Couronne d’empereur ; 2 et 3. Heaumes
peuples germaniques continuèrent seuls à élire un empereur d'Allemagne. Par la Bulle d'or (134-8), Charles IV fixa définitivement le mode de l’élection. qui appartint à sept princes d’empire. Après les guerres de la Révolution, l'empereur d'Allemagne ne prit plus que le titre d’empereur d'Autriche (1806) ; mais la dignité d'empereur allemand fut rétablie en 1871, par les princes de l’Allemagne du Nord, au profit du roi de Prusse. Au commencement du xviiie siècle, le tsar Pierre le Grand prit le titre d'empereur. Ce fut aussi celui qu’adoptèrent Napoléon pr, puis son neveu Napoléon III. en France ; Pedro pr, au Brésil: Maximilien, au Mexique. Ce titre, encore porté naguère par les souverains de la Chine et de la Corée, ne l'est plus aujourd’hui que par les souverains de l'Abyssinie et du Japon. La qualité d'empereur des Indes est attribuée au roi d Angleterre.
L’insigne héraldique de l’empereur est la couronne fermée et surmontée du globe, ou le heaume d'or taré de front, la visière entièrement ouverte et sans auctin grillage, et surmonté de la couronne impériale. Si le heaume est grillagé, le nombre des barreaux est de onze.
emperler [an-pèr-lé] v. a. Garnir de perles : emperler une coiffure. Fig. Couvrir de gouttes : la sueur emperle son front.
emperon "anj n, m. Bois de charronnage. (Vx.) emperruqué [an-pè-ru-lcé]^ e adj. Qui a une perruque.
empesage [an-ve-za-je] n, m. Action d'empeser, empesé [an-pe-zé'i, e adj. Fig. Apprêté avec de l’empois : co^ empesé. Raide, affecté : avoir l'air empesé. Peu naturel : style empesé.
empeser [an-pe-zé\ v. a. (du préf. en, et de poix. — Prend un è ouvert devant une syllabe muette : f empèse.) Apprêter avec de l'empois : e^jipeser du linge. Fig. Guinder, donner de la raideur. Ant. Désempesep.
empeseur, euse [an-pe-sewr, eu-ze] n. Qui
empèse.
empester [an-pès-ïéj v. a. Infecter de la peste ou d'un autre mal contagieux. Fig. Infecter de mauvaise odeur. Souiller, corrompre : empester le monde de mauvaises doctrines. Ant. Embaumer, désempestep, désinfecter.
empétracées [an, sé] n. f. pl. Bot. Famille de dicotylédones, voisine des euphorbiacées. S. une empétracée.
empêtre [an] ou empétrum [an-pé-trom' , n. m. Genre de plantes, de la famille des empétracées, comprenant des arbustes à baies noires comestibles, qui vivent dans les l'égions froides de l'hémisphère boréal.
empêtrement [an-pè-tre-man] n. m. Ce qui empêtre : action d'empêtrer.
empêtrer \an-pô-tré]v. a. (du préf. en, et du lat. pastorium, entrave . Entraver les pieds ; empêtrer un cheval. Fig. Engager d'une façon malheureuse : empêtrer quelqu'un dans une méchante affaire. Gêner, embarrasser. S'empêtrer v. pr. S'embarrasser.
empêtroir [an] n. m. (de empêtrer). Entrave pour les pieds.
empetrum n. m. V. empêtre, empeuré, e [an] adj. Saisi de peur, empliase [ari-fa-ze] n. f. (du gr. emphasis, apparence). Pompe affectée, dans le discours ou le ton : Bacine a raillé dans ses Plaideurs l'emphase des avocats de son temps. Ant. Simplicité, naturel.
emptiasé [an-/a-2éj, e adj. Emphatique, plein d'emphase.
empliatiqU© ran] adj. Qui a de l'emphase ; ampoulé, boursoufié : discours emphatique. Qui est employé par emphase : terme, mot pris dans un sens emphatique. Ant. Naturel, simple.
emphatiquement [an, ke-man] adv. Avec emphase : parler emphatiquement.
emphractique [an-frak-ti-ke] adj. fgr. emphraktikos). Méd. Qui ODStrue. N. m. : un emplirac-
©mphraxis [an-frak-siss] n. f. (mot grec). Méd. Obstruction.
©mphyséma^ux, ©use f an-fi-zé-maden.
eu-se] n. et adj. Qui est atteint d’emphysème. Qui présente les caractères de l’emphysème.
emphysème [an~fi-zème] n. m. (du gr. emphusèma, gonflement). Méd. Gonflement produit par l'introduction de l'air ou le développement d'un gaz dans le tissu cellulaire. Emphysème pulmonaire, dilatation anormale des canalicules et des vésicules pulmonaires.
— Encycl. L’emphysème peut se produire dané toutes les parties où l’on rencontre du tissu cellulaire ; mais, généralement, ce mot désigne l'emphysème pulmonaire. On distingue l'emphysème vésiculaire, dix à la dilatation des vésicules, ei l'emphysème
interlobulaire, qui enveloppe les lobules du poumon. On observe rciuphysème dans la bronchite chronique et la coqueluche. Ses signes sont : à la percussion augmentation de la sonorité, à l’auscultation inspiration sifflante et expiration rude. Plus tard, on note la dilatation du cœur droit, et les congestions, qui en résultent. L’arsenic et les iodures sont les médicaments de choix, que l’on doit employer de temps en temps.
emphyte n. m. Genre d’hyménoptères, comprenant des tenthrédinidés d’Europe, dont les larves vivent dans les tiges et sur les feuilles de diverses plantes comme les rosiers.
emphytéose [an, ô-ze] n. f. (gr. emphuteusis; dcempnuteuein. planter). Bail à long tenue, qui diffère du bail ordinaire en ce qu il confère un droit d'hypothèque cessible et saisissable. V. emphytuéo-
emphytéote [an] n. Preneur à bail emphytéo¬
emphytéotique [an] adj. Qui appartient à l'emphytéose ; bail emphytéotique.
— Encycl. ür. Le bail emphytéotique de biens immeubles confère au preneur un droit réel susceptible d'hypothèque; ce droit peut être cédé et saisi dans les formes prescrites pour la saisie immobilière. Le bail emphytéotique doit être consenti pour plus de dix-huit années, et ne peut dépasser quatrevingt-dix-neuf ans ; il ne peut se prolonger par tacite reconduction.
Le preneur à bail emphytéotique est dénommé emphytéote. il est tenu de toutes les contributions et charges. Il peut acquérir, au profit du fonds, des servitudes actives, et le grever, par titre, de servitudes passives, pour un temps qui n'excédera pas la durée du bail, et à charge d'avertir le propriétaire. Il a seul les droits de chasse et de pèche.
empiècement [an-piè~sp-man]n. m. Pièce rapportée dans le haut d'une chemise, d’un corsage, etc.
empiéger [an-p-é-jé] v. a. fSe conj. comme abréyer.) Prendre au piège ; empiéyer des oiseaux.{\K.)
empierrement [an-piè-re-man] n. m. Action d’empierrer une route. Lit de pierres cassées dont on recouvre les routes. Syn. de macadam.
— Encycl. P. et chauss. L’empierrement eu ma cadam, du nom de son inventeur Mac Adam, consiste à entasser, dans la forme ménagée sur une chaussée, des pierres, des cailloux, tels que le calcaire dur, le gneiss, le porphyre, etc., que l'on tasse au moyen de rouleaux compresseurs, en arrosant chaque lit successif et en recouvrant le tout de sable ou de fin gravier afin d'augmenter la cohésion ei l'adhérence. Les chaussées macadamisées sont trè.s peu sonores, mais, par temps de sécheresse elles donnent beaucoup de poussière, et une grande quanti ic de boue lorsqu'il pleut.
empierrer [ün-pit'-ré] v. a. Couvrir d'une cou che de pieri'es : empierrer un cheoiin.
empiétant [an-pié-lan], e adj. Blas. Qui tient sa proie dans ses serres.
empiétement [an, man] n. m. Action d'empiéter; son résultat : les empiétements sont la source de nombreux procès. Extension progressive d'un* objet sur un autre : l'empiétoneni de la mer sur les terres.
empiété, © [an] adj. Véner. Qui a de bons pieds : oiseau, chien empiété.
empiéter [an-pié-té] v. n. (de en, et pied. — Se conj. comme accélérer.) Mettre le pied sur la propriété d'autrui, en occuper une partie : empiéter sur l'héritage du voisin. Prendre une partie de la place occupée par une autre personne ou une autre chose : chaque tuile d'un toit empiète sur la tuile voisine. Fig. S’arroger des droits qu'on n’a pas : empiéter sur quelqu'un. \. a. Usurper sur la propriété d’autrui : empiéter un terra 'in.
empiffrer [an-pi-fré] v. a. {de en, et pijfre . Pop. Bourrer de nourriture. Rendre très gras, o empiffrer V. pr. Se gorger de nourriture.
empilfrerie [an-pi-fre-rî] n. f. Pop. Action de s'empiffrer.
empilage [nn] n. m. Action d'attacher un hameçon à une empile. Syn. île empilement.
empile [n?i] n. f. Fil délié ou crin auquel on attache l'hameçon. (On dit aussi pile oupeille.)
empilement [an, man] n. m. Action d'empiler, de mettre en pile : empilement du bois. (On dit
aussi E.VIPILAGE.)
empiler (au-pi-W] v. a. Mettre en pile : empiler des fayots, des livres. Arg. Tromper, voler. Empiler des hameçons, les attacher à une empile.
empileur, euse [«n, eu-ze] n. Celui ou celle qui empile. A?'g. Celui qui dupe. vole.
empiper [an-pi-pé] v. a. Mettre les harengs saurs en pipe, en tonneau.
empipeur [an] n. m. Ouvrier qui empipe les liarengs saurs.
empiranee [an] n. f. Etat de ce qui est empiré. Altération de la monnaie. Dépréciation des marchandises pendant une traversée.
©mpire [an] n. m. (lat. imperium ; de imperare, commander). Commandement, autorité : exercer un empire despotique. Souverain pouvoir : se démettre de l'empire. Forme de gouvernement ayant pour chef un souverain qui porte le titre d'empereur. Nation, pays, qui a pour souverain un empereur ; empire du Japon ; empire ottoman. Fig. Inlluence, prestige : l'empire de la beauté. Style empire, ornementation artistique dans le style du premier Empire. Bas- Jimpire, v. Byzantin (empire). Allus. hist. : L’Empire, c’est la paix, paroles prononcées par Louis- Napoléon, président de la République, en 1852, et qu’il fut aisé d'opposer à Napoléon III en 185i (guerre de Crimée), en 1859 'guerre d ltalie), en 1860 (guerre deChine), en 1862 (Mexique), et enlin enl870.
— Encycl. Hist. Le nom d'empire a été donné à plusieurs grands Etats :
Empire romain, depuis Augu.ste jusqu’à la mort de Théodose (29 av. J.-C.-395 apr. .L-C.l, capit. Home. Partagé en 395 par Théodose entre ses deux fils Arradius et Ilonorius, il forme alors ; l'empire d'Orient, appelé ensuite Bas-Empire. Empire grec ou de Constantinople, partie de l'empire romain qui eut pour capit, Constantinople (395-1453), et Vempire d'Occident, partie de l'empire romain qui conserva Home pour capitale après la mort de Théodose (395-476;.
Saint-Empire ou second Etninre d'Occident. fondé par Charlemagne et constitué jusqu'à Louis 1 Enfant (800-911;.
Ernpire latin de Constantinople, Elat fondé parles croisés à Constantinople et qui vécut de 1204 à 1261.
Empire d'Allemagne, fondé par Othon le Grand (962), aboli en 1806 par l'abdication de François II, empereur d’Autriche, et rétabli à Versailles en faveur du roi de Prusse Guillaume I'*', le 18 janvier 1871, sous le titreofficiel d' Empire allemand. Malgré l'abdication de Guillaume II, le 9 novembre 1918, l'Empire subsiste avec une constitution républicaine.
Empire d'Autriche. François II de Habsbourg-Lorraine, qui devait, le 6 avril 1806, déposer la couronne impériale d'Allemagne, avait dès le 11 août 1804 pris le titre de François l'r, empereur d'Autriche. L’empire d’Autriche ainsi formé prit fin, à la suite de la Grande Guerre, par Tabdicaüon de Charles IV, le 11 novembre 1918.
Emjiire' français. Premier Empire, fondé par Napoléon pi' en 1804, détruit en 181.5: second Empire, empire rétabli en 1852 par Napoléon III, et renversé de nouveau le 4 septembre 1870.
Empire des Indes, créé en 1876 et réuni à la couronne d’Angleterre.
Empire du Milieu ou Céleste-Empire. V. Chine.
— Bx-arts. Style em]iire. Dès la Révolution, grâce à une connaissance plus exacte de l'antiquité, et sous l'influence particulière du peintre David, Tart décoratif, déjà simplifié à la fin du règne de Louis XVI. se caractérisa par des contours et des profils plus sobres et plus sévères. Les murs furent ornés de fresques où figuraient des divinités antiques. Les sièges, les guéridons, les meubles prirent des formes antiques, et reçurent des ornements empruntés aux Anciens. Cette pseudo-antiquité, traduite en bois d’acajou garni de bronze doré, futadoptée par Napoléon Isr, et constitua le style empire. Les architectes Percier et Fontaine dirigèrent en ce sens l'ameublement des résidences impériales. Le style empire, malgré sa raideur, ne manque pas d'une certaine noblesse.
Empire {Histoire du second), par Pierre de La Gorce, 7 vol. (1895-1905). Ouvrage très complet, bien documenté et présentant un récit parfaitement ordonné.
Empire libéral (/'), par Emile OUivier, 16 vol. (1896-1914). Important travail, qui prend les faits depuis 1815 et les conduit aux désastres de 1870. L’information est abondante, l'exposition claire, mais l'ouvrage a parfois l'allure d'une plaidoirie.
empirée n. m. v. empyrée.
empirement [an, man] n. m. Etat d’une chose qui empire. (Peu us.)
empirer [an-pi-ré] v. a. (de en, et pire. — Prend Tauxil. avoir ou être, selon qu'on veut exprimer l'action ou l’état.) Rendre pire. V. n. Devenir pire : son mal empire. Ant. Améliorer, amender.
empirique [an] adj. (gr. empeirikos). Qui s’appuie sur l’expérience et non sur une théorie raisonnée ; la médecine empirique. N. V. empiriste. empiriquement [an, ke-man] adv. Par la
seule expérience.
empirisme [an-»i-ris-me] n. m. Usage exclusif de l'expérience, sans théorie ni raisonnement. Charlatanisme. Philos. Système qui place dans l’expérience notre seule source de connaissance ; l'empirisme de Locke, de Condillac. Ant. Dogmatisme, méthodisme.
— Encycl. Philos. Il faut disting-uer la méthode expérimentale, qui se sert de 1 expérience mais eu la dirigeant, de l’empirisme, qui s’y asservit. L'empirisme prétend ramener aux faits proprement dits non seulement toute pratique, mais aussi toute explication et toute théorie, et il se défend de rien affirmer à priori. Il est facile de conclure que Tempirisme proprement dit est la négation de toute philosophie, et même de toute activité intellectuelle.
6mpiriste [an-pi-ris-te] n. Pliilosophe ou médecin partisan de l’empirisme : Condillac est un empiriste. Guérisseur, mauvais médecin, médicasire, cliaiTatan qui n'a aucune connaissance médicale. (On dit aussi empirique.)
empiristique [an-pi-ris- ti-ke] adj. Qui a rapport à l'empirisme.
empis [an-piss] n. m. Entom. Genre de diptères d’Europe, comprenant des mouches allongées qui sont carnassières et sucent le sang d'autres petits insectes.
Empis [an-piss] (Adolphe Simonis, dit', auteur dramatique français, né et m. à Paris (1795-1868). Membre de l'Académie française. Auteur de nombreux livrets d'opéras, et de comédies dramatiques et morales. Son fils, Adolpue-Georges-Ga.spard- Joseph, né et m. à Paris (1824-1913), fut un médecin distingué.
emplacement [an-pla-se-man] n. m. Lieu,
S lace pour un édifice a construire. Place d'un édice, dnne ville disparus ; V emplacement de Troie a été retrouvé près d'Hissarlik. Action d’emplaoer (du sel).
emplacer [an-pla-sé] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a eto : il emplaça, nous emplaçons.) Mettre en place (le sel dans les greniers), emplage n. m. v. remplace.
emplaigner v. a. emplaigneur n. m.
Syn. de aplaigner, aplaigneur.
emplanter [an-plan-té] v. a. Couvrir de plantations : emplanter un terrain.
emplanture [an] n.f. (de en, ei planter a Mar. Massif de bois dans lequel repose le pied des mâts.
emplastique [aru-plas-H-ke] adj. Qui a les caractères de l'emplâtre.
emplastration [an-pla.s-tra-si-on] n. f. Action d'emplastrer.
emplastrer [an-plas-tré] v. a. Méd. Mettre un emplâtre. (Vx.) Hortic. Enter, greffer en écusson.
emplâtre [a7i]n. m. (gr. emplastron'. Onguent, topique étendu sur un morceau de linge ou de peau, pour être appliqué sur la partie malade. Mastic dont on garnit et recouvre les plaies dos arbres. Fig. Palliatif. Fig. et fam. Personne maladive, sans énergie. Pop. Soufflet, coup.
— Encycl. Les emplâtres sont les uns composés de corps gras et huileux, de résine, de cire, de poudre, etc. Les autres sont solidifiés iiar un oxyde de plomb. Ils ne sont guère employés aujourd'hui que