, exalté : auditoire électrisé.
électriser [lèk-ù'i-zé] v. a. Développer dans un corps la vertu électrique, ou la lui communiquer: élecD’iser un coi'ps. Fig. Animer, enthousiasmer : Carnot, à Wattignies, électrisa par son exemple les troupes françaises.
électriseur [lèk-tri-zeur] n. m, Celui qui électrise. Appareil qui permet de s'électriser soi-même.
électro [lèk-tro\ préf. venu du grec et indiquant la présence de l'électricité ou de propriétés électriques.
électro-aimant [lèk-tro-é-man] n. m. Barreau de fer doux, entouré d’un certain nombre de spires
1. Électrii-aimant ; 2. Llectro-ainiant enlevant de la ferraille ; 3. LlecLro-aimant pour l'extraction des projectiles.
de fil métallique isolé et dans lequel l'aimantation est produite par le passage d'un courant dans le fil : V électro-aimaixt a toutes lès propriétés d'un aimant naturel. PI. des élecU'o-aimaxits.
— Enoyol. Le fer doux utilisé (fer dépouillé de
charbon, recuit et refroidi lentement plusieurs fois de suite) ne conserve pas l'aimantation ; celle-ci disparait dès que le courant est interrompu. Le premier électro-aimant est dù à Pouillet (1831). La puissance magnétique se mesure par les poids que î appareil peut soulever. L'exfiérience a montré que cette puissance magnétique est, jusqu’à une certaine limite, proportionnelle au nombre de spires, ainsi qu'à l'intensité du courant, poiu' des courants de faible intensité ; de plus, le diamètre de la bobine formée par les spires ne doit pas être supérieur au double du diamètre du noyau. L’électro-aimant est employé dans un grand nombre d’appareils électriques : pour les sonneries électriques, la télégraphie électrique, etc. Sa puissance est utilisée dans les usines métallurgiques pour la manutention et le transport des fortes pièces de métal. — l*ar le passage ou l'interruption du courant, on provoque l'accrochage ou le décrochage de ces pièces. On a aussi utilisé l'électro-aimant pour l'extraction des projectiles de guerre.
électrocapillaire [Uk, pU-U-re] adj. Qui concerne l’éleotrocapillarité : phénomènes électrocapUlaires.
électrocapillarité [Uk, pil-ia] n. f. Phéno-
mène qui se produit lorsque, dans la polarisation des électrodes, l’une des électrodes est constituée par un ménisque de mercure. (La tension capillaire du ménisque est alors influencée par la polarisation.)
électrocardiogapMe i/q-n. f. Méd. inscription auto-électrique des mouvements cardiaques, utilisée pour le diagnostic des maladies de cœur.
électro cMmie [lèk,- mi) n. f. Partie de la chimie qui s'occupe des phénomènes chimiques dans lesquels l'électricité joue un rôle prépondérant, et de ceux déterminés par le passage d'un courant électrique. V. ÉLECTROLYSE, ÉLEOTROMÉTALLURGIB.
electroetlimique [ZèA-] adj. Qui a rapport à l’électrochimie : analyse électrochimique.
électro-coagulation n. f. Méd. Coagulation des cellules du néoplasme, sous l'intluence du courant électrique à haute fréquence, phénomène appliqué au traitement des tumeurs cancéreuses.
électroculture [lèk) n. f. Nom donné aux expériences faites pour utiliser l'influence de l’électricité atmosphérique ou d'un courant électrique sur la germination et le développement des végétaux.
électrocuté, e [ièft] adj. et n. Se dit d'une personne tuée par l'électrioité.
Électrocution.
électrocuter \lèk, té] v. a. Tuer, mettre à mort au moyen de déciiarges électriques.
électrocuteur , trice
[lèk] adj. Qui donne la mort par l'électrioité : courant électrocuteur.
électrocution [lèk, si-on] n. f. (de électro, et de la terminaison de exécution). Mort produite par l'électricité ; l'électrocution a été un mode de supplice usité aux Etats-Unis.
— Encyol. L'électrocution a été appliquée pour la première fois aux Etats-Unis le 6 août 1890, puis sept autres fois sans beaucoup de succès , car les électrocutés ont eu ensuite des secousses, des soiibi-esauts, ou des réflexes nerveux, tels qu'on s’est demandé si l’électroeution n’était pas plus douloureuse que la guillotine.
électrode [lèk] n. f. (du préf. électro, et du gr. odos, route). Point par lequel un courant électrique pénètre dans un corps. L’un des conducteurs qui plongent dans le bain électrolytique :
éléctrode positive, négative.
— Enoycl. Les électrodes ont des formes excessivement variables et appropriée^ à Lusage auxquelles elles sont destinées ; en thérapeutique, elles sont formées d’aiguilles, de lames, de plaques, de tampons mouillés et reliés à Tun et l’autre pôles.
électro diagnostic
[lèk, agh-nos-tik] n. m. Examen des muscles et des nerfs d’une région malade, d'après les réactions dues au courant électrique.
— Encycl. C’est Duchenne, de Boulogne, qui fut le créateurde cette méthode, laquelle précise les altérations morbides des systèmes musculaire et nerveux. La réaction, dite de dégénérescence, est l'absence ou la diminution d’excitation des nerfs ou des muscles par le courant faradique ou galvanique.
électro-diapason n. m. Phys. Diapason entretenu é.’ectriquement servant à inscrire les fractions de seconde, dans les appareils enregistreurs.
électrodynamique [lèk] n. f. Partie de la physique, qui traite de l'action des courants électriques. Adj. Qui se rapporte à l’électrodynamisine.
électrodynamisme [Uk, mis-me] n. m. Ensemble des phénomènes produits par les coiuants électriques.
éleetrodynamomètre [Uk] n. tu. Appareil destiné à mesurer l'intensité d’un courant : é/ec/rodynamomètre de Siemens.
électrogalvanique [lèk] adj. Produit par une pile : courant électrogalvanique.
électrogalvanisme [l'ek, nis-me] n. m.
Théorie des effets produits par les piles voltaïques.
électrogène [ZêA] adj. (de électro, et du gr. gennân, engendrer). Qui produit de l'élcctricifé. Zool. Se dit de l'appareil électriime de certains poissons (torpille, gymnote, etc.), th’oupe électrogène, ensemble formé par un moteur à vapeur ou à gaz et un système magnéto-électrique ou dynamo-électrique, qui transforme en courant le travail du moteur.
électrogénèse [lèk, nC-ze] n. f. Production animale d’électricité par un organe en activité, un muscle en contraction, une cellule en fonctionnement.
excitateur; 2. Electro-éponges ; 3. Electro-tampon.
ËLE
Nom donné à cor-
Eleclrolvse.
électrographe [U-k] n. m, tains télégraphes particuliers.
électrographie [U-k, ft] n. f. Traité sur l'électricité. (l’eu us.)
électrolepsie \U-k-iro-lèp-sl\ n. f. (de électro, et du gr. lanihanein, prendre). Forme de choree électrique à secousses rythmiques, qu'on observe surtout chez les enfants souffrant d affections gastiointestinales. (On la désigne souvent sous le nom de maladie de Bergeron.)
électrolysahle [lèk, za-blc] adj. Qui peut être électrolysé.
électrolysation [lèk, za-si-mi] n. f. Décomposition d'un corps par le courant électrique. ~électrolyse [lèk-tro-li-ze] n. f. (du préf. électro, et du gr. lusis, décompo^tion). Action d’électrolyser, de décomposer par l'électricité; on décompose les sels de cuivre par électrolyse.
— Encyci.. La première électrolyse faite fut celle de l'eau, réalisée en 1800 par Carlisle et Nicholson. Les éleotrolyses se font dans des appareils appelés uo/tamétrcs; le corps que l'on veut décomposer est l'électrolyte ; les conducteurs qui servent à faire passer le courant dans l'électrolyte sont appelés électrodes; le courant passe par Vanode (pôle positif) et sort par la cathode (pôle négatif) ; les produits de la décomposition qui se déposent sur les électrodes sont les ions, allions à l'anode, cathions à la cathode. L'électrolyte doit évidemment être bon conducteur de l'électricité, ou rendu tel. On peut dire d'une façon générale 'que, dans toute décomposition
par électrolyse, Thydrogène et les métaux sont transportés à la cathode, tandis que le radical restant est transporté à l'anode. Bien entendu, il peut se produire des réactions secondaires entre les éléments ainsi séparés et les électrodes ou les liquides servant de dissolution. Les ions n'apparaissent que dans le voisinage des électrodes.
Les lois qui président à l' électrolyse sont les suivantes ; 1“ Le poids des dépôts est proportionnel à l'intensité du courant et à la durée de l'électrolyse ;
2® Une même quantité d'électricité libère aux électrodes, dans le cas où les dépôts sont des corps simples, des poids de matières proportionnels au quotient du poids atomique de chaque corps siinple par sa valence. (Ce quotient s appelle équivalent elec-
trochimique.) . . , „
L'électrolyse est utilisée aujourdhui dans le. ratfinage des métaux, l'électrométallurgie et la fabrication de nombreux produits chimiques (acide nitrique notamment), ainsi qu'à la purification des alcools, des jus sucrés. On l'emploie aussi pour la cémentation, pour le blanchiment et la désinfection (par production préalable d'hypochlorite, etc. (V. voltamètre , galvanoplastie , DORURE , ARGENTURE , NICKELAGE , ÉLECTROMÉTALLURGIE, ACCUMULATEUR, RAFFINAGE.) , , , ,,
— Méd. L’électrolyse thérapeutique est la décomposition des tissus organiques par le courant continu. On se sert d'aiguilles pour la destruction des nævi, verrues, et d'appareils spéciaux (électrolyseurs) poulies rélrécissenients de l'urètre ou de 1 œsophage.
électrolyser [Uk-tro-li-zé] v. a. Faire l'électrolyse d'un corps.
électrolyseur \lèk-tro-li-zeur\ n. m. Appareil destiné à faire une électrolyse. .
— Encyci.. Tliérap. 11 existe une grande variété d' électrolyseurs ; leurs formes et dispositions varient avec la nature de l'électrolyse qu'ils doivent réaliser. Les électrolyseurs urétraux ou œsophagiens se composent essentiellement d’une sonde traversée par un conducteur métallique, mis* à nu en un point. Le pôle positif communique avec rélectrolyseim, le pôle négatif est constitué par une électrode indifférente. La section du rétrécissement s’obtieni, en quelques secondes.
électrolyte [Zéfe] n. m. Corps soumis à l’action du courant pour être décomposé.
électrolytique r(éA:] adj. Qui s’effectue par électrolyse : décomposition électrolytique.
électroly tiquement [lèk, ke-nxan\ adv. Par ■des procédés électrolytiques.
électromagnétique [Zèfcl adj. Qui concerne
l'électmm&gnéXisrae-.phénomèneselectromagnétiques.
électromagnétisme [lèk, gné-tis-me] n. m. Science s’occupant des relations qui existent entre l’électricité et le magnétisme.
— Encycl. La première observation relative a 1 action d'un courant sur une aiguille aimantée fut faite parCErstedt. professeur à Copenhague, en 1819. Ampère a énoncé la loi suivante, relative à ce phénomène : horsqu'une aiguille aimantée {a b) subit l action d'un cou-
électrométallurgie [lèk.jl] n.f. Extraction et affinage des iiiélaûx par des procédés électriques.
— Encycl. Iaîs procédés cleolrométallurgiques peuvent êlre groupés en trois classes : dans la première classe, on peut ranger les procédés ordinaires d'électrolvse d'une solution aqueuse en employant soit une anode soluble, soit une anode insoluble.
Dans la seconde classe, l'électrolyse se fait sur un sel fondu dans un creuset et parfois chauffé par un foyer extérieur ; c'est une des méthodes de préparation de l'aluminium. La troisiè-me classe comprend les procédés électrotherniiques où Ion dissocie certains oxvdes métalliques par l'action thermique d'un courant : le four de Moissan doit être raftaclié aux fours électrothermiques.
électrométallurgique [féA:) adj. Qui concerne l'électrométallurgie.
électromètre [lèk', n. m. (du préf. élrctro. et du gr. metron, mesure). Instrument qui sert à mesurer la quantité d'électricité dont un corps est chargé.
— Encycl. Les électromètres sont basés sur des principes très différents ; dans certains , comme ceux de lord Kelvin, de Mascart, on utilise les effets d'attraction et de répulsion des corps chargés électriquement : dans d'autres, comme celui de lûppmann, on utilise la variation qu'éprouve la tension superficielle du mercure sous l'influence d'une charge électrique.
électr ométrie [lèk. trf] n. f. Ensemble des méthodes usitées pour mesurer les grandeurs électriques.
électrométrique [(è/i:) adj. Qui a rapport riences électrométriques.
électromoteur, trice
Électromètre de Mascart.
. l'électrométrie ; expé-
... [(é7£! adj. Qui déve¬
loppe l'électricité sous l'influenco d'une action chiinique Fovc.e, élcctromoirice, cause qui détcrniiiie l'écoulement de l'électricité dans un circuit. Analogue à la pression qui fait écouler 1 eau dans une conduite, la force électromotrioe )/. c. m.] se mesure par la, différence de potentiel quelle peut deternp.’nei' * son unité pratique est le volt. (V, électricité.) N. m. Appareil propre à transformer une energie électrique en énergie mécanique.
électromusculaire [ Wc-tro-mus-kv-iè-rel adj. Se dit de phénomènes engendres par 1 électricité agissant sur les muscles.
électron [lèk] n. m. Phys. Elément infiniment petit, sans masse matérielle appréciable , chargé d'une quantité d'électricité négative.
— Encycl. La présence des électrons se constate dans un grand nombre de phénomènes. La cathode d’une ampoule de Croolies en émet une quantité prodigieuse (10 milliards en un millionième de seconde). Ces électrons sont animés d’une vitesse considérable (-20 000 à 100,000 kilomètres par seconde); ils torment un faisceau rectiligne [flux cathodique) allant bombarder la paroi opposée de l’ampoule. Selon le degre de vide et le nombre de molécules gazeuses restées dans le tube, les effets de ce bombardement se traduisent par des phénomènes thermiques, de la fluorescence. des radiations X, oie. Le radium également émet un flux d’électrons, et 1 on eonstate leur émission en échauffant les métaux ou en les soumettant à l'influence des radiations ultra-violettes.
Le flux cathodique se comporte comme un courant électrique ; il est, de même, dévié par l'aimant ou par un autre courant. Dans 1 air. l’électron perd rapidement sa force vive ; attirant les molécules positives,
il devient un ion. .
La notion d’électron a permis d établir de nouvelles hypothèses sur la nature du courant électrique et sur la constitution des corps. C’est ainsi que 1 atome serait considéré comme un centre positif, accompagné d’un nombre incommensurable d’électrons : la masse électrique du système étant nulle, ces électrons gravitant autour du centre positif comme les planètes autour des étoiles. Pratiquement, on utilise la formation des électrons pour établir des ampoules radiologiques à rayons très pénétrants, des soupapes électriques, des apiiareils (lampes à grille) pour amplifier les ondes de télégraphie sans fil.
électronégatif, ive [Hk] adj. Se dit des corps qui, dans l'électrolyse, se portent au pôle positif.
électroniq’ue adj. Qui se rapporte à l'électron • unités électroniques. Se dit d'une théorie expliquant la conductibilité électrique des métaux en admettant dans ceux-ci le cheminement d électrons, sous l'influence d'un champ électrique.
électro-optique n. f. Théorie électro-magnétique de la lumière, qui relie les vibrations des sources lumineuses aux vibrations électro-magnétiquesélectro-osmose n. f. Chim. Précipitation électrique des matières colloïdales en suspension, procédé employé pour purifier des argiles en céramique.
électroplione [Uk] n. m. (du préf. électro, et du gr. phûné. voix). Récepteur téléphonique particulier, destiné à renforcer les sons.
électropliore [lèk] n. m. (du préf. électro, et du gr. phoros, qui porte). Appareil à l'aide duquel on condense de l'électricité.
— Encycl. L'électrophore se compose d’un gâteau de résine, que l’on électrise par frottement avec une peau de chat, et sur lequel on place un disque bon conducteur de l’électricité et au centre duquel a été scellé un manche de verre, (qui sert à le porter. Le disque est électrisé par influence et, si on le touche avec le doigt, puis qu’on Ten-
Électrophore.
avec le uuigi. pm» w,, * y- , , -
lève, il reste chargé d'électricité positive, c est-a-diie de signe contraire à celle du gâteau de résine.
électrophotopliore [lèk] n. f. Lampe électrique portative, qu'on utilise quelquefois dans les laboratoires de photographie.
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électrophysiologie nk, zi-o-lo-jt] n. t Etude des réactions des êtres vivants sous l’influencdes excitations électriques.
électrophysiologique [lèk, zi-o] adj. Qui a rapport à l’électrophysiologie.
électroponcture [ lèk-tro-ponk-tu-re] n. f. Traitement consistant à faire passer un courant dans les tissus au moyen d’aiguilles.
électropositif, i’ve [lék-tro-po-zi] adj. Se dit des corps qui, dans l'électrolyse, se portent au pôle négatif: les bases saliftables sont des corps électropositifs.
électroscope [lèk-tros-ko-pe] n. m. (du préf. électro, et du gr. skopein, examiner). Instrument propre à déceler la présence et à déterminer l'espèce d'électricité dont un corps est chargé.
— Encycl. Electroscope à feuilles d'or. Cet electroscope se compose d’une cloche de verre traversée à son sommet par une tige métallique verticale, terminée en haut par une boule de cuivre, et à l'autre extrémité par deux feuilles d'or qui pendent librement à l'intérieur de la cloche. Cette cloche repose sur un plateau métallique, portant deux tiges verticales métalliques, terminées par des boules qui comprennent entre elles les feuilles d'or.
Si un corps est électrisé, en 1 approchant lentement de la boule, la tige s'électrise par influence ; les feuilles se cliargent de l'électricité de nom contraire à celle du corps : elles se repoussent. D'autre part, la tige ayant Électroscope. été chargée d’électricité de nom connu, pour reconnaître la nature de 1 électricité dont un corps est chargé, il suffit d’approcher celui-ci de la boule de Téleclroscope : suivant que les feuilles retombent verticalement ou divergent davantage, le corps est chargé d’électricité de nom contraire a celle de la tige, ou de même nom. Les tiges métalliques servent à augmenter la sensibilité de 1 appareil ; d'autre part, elles empêchent les feuilles d or d'adhérer au verre, si leur divergence devient trop grande. ,
L'électroscope est employé pour mesurer la radioactivité des corps ; suivant l’intensite de celle-ci, l'air étant rendu plus ou moins conducteur de l'électricité, les feuilles de l'électroscope, électrisées et divergentes, se déchargent et, par suite, se rapprochent avec plus ou moins de vitesse; 1 évaluation de cette vitesse donne ainsi une mesure de l'énergie radioactive du corps étudié.
électroscopie [lèk-tros-ko-jJÎ] n. f. Etude des éleetroscopes et des applications électroscopiques.
électroscopique [lèk-tros-ko] adj. Qui a rapport à l’électroscopie ; expérience électroscopique.
électrosémaphore [lèk] n m. Appareil établi sur le littoral et destiné à .correspondre avec les navires. Appareil employé sur les lignes de chemin de fer où l'on utilise le block-system.
électrosémaphorique [lèk] adj. Qui se rapporte aux éleclrosémaphores.
électrosidérurgie n. f. (du gr. êlektron, ambre jaune ou succin, sidèros. fer, et ergon. travail). Art dé fabriquer le fer à l’aide de l’éleclncilé.
électrosoudure n. f. Soudure faite à l’aido de chaleur provenant de sources électriques. (On dit aussi SOUDURE électrothermique.)
électrostatique [lèk-tros-ta-ti-ke] adj. Relatif à l’électricité statique.
électrotaxie n. f. Syn. de galvanotaxie. électrotechnique [lèk-tro-tèk-ni-ke] adj. Qui concerne la technique de l'électricité : l université de Grenoble possède un institut électrolechnique. N. f. Etude des applications techniques de l'elcctncité.
électrothérapeutique [lèk] adj. Relatif à l'électrothérapie. N. f. Syn. de électrotiierapie.
électrothérapie [ièk. pt)n. î. (du préf. éiectro, et du gr. thQva^Bici, soin). Traitement des affections morbides par l'électricité. ■
Encycl, Les applications de 1 electncite a lart
de guérir deviennent de plus en plus nombreuses. Duchenne de Boulogne indiqua le traitement des atrophies musculaires et de diverses névroses par le courant continu et le courant faradique ou induit. Depuis cette époque, on utilise le bain statique dans presque toutes les maladies d’origine nerveuse, mais sans lésion de l’axe cérébro-spinal. Les courants de Tesla et d'Arsonval, dits aussi courants de hante fréquence, donnent souvent de bons résultats chez les diabétiques, les goutteux et, en général, chez les malades dont la nutrition est ralentie. La découverte des rayons X a ouvert un champ nouveau a 1 eloctrolhéi-apie, tant au point de vue du diagnostic des altérations du système nerveux qu'à celui des organes thoraciques. Mais, depuis 1902, ces nouvelles radiations ont été utilisées dans le traitement des affections de la peau (épithéliomas, lupus, etc.). V. électricité. (Thérap.)
électrothérapique [Zéfc] adj. Qui a rapport à Télectrothérapie. (On dit aussi électrotiiérapeu- TIQUE.)
électr othermie [Uk-tro-tèr-ml] n.f. (du préf. électro, et du gr. thermos, chaleur). Méd. Emploi do la chaleur provenant de sources électriques.
électrothermique [lèk-tro-tèr-mi-ke] adj. Qui se rapporte à Félectrothermie : four éleclrothermique. \
électrotonus [lèk, nuss] n. m. (du préf. électro et du gr. tonos, tensionl. Etat électrique d un nerf parcouru partiellement par un courant constant.
électrotrieuse [Uk-tro-tri-eu-ze] n. î. Machine qui sert à séparer les minerais de fer de sub- Stances étrangères : l'oTgane essentiel de lelectiotrieuse est un cylindre de lait07i en contact avec des électro-aùnants.
électrotropisme n. m. Syn. de galvanotropisme.
électrotype [ièAln. m. (du préf. électro. ci du gr. tupos, caractère). 'Feuille de cuivre ou Ion a reproduit, par dépôt électrolytique, des gravures ou des compositions typographiciues en rchcl.
ÉLK
ELÊ
électrotypi© [//fr, pî] n. f. (de électrotype). Action de reproduire, i)ar voie électrolytique, des gravures ou des compositions typographiques quelconques.
électrotypique adj. Qui a rapport à l’électrotypie.
électro-typograph.© n, m. Machine électrique à composer.
électro-vibreur n. m. Appareil constitué par un électro-aimant et employé pour la recherche et la localisation, dans les tissus, de iragments de projectiles.
électrum [lèk-trom'\ ou élcctrc n. m. Al liage de trois parties d’or et d’une partie d'argent, avec lequel les Anciens fabriquaient des coupes.
éloctuaire [lèk-tu-é-re] n. m. {bas lat. elecinarium). Remède d’une consistance un peu plus solide que le miel.
— Encycl. On nomme électiiaires des médicaments d’une consistance de pâte molle préparés en délayant des poudres diverses dans du sirop ou du miel. Les électuaires, autrefois fort employés, sont aujourd'hui d'un usage très restreint.
Elée, anc. ville d’Italie (Lucanie), à l’embouchure de l'Hélès dans la mer Tyrrhénienne, colonie des Phocéens. Patrie des philosophes Zenon et Parménide, et siège de la fameuse école d'Elée. (Ka.b. Eléaîes ou Eléens.) Y. Eléates.
Ëléen^ enHÔ f^é-tn, è-ne], originaire ou habitant d'Elée. d'Elos, d'Elis ou de l'Elide : les Eléens. Adjectiv. : tradition éléenne. N. m. : s'ex2)rimer en éléen. (On dit aussi élique.)
élégamnieilt \gha~man] adv. Avec élégance, élégance [ghan-se] n. f. (lat. elegantia.. Agrément, distinction naturelle dans les formes, dans les manières. Recherche dans la parure. Agrément résultant de la simplicité gracieuse de la forme, en parlant des choses: Inélégance d'un dessm. Agrément du langage, résultant de la distinction alliée à la simplicité et à la clarté : varier avec élégance. Délicatesse d'expression dans le langage et die goût dans les ai*ls : Vélégance cicéronienne. Ant. Grossièreté, inélégance, lourdeur, vulgarité.
élégant [ghan]., 6 adj. (lat. elegans). Qui a de l’élégance : meuble élégant. N. Personne naturellement gracieuse et distinguée. Personne recherchée dans sa mise. Ant. Inélégant, commun, lourd, grossier, vulgaire.
élégiaque [ji-a-ke\ adj. Qui appartient n l’élégie : i;ers élégiaques. Fig. Mélancolique, triste : plainte 'élégiaque. N. Poète qui fait des élégies : Ovide^ ce célèbre élégiaque.
élégie \jî] n. f. (gr, elegeia; de elegos^ plainte). Chez les Anciens, pièce de vers sur un sujet quelconque, formée d hexamètres et de pentamètres alternés : les élégies de Properce sont d'une touchante sincérité. Petit poème consacré ordinairement au deuil, à la tristesse : les élégies de Milleroye. Fam. Plainte : fatiguer par ses continuelles élégies.
Élégies de Catulle, recueil de madrigaux pleins de grâce, d’une versification élégante, imités des Alexandrins, et de poèmes d’une inspiration personnelle et d’une émotion sincère et profonde (i«>* s. av. J.-C.;.
Élégies de Properce, poèmes imités des poètes alexandrins Calümaque et Phillétas, et écrils pour Cynthia, dont la personnalité est restée mystérieuse. Ces poèmes sont parfois un peu obscurs, mais respirent une ardente passion (isr s. av. J.-C.).
Élégies de Tibulle, poésies qui brillent par le naturel, la délicatesse et l’harmonie, ainsi que par une tendresse quelque peu efféminée. Elles sont remplies de curieux détails sur la société du temps (ler s. av. J.-C.).
Élégies romaines, par Ctcethe, éciûtes à la suite de son voyage en Italie ; glorification triomphante de la beauté pure.
Éi égies d’A. Chénier, publiées en 1819. Elles comprennent les Elégies à Camille^ dans la manière du xviiie siècle ; les Elégies à Fanny. qui respirent un amour pur et profond ; les Elégies antiques^ inspirées de la poésie grecque.
Élégies de Milievoye {1812-1814-), d’une inspiration tantôt lyrique et personnelle, tantôt antique, tantôt exotique. Là se trouve le fameux poème : la Chute des feuilles.
élégir V. a. (du préf. é, et de léger). Diminuer l’épaisseur d’une pièce de bois au moyen de moulures. Syn. ALLÉGIR.
élégissement [ji-se-maïi\ n.m. Action d’ élégir. éléis ou elssis fé-Zé-2SS| n. m. Genre de palmiers de l'Afrique et de l’Amérique tropicale. (Une espèce, rr/a?2s Gnyanensis, donne des fruits dont le péricarpe fournit l'huile de palme, et les graines un beurre susceptible d’usages culinaires.)
éième n. m. (d’un mot turc). Comm. Raisin de choix, trié pour faire du raisin sec.
élément man] n. m. {lat. elementum). Corps simple ou indécomposable, comme l’argent, le cuivre, le fer, l'azote, etc. Principe constitutif d’un objet matériel quelconque : médicament dans lequel il entre quatre éléments. Les quatre éléments, l'air; le feu, la terre et l'eau (les quatre seuls éléments admis par les Anciens^. Eléments rares, corps simples qui semblent peu répandus dans la nature. Eléments aune figure géométrique, grandeur se rattachant à la figuré et qui se trouve déterminée quand la figure l'est ; les trois côtés d'un triangle et ses trois ayigles £07it les six éléments principaux du triangle. Fig. Objet concourant à la formation d'un tout : les étérrte7^^s• d'un ouvrage ; les éléments du bonheur. >Iilieu dans lequel un être est fait pour vivre : l'eau est l'élément des poissons. Milieu favori ou naturel : à la cour, l'intrigant est dans son élément. Se dit des notions premières d'une chose : éléments de physique. Physiq. Couple d'une pile voltaïque. Gram. Chacune des articulations qui constituent un radical. Artill. El'menis de tir, données nécessaires à la préparation d'un tir.
élémentaire [ma7i-tè-re] adj. Qui constitue un élément : corps élémentaire. Fondamental : principe élémentaire. Peu compliqué: une tente est une habitation élémentaire. Qui renferme les élément'* d’une science: livre élémentaire. Classes éléiyxentaires. classes au-dessous delà sixième. Ant. Transcendant.
élémenté, e \man] adj. composé d’éléments ; corps élémenîés. (Inus.) •
élémentologie [în«/i, yfj n. f. Syn. peu employé de msTOLüüiE.
élémi n. m. Substance gonimo-résinouse, produite par des léi-éliinthacées de l'Inde, et qui est employée pour la fabrication des vernis, élémifère n. f. Bot. Syn. de AMYiuüE.
élémosinaire [zi îir-re] adj. fdu lat. eleemosyna, aumône). Quia rapport à l’aumône.
élenchos [/m /loss] ou élenclius [Un-kuss] n. m, (gr. elcgklos. ai'gument). Philos, scolàst. Question qui est en discussion.
élenctiQUe link-tLke' nô}. 77/éo/. Qui concerne la controverse : théologie éUnctigue. (Rare.;
éléodendron [din] n. m. (lonre d'arbrisseaux du Cap, de l’île Maurice, de l'Asie tropicale et de l’Australie, dont les fruits donnent une huile qu'on a employée en médecine comme astringente.
éléolat la] ou éléolate n. m. (du gr. elaion, huile). Médicament qui apour base une htiile volatile.
éléolé n.m. (du ^T.elaion, huile;. Médicament qui a une huile pour excipient.
Eléonore ou Aliénor de Guyenne OU d’Aquitaine, reine de France, puis reine d'Angleterre. fille de Guillaume X, dernier duc d'Aquitaine, morte à l'abbaye de Fontevrault (1122-1204). En 1137, elle épousa Louis Vil le Jeune, qui fit prononcer la nullité de son mariage en ll.'j2, à cause de la scanda- Éléonore de Guyenne, leuse vie privée de la reine.
Eléonore épousa ensuite Henri Plantagonet . qui devint roi d'Angleterre en 1134. Elle montra dans sa lutte contre Philippe Auguste, pour la défense des droits de son fils Richard Cœur de Lion, une énergie toute masculine.
Éléonore Tellez de Mendez, reine de
Portugal, née vers le milieu du xivt siècle, m. à Tordesillas en 140 5.
Femme d'un simple gentilhomme , elle inspira par sa beauté une violente passion au roi dom Fernand ou Ferdinand, qui fit casser son mariage et l’épousa. Elle fit périr deux des enfants d'Inès de Castro et se rendit odieuse par ses crimes ; elle fut enfermée en 1385 au monastère de Tordesillas,où elle finit savie.
Éléonore d ’ Autr iclie,
sœur de Charles- Quint, née à Louvain, m. à Talavera (1498-1558). Veuve d'Emmanuel le Fortuné, roi de Portugal, elle devint reine de France par son mariage avec François pr selon les stipulations de la paix de ('ambrai, et se fit remarquer, au milieu de la cour voluptueuse des Valois, par la charité et iiar la sévérité de sa conduite. N'ayant pas eu d’enfant de François !«'■, elle quitta la France à la mort de celui-ci et se retira à Talavera. près de Badajoz, où elle mourut.
éleopîiage adj. et n. (du gr. elaîa, olive, et phagein, manger). Qui mange des olives, qui se nourrit habituellement d’olives : larve éléophage.
éléotrague [tra-ghe] n. m. Genre d'antilopes des régions humides et chaudes de l'Afrique centrale et méridionale : l'éléntrague ou antilope des ^narais est de la taille d'un chevreuil.
eléptiant \fan] n. m. (gr. elephas'). Genre de mammifères proboscidiens, le plus gros des qua-' drupèdes, à trompe et à peau rugueuse, propre à l’Asie et à l’Afrique : L'élépdiant est docile et d'une meiveilleuse intelligence. Farext. et /"gw. Personne, bête ou chose grosse, lourde ou mal faite. Loc. prov. : Faire d'une ynouche un éléphant, donner de l'importance à ce qui n'en a pas.
-- Encyci.. 11 existe deux espèces d'éléphants : l'une africaine, l'autre asiatique. Quelquefois, cependant, on distingue une troisième espèce, originaire de Bornéo et de Sumatra. L'éléphant d’Asie est répandu dans toutes les régions chaudes de ce continent ; il se caractérise par sa petite taille. Quelques variétés albinos sont vénérées dans certains pays iSiam), comme animaux sacrés. L’éléphant d’Afrique atteint 5 mètres de hauteur, ses défenses peuvent peser 100 kilogrammes et fournissent lapins grande partie de l'ivoire du commerce. Les éléphants sont des animaux herbivores, qui vivent en grandes troupes et fréquentent les grandes forêts riveraines des fleuves. En général, les troupeaux sont composés d'un certain nombre de familles, comprenant un mâle et huit femelles. On prend les éléphants en les chassant dans des enclos et en les domptant par la faim. La domestication de ces animaux se pratique en grand et, dans certaines régions, surtout de l'Inde, on les utilise pour les chaiTois. les travaux publics et la guerre. Ils vivent jusqu'à 150 ans. Les éléphants fossiles abondent dans le tertiaire de Tlndc; d autres espèces vivaient en Europe, au début du quaternaire. V. mammouth.
peau atteint parfois une épaisseur considérable, et les jambes deviennent semblables à des piliers ; souvent, l’épiderme se crevasse et s'ulcère. Le traitement consiste surtout en préparations iodées, arsenicales et mercurielles, mais peut, dans les cas anciens, nécessiter l’intervention du chirurgien.
Véléphantiasis des Grecs n’est autre chose que la. lèpre tuberculeuse.
Éléphantide, dans La Fontaine {Fables, XII, 21), royaume imaginaire des éléphants,
élépllRntidés n m. pl. Famille de mammifères proboscidiens, la seule de cet ordre et qui renferme les éléphants actuels et les genres fossiles comme les mastodontes etles dinothérium.^, un éléphantidé.
éléphantin, e adj. Qui ressemble à un éléphant. Qui est propre à l'éléphant. Se dit des rois, égyptiens qui ont régné à Eléphaniine (5® dynastie).
Élépliailtilie, île du Nil. en face d'Assouan,
Tcuijtle d’Éirpliaiiliiio.
très prospère au temps des pharaons de la dynastie dite éléphantme. Ruines. Temple. Nilomètre.
éléptiantique adj. Qui se rapporte à l'éléphant : la race éiéphantique. (S’emploie aussi comme syn. de éléphantiaque.^
par Canut IV, roi siècle, réorganisé
Éléphant {ordre de l'), établi de Danemark, à la fin du xii® en 1593 par Christian V et modifié en 1808. La décoration figure un éléphant portant une tour ; elle est suspendue à un cordon bleu mis en écharpe de droite à gauche.
Éléphant blanc {ordre de V), ordre danois, fondé en 1462 et réorganisé en 1693 par Christian V, puis en 1808. C'est le premier ordre de chevalerie du royaume, réservé aux sou- ^ ,
vci-ains et aux grands personnages. Le costume des (Uaueniaj ki.
titulaires se compose d'un justaucorps avec culotte de satin blanc, manteau de velours cramoisi à longue traîne, et d'un chapeau de velours à plume. Le ruban est bleu.
Éléphant blanc {ordre de V), ordre siamois, fondé en 1861 par Chow-Yu-Hua, et réglementé en 1859 par le fils de ce prince. C'est le premier ordre du royaume. Il comprend cinq classes ; le ruban est rouge bordé de vert, les deux couleurs séparées par un double liséré bleu et jaune.
éléphante n. f. FemeUe de Téléphant.
éléphanteau [tdl n. m.
Jeune éléphant. . Ordre
éléphantesque ou élé- l’Éiéphant biono.
phantique adj. Plnorme, monstrueux, gigantesque.
éléphantlasique [a-a-ii-fre] adj. Qui ressemble à l éléphantiasis. N. Qui est atteint d'éléphantiasis.
élépb.a>llti£LSÎS [iz-a-zzssl n. f. Maladie qui rend la peau rugueuse comme celle" de l’éléphant et qui, parfois, produit le gonflement des tissus cellulaires : V éléphantiasis est endémique dons les pays chauds.
— Encycl. V éléphantiasis des Arabes, due au parasitisme d’une filaire, règne endémiqueinent dans tous les pays chauds ; elle se développe surtout sur les membres inférieurs et les organes génitaux. La
Ecce homo (le Guerchin), v. p. 703.
Eléazar préfère la mort au crime de violer la loi (Gros), v. p. 728.
Eclio et Narcisse (Poussin) v. p. 7u7
Sortie de l’Ecole lurque (Decamps), v. p. 713.
Elévation de la crois (Le Brun), v. p. 735.
La Mort du duc d’Eng-liien (.T.-P. Laurens), v. p. 757.
La Mort d’Elisabeth (Paul Dclaroche), v. p. 73G.
Sainte Elisabeth guérissant les teigneux fMurilh>\ v. p. 73G.
ÉLE
ÉLl
Éieusinien, enne 'zi-ni-in, è-ne', habitant, originaire (i'Kleiisis ; les Eieusiniens. Adjectiv. : les fêtes élcusiniennes.
éleuslnies [zl-ni] n. f. pl. Fêtes ou mystères en l'honneur de Déniéter, qui se célébraient en Attiqiie, en partie à Eleusis, en partie à Athènes.
— Encyci.. Les éleuslnies étaient dans leur principe des l’êtes agricoles. On distinguait les petites éleusinies, qui se célébraient au printemps, à Athènes, et consistaient en cérémonies purificatoires, et les grandes éleusinies, qui avaient lieu en automne et duraient douze jours. L épisode principal de la fête était la procession d'Iacchos, le dieu des vignerons, qui se déroulait d'Athènes à Eleusis.
La religirm des divinités éleusinienaes était réservée à des hruiés.
Eleusis [zî'ssl, V. ou bourg de l’Attique, au N.-Od’Athènes, qui avait un temple de Gérés, où l’on eélé brait des mystères, ou éleusinies, renommés dans toute la Grèce, en l’honneur d’une triade de divinités agricoles ; Déméter (Gérés), Goré et lacchos. La légende voulait, en effet, que l’orge dont Gérès-Déméter fit présent aux Athéniens eût été semée à Eleusis. Ruines.
Éleuthère (saint), pape de 177 à 192, Il établit le plus ancien règlement que l’on connaisse de la fête derPâques. Fête le 2G mai.
Eleuthère (saint), évêque d’Auxerre, m. vers Bêl.^ Fête le 16 août.
Éleuthère (saint), un des compagnons de saint Bénis, dont il partagea le martyre. Fête le 9 octobre.
Eleuthéria, nom sous lequel les Grecs honoraient la Liberté comme divinité. En son honneur avaient lieu les fêtes dites éleuthéries, célébrées tous les cinq ans.
éleuthérie [té-rî] n. f. (du ct. eleutherîa, liberté), Antiq. gr. Gouvernement libre d’un Etat indépendant. N. f. pl. Fêtes qui se célébraient dans certaines villes anciennes en mémoire d’une victoire, d'une expulsion de tyran, d’un affranchissement, etc. ; les éleuthéries de Syracuse.
éle'V'able adj. Susceptible d’éducation.
éle’Vage n. m. Action d’élever les animaux destinés aux usages de l’homme : l'élevage du renne est la ressource principale des Lapons.
— Encycl. Econ. rur. L’élevage méthodique vise à développer, chez les animaux qui en font l’objet, les qualités particulières à leur race en utilisant leurs aptitudes naturelles et en mettant à profit les effets combinés de la sélection, du croisement et de l’alimentation rationnelle. Un éleveur doit savoir modifier les caractères de ses sujets et Axer les qualités acquises, soit qu’il cherche à produire des animaux de boucherie (bœufs, moutons, porcs, volailles, etc.) ou dos bêtes destinées à donner du lait, de la laine, des œufs, etc., soit encore qu'il veuille obtenir des reproducteurs ( mâles et femelles ) parfaits , ou simplement encore des animaux de travail (bœufs, chevaux)solideinent charpentés et susceptibles de fournir de longs services. \. aussi APICULTURE, BASSE- COUR, ENGRAISSEMENT,
MAGNANERIE, CtC.
Les sociétés d'élevage sont des groupements qui poursuivent l’amélioration d’une race déterminée d’animaux, soit par des encouragements de toutes sortes, soit en réalisant directement l’exploitation et l’élevage
de sujets de choix. Élévateurs de
élévateur adj.
m. Qui sert à élever, en parlant d’un muscle. Substantiv. ; l'élévateur de la paupière. N. m. Appareil pour soulever les poids, les denrées, les navires : élévateur de grains, de paille.
Adjectiv. : engin élévateur.
élévation
[si-onj n. f. (lat.
e /e un t io) . Ex hau s sement : élévation de terrain.
Eminence : gravir une petite élévation. Distance en hauteur:
l'aigle atteint à une prodigieuse élévation. Hausse, augmentation ; élévation de prix. Moment de la messe, où Élévateurs,
le prêtre élève
l'hostie ou le calice. Représentation d’une façade de bâtiment. Géoin. Projection sur un plan vertical parallèle à l'une des faces de l’objet représenté. Ascét. Mouvement de l’âme qui se détache des biens terrestres pour se porter vers Dieu. Fig. Grandeur d'âme : avoir de l'élévation dans' le caractère. Elévation du style, sa sublimité. Elévation de voix, passage à un ton plus élevé. Elévation du prix du pain, augmentation. Ant. Abaissement, affaissement, dépression, ■
Élévation en croix ou de la Croix (V), tableau de Rubens, cathédrale d’Anvers, composition inférieure à la fameuse Descente de croix sous le rapport de l’exécution, mais plus dramatique et plus émouvante (1610) ; tableau de Le Brun, au Louvre (1685) [v. p. 734],
Élévations sur les mystères, ouvrage composé par Bossuet pour les religieuses de son diocèse vers 169:;, et publié en 1727. G’est un exposé rapide, mais précis et énergique, de la foi chrétienne.
élévatoire adj. Qui sert à élever des fardeaux, des liquides : appareil élévatoire; pompe élévatoire, élève n. (de élever). Qui reçoit les leçons d’un maître; disciple, écolier : Jules Romain fut l'élève préféré de Raphaël. Animal né et soigné chez im éleveur. Plante ou arbre dont on dirige la croissance. Mar. Titre porté naguère par les aspirants.
élève n. f. Elevage : l'élève du mouton, du cheval, du ver à soie. CV. élevage.) Groît de plantes provenant de semis;
élevé, e adj. Formé par l’éducation ; un homme bien élevé. Haut ; lieu élevé. Noble, sublime ; style élevé. Ant. Affaissé, bas, déprimé.
élèvement [man] n. m. Action d’élever, élever [ué] v. a. (lat. elevare. — Prend un è ouvert devant une syllabe muette ; f élève.) Rendre plus haut ; élever une maison d’un étage. Mettre plus haut : élever un tableau sur un mur. Porter en haut ; élever un fardeau. Faire monter ; élever l'eau. Gonstruire : Napoléon /'r fit élever la colonne Vendôme. Porter à un haut rang : élever au.c honneurs. Nourrir : élever des enfants. Donner de l’éducation ; élever un jeune homme avec soin. Hausser t élever la voix, les prix. Faire surgir ; élever des objections. Fig. Ennoblir : tout ce qui élève l'âme est utile au corps. Exalter, attribuer un grand mérite ; élever les morts aux dépens des vivants. Elever jusgii'aux nues, vanter outre mesure. Prov. espagn. : La vérité, comme l’huile, s’élève au-dessus de tout, la vérité finit toujours par être connue. Allus. hist. ; Ne pouvant s’élever jusqu’à moi, ils m’ont fait descendre Jusqu’à eux, inscription satirique que l’on placarda, en 1814, sur le piédestal de la colonne 'Vendôme, après que la statue de Napoléon pr eut été renversée. S’élever v. pr. Devenir plus haut. Monter. EIre construit. Eclater. Etre suscité. Ant. Abaisser, abattre, affaisser, ravaler.
éleveur, euse [reu-ze] n. Personne qui pratique l’élevage : éleveur de bœufs; éleveuse de vers à soie.
éleveuse [veu-ze] n. f. Petit parquet aménagé pour les jeunes poussins sortant de la couveuse, élevure n. f. Petite pustule à la peau. Ele’wyt, eomm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles), sur un affluent de la Dyle ; 1.530 h.
El-Facher, eapit. du Darfour, dans le Soudan égyptien ; 15.000 h. Dattiers.
elfe [èl-fe] n. m. (angl. elf). Dans la mythologie Scandinave, génie qui symbolise l’air, le feu, la terre et les phénomènes atmosphériques, elflne [èl] n. f. Femme d’elfe.
Elgar (Edward), compositeur anglais, né à Broadheath en 18.57 : auteur d’oratorios, dont l'un,
bateaux, aux Fonlineltes (Pas-dc-Calais).
le Songe de Gérontius, a fait époque dans l'histoire de la musique anglaise.
Elgg, coinra. de Suisse (cant. de Zurich) ; 1.120 h. Vignes ; élève de bétail. Broderie.s.
Elgin (comté d’) ou de Moray, comté d’Ecosse, dans les Highlands, sur la mer du Nord ; 44.000 h. Gh.-l. Elgin ; 8.000 h.
Elgin (Thomas Bruce, comte d’), diplomate et voyageur anglais, né en Ecosse, m. à Paris (1766- 18411. Il dévasta les monuments de l’Acropole pour en retirer une précieuse collection de marbres du Parthénon, qui figure au British Muséum et est connue sou.s le nom de marbres d'Ëlgin.
El-Goléa, oasis du Sahara algérien, occupée par les Français en 1892. Nombreux puits artésiens. Gentre militaire important.
Eltiuyar (Fauste d’), chimiste et minéralogiste espagnol, né à Logrono (1755-1833). H fut le premier à isoler le tungstène.
Eliacim ou Eliakim, roi de Juda, mis sur le trône de Jérusalem par le roi d’Egypte Néchao en 608, détrôné par les Ghaldéens et emmené prisonnier à Babylone en 591.
Éliacin, personnage à'Athalie, tragédie de Racine. G’est le meme que Joas, cet enfant royal sauvé par miracle d’une mort cruelle et élevé en secret par le grand prêtre Joad. Son nom désigne souvent un enfant de naissance illustre et qu'attend une brillante destinée après de grands dangers courus .
éliage n.m.
Action d’élier ; soutirage, élianite n.
m. Ferro-silicium inattaquable à de nombreux acides.
Élide, pays de la Grèce an- Monnaie de l’ÉIide.
cienne, sur la
côte occidentale du Péloponèse. Dans sa principale ville, Olympie, on célébrait des jeux en 1 honneur de Zcus.
élider [dé) v. a. (du lat. elidere, écraser). Gram.
Faire une élision : article, élidé. — On élide l’article devant tout mot commençant par une voyelle ou un h muet ; l'homme pour le homme, l'amitié pourla amitié.
eli, eli, lamina sabacthani, mots hébreux signif. : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avezvous abandonné ? C’est le cri du Christ mourant surla croix. (Saint Matthieu, XXVII, 46 ; saint Marc, XV, 34.)
Eli© (saint), prophète juif au temps d’Acliab et. de Jézabel. Suscité par Dieu pour détourner le peuple d’Israël du culte de Baal et d’Astarté, il acconiplit des miracles sur le mont Garmel et confondit les prêtres des faux dieux. Persécuté par la reine Jézabel, il se retira dans le désert. H confia à son disciple Elisée le soin de continuer son œuvre, et fut enlevé au ciel sur un char de l’eu. (Bible.) Les applications que l’on tire des circonstances de la vie
L’Assomption d’Élie, d’après la Bible populaire de Sdinorr.
d’Elie et d’Elisée se rapportent à la nourriture miraculeuse d’Elie par des corbeaux ; à la résurrection du fils de la veuve de Sarepta ; à l'enlèvement du prophète au ciel dans un char de feu et, surtout, au manteau laissé par Elie à son disciple Elisée pour opérer les mêmes prodiges que lui. (Bibie.'j Gette dernière application est la plus fréquente et s entend de celui qui, en politique, dans la liitérature, dansla science et dans les arts, semble avoir hérité des goûts, de l'esprit et même d’un génie supérieur. Fêtele 20 juillet.
Elle (Jaoob-Job), général français, né àWisserabourg, m. à Varennes-en-Argonne ;1746-182o), surtoutconnu pour son rôle dans la prise de la Bastille, où il entra le premier,
Élie de Beaumont (Louis), v. Beaumont.
Elie de Salomon, musicien français de la seconde moitié du xiii' siècle ; il était clerc de Saint— Astère (l’érigord). 11 dédia au pape Grégoire X, en 1724, un traité de musique • Scientia artis musieæ, où l’on trouve les règles les plus anciennes du contrepoint improvisé ou chant sur le livre.
Elien \li-in''. le Sophiste, écrivain grec du 111= siècle, auteur A'Bistoires variées d’un grand intérêt anecdotique, et d’un écrit sur les Particularités des animaux.
élier \li-é] v. a. (préf. é, et lie. — Se conj. comme prier.) Soutirer : élier des vins.
Eliézer [zèr], serviteur d’Abraham, qui le chargea d’aller en Mésopotamie choisir une épouse pourson fils Isaac. La Bible (Genèse, xxiv) raconte que, parvenu près d’une fontaine voisine de la ville de Nachor, Eliézer pria le Seigneur que la première belle qui se présenterait pour lui donner à boire fût la l'emnie d’Isaac. Ce fut Rébecca qui apparut et dont il demanda la main à son père Bathuel. La rencontre d’Eliézer et de Rébecca à la fontaine a été lepréscntée par Poussin (Louvre) [v. p. 734', Claude Lorrain, Antoine Coypel (Louvre), P.Véronèse (Madrid), Decamps, Horace 'Vernet, Gros.
éligibilité n. f. Conditions exigées pour être élu. (V. le tableau élections.) Ant. Inéligibilité.
éligible adj. et n. (du lat. eligere, choisir'. Qui peut être élu : un failli n'est ni électeur ni éligible. Ant. Inéligible.
élimer [mé] v, a. (préf. é, et limer^. User, amincir par l’usage, en parlant d’une étoffe ; élimer ses habits. Fig. Affaiblir, amoindrir.
éliminable adj. Que l’on peut éliminer, éliminateur, triee adj. Qui élimine, élimination [si-on] n. f. Actioin d’éliminer. Phgsiol. Séparation et expulsion des matières impropres à l'entretien de la vie.
éliminatoire adj. Qui élimine : épreuve éliminatoire.
éliminer [ne\ v. a. (lat. eliminare). Mettre, dehors, écarter : éliminer un candidat. Faire sortir de l’organisme : éliminer des matières toxiques. Algèb. Faire disparaître d’une équation ; éliminer une. inconnue. Ant. introduire, réintégrer.
— Encycl. Math. Eliminer l’inconnue entre deux équations k une inconnue, c’est former la condition nécessaire et suffisante pour que les deux équations aient une racine commune. Eliminer une inconnue dans un système de n équations à n inconnues, c est. former un second système de n équations équivalent au premier, mais dans lequel ?i-l des équations ne renferment plus l’inconnue éliminée.
élinde n. f. Grande pièce de bois ou de fer, dans un excavateur ou une dragué, composée de. deux jumelles réunies entre elles par des espèces d’échelons.
élingage [gha-Je] n. m. Dispositif de cordagespour soulever un canon.
élingue [lin-ghe) n. f. (anc. all. slinga). Techn. Cordage pour le commettage des cordes Mar. Cordage pour soulever les fardeaux. Anneau métalliquepoiir soulever un canon qui n’a, pas d’anses.
élingué [ghê . e adj. du préf. r. cl ilu lat. ftiigua, langue). Privé de langue ou de trompe.
ÉLI