EN F
détention de ses péec, mère on ascendants, est recueilli, temporairement, dans le service des cillants assistés.
Est dit enfant en garde l'enfant dont la garde a été confiée par les tribunaux à l'Assistance publique, par exemple après un acquittement pour non-discernement, violences, voies de fait, acte de cruauté et attentats.
Les enfants trouvés sont les enfants qui, nés de père et iiicre inconnus, ont été trouvés dans un lieu quelconque, ou portés dans un établissement dépositaire. ,
Les enfants abandonnés sont les enfants qui, nés de père et mère connus, en sont délaissés sans qu'on puisse recourir à eux ou à leurs ascendants.
Les orjiàe/ins pauvres sont les enfants qui, n’ayant ni père, ni mère, ni ascendants auxquels on puisse recourir, n'ont aucun moyen d'existence.
Les enfants maltraités, délaissés ou moralement abandonnés sont les enfants dont les parents ont été déclarés déchus de la puissance paternelle. La déchéance paternelle est prononcée contre les parents qui ont encouru certaines condamnations, soit comme auteurs, coauteurs ou complices de crimes ou de délits commis sur la personne d’un ou plusieurs de leurs enfants, ou par un ou plusieurs de leurs enfants, soit pour certains crimes ou délits limitativement désignés, et contre ceux " qui par leur ivrognerie habituelle, leur inconduite notoire et scandaleuse ou par de mauvais traitements, compromettent soit la santé, soit la sécurité, soit la moralité de leurs enfants.
Les pupilles de l'Assistance, qui, à raison de leur indiscipline ou de leurs défauts de caractère, ne peuvent pas être confiés à des familles, sont placés, par décision du préfet, sur le rapport de l'inspecteur départemental, dans une école professionnelle.
La loi attribue sur ces a pupilles difficiles et vicieux ». aux inspecteurs de l’Assistance publique, un droit de correction plus étendu que celui qui appartient au père de famille.
Enfants de troupe. La situation d'enfant de troupe peut être accordée ; 1“ aux fils des militaires en activité, deimis le simple soldat jusqu'au capitaine, ou assimilé, inclus, ainsi qu'aux fils d anciens militaires des mêmes grades, jouissant d'une pension de retraite ou de réforme pour blessures ou infir- | mités, ou réformés avec gratification permanente, î ou ayant contracté un engagement d'au moins cinq ans l’a» aux fils des officiers supérieurs ou assimilés décédés : 3» aux fils de tout militaire de la réserve ; ou de l'armée territoriale tué à l’ennemi, ou mort de ses blessures. Les enfants proposés doivent être âgés, au if août, d'au moins 2 ans. Les enfants admis, qui étaient jadis élevés dans les corps de troupes, sont maintenant laissés dans leurs familles,
L’Entant adopté, tableau d’Horace Vernet.
et immatriculés seulement dans un corps par les* soins duquel sont payées des allocations annuelles, suivant l'àge de l'enfant. Quand l'enfant a atteint 13 ans, il peut être admis dans une école militaire préparatoire, et son allocation lui est payée jusqu'au jour de sa mise en route pour cette école.
Enfant (T), par Jules Vallès (1879). Cet ouvrage, qui passe pour être en partie une autobiographie et qui a pour suite le Baehelier et l'insurgé, est une vigoureuse satire sociale, poussée parfois jusqu'à l'outrance.
Enfants malades [hôpital des}, à Paris, rue de Sèvres, fondé en 1802 dans les bâtiments de l’Enfant- Jésus.
Enfant adopté [l], tableau d'Horace Verinet, représentant un petit Arabe qui telle une brebis, maintenue par un zouave, tandis que la mère, mourante, est étendue auprès d’eux.
Ce tableau a été popularisé par la gravure.
Enfant à l’oie [V), statue antique. Un petit enfant, entièrement nu. serre de toutes ses forces le cou d'une oie qui ouvre le bec.
Cette œuvre d'un naturel parfait a été fréquemment reproduite dans l'antiquité, (Musées du Capitole. du Vatican, du Louvre, des Offices.)
Enfant prodigue (/'), personnage d une des plus touchantes paraboles de l'Evangile (Luc, XV). C'est un jeune homme qui, ne sachant pas se contenter des joies pures de la famille, va se livrer à une vie
de désordres, tombe dans une affreuse misère, est réduit à garder les iiourccaux, puis enfin revient
Retour de l’Eiiiant prodigue, tulileau de Rembraiidt.
dans sa famille : il est accueilli à bras ouverts, et l’on tue en son honneur le veau gras.
La parabole de l'Enfant prndigue a inspiré un grand nombre d'artistes : A. Dürer a représenté, dans une estampe, l'Enfant prodigue gardant les pourceaux ; E. Franck a peint (au Louvrei le Départ de l'Enfant prodigue; le HetoUr de l'Enfant prodigue a insqiiré à Rembrandt un de ses plus beaux tableaux (musée de l'Ermitage); 'feniers a reiirésenté au Louvre'i l'Enfant prodigue à table avec les courtisanes. Un tableau de Bonifacio Veneziami. représentant le Retour de l'Enfant prodigue, figure à la galerie Borghèse (v. p. 7117).
enfantelet [an, lè] n. m. Petit enfant. (Vx.)
enfantement [an, man] n. m. Action d’enfanter, accouchement. Fig. Production ; le pénible enfantement des chefs-d'œuvre.
Enfantement de la 'Vierge (/’), poème latin de Sannazar, remarquable par 1 élégance et la pureté du style, et qui valut à son auteur le surnom de Virgile chrétien (xvi» s.).
enfanter [an-fan-té] v. a. Donner le jour à un enfant, mettre au monde, accoucher ; enfanter un fils. Fig. Produire, créer : enfanter un projet.
enfantillage [an. Il mil.] n. m. Paroles, actions qui sont d'un enfant; puérilité, légèreté, frivolité enfantine ; perdre son temps en enfantillages.
enfantin, e 'an( adj. Quia le caractère de l'enfance: grâce enfantine. Peu compliqué, facile : question enfantine.
Enfantin (Barthélerny- Prosper), dit le Père Enfantin, né et m. à Paris (1796-1801), ingénieur français, l'un des fondateurs du saint-simonisme. 11 essaya de transformer les théories sociales de l'école en un véritable culte religieux, dont l'organisation lui valut d'étre emprisonné.
enfariné, e [an] adj.
Couvert de farine : le visage enfariné d'un pierrot.
Pop. La gueule, le bec. la bouche enfarinée, confiance ridicule, sotte espérance. .4llus. littér. \. bloc.
enfariné lan] n. m. Cépage noir, cultivé dans le Jura et dont 'les fruits pruinés (d’où son nomj ont une chair molle et juteuse.
enfariner [an, né] v. a. Poudrer de farine : enfariner sa tête.
enfascié [an-fa-si-é], e adj. Bot. Affecté de fasciation.
enfer [an-fèr]n. m. tdu lat. inferi, lieu bas . Lieu destiné au supplice des damnés : les tourments de l’enfer. Par ext. Démons infernaux : les suggestions de l'enfer. E’ig. Lieu où 1 on a beaucoup à I souffrir. Ineu de désordre et de confusion cette I maison est un enfer. Supplice moral : avoir l'enfer ' dans le cœur. Endroit fermé d'une bibliothèque, où ; l'on tient les livres d'un caractère licencieux. Porte, tison d'enfer, personne dangereuse, d'un très mauvais esprit. Feu d'enfer, feu très violent. Jouer un I jeu d'enfer, jouer très gros jeu. Allus. littér. :
I L’Enfer de Dante. (V. plus bas.) Dans l'application, ces mots désignent le nec plus ultra de la douleur, de la torture, etc. PL Les enfers, séjour des âmes aussi bien vertueuses que criminelles, après la mort, dans la mythologie païenne. Ant, Paradis, ciel.
— E.nxycl. Mgth. L'enfer de ia mythologie grecque est tantôt souterrain, tantôt placé dans une île située au delà de l'Océan. Quatre lleuves 1 entourent ; le Styx, le Cocyte, l’Achéron et le Pyriphlégéton. On ne pouvait y aborder qu'en passant le Styx dans la barque de Caron, le nocher des Enfers ; là réi gnaieut Itadès, le grand dieu des morts Je même I mot désignait l'enfer lui-même;. Perséphone, son I épouse, les Erinnyes ou Euménides. Les morts,
I ombres vaines, se tenaient dans la partie la plus obscure, l'Erèbe, proche des gouffres du Tarlare, oi'i sont enfermés les ennemis personnels des dieux olympiens. A partir du v' siècle av. J.-C. se répand la doctrine des récompenses et des châtiments ; dès lors, les juges, Minos, Rhadamante et Eaqiie, attribuent aux morts la place qui leur revient, et un gardien. Cerbère, est chargé d'empêcher les méchants de fuir.
— Relig. On trouve un lieu de châtiment pour les âmes dans beaucoup de religions, mais c'est surtout dans la religion catholique que l’enfer joue un rôle con.sidér.able. La tradition catholique a donné le nom d'enfer au lieu mystérieux où souffrent éternel-
Eiiiantin.
lement les pécheurs qui meurent sans avoir recouvré la grâce de Dieu. Suivant les théologiens, les peines de l'enfer sont de deux sortes : l» la peine du dam, consistant dans la malédiction qui sépare à jamais le réprouvé di- Dieu : 2“ la peine du sens, comprenant des supplices sensibles, que l'Evangile désigne sous le nom de feu. mais sur la nature précise desquels l'Eglise ne s est pas prononcée.
Enfer (/ i, poème de Dante, la première des trois parties qui composent la Divine comédie. (V.ce mot.)
Enfer :val d’), nom donné à la vallée de la Dreisam 'dans la Forêt-Noire), passage commode entre les versants du Rhin et 'du Danube. Moreau y dirigea une retraite restée célèbre.
Nombre de sites géograjjhiques montagneux, en raison de leur a.spcct tourmenté, raviné, ou du bruit qu'y font les eaux des torrents, jioi-tent les noms de val d'Enfer, gorge d'Enfer, passage d'Enfer, etc.
enfermé [an-fér] n. m. Odeur résultant du manque d'air : sentir l'enfermé. (On dit plus ordinairem., mais moins correctement, le renfermé.)
enfermer [an-fir-mé] v. a. (de en, et fermer). Mettre en un lieu d'où il est impossible de sortir : enfermer des chevaux dans une écurie. Emprisenner. Mettre dans une maison d'aliénés, dans une prison, etc. Serrer sous clef : enfermer des papiers. Comporter. Contenir : passage gui enferme deux erreurs. Loc. prov. ; Enfermer h loup dans la bergerie, placer quelqu'un dans l'endroit où il sera le plus dangereux ; appliquer à un mal un remède qui le rendra plus douloureux encore.
enferrer [an-fè-ré] v. a. (de en, et fer). Percer avec une épée. Placer des coins de fer dans un bloc de pierre ou d'ardoise, pour le détacher de la masse. S’enferrer v. pr. Se jeter sur l'épée de son adversaire. Fig. Se prendre à ses propres mensonges.
enferrure [an-fc-ru-re] n. f. Chaîne. (Vx.) Action d’enferrer lés roches.
enfeu [an] n. m. (de enfouir). Caveau funéraire, réservé dans une chapelle pour y recevoir des cercaeils: dans l'ancien régime, le droit d'enfeu était seigneurial. (Vx.)
enfeuiller [an-feu. il mil., é] v. a. Couvrir de feuilles : le printemps enfeuille les arbres.
enficeler an. J( v. a. (Prend deux l devant une syllabe muette Lj'enficelle.) Ficeler, lier avec une ficelle. (Peu us.)
Enfida, vaste domaine tunisien, sur la ligne de Tunis à Sousse, très fertile, en voie de colonisation. Vignobles, céréales. Centre principal Enfiduville.
Enfleld [èn ftld'], v. d'Angleterre (Middlesex) ; 30.000 h. Manufacture d’armes.
enfleller [an-fi-è-lé v. a. Rendre amer : enfieller des viande.s. Eig. Rendre méchant, haineux ; envenimer : la jalousie cnfielle tout.
enflè'vrement [an, man] n. m. Action d’enfiévrer. Etat de ce qui est enfiévré.
enfiévrer [an-fi-é-vré] v. a. (Se conj. comme accélérer.) Donner de la fièvre. Fig. Passionner, surexciter, enfiainmer.
enfilade ’an] n. f. Ensemble de choses disposées, situées les unes à la file des autres. Artill. Décharge de bouches à feu qui jirend une ligne de soldats, une tranchée, ou un navire, dans le sens de sa longueur.
entile-aiguilles n. m. invar. Petit tube métallique, servant à enfiler les aiguilles.
enfilement [an, man] n. m. Action d’enfiler, enfiler [an-fi-lé] v. a. -de en, et fil). Passer un fil dans le trou d'une aiguille, d'une perle, etc. Percer de part en part ; enfiler son adversaire. l'ig. S'engager dans : enfiler une i-ue. Enfiler la venelle, se sauver précipitamment, .irlill. Battre dans le sens de sa longueur : e7ifiler une tranchée. Pop. Tromper, abuser : se laisser enfiler. Enfiler des perles, perdre son temps à des bagatelles.
enfileur, euse [an, «u-ze] n. celui, celle qui enfile quelque chose : un enfileur de perles.
enfilure a?t] n. f. Action d’enfiler. Suite de choses enfilées.
enfin [a«] adv. (de en, et fin). Bref, en un mot = un pelé, un tondu, enfin un malheureux. Marque aussi l’attente : enfiti, vous voilà / Allus. littér. :
Enfin, Malherbe vint...