‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 733 sur 1225 · EMPIRE (STYLE · texte numérisé non relu

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n. Table guéridon (Grand Trianon) ; 18. Torchère {Grand Tnanon); la. 1-auteviil en acajou; .:u. i^ommoae (urana irianon ; ii. vase u mgci i « Trianon): 23. Secrétaire (Grand Trianon); 2i. Abeille en bronze doré; 25. Clef de chambellan; 26. Trophée d armes ; 27. Table (Grand Tnanon); 28. Table de toilette

(Grand Trianon); 29. Lit (Musée des Arts décoratifs); 30. Console (Versailles).

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comme vésicants ou ag-glutinalifs. Tels sont : Templàtre vésicatoire à la cantharide, V emplâtre de croton, l'emplâtre de thapsia, l'emplâtre de Vùjo, et l’emplâtre diachylon.

emplâtrer [an plâ-lré] v. a. Méd. Mettre un emplâtre. (Peu us.)

emplâtrler [an-plâ-tri-é\ n. m. Endroit d’une pharmacie où l'on met les emplâtres.

emplecton \an-plèk] n. m. (m. grec). Manière de construire, qui consistait à élever deux pans de pierres taillées , et à remplir l’intervalle avec du mortier et des matériaux en Emplecton.

fragments plus ou

moins gros. (V. la flg. appareils.) Adjectiv. : appareils amplecton.

emplette [an-plè-te] n. f. (lat. pop. implicita). Achat de marchandises : faire des emplettes. Marchandises mêmes.

emplir [««] v. a. (lat. impUre). Rendre plein : emplir un tonneau de vin. Fig. Combler : emplir de joie. Ant. Désemplir, vider.

emplissage [an-pli-sa-je] n. m. Syn. de remplissage. (Peu us.)

emploi [an] n. m. (de employer). Usage qu’on fait d'une chose. Manière de remployer : emploi d'une somme, d'un mot. Charge, fonction ; obtenir un emploi. Occupation : donner de l'emploi. Ihéât. Rôles d’un même caractère ; emploi de père noble. Double emploi, répétition inutile ; compte qui fait double emploi.

— Encycl. Admin. Les emplois publics s’obtienient généralement à la suite de concours. Il n’est fait d’exception que pour les charges qui exigent des aptitudes personnelles toutes particulières (ambassadeurs, par exemple), ou pour les fonctions d’ordre politique (préfets, sous-préfets). De même, pour la nomination aux plus hauts emplois de la hiérarchie administrative ou judiciaire, on ne tient pas toujours compte de l’ancienneté des services, parce qu'il faut ici des qualités particulières que ne donne pas le plus long séjour dans les bureaux ouïes prétoires.

Les candidats aux emplois publics doivent, sauf pour les emplois tout à fait subalternes, produire certains diplômes et n’avoir pas dépassé un certain âge, le plus souvent trente ans. Le diplôme de bachelier et parfois celui de licencié est exigé des jeunes gens qui veulent être admis dans les ministères : après une période d’observation, dite surnumérariat, ils sont titularisés re'tiaclêMrs ; au-dessus des rédacteurs, viennent les sous-chefs et chefs de bureau, les sous-directeurs ou les chefs de division, les directeurs et enfin, dans certains ministères, les directeurs généraux, qui peuvent eux-mêmes avoir pour intermédiaire auprès du ministre un secrétaire général. — Les employés chargés de copier des pièces et documents administratifs sont dits commis expéditionnaires ; ils ne peuvent prétendre aux emplois supérieurs. Des conditions particulières sont exigées pour l’admission dans les diverses administrations ; bn ne peut les énumérer ici.

emploiement [ an-ploi-man j n. m. Action d’empioyer, de se servir de quelqu'un pour des travaux à faire.

emplombagG [an-plon] n. m. Action d’emplomber : l'emplombage des projectiles.

emplomber [a7i-plon-bé] v. a. Garnir de plomb, d'une enveloppe de plomb.

employable [an-ploi-ia-ble] adj. Qu’on peut employer : matériaux employables.

employé [an-plüi-ié], e adj. et n. Qui remplit un emploi ; demoiselle employée de magasin. Commis ; un employé au ministère.

employer [an-ploi-ié] v. a. (lat. implicare. — Se conj. comme aboyer.) Faire usage ; employer des termes impropres,. Donner de l'occupation : employer mille ouvriers. Se servir de l’appui : employer ses protecteurs. Loc. prov. ; employer le vert et le sec, user de tous les moyens. S’employer [à ou pour) V. pr. S'appliquer, s’occuper de, faire des démarches.

employeur, euse [an-ploi-ieur, eu-ze] n. Personne qui emploie et rétribue le travail d'autrui.

emplumé, e [an] adj. (de emplumer). Garni de plumes : chapeau emplumé. Bète emplwnée, oiseau.

emplumement [aji-plu-me-matijn. m. Action de couvrir de plumes.

emplumer [an-plu-tnS] v. a. Garnir de plumes, emplure [an] n.f. (de emplir). Feuille de vélin que les batteurs d’or placent entre l’or et le marteau, pour amortir les coups.

empoeber [an-po-ché] v. a. Mettre en poche, toucher : empocher un lot. Fig. et fam. Etre réduit à subir ; empocher des coups. Ant. Débourser.

empoignade [an] n. f. Fam. Contestation, discussion violente.

empoignant [an-poi-gnan], e adj. Qui empoigne, qui saisit. Qui émeut vivement : spectacle empoignant.

empoigne [an] n. f. Action d’empoigner. Fam. Acheter une chose à la foire d'empoigne, la voler.

empoignement [an-poi-gne-man] n. m. Action d'empoigner : l' empoignement d'un filou.

empoigner [an-poi-ÿn^ v, a. (de en, et poing). Prendre et serrer avec la main : empoigner un bâton. Fig. Saisir avec empressement ; empoigner l'occasion. Fam. Mettre en état d'arrestation : empoigner un voleur. S'empoigner v. pr. S'injuider; se saisir l’un l’autre pour se battre.

empoigneur, euse [an, eu-ze] n. Personne qui empoigne.

empointage [an] n. m. Action d’empointer. empointer [an-poin-té] v. a. (de en, et pointe). Faire la pointe d’une aiguille, d’une épingle.

empointer [an-poin-té] v. a. de en, et point). Retenir les plis d’une étoffe par quelques points d'aiguille. Pop. Taquiner.

empointerie [an, rî] n. f. Atelier où l'on empointe les aiguilles et les épingles.

empointeur^ euse [an, eu-ze] n. Personne qui empointe les aiguilles.

empointure [nn] n. f. Angle des voiles carrées, formé par la ralingue de têtière et ia ralingue de chute.

empois [an-poi] n. m. (de empeser). Colle légère faite avec de l’amidon.

— Encycl. L'empois destiné à donner de la raideur au linge de corps est de l'amidon de riz additionné d’un peu de borax, que Ton fait macérer dans de Teau tiède pendant vingt-quatre heures. Au bout de cc temps, l’amidon est broyé à la main, et le tout, formant une sorte de bouillie, est passé à travers de la mousseline, qui arrête les impuretés. Il ne reste plus qu’à plonger dans cette solution épaisse le linge que Ton veut empeser.

empoise [an-poi-ze] n. f. Boîte en fonte sur laquelle reposent les coussinets dans les laminoirs.

empoisonnant [an-poi-zu-nan], e adj. Fam. Qui empoisonne, au pr. et au flg.

empoisonné [an-poi-zo-né], e adj. (de empoisonner). Fig. : discours empoisonné.

empoisonnement [an-poi-zo-ne-man] n. m.

Action d’empoisonner. Fam. Très mauvaise odeur. P’ig. Corruption.

— Encycl. Dr. L’attentat à la vie d’une personne par Teffct de substances toxiques est puni de mort, quelles qu’aient été les suites de l'attentat.

L’administration volontaire de substances qui, sans être de nature à donner la mort, sont nuisibles à la santé, entraîne des pénalités graduées selon que la maladie ou incapacité de travail a duré plus ou moins de vingt jours, et aussi selon que la victime est, ou non, Tun des ascendants du coupable. La loi punit également l’empoisonnement volontaire des animaux domestiques, des bestiaux, des poissons. La vente des substances vénéneuses est réglementée.

— Méd. L’empoisonnement est l'action sur Torganisme de toute substance capable de déterminer la mort. La toxicité d'une substance varie avec la nature et les conditions de l’individu, ainsi qu’avec la voie par où le poison pénètre dans l’organisme. L’empoisonnement peut se faire par la voie respiratoire, par la voie digestive, par la voie cutanée ou par la voie hypodermique. Les signes de l’empoisonnement sont très divers, et dépendent de la nature des poisons. Au nom particulier des substances toxiques , nous indiquons quel est l’antidote employé pour en combattre les effets ; mais nous avons donné déjà les contrepoisons les plus fréquemment employés. ’V. contrepoison.

empoisonner [an-poi-zo-né] v. a. Donner du poison pour faire mourir ; empoisonner un chien. Mêler du poison à : empoisonner des viandes. Produire l’empoisonnement : le persil empoisonne les perroquets. Faire manger, boire, des denrées falsifiées ou avariées ou très mal préparées : traiteur qui empoisonne ses clients. Incommoder par la puanteur : odeur qui empoisonne toute une salle. Fig. Remplir d’amertume : la jalousie empoisonne la vie. Corrompre l’esprit, les moeurs : la flatterie empoisonne le meilleur naturel. Dénigrer, 'v. n. Sentir mauvais.

empoisonneur, euse [an-poi-zo-neur, eu-ze] n. et adj. Qui empoisonne : Locuste fut une célèbre empoisonneuse. Par exagér. Mauvais cuisinier, mauvais restaurateur. Fig. Qui corrompt les mœurs : Rousseau accusait les auteurs dramatiques d'ètre des empoisonneurs publics.

empoisser [an-poi-sé] v. a. (de empois). Enduire de poix et, par ext., de matière gluante.

empoissonnement [an-poi-so-ne-man] n. m.

Action d’empoissonner. V. pisciculture.

empoissonner [an-poi-so-né] v. a. Peupler de poissons un étang, une' rivière.

empoitrailié [an-poi-tra, il mll., é], e adj. Qui a du poitrail ; un cheval bien empoitrailié.

Ëmpoli, V. d'Italie (Toscane), sur TArno ; 5.800 h. Toiles. 'Ville très florissante au moyen âge.

emporétique [an] adj. (du gr. emporeuesthai, passer dans). Se dit d'un papier gris (papier juseph), dont on se sert pour filtrer les liquides.

Emporiæ [in-po-ri-é] ou Emporium [in-pori-om'], anc. ville de l'Espagne, sur la Méditerranée, atij. Ampurias. Au S. du cap Creux.

emporium [èm', om'] n. m. (du gr. emporion, marche). Antiq. Comptoir commercial, fondé en pays étranger ou ennemi.

emport [an-por] n. m. Action d'emporter avec soi : désertion avec emport d'effets militaires. tPcu us.)

emporté, e [a?i] adj. 'Violent, irritable, fougueux, colère. Ant. Calme, paisible, froid,

emportement [an, man] n. m. Mouvement violent, causé par quelque passion ; les emportements de la colère. Ant. Calme.

emporte-pièce n. m. invar. Instrument propre à découper les matières auxquelles on veut donner une forme déterminée, ou dans lesquelles on veut percer un trou. Fig.

Carac t è r e, objet, indi- V i d U mordant, satirique. .4 l'emporte - pièce , en emportant la pièce. Fig.

D'une manière nette ,

franche, ou d'une nature vive, acerbe : porte-pièce.

Emporte-pièce : 1. A boutonnière ; â. Ordinaire ; 3. Pince (corroirie et cordonnerie) ; 4. A endiopure ; .5. Rond à main (pour corroirie) ; 6. A drap.

style à l’em-

emporter [an-por-té] v. a. (de en, et porter). Enlever, Oter d'un lieu ; emporter un blessé. Enlever de vive force : emporter une place. Faire disparaître, causer la mort ; une fièvre l'emporta. Arracher ; le boulet lui emporta la jambe. Entraîner, pousser: les passions nous emportent. Obtenir par préférence : emporter l'avantage. Impliquer : devoir qui emporte un droit. L'emporter, vaincre, avoir la supériorité. Emporter le morceau, être très mordant dans ses propos et ses railleries. Loc. prov. : Autant en emporte le vent, ce sont paroles, promesses légères, qui ne se réaliseront pas. Vous ne l'emporterez, il ne remportera (etc.) pas en paradis, je me vengerai. Que le diable vous emporte, l'emporte, imprécation qui accuse la mauvaise humeur. Le diable, que le diable m'emporte, se dit pour affirmer fortement :

le diable m'emporte si je ne vous satisfais pas. S’emporter v. pr. Se laisser aller à la colère. Ne plus obéir au frein, en parlant d'un cheval.

emposieu [an-po-zi-eu] n. m. Dans le Jura, entonnoir naturel où se précipitent les eaux fluviales.

empotage [an] ou empotement [an, mann. m. Action de mettre une plante en pot.

— Encycl. H ortie. Pour Tempo lage. ü faut choisir un vase de telles dimensions que les racines de la plante le remplissent presque complètement, lorsque, sans être comprimées, elles sont repliées ou contournées d'une manière convenable. Placer au-dessus du trou de la paroi iiiférieure du vase une coquille d’huître ou un tesson, mettre ensuite un peu de gravier ou de plâtras, introduire les racines du plant auxquelles on laisse la terre qui l’enveloppait, achever de remplir le pot avec une terre nouvelle bien divisée et riche en humus, et même, s’il s'agit d’une plante délicate, mélangée d’une forte quantité de terre de bruyère. Tasser ensuite, et arroser avec précaution.

empoté, e [an] adj. Pop. et fig. Maladroit, peu actif. Substantiv. : un empoté.

empoter [an-po-té] v. a. Mettre une plante en pot. Ant. Dépoter.

empoudrer [an-pou-dré] v. a. Couvrir de poussière. (Vx.)

empoulllé, e [an-pou, il mil.] adj. Se dit d'une terre dont le fruit est encore sui- pied.

empouiller [an-pou, il mil., é] v. a. Ensemencer (une terre) de blé. (Se dit dans certaines régions de la France du Nord et du Nord-Est.)

empouilles [an-pou, il mil., e] n. f. pl. Dr. coût. Récoltes sur pied, par opposition aux fruits récoltés qui s'appelaient dépouilles.

empouper [an-pou-pé] v. a. Se dit du vent qui prend (un navire) en poupe.

empourprer [an-pour-pré] v. a. Colorer de pourpre ou de rouge : visage empourpré de colère. empoutage [atiJ n. m. Action d’empouter. empouter [an-jiou-té] v. a. (du provenç. empeutarj. Passer dans les trous de la planche d'arcade les flcelles que Ton met en communication avec les crochets de la mécanique Jacquard.

empoutrerie [an, rî] n. f. Ensemble des deux poutres qui soutiennent le plancher du beffroi d’un moulin.

empreindre [an-prin-dre] V. a. (lat. imprijnere. — Se conj. comme cramare.) Imprimer, marquer par la pression : empreindre ses pas sur la neige, son image dans le cœur de quelquun.

empreinte [an-prin-tc] n. f. Figure, marque, trace en creux ou en relief ; l'empreinte d'un cachet. Fig. Marque, cai'actère distinctif : cet ouvrage porte l'empreinte du génie. Empremtes digitales, v. dactyloscopie.

empressant [an-prè-san], e adj. Pressant. (Vx.) empressé [an-prè-sé], e adj. et n. Qui se hâte. Qui se donne du mouvement. Qui montre une civilité attentive : un cavalier empressé auprès des dames ; faire l'empressé.

empressement [an-prè-se-man] n. m. Hâte inspirée par le zèle : obéir avec empressement. Ant. Lenteur, mollesse, indifférence.

empresser (s’) [san-prè-sé] v. pr. (do en, et presser). Agir avec ardeur, avec zèle, se hâter. Montrer une civilité attentive : courtisans qui s'empressent autour d'un ministre qmissaJit.

emprésurage [an-pré-zu-ra-je] n. m. Action d’emprésurer.

emprésurer [an-pré-zu-ré] v. a. Ajouter de la présure (au lait) pour le faire cailler.

emprimerie [an, rî] n. f. Grande cuve où les tanneries font rougir cuirs et peaux.

emprise [an-pri-ze] n. f. Entreprise. (Vx.) Action de prendre des terrains par expropriation. Empiétement sur le domaine public. Archéol. Ecusson chargé de devises que les tenants faisaient suspendre à des mâts aux tournois et aux joutes et que Ton venait toucher en signe de provocation.

emprisonnement [an-pri-zo-ne-man] n. m.

Action de mettre en prison. Ant. Elargissement, libération.

— Encycl. Dr. L’emprisonnement constitue une peine de simple police lorsque sa durée n'est que d'un jour à cinq jours ; il consiste alors dans une simple privation de liberté, sans assujettissement au travail. Il rentre dans la catégorie des peines correctionnelles lorsqu'il est prononcé pour plus de cinq jours, et consiste alors dans la privation de la liberté, avec assujettissement au travail.

emprisonner [an-pri-zo-né] v. a. Mettre en prison : Louis XI emprisonna La Ballue dans une cage de fer. Empêcher de sortir. Fig. Enfermer, contenir, tenir à l'étroit : emprisonner son cou datis un col ridicule. Ant. Délivrer, élargir, libérer, emprisonneur, euse [an-pri-zo-neur, eu-ze]

n. Personne qui emprisonne.

emprunt [an-prun] n. m. (de emprunter). Action d'emprunter : contracter un emprunt. Acte d'un Etat, d'un département, d’une commune, d'une société ou d'un individu, qui demande de l'argent, à charge de payement d'intérêts, et, en principe, à charge de remboursement. D'emprunt loc. adv. , fourni par un emprunt. Fig. Supposé : nom d'emprunt. Factice : vertu d'einpmnt.

— Encycl. Dr. Les emprunts contractés par l'Etat sont autorisés par une loi.

Le conseil général vote les emprunts départementaux remboursables, dans un délai qui n'excède pas trente ans, sur les ressources ordinaires et extraordinaires. Si l'emprunt est remboursable dans un délai excédant trente ans, ou si le service de Tcmprunt nécessite la création d'une imposition extraordinaire, il est statué par décret en conseil d'Etat.

Los emprunts communaux dont la période de remboursement n'excède pas trente ans sont autorisés soit par le conseil municipal, lorsqu'ils sont remboursables, soit au moyen dos revenus ordinaires, soit sur le produit d'une imposition extraordinaire n'excédant pas le maximum fixé par le conseil général ; soit par le préfet, s'ils sont remboursables au moyen d'une imposition extraordinaire dépassant ce maximum. Un décret en conseil d'Etat est nécessaire

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si la période de remboursement excède trenic ans, ou si la somme à emprunter dépasse un million, ou enfin, si, réunie au chiffre d'autres emprunts non encore rembovirsés, elle dépasse un million.

emprunté, e [nrij adj. Embarrassé, contraint ; air empmnié. Qui n'est pas naturel ; éclat emprunté. Supposé : nom emprunté. Ant. Aisé, facile, naturel.

emprunter [an-prun-té] v. a. (du lat. in, dans, et promutuum, argent prêté). Obtenir à titre de prêt : emprunter de l'argent à quelqu'un, l'ig. Keoevoir de : la lune emprunte sa lumih-e du soleil. S'aider d'un secours étranger ; emprunter la main d'un secrétaire. Se parer de ; emprunter les apparences de la vertu. Tirer : emprunter une pensee a un auteur. Prov. ; Ne choisit pas qui emprunte, ré- (luit à emprunter, on ne peut faire les conditions.

emprunteur, euse [an, eu-ze] adj. et n. Qui emprunte. Qui a l'habitude d'emprunter. Ant. Prêteur.

empsychose [an-psi-kô-ze] n. f. (du gr. en, dans, et psukhè, âme). Philos. Union de l'âme et du corps, emption [anp-si-m] n. f. (lat. emptio). Achat. (Vx.) empuantir fan] v. a. (de en, et puant). Rendre puant. (Peu us.) S’empuantir v. pr. Devenir puant. Ant. Embaumer, parfumer.

empuantissement [an, ti-se-man] n. m.

Etat d'une chose qui s'empuantit. (Peu us.)

Empurany, comm. de l'Ardèche, arr. et à 35 kil. de Tournon, non loin de la Doux ; 1.790 h.

Empuse. Myth. Spectre que les divinités infernales envoyaient sur la terre pour s attaquer aux voyageurs. (C'était une sorte de vampire, qui sugait le sang de ses victimes.)

empuse {an-pu-ze\ n. f. Bot. Genre de champignons qui vivent en parasites dans le corps des insectes, se nourrissant de tous leurs organes, a 1 exception du tube digestif. Zool. Genre d insectes orthoptères, de la famille des mantidés, dont ils ont les mœurs, et qui vivent dans les régions chaudes de l'Ancien monde. (Les einpuses ont des pattes élargies par places en forme de feuilles. 'L'empusa pauperata se rencontre dans le midi de la France.)

empyème fan' n. m. (du gr. en. dans, et puon, pus), .uéd. Amas de pus dans la cavité des plèvres. Opération par laquelle on enlève ce pus. Syn. thora-

CENTÈSE.

empyocèle [an-pv n. f. (du gr. en, dans, puon, pus, et kèlé, tumeur). Hernie purulente.^

empyréal, e, aux fan] adj. Qui se rapporte à l'einpyrée : régions empyréales.

empyrée [an-pi-ré'\ n. m. (du gr. en, dans, et ■Bur, feu). Partie la plus élevée du ciel, habitée par les dieux. Poétiÿ. Firmament. Adjeetiv. : le ciel empyrée.

empyreumatique tanf adj. Tenant de l'empyreume : huile empyreumatique.

empyreume fan] n. m. (gr. empureumaj de en dans, et pur. feu), Chim. Saveur et odeur acie. désagréable, que contracte une matière organique soumise à l'action d'un feu violent,

Ems [éniss], fleuve d'Allemagne, affl. de la mer du Nord ; il arrose la Westphalie et le Hanovre, et passe à Lingen et à Meppen ; cours 378 kil.

Ems, bourg de Prusse, près de Coblentz, sur !a Lalin ; 6,400 h. Eaux thermales bicarbonatées ferrugineuses (rhumatisme, laryngite, maladies des femmes). C'est à Eins que se produisit, au mois de juillet 1870, l'incident diplomatique dénaturé par Bismarck, d ou sortit la guerre de la France à l’Allemagne. Conformément aux clauses de l'armistice de novembre 1918, Ems fait partie des territoires encore occupés par les Français sur la rive droite du Rhin en avant de Coblence-Klirenbriststein.

Ems i Dépêche d'), dépêche transmise le 13 juillet 1870 à Bismarck et dans laquelle Abek en rendant compte d'après une lettre de Guillaume l'u' de 1 entrevue de ce roi avec le comte Benedetti, ambassadeur de France au sujet de la candidature Hohenzollern, Bismarck publia le texte de la dépêche en 1 altérant de manière à donner à l'attitude du roi un caractère offensant, ce qui déchaîna la guerre.

Ems, comm. de Suisse (cant. des Grisons), sur la rive dr. du Rhin; 1.500 h. Elève de bétail.

Ems-Occidental, Ems-Oriental, Ems- Supérieur, départements de la France de 1810, formés de portions de la Hollande^ ou du Hanovre. Le prernier avait poui’ ch.-l. GrouinguQ^ l6 second Aui'ich, le troisième Osnabrück.

ému, e adj. Surexcité, mis en émoi : pays ému. Fig. Touché, attendri, qui témoigne, qui éprouvé de l'émotion : un air ému; une voix emue. Pop. iroublé par les fumées du vin.

émulateur, trice adj. et n. Personne animée par l'émulation. (Peu us.)

émulation, [si-on] n. f. (de émule). Sentiment qui porte à riv'aliser avec quelqu’un ou avec quelque chose : on encourage l'émulation chez les ecoliers.

émule adj. et n. (lat. æmulus). Personne qui cherche à en égaler, à en dépasser une autre. Concurrent. rival, compétiteur. Qui atteint ou qui est près d'attéindre au mérite d’un autre : dans le style. Racine est l'émule de Virgile.

émulgent \jan), e adj.

(du lat. emulgere, traire). Se disait des vaisseaux qui appartiennent aux reins.

émulseur n. m. Appareil de laiterie, au moyen duquel on mélange intimement au lait écrémé les matières grasses nécessaires à la fabrication du fromage.

Appareil pour élever les liquides corrosifs.

émulsif, ive adj. (du

lat. eniuhus. Irait '. Se dit des semences d'où l'on peut tirer l’huile par expression : les amandes, pistaches, pignons sont des semences cmuUives. Substance dmulsire, matière grasse qu’on ajoute au lait écrémé lors de la fabrication des fromages. N. m. : un émulsif.

émulsine ou synaptase [uap-ta-ze] n. f liéd. Diaslase qu’on l'encontre dans divers pruniers.

émulsion n. f. (du lat. emutsus. trait). Préiiaration pharmaceutique liquide, ayant la couleur et

Encadrements (xvi* s.) : t. De

iiuulseiir.

la consistance du lait. Plint, Préparation sensible aux radiations lumineuses dont on i-nduitles plaques et les papiers pliotographiques ; l’émulsion est généralement à base de bromure d'argent et de gélatine.

— Rncycl. L'émulsion est un mélange d'eau et de substance non solulde dans l'eau (huile, résine, etc.

Cette substance est maintenue en suspension à l’élat de gouttelettes ou de parcelles extrêmement ténues.

La pharmacie distingue les émulsions naturelles (préiiai'ées avec les semences émulsives) et les éuuilsions factices ou artificielles (préparées soit par l'intermédiaire de l'eau seule, comme pour les gommesrésines, soit à l'aide de l'eau et de l'alcool comme pour certains baumes, soit enfin à l'aide de l'eau et du jaune d'œuf ou d'un mucilage gommeux, comme cela a lieu pour les huiles grasses ou volatiles, les térébenthines , etc. ) .

Le lait de poule est une émulsion oblenue avec de l’eau chaude, un jaune d’œuf, du sucre et de l'eau de fleur d’oranger.

émulsionnement [si-o-ne-man, n. m. Action d'émulsionner.

émulsionner

[si-o-ne\ v. a. Faire passer à l’état d’émulsion : émulsionner une huile.

emunctæ naris , mots lat. signif. Aux

narines mouchées. .

Expression d'Horace [Satires, I, 4, 8) pour designer un homme qui a du nez, c'est-à-dire du discernement.

émyde n. f. ToHue d'assez grande taille, d'Europe et d'Amérique. (V. la planche reptiles.)

émydie ’df] n. f. Genre d'insectes lépidoptères, comprenant de petits papillons nocturnes jaunes ou gris, marquetés de noir, et vulgairement^ appelés écailles chouettes ; plusieurs espèces d émydics habitent la France.

Émyrne ou Imerina, autre nom de la région de Tananarive, plateau élevé et salubre, dans la colonie française de Madagascar.

en [an] prép. qui a à peu près les sens de dans (lat. in). Elle indique le lieu, la situation, 1 ordre, l'espèce, le temps, la malière, l’état, la forme, etcen ian] pron. pers. de la 3® fiers, (lat. inde). De lui, d'elle, d'eux, d’elles, de là, à cause de cela, etc, (En est purement explétif dans certaines locutions : en être pour sa peine.) •

enalgrir [an-è] v. a. Rendre plus aigre, plus douloureux. (Vx.)

énallage [nal-la-je\ n. f. (gr. enallagâ). Gram. Figure de construction, qui consiste dans 1 emploi d'un temps, d’un mode, d'un nombre, d un genre pour un autre. Ex. : ainsi dit le renard, et flatteurs d'applaudir. (Peu us.)

enamonrer [an-na-mou-ré] v. a. (de en, et amour). Inspirer de l'amour à. S'enamourer v, pr. Devenir amoureux.

énanth.ème n. m. (du gr. en, dans, et anthein, fleurir). Eruption à la face intérieure des cavités naturelles. (S’oppose à exanthème.)

énantiomorphe adj. (du gr, eiiontios, contraire, et morphè, forme). Qui est formé des mêmes parties disposées en sens inverse.

énantiose (d-ze] n. f. (gr. enantiôsis). Philos. Chacune des oppositions, au nombre de dix, qui sont la source de toute chose. (Plxemple ; le pair et lim- 'po.v', la '>nâl6 Bt la feiiiBllB^ lun Bt Ib 'iuultiplB, etc.)

enarbrer [an-nar-bré] V. a. Monter, assembler sur un arbre on un essieu ; enarbrer une roue, un pignon

énargite n. f. Minér. Arséniosulfure de cuivre naturel.

énarm© n. f. (de m, et arme). Courroie, poignée fixée à la partie concave d'un bouclier et servant à le tenir pendant le combat.

énairable [nar-ro-ùfej adj. Qui peut se narrer, énarr ation [nar-ra-si-on] n.f. Action d'énarrer ; récit détaillé ; une ennuyeuse ènarration.

énarrer hiar-ré] v. a. Raconter avec détail, énarrhement \na-re-man] n. m. Action d'énarrher, de donner des arrhes.

énarrherfiia ?’él v. a. Donner des arrhes à. énartlirose [trâ-ze] n, f. (du gr. en, dans, et arthron, arliculation). Anat. Articulation mobile de forme sphérique ; les articulations de iepaule et de la hanche sont des énarthroses.

énaser (zéj v. a, ;du préf. é, et du lat. nasus, nez). Couper le nez à: autrefois, on énasait les voleurs pour un premier délit.

énaueber [nô-ché] ou énôcber [ché] v. a.

Creuser dans l'enclume la rainure qui doit servir de moule à la tige de l’épingie.

Énault [nô] (Louis), romancier français, né à Isigny, m. à Paris (lS24-19tlO) ; auteur de nombreux romans d'uii style soigné, et d'un réel intérêt: Christine, Nadège, un Amour en Laponie, etc. en-bas n. m. tinguist. Syn. de embas.

ençà adv. (de en, et ça). Par rapport à ce temps : Depuis mille ans ençà; après vingt ans ençà. (A x.)

encabanage [an] n. m. (de en, et cabane). Action de placer les vers à soie sur des claies ou sur des bruyères.

encabanement fan, man] n. m. (de en. et cabane), l’artie intérieure d'un navire, qui rentre depuis la ligne du fort jusqu'au plat-bord.

encabaner [an, né] v. a. Faire l'encabanage des vers à soie.

encabasser v. a. Dans les fabriques d'huile, mettre la pâte résult.ant du broyage des olives dans des cabas (scourtins) do sparterie, pour la souhiettr. à la presse.

encablure (an’ n. f. (de en. et câble). Mar. Le dixième du mille marin, soit 185“, 2.

ENC

encadastrer [an-ka-das-tré] v. a. Faire entrer dans un cadastre.

encadenasser [an, na-sé] v. a. Fermer d'un cadenas ; enfermer soigneusement : encadenasser un prisonnier.

encadrement [an. maiP n. m. Action d'encadrer. Ce qui encadre : l'encadrement d'une porte. Bordure : encadrement de gazon. Ornement eu saillie, qui entoure certains membres d'architecture. Fig. Milieu. Artill. Fait d'obtenir dans un réglage de tir, sur quatre coups, deux courts et deux longs par rapport à l’objectif. , , •

— Encycl. Les premiers cadres furent de bois

ienétre ; 2. De tableau; 3. De miroir; 4. De tapisserie.

sculpté, iiecouverts directement de feuilles d or. Puis, on recouvrit le cadre d'une inince couche de colle et de blanc mêlés pour faire disparaître îes aspérités du bois et rendre le cadre plus poli. Ce mélange forme aujourd'hui la pâte, plus épaisse, qu on apfdique, moulée, sur les caùres en guise de sculpiure. Les ateliers d'encadrement sont composés de mouleurs, de repasseiirs qui retouchent le moulage, de doreurs, de brunisseiirs et d e - cadreurs proprement dits, qui fixent les tableaux ou gravures dans le cadre. Les bois qui servent à la fabrication des cadres dorés sont : le marronnier, le poirier, l'aune, etc.

encadrer [an-ka-àré\ v. a. Mettre dans un cadre : encadrer un tableau. Fig. Envelopper, isoler. Entourer et faire ressortir cheveux noirs encadrant un visage pâle. Milit. Faire entrer dans les cadres de l'armée : la Révolution^ encadra dans l'ancienne armée les volontaires de 179ê.

encadreur [an] n. m. Celui qui fait ou qui pose les cadres.

encagement [an, man] n. m. Mise en cage, encager [an-ka-jé] v. a. (Prend un e muet après le !/ devant o et o: zi encagea, nous encageons.) Mettre en cage : encager un serin. Fig. eifam. Mettre en prison : encager lin voleur.

encaissable [an-kè-sa-ble] adj. Qui peut être encaissé: .sommes encaissables.

encaissage [an-kè-sa-je] n. m. Action d'eneaisser ; encaissage de marchandises.

encaissant ;an-A:é-san], O adj. Qui forme encaissement : roches encaissantes.

encaisse [azz-W-se] n. f. Argent, valeurs en caisse. Encaisse métallique, valeurs en or et en argent : rencaisse métallique de la Banque de France dêpa.sse cinq milliards de francs.

encaissé [an-kè-sé'. e adj. Qui a des bords escarpés : rivière encaissée. Resserré, bordé des deux côtés: chemin encaissé; vallée encaissée.

encaissement [an-kb-se-man] n, m. Action de mettre dans une caisse : encaissement des marchandises. Action d'encaisser de l'argent, des valeurs. Etat d’une rivière, d'une route encaissée.

encaisser [an-kè-sé] v. a. Enfermer dans une caisse; encaisser des marchandises. Mettre en caisse des billets de banque, de l’argent, etc. : encaisser un effet. Pop. Recevoir les coups :zm bon boxeur doit saroiï'encaisser.Supporter.admettre :desreprocheeiin on ne peut pas encaisser, Ant. Débourser, payer, solder.

encaisseur [an-kè-seur] n. m. Négociant qui encaisse; l'encaisseur cCun effet.

encalminé, e fan] adj. fde en, et calme',. Mar. Arrêté par le calme : navire encalminé.

encalypte fan] n. f. Genre de mousses, eoiiiprenant des plantes qui croissent en gazons épais.

encampanement [ an - kan , man] n. m. (de en, et dulat. campnna.

cloche). Mar. Evasement d'une bouche à feu.

encan [azi] n. m. (du lat, in quantum, à combien). Vente publique, aux enchères, de meubles, objets mobiliers, etc. : vendre des meubles à l'encan. Fig. Trafic honteux ; mettre sa conscience à l'encan.

— Encycl. Dr. En règle générale, toutes espèces de meubles sont susceptibles d'être vendues à l'encan.

Cette règle souffre, cependant, quelques exceptions ; ainsi, les iiiarcliaiidises neuves appartenant à un iiiarchand et faisant l'objet de son commerce ne peuvent être vendues à l'encan que sous certaines restrictions, nécessitées par l'intérêt public et la sûreté du négoce. Les commissaires-priseurs ont le monopole des ventes à 1 encan dans les communes où ils ont leur résidence; dans les autres communes, le monopole est partagé entre les commissaires-priseurs, les notaires, les huissiers et les greffiers. L officier publie chargé d'une vente à l'encan ne peut se rendre adjudicataire pour son propre compte.

encanaillement [an-/.a-zia, il mil., e-mazz] n. m. Action d'encanailler, de s'encanailler. (Peu us.)

encanailler [an-ka-na. Il mil,, é] V. a. (de en, et canaille). Mêler avec la canaille. Prendre des allures canailles. S'encanailler y. pr. Hanter la canaille, s'y mêler, l' ig. S'avilir, s abaisser.

Encalypte (gr. 2 fois .

ENC

ENC

encanteur ^hu] n. m. celui qui vend à l'encan, encanthis ’an-kan tiss] n. m. alii gr, c?!, dnns. et kantlios, coin de l'o.'!!'. Tnnieiu' ou vcgolation de la caroncule lacrymale : V encanthis se guérit par l'arrachement des poils et la cautérisation au sulfate de cuivre.

encaper "0)i /ia-)je v.n. Passer enti'e deux caps. V. a. Kngager entre deux caps ; encaper im navire.

encapuehonner frm, oAo-ju;] v. a. couvrir d'un capuchon: cncapuchonner un enfant. Fai». Faire entrer dans un ordre monastique. S’encapuchcnnec v. pr. Se dit d'un cheval qui rapproche troii le lias de la tète du poitrail.

encaqueniGllt 'an-ka-ke-man] n. m. Action de mettre les harengs en caque.

encaquer [on ka-ké] v. a. Mettre dans une caque; encagner des harengs. Fig. et fam. Entasser dans une voiture, une chambre.

encaqueur, euse [an-ka-keur. ei(-=o] n. Qui

encaque. (On dit aussi caqüf.ur, euse.)

Encarnacion (La', v. du Mexique (Etat de Jalisco) ; Jlî.OOO h. Savonneries.

encai’na'Valé, e an] adj. Grotesquement habillé, comme un personnage de carnaval.

encarpe [an] n. m. (gr. egkarpa). .irchil. anc. Guirlande de feuillage, de fruits, de fleurs.

e n c art

[u)i-/iur! n.

m. (de encarter ) . Carton simple ou double , qui , dans lesfeuilles de cer- Encarpo.

tains formats

(m-12, in-16, in-18, etc. )> se détache k la pliure pour être intercalé dans la partie principale d'un cahier. Feuille ou cahier tiré à part, et que l'on insère dans une brochure.

encartage [an] n. m. ou encartation [an, si-on] n. f. Action d'encarter des feuilles d’impression.

encarter [an~kar-té] v. a. (de en, et cartr). Hel. Insérer un carton à l’endroit dhme feuille où il doit être. Insérer dans un livre, dans une revue, etc., que Ton met en vente : encarter un prospectus. Admin. Inscrire sur les registres officiels de la prostitution.

encarteuse [an-kar-teu-ze] n. f. Machine servant à fixer de menus objets, tels que les boutons, sur des feuilles de carton.

encartonnement [man] ou encar tonnage [to-na~je] n. m. Etat d’un objet encartonné.

encartonner \an-kar-îo-né] v. a, I^lacer des feuilles imprimées entre des cartons, pour les satiner en les passant à la presse. (S'emploie aussi quelquef. comme syn. de encarter.)

encartOUCliage [an] n. m. Action d’cncartoiicher.

encartouclier [an, ché] v. a. Mettre de la poudre ou de la dynamite dans les cartouches, en-cas, encas ou en cas [«ïi /ta] n. m.

invar. Objet réservé pour servir dans dc.s circonstances imprévues : avoir dit mille francs comme en-cas. Mets tout préparé, pouvant se servir à l'improvisle : en-cas chaud, en-cas froid. Sorte d'ombrelle assez grande, pouvant servir de parapluie.

encastage [an-kas-ta-jé] n. m. Action de placer les poteries à cuire dans les étuis ou casettes.

encasteler (s’) [san-kas-te-lé]y.^Y.

(lat. incastellare. — Prend un é ouvert devant une syllabe muette : f encastèle.)

Se dit d’un cheval dont le lalon se rétrécit, et la fourclicttc se resserre.

encastelure 'an-kas-te] n. f. Mala- En-cas. die du pied du cheval, qui consiste en un rétrécissement des régions postérieures du sabot (talon) ; l' encastelure se tfuérit par une ferrure qui obliqe la hèle à marcher sur ses talons, ou par l'absence momenta}iée de ferrure.

encaster [an-lcas-té] v. a. (de en, et casette). Placer (les poteries) dans les casettes.

encasteur [an-kas-teur] n. m. Ouvrier chargé de l'encastage.

©ncastillage n. m. Sjm. de ACCASTILLAGE, encastillement [ayi-kas-ti, Il mil., e-man] n. m. Action d’encastilhu*.

encastiller [an-kas-tî, il mil., e'] v. a. Enchâsser, encadrer. (Vx.; Mettre à l’abri, en sûreté dans un castel ou château fort: encastiller des troupes.

^ encastrement [an-kas-tre-man] n. m. Action d'encastrer. Entaille dans une pièce de bois ou de fer pour recevoir une autre pièce.

encastrer [an-kas-tré] V. a. (ital. incastrare). Enchâsser au moyen d'une entaille.

oncataloguer [an, ghé) v. a. Mettre dans un catalogue : enctUalo;/uer des roma)is.

EIncauSSe, comm. de la Haute-Garonne, arr. et à iO kil. de Saint-Gaudens, sur le Job : 34U h. Eaux minérales sulfatées calciques magnésiennes (pléthore, nervosisme, gravelle).

encausticage [an-kôs-ti-ka-je] n. m. Action d'encaustiquer: l'encaustiquage d'un parquet.

encaustique [an-kôs-ti-ke] n. f. l'gr. egkaustikè; de cgkaiein, brûler). Chez les Anciens, peinture où l’on employait des covileurs délayées dans de la cire. Auj., préparation dont on imprègne les sculptures de marbre ou de plâtre pour en adoucie la touche et les préserver de l'humidité. Préparation de cire et d’essence de térébenthine, pour faire briller les meubles, les parquets. Adjectiv. : pi%paralion encaustiuiie.

— Encycl. Teckn. L’encaustique comprend diverses sortes commerciales qui servent pour les meubles, les parquets, les carrelages et les cuirs ou harnais. La première sorte se prépare en dissolvant de la cire jaune dans de la térébenthine, et en ajoutant au tout de l’orcanette pour l’encaustique jaune ou du quercitron pour la rouge. On fait aussi des encaustiques à la potasse ou au pétroL', en dissolvant de la cire dans une solution de potasse, ou en

versant peu à peu du pétrole sur do la cire fondue. I (’os sortes s’omploient pour les meubles, les jtar* quels et les carrelages. L'encaustique pour cuirs et harnais s'obtient en dissolvant de la cire jaune dans di‘ la térébenthine, on ajoutant un peu do colojdiane. Potir les cuirs noircis, on ajoute du noir animal. I/ossence des diverses encaustiques, qui agit comme dissolvant et s'évapoie après l'application, peut être remplacée par un autre liquide capable de dissoudre ou d'émulsionner la cire. C'est ainsi qti'on prépare des encaustiques sans essence, en faisant fomlre. la cire dans une eau savonneuse (eau l.üüü, savon 3ÜÜ, cire 300, sel de tartre l.oO).

encaustiquer [an-kos-ti-ké] v. a. Enduire crencauslique : encausiigucr un meuble, un parquet.

enca'VeUient [au, luau] n. m. Actipn d'oncaver; son résultat: l'encareinent améliore les vins.

enca'ver [nu-A'ft-i'é] V. a. Mettre en cave. Fam. Enfermer une personne dans une cave, enca'veur [(«i; n. m. Celui qui encave. enceindre [rui-siu-dre] v. a. dat. incingere. —

Se cnnj. comme craindre.) Entourer, enfermer : enceindre une ville de mxtrailles.

enceinte lan-sin-te] n. f. Ceinture; ce qui cnloure de manière à défendre ; enceinte de murailles. Espace clos, salle : l'enceinte d'un tribunal. Remparts : l'enceinte d'une ville.

enceinte fau-sin-le] adj. f. (peut-être du bas lat. incincta. sans ceinture). Se dit d'une femme grosse ; une femme enceinte de trois, de six mois.

Encelade [au), le plus célèbre des Titans qui se révoltèrent contre Jupiter. Arrêté dans sa fuite en Sicile, il fut foudroyé et enseveli par Jupiter sous l'Etna. C'est lui dont l'haleine embrasée exhale les feux que lance le volcan, et qui ébranle la montagne et toute la Sicile, lorsqu'il tente de se retourner. (Myth.)

encellulement [an-sé-lu-le-man) n. m. Action d'encelluler. Détention dans une cellule.

encelluler [an-sè-lu-le] v. a Mettre en cellule : encelluler des moines. Détenir dans une cellule : encelluler des détenus.

encens [an-san] n. m. (du lat. incensum, chose brûlée). Espèce de résine aromatique (en parlicul. l'o///m?i), dont l'odeiir s’exhale surtout par la combiLstion, et qui provient de difi'érents arbres ; le meilleur encens vient d'Arabie. Fig. Louange, éloge, compliment : l'encens de la flatterie. Prov. : Selon les gens, l’encens, on mesure la louange, la flatterie au mérite ou au rang des personnes.

— Encycl. On désigne sous le nom d'encens plusieurs substances de nature résineuse ou gommorésineuse. L’mcens indien, encens mâle ou oliban, e.st produit par une plante d'Abyssinie, la hoswellia Carieri (famille des burséracées ; on l'appelle indien parce qu'il passe souvent par l’Inde avant d’être importé en Europe. Il se présente sous la forme de petites boules sèches, de saveur légèrement âcre, amère et aromatique. L'encens est souvent falsifié avec de la sandaraque, du mastic, de la résine de pin. L’encens femelle est produit par une espèce de genévrier (juniperus lycia).

L'encens était brûlé par la plupart des peuples orientaux en l'honneur de leurs divinités : les Hébreux l'offrirent à Jéhovah sur l'autel des parfums ; encore aujourd’hui, il est employé dans les cérémonies du culte catholique.

encenseiïlBllt [an-san- se-man] n. m. Action d'encenser : encensement de l'autel.

GUCenser /ïu-sa/i-.sè] v. a. Agiter l'encensoir devant l'autel, devant quelqu'un. Ffg. Honorer d'un respect religieux. Flatter avec excès : encenser un min'istre puissant. Ahsolum., se dit d'un cheval qui fait avec la tête un mouvement de bas en haut.

encenseur, euse eu-ze] n. f.

Pei’sonne qui encense, qui llatte ; louangeur, flatteur.

encensier [an-san-si-é] n. m. Nom vulgaire du romarin.

encensoir 'an-san] n. m. Cassolette suspendue â de petites chaines, dont on sc sert dans les églises pour brûler l'encens et que l'on balance devant les objets ou les personnes que l’on veut encenser : dans la liturgie romaine, le célébrant accompagne de la main l'encmsoir, il ne le lance pas. Fig. Louange llatteuse.

Coup d'encensoir, ilatterie excessive.

Donner de l'encensoir à quelqu'un par le nez, à travers le visage, casser l encensoir sur le nez, donner des louanges maladroites ou exagéi’ées.

encépagement '«u, je-man] n.

m. Ensemble des cépages constituant un vignoble.

encéphalalgie [an, jî] n. f. (de encéphale, et du gr. algos, douleur).

Douleur dans l'encéphale.

encéphalalgique [ajijadj.Qui se rapporte à l'cncéphalalgie.

encéphale [an] n. m. idu gr.

en, dans, et keplinté, tète). Ensemble des organes que renferme le crâne. (L’encéphale se compose du cerveau et du cervelet, réunis entre eux et au bulbe racliidien par l'isthme de l' encéphale.)

encéphalique [anj adj. Qui a rapport à l’encéiihale : douleur encéphalique.

. encéphalite 'an, n. f. inflammation de l'encéphale : encéphalite aiguë. Encéphalite léthargique. maladie nouvelle ou méconnue jusqu'ici, caractérisée par des jiaralysies oculaires et une soimmlence progressive abonlissant au coma et le plus souvent à la mort. (On croit cette maladie d'origine microbienne.)

encéphalocèle an] n. f. (de encéphale, et du gr. kelè, tumeur). Tumeur faisant hernie en dehors de la cavité crânienne.

encéphalocélique [au' adj. Qui se rapporte à l’cncéphalocèle : proluhérànce encéphalocélique.

encéphaloïde Voi] adj. Qui a la consistance de l'encéphale. N. m. Sarcome mou.

encéphalologie [an, ji\ n. f. Traité sur l’encéphale.

encéphalopathie [an. ü] n. r. (de encéphale. et du gr. pathos, affection). Affection organique de Tencé'ifliale.

encéphaloscopie 'an. sko-nf n. f. (de encéphal \ et du gr. skoqieiti, examiner). Etude anatomique du cerveau.

encerclenient [an-sèr-kle-man] n. m. Action d'entoiirer d'un cercle. Aciion d'entourer un Etat d'un, cercle d'alliances : ï encerclement de l'Allemagne.

encercler [an-.sér-AWJ v. a. Enlourer d'un cercle ; encercler un dessin dans un filet d'or.

enchaînement [an-ehé-ne-man] n. m. Action d'enehainer. Réunion de choses qui ont entre elles certains rapports : ï enchaînement des idées.

enchaîner [an-chè-né] v. a. Lier avec une chaîne : enchaîner un dogue. Fig. Captiver : enchaîner les cœurs. Coordonner ; bien enchaîner ses idées. Ant. Déchaîner.

enchaînnre [an-chë] n. f. Enchaînement, en parlant d'ouvrages d'art mécaniques.

enchalage [a?i] n. m. Action d'enchaler. enehaler [a)i-c/ia-(é] v. a. Empiler des fagots destinés à l'évaporation des eaux salines.

enchaleur 'an] n. m. Ouvrier qui enchale. enchambrër [an-chan-bré] v. a. Mettre en chambre. Disposer ou placer les vers à soie sur les bruyères, pour leur permettre de faire leurs cocons.

enchanté, e [an] adj. Produit par enchantement. ensorcelé ; pays enchanté ; maison enchantée. Fig. Très content, ravi, charmé : enchanté de vous voir. Liturg. Pain enchanté, altération .de pain à

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