‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 738 sur 1225 · ENF · texte numérisé non relu

ENF

endroit 'an-droi n. m.'(de en, et droit). Lieu, lace; un endroit désert. Fiij. Localité qu'on habite: tre estimé dans son endroit, litre bien de son endroit, montriu- que l'on n'a ni les idées larges, ni les usages du monde, etc. Partie déterminée du corps, l’assage d'un discours, d'un livre. Côté par lequel on doit regarder une chose. Le beau côté d'une étoffe. Fam. Le petit endroit, lieu d'aisances. Fig. : souvent l'histoire ne montre que l'endroit des événements. (Ayn. Envers.)

A l endroit loc. adv., du bon côté. (Ant. A l’envers.)

.4 l'endroit de loc. prép., envers, à l’égard de, au sujet de : il a mal agi à mon endroit. Allüs. i.itt. : un endroit écarté,

Où d’être homme d’honneur on ait la liberté.

C'est ce que veut chercher Alceste, dégoûté de tous et de tout. {Le Misanthrope, 'V, 8.) Se cite presque toujours par plaisanterie.

enducailler [an-du-ka, il mil., €\ v. a. En mauv. part, mettre en relations avec des ducs.

enduire ’ayi', v. a. (du lat. indueere, appliquer sur. — Se conj." comme conduire). Couvrir d'un enduit : enduire un arbre de goudron.

enduisant [a)i-dMt-aa?î], e adj. Propre à, enduire: matière enduisante.

enduit [an-du-i] n. m. (de conduire). Substance molle ou liquide, propre à être étendue sur la surface d’un corps, pour le protéger, le rendre imperméable.

— Encycl. Teehn. L'enduit, en maçonnerie, est une mixture molle, pâteuse ou liquide, de chaux, de plâtre, de blanc de céruse ou de ciment, qu'on étend en une ou plusieurs couches sur un mur pour le préserver de 1 humidité et lui donner une plus belle apparence. En peinture, l'enduit est fait d'huile, de colle ou de badigeon.

endurable [an] adj. Que l'on peut endurer : souffrances qui né sont pas endurables.

endurance [an] n. f. Qualité d’une personne endurante. Aptitude à résister aux fatigues : les exercices du corps augmentent l’endurance physique. | endurant [an-du-ran], © adj. Qui souffre pa- | tiemment les injures. Qui est dur à la fatigue, résis- j tant. Ant. Impatient, susceptible ; faible, mou. j

endurci, e fart] adj. Fig. Qui a une longue habitude de ; pécheur endurci. Invétéré : haine endurcie. Insensible : cœur endurci.

endurcir [an] v. a. Rendre dur : le travail manuel endurcit les mains. Rendre résistant, endurant : endurcir à la fatigue. Fig. Rendre insensible, impitoyable : l'avarice endurcit le cœur. S’endurcir V. pr. Devenir dur, insensible. S’accoutumer : s'endurcir au froid, au travail. Ant. Amollir, attendrir. Fléchir, toucher.

endurcissement \an-dur-si-se-man] n. m.

Action de s’endurcir : endurcissement à la fatigue. Fig. Perte de la délicatesse du sentiment.

endurer [an-du-ré] v. a. (lat. indurare ; de in. dans, et durus, dur). Souffrir, supporter, éprouver : endurer mille tourments.

Il faut de ses amis endurer quelque chose. (Molière).

endymion [an] n. m. Genre de liliacées, comprenant des plantes bulbeuses, qui croissent dans les bois des régions tempérées.

— E.ncycl. L’espèce la plus commune de ce genre est la jacinthe des bois {endymion nutans), qui fleurit au printemps et possède des petites fleurs bleues odorantes.

Endymion [an], berger d'une rare beauté. Il fut aimé de Sélénéou Diane, qui eut de lui cinquante fils. La déesse obtint de Jupiter que son amant conserverait sa beauté dans un sommeil éternel, et elle venait le contempler chaque nuit. [Myth.)

’EndymionileSonuyieil d'), tableau de Girodet .Louvre), remarquable par la grâce de l'invention, le choix des formes. l’effet pittoresquedel’ensemble (v. p. 768) ; — tabl. du Guerchin (musée des Offices).

Endymion, poème en quatre chants de John Keats (1818), qui commence par le vers célèbre : Une chose de beauté est une éternelle joie. [A thing of beauty is a joy for ever.)

Ené©, prince troyen, fils de 'Vénus et d’Anchise, dont Virgile a fait le héros de son Enéide. Il combattit vaillamment les Grecs pendant le siège de Troie et, après la prise de la ville et dilTérentes pérégrinations !en Sicile, à Carthage, où il fut aimé de Didon), il aborda on Italie, dans le Latium. De là, la tradition d'après laquelle les Romains s'attribuaient une origine troyenne. La tribu des Jules, notamment, prétendait descendre de Vénus par Enée et le fils de celui-ci. Iule. — Deux circonstances de la vie d’Enée ont surtout marqué dans la littérature et sont devenues la source d’allusions souvent ironiques ; lo Enée fuyant Troie en portant son père sur ses épaules ; 2o Enée perdant sa femme Creuse, pendant sa fuite à travers les rues de Troie.

Énée portant son père Anchise, groupe de Lepautre (jardin dos Tuileries) ; — excellent tableau de Carie Vanloo (Louvre). [V. p. 767. J

Énée racontant à Didon les malheurs de Troie, tableau de Guérin (Louvre). [V. p. 767.]

Énéide (Z’), célèbre poème épique de Virgile, eu douze chants, sur un sujet national ; imitation habile de Vlliade. (dans les six derniers chants) et de l'Odyssée (dans les six premiers). C’est le récit des aventures d'Enée et de scs compagnons, depuis la prise de Troie jusqu’à leur établissement définitif dans le Latium. Le magnifique récit fait par Enée de la ruine de Troie, le désespoir de Didon, la descente aux Enfers, l'histoire de Nisus et d’Euryale, en sont les épisodes les plus connus. On y admire le choix patriotic^ue d'un sujet bien romain, l’art de rendre les passions, l'exquise délicatesse des vers, la perfection du style de'l'épopée. Quelques défauts dans le plan et dans la peinture du caractère d'Enée y sont rachetés p.ir la beauté delà forme (ler s. av. J.-C.). Énéide travestie (Z’). V. Virgile travesti.

énergétique >1/V] adj. Qui a rapporta l'énergie, qui relève la vigueur : aihnents énergétiques. N. f. Théorie physique soutenue par Duhem et Ostwald. qui ne considère dans les pliénomènes que les manifestations mesurables, en faisant abstraction de la nature propre des choses.

éuergetisme {ncr-jé-tis-mc', n. m. Théorie philosophique qui fait de l’énergie la source et le terme suprême des choses.

énergétiste n. et adj. Physiq. Qui professe la théorie physique dite énergétique.

énergie [nêr-/Zj n. f. (gr. energeia : de en. dans, et ergon. action). Puissance : énergie miliiaive. Vertu, efficacité : énerqie d'un remède. Fig. Force, f*‘rmeté : énergie de Vhne. Physiq. Faculté c^ue possède un corps de fournir du travail. Ant. Faiblesse, mollesse.

— Encycl. La capacité de travail, le travail emmagasiné ou Ténergie d’un système peuvent se mesurer par le travail mécanique que ce système est suscepLilde d'effectuer. L’énergie peut être cinétique, causée parles corps en mouvement, ou emmagasinée, comme l'énergie d’un ressort bandé; dans ce cas, elle est dite 'potentielle. L’énergie revêt diverses formes : mécanique, thermique, électrique, chimique, qui, toutes, peuvent se transformer les unes dans les autres : ainsi le choc (énergie mécaniquei détermine une élévation de température (énergie thermique). On remarque que dans un système, si aucune action n’intervient de l'extérieur, Ténergie se conserve en quantité invariable, quelle que soit sa transformation. Ce principe de la coiiservation de l'énergie., dû à Ilelmlioltz (1847), est une des bases de la physique moderne. Cependant, si Ténergie se conserve en quantité, il faut remarquer que, par ses formes successives allant jusqu’à la chaleur, elle se dégrade en devenant de moins en moins apte à produire du travail mécanique; la quantité est conservée, mais la qualité va en diminuant.

— Mécan. On distingue sous le nom de principe de la conservation de l'énergie la loi suivante : la quantité de force potentielle et actuelle est constante dans l'iinivers.

énergifiant [nèr-ji-fî-an], e adj. Qui donne de Ténergie, de la force.

énergique [n'er'\ adj. Qui produit un effet puissant : effort, remède énergique. Doué d’une grande vigueur morale : caractère énergique» Ant. Mou, faible, indolent.

énergiquement [nèr-ji-ke-maji] ad’i'. Avec énergie : soutenir énergiquement une opinion.

énergumène n. (gr, energoumenos).

Possédé du démon. F^ig. Homme exalté qui exprime ses passions par des gestes, des discours violents : crier comme un énergumène.

énervant [nèr-'Uf/n]. e adj. Qui abat les forces, Ténergie : chaleur énervante. Abusiv. Qui agace les nerfs : discussions énervantes.

énervation n. f. Abattement des

forces, relâchement des nerfs, flist. Section des tendons, (Sous les rnis de la première race, ce supplice consistait à brûler les tendons des jarrets et des genoux.)

énerve \nèr-ve] adj. Qui est sans nervures: feuilles énerves.

énervé, e [nèr] n.ct adj.Abattu.Qniasubi le supplice de Ténervation. Abtisiv. Qui a les nerfs agacés.

Énervés de Jumiéges (les), célèbre tableau de Laminais, retraçant la légende d’après laquelle les deux fils de Clovis II, révoltés contre leur mère Rathilde, auraient, par ordre de leur père, été énervés, puis abandonnés sur la Seine. Emportés à la dérive jusqu’à Jumiéges, ils y auraient été recueillis par Termite saint Philibert (v. p. 768).

énervement [7ièr-ve-man] n. m. Etat de ce qui e.st énervé, d’une personne énervée : l énervement de l'attente.

énerver [?ièr-ué] v. a. (de é priv., et du lat. nervus. nerf). Hrûler les tendons des muscles, des Jarrets et des genoux : è^ierver un criminel. Fig. Amollir, détruire Ténergie physi^que ou morale : l'habitude des Jouissances énerve l'âme. Abusiv. Irriter, agacer le système nerveux.

enétant 'a-né-tan] adj. ^de en, et étant). Sylvie. Se dit d’un arbre sur pied. (On écrit mieux.EN étant.)

éneyer [7iè-ié\ v. a. (de é, et 7iœud. — Se conj. comme grasseye')'). Oter les nœuds de la canne à sucre, enfaîteau ^an-fè-tô] n. m. Tuile creuse pour couvrir le faite d'un toit.

enfaîtement [an-fè-te-7na7i] n. m. Table de ]dümb sur le faîte d’un toit. Action de garnir d’enfaîteaux.

enfaîter [an-fè-té] v. a. Couvrir le faîte d’un toit avec de la tuile, du plomb, etc.

enfance [an] n. f. (de enfant). Période de la vie (le Thomme, depuis la naissance jusqu’à la douzième année ou environ : Uu Guesclin mo}itra dès l'enfance des instincts bataillnirs. Les enfants : l'enfance est espiègle. Fig. Imbécillité, inconscience sénile : t0))ihcr en oifance. Commencement : l'enfance du monde. Tarlie élémentaire ; c'est l'enfance de l'art. Enfantillage. (Vx.)

Enfance du Christ (Z’), trilogie sacrée, paroles et musique dTI. Rerlioz, d'un sentiment poétique et pénétrant (1854). Les trois parties de Tœuvre soift : le Songe d'Uérode, la Fuite en Egypte, l'Arrivée éi Sais.

Enfances. Dans la îitléralure du moyen âge, poèmes épiques relatant les aventures et les particularités de la jeunesse des principaux h(*ros d'épopées : les Enfances de Cliarlemagne, de Roland, d’Ogier le Danois, etc.

enfançon [aïij n. m. Petit enfant. (Vx.) enfant [a.n-fan\ n. (lat. infants; de hi, non, et fari, parler). Garçon, tille dans l'enfance ; n.ne charma)ile enfant. Fils ou Olle, quel que soit Tâge : cet ho)nmr. a (7i/atreen/’an Es. Descendant ; e)ifant(fAdam. Termes d'amilié ou de protection. Citoyen, natif: (es enfants de la France. Enfant légitime, né de parents unis par le maringe. E)ifant naturel, et poétiq., enfant de l'a})iour, né hors du mariage. Enfa^it adulîéri)i, inr'cstueux, né d’un commerce adultérin, incestueux. Enfant trouvé, abandonm^ par ses parents et recueilli par la ciiarité publi(jue. Enfant adoptif, qu'on a pris légalemf'nt pour enfant. E)ifa)it terrible, dont les indiscrétions mettent les parents dans de cruels embarras. Enfant gâté, celui à qui Ton passe

toutes ses fantaisies, tous ses caprices. Par exU Favori : Bonaparte fut l’e)ifiuit gâté de la Victoire. Fig. Résultat, effet : l'amour est l'enfant du loisir. Enfants d'Apollon, les poètes. Enfants de Mars, les guerriers. L'oifant de Cythère, de Paphos, l'enfant ailé, TAmour. Bon enfant, personne d'un caractère facile, ou jovial, ou simple et nai'f. Faire l'e^ifant, s’amuser à des choses puériles. Enfant de chœur ^ enfant qui assiste le prêtre dans les cérémonies, ou qui chante à Téglisc. Enfant de troupe, fils de militaire, élevé aux frais de TEtat et figurant sur les contrôles de Tannée. Enfant perdu, soldat qu'on envoyait aux postes avancés et périlleux. PI. Enfants trouvés, nom que Ton donne aux établissements où Ton recueille les enfants sans famille ou abandonnés : porter un bébé aux enfants trouvés. Eiifants de France, enfants et petits-enfants du souverain de France. Adjectiv. : avoir deux fils encore enfants. Loc. prov. : il n'y a plus d'enfaiits, se dit lorsqu’un enfant dit ou fait une chose bien au-dessus de son âge. Alltjs. HiST. : Laissez venir à moi les petits enfants, paroles de Jésus-Christ (saint Luc) à ses disciples qui voulaient écarter les petits enfants qu'on lui présentait. Jésus ajouta : « Car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent, » Allus. littér. : L'enfant et le maître d'école, titre d’une fable de La Fontaine, dans laquelle un maître d’école semonce un enfant tombé à l’eau, avant de le remettre au bord.

[ On fait allusion surtout aux deux vers suivants :

Hé ! mon ami, lire-moi du danger,

Tu feras après ta harangue.

L'enfant sublime, mot qui aurait été ait soit par Lamartine, soit par Alexandre Soumet, de Victor Hugo adolescent, quand il remporta aux jeux Floraux un triple succès avec les Vierges de Verdun, la Statue (le Henri IV, Moïse sur le îsil. — Le mot enfant est inasculm lorsqu’il désigne un petit garçon, ou qu’il est employé dans un sens général : Paul est un bon enfant ; il est féminin quand il désigne particulièrement une petite fille : Suzanne est une gentille enfant.

— Encycl. Physiol. et hyg. Aussitôt après sa naissance et après la ligature du cordon ombilical, on doit laver l’enfant, et Thabiller de langes très lâches. Puis, quelques heures plus tard, on lui donnera le sein. (V. allaitement.) La physiologie de l’enfant est intimement liée à son développement. Il faudra lui faire faire des exercices fréquents au grand air et au soleil, sans aller jusqu'à le fatiguer. Ce sera de 5 à 7 ans que Ton commencera à le faire travailler intellectuellement, et vers 13 à 14 ans manuellement. La pathologie infantile diffère de celle des adultes ; outre les infections intestinales, c’est Tâge des fièvres éruptives, des angines, des ménin» gites, etc. La thérapeutique est aussi très différente et exige une habitude spéciale.

— Dr. Droits et devoirs des enfants. Le code civil distingue trois espèces de filiations : la filiation légitime ou légitimée, la filiation naturelle, la filiation adoptive.

L'enfant est légitime lorsqu’il a été conçu ou est né pendant le mariage de ses père et mère. Cette filiation se prouve par Tacte de naissance régulièrement inscrit sur les registres de Tétat civil, et par une possession d'état conforme à ce titre. L’enfant doit, à tout âge, honneur et respect à ses père et mère et à ses autres ascendants ; il ne peut se marier sans avoir obtenu le consentement de scs parents ou ascendants, ou, s’il a dépassé Tâge fixé par la loi,

1 sans les avoir consultés. 11 doit des aliments à ses ! père et mère et autres ascendants. A ces obligations correspondent des droits ; les père et mère et autres ascendants doivent des aliments à leurs enfants ou descendants, même majeurs, qui sont dans le besoin. Les enfants et descendants succèdent à leurs père et mère et autres ascendants ; ils jouissent, même sur T‘ patrimoine de ceux-ci, d’un droit de 7‘éserce, iV, ce mot.) La loi distingue les enfants naturels simples, les enfants adultérins, et les enfants meestueux. Ils ont tous ce caractère commun d'être nés hors mariage.

Pour la légitimation et la reconnaissance des enfants naturels, v. légitimation, reconnaissance. Pour les enfants adoptifs, v. adoption.

Crimes et délits envei'S l'enfant. Les crimes et délits (^ui peuvent être commis envers les enfants sont : 1 enlèvement, la substitution, la suppression, le défaut de déclaration de naissance, l'abandon et Texposition dans un lieu solitaire.

Toute personne qui trouve un enfant nouveau-né doit le remettre à Toffîcier de Tétat civil.

Protection de Venfance. Tout enfant âgé de moins de deux ans, qui est placé, moyennant salaire, en nourrice, en sevrage ou en garde hors du domicilede scs parents, devient, par ce fait, l'objet d’une surveillance de Tautorité publique, ayant pour but de protéger sa vie et sa santé. Cette surveillance est exercée sous Tautorité du préfet (à Paris, du préfet de police), assisté par un comité départemental.

Toute personne qui place un enfant en nourrice, en sevrage ou en garde, moyennant salaire, est tenue d'en faire la déclaration à la mairie de la commune où a éti'î faite la déclaration de naissance de Tcnfant, ou à la mairie de la résidence actuelle du déclarant, en indiquant dans ce cas le lieu de la I naissance de Tenfant, et de remettre à la nourrice * ou la gardeuse un bulletin contenant un extrait de Tacte de naissance de Tenfant qui lui est confié.

Toute personne qui veut se placer comme nourrice sur lieu est tenue de se munir d'uii certificat du maire de sa résidence, indiquant si son dernier enfant est vivant, et constatant qu'il est âgé de sept mois révolus, ou, s'il n’a pas atteint cet âge, qu'il est allaité par une autre femme remplissant les cuni di lions réglementaires.

Les mineurs de Tun ou de Tautre sexe placés sous la i»rütection ou sous la tutelle de l'assistance publique, et dits enfants assistés, sont répartis par la loi en (leux catégories : lo Enfants sous la protection de Tautorité publique (enfants secourus, en dépôt ou en ; garde) ; 2® Pupilles de l’Assistance ’itmfanis irouvés, enfants abandonnés, orphelins pauvres ; enfants I maltraités, délaissés ou moralement abandonnés'.

; L’enfant secouru est celui que son père, sa mère ou scs ascendanis ne peuvent nourrir ni élever, faute de ressources, et pour lequel est accordé un s<‘C()urs temporaire, en vue de prévenir son abandon. Le secours est accordé pour que Tenfant soit gardé et nourri, ou placé en nourrice.

L’enfant en dépôt, laissé sans protection ni moyens d’existence, par suite de Thospitali.sation ou de la

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