‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 740 sur 1225 · V. VENIR · texte numérisé non relu

V. VENIR

enflammé [an-/!a-«ié], e adj. Plein de feu : yeux enfiammés. Qui est dans un état inflammatoire : plaie eyiflaïnmée. .Surexcité : enftairimé de colère.

enfiammement [an-/îa-me-ma7i] n. m. Etat de ce qui est enflammé.

enflammer [an-fla-^né] v. a. Mettre en feu : enflammer im bûcher. Rendre très chaud. Irriter, envenimer; enflatnmer une blessure, tig. Echauffer, exciter -. la gloire enflamme le génie.

enfle [an] n. m. (de enfler). Jeu de cartes se jouant av'ec un jeu de cinquante-deux cartes et un nombre indéterminé de joueurs. , . .

— Encyci . Jeu. .4 l'enfle, le roi est la plus forte carte, 1 as la plus faible. A quatre joueurs, chacun reçoit 12 cartes : à cinq, 10 ; à six, 8 ; à sept, 7, etc. La donne se tire au sort. Le premier joueur jette la carte qui lui plaît; chacun des autres est tenu de fournir la couleur demandée, à peine de ramasser les cartes jouées. Le gagnant est celui qui se débarrasse le premier de ses cartes.

enflé, e an adj. Gonflé.

Vain, fier : etiflé de ses succès.

Etre enflé d'orgueil, en être rempli. Style enflé, style ampoulé.

enfle-bœuf [ati n. m.Nom vulgaire de certains insectes coléoptères (cantharides, etc.), causant des désordres chez les bestiaux qui les avalent. PI.

des enfle bœufs.

enflécher ’an-fié-ché] v.

a. (Se conj. comme accélérer.)

Disposer les enfléchures sur les haubans.

enfléchure fan] n. f. (de

Ennécbure.

Il, et flèche). Echelons en corde, disposés horizonilement entre les haubans, enflement [an-fle-man] n. m. Action d'enfler.

ENG

enfler [an-fté] v. a. (lat. inflare; de in, dans, et flare, souffler). Gonfler en remplissant d'air, de gaz, etc. ; enfler un ballon. Augmenter le volume de : les pluies ont enflé la rivière. Fig. Enorgueillir : enflé par le succès. Exagérer : enfler une facture.V. n. et S’enfler v. pr. Se gonfler ; la voile s'enfle. Fig. S'enorgueillir. Sa jambe a enflé ou est enflée, selon qu’on veut marquer le fait ou l'état. Ant. Désenfler.

enfleurage [an] n. m. Action d'imprégner une huile, une graisse, de l'essence odorante de certaines fleurs.

— Encycl. L'enfleurage consiste à saturer des matières grasses avec les parfums des fleurs, puis à dissoudre ces matières en les agitant avec de l'alcool, qui donne des alcoolats employés en parfumerie comme extraits de fleurs ou bouquets. L’enfleurage se fait à froid ou h chaud ; à froid, en laissant des toiles de coton imprégnées d'huile en contact avec des fleurs renouvelées toutes les vingt-quatre heures ; à chaud, en faisant macérer des fleurs dans de l'huile chauffée au bain-marie, où on les presse de temps en temps, 'V. essence.

enfleurer [an-fleu-ré] v. a. Imprégner un corps gras de l'essence odorante de certaines fleurs,

enflure [an] n. f. Gonflement, bouffissure. Fig. Orgueil. Emphase : l'enflure du style est un défaut commun chez les avocats. Ant. Désenflure.

— Encycl. Méd. Y. œdème.

enfonçage [an] n. m. Action de mettre en place le fond d’un tonneau. (On dit aussi fonçage, i enfoncé, e [an] adj. Profondément entré : avoir les yeux enfoncés dans la tête. Profond : une alcôve enfoncée.

enfoncement [an, man] n. m. Action d’enfoncer : l'enfoncement d'une porte, d'un clou. Partie qui se trouve en retrait sur les parties voisines. Partie d’une façade formant arrière-corps. Partie reculée d'un paysage. Echancrure dans le contour d’une baie : les enfoncements de la côte bretonne. Profondeur des fondations d’un édifice.

enfoncer [en-fon-sé] v. a. (de en, et fond. — Prend une cédille sous le e devant a et o : il enfonça, nous enfonçons). Pousser, mettre au fond, faire pénétrer bien avant. Briser, en poussant, en pesant ; enfoncer une porte. Enfoncer une porte ouverte, se donner beaucoup de mal pour faire une chose très facile, démontrer une vérité évidente. Mettre en déroute, culbuter. Fam. Surpasser; duper : enfoncer un rival. Y. n. Aller au fond : le navire enfonce. S'enfoncer v. pr. Couler, tomber au fond. Pénétrer en avançant : s'enfoncer dans les bois. Echouer, se ruiner ; plus on perd au jeu, plus on s'enfonce.

enfonceur [an] n. m. Celui qui enfonce. (Ne s’emploie guère que dans cette locution ; un enfonceur de porte ouverte, celui qui atteint, avec de grands efforts, un résultat facile et insignifiant.)

enfonçoir [an] n. m. Outil dont on se sert pour enfoncer un objet.

enfonçure [an] n. f. creux, cavité. Pièces qui forment le fond d’un tonneau. (On dit aussi fonçure.) enfondrer \an-fon-dré] v. a. Effondrer. (V.x.) enfontange, e [an] adj. Paré d'une fontange. enforcir [an] v. a. Rendre plus fort. Y. n. Devenir plus fort. (Peu us.) Ant. Affaiblir.

euforcissement [an-for-si-se-man] n. m. Action d'enforcir la monnaie.

enformer [an-for-m£] v. a. Façonner ; enformer un chaudron. Mettre sur la forme : enformer un chapeau.

enfouir [an] v. a. (du lat. in, dans, et fodere. creuser). Mettre, enfoncer en terre : enfouir des graines. Fig. Mettre en un lieu secret ; enfouir des papiers au fond d'une armoire. Laisser inutile : enfouir son talent. Garder secret ; enfouir sa douleur dans son âme. S’enfouir v. pr. Fig. Se réfugier dans un lieu solitaire, peu connu.

enfouissable [an-fou-i-sa-ble] adj. Qui peut être enfoui.

©nfouisseiuent [an-fou-i-se-man] n. m. Action d'enfouir : l'enfouissement des semences jetées à la volée s'effectue par un labour superficiel.

— Encycl. Dr. Lorsque succombe un animal atteint ou soupçonné d'être atteint d'une maladie contagieuse, il est interdit d'enfouir le cadavre tant qu'il n'a pas été examiné par le vétérinaire désigné par l’administration, sauf si le maire, en cas d’urgence, en a donné l'autorisation spéciale. I.es fosses d'enfouissement doivent avoir une profondeur suffisante pour qu’il y ait au-dessus du corps une couche de terre de l'u.CO au moins. En outre, s'il s'agit d'animaux morts de la peste bovine ou du charbon, ou abattus comme atteints de ces maladies, leurs cadavres ou débris doivent être enfouis avec la peau tailladée, à moins qu'ils ne soient envoyés à un atelier d'équarrissage autorisé. Enfin, en ce qui concerne les animaux morts du charbon, il est défendu d'utiliser pour la nourriture des animaux l'herbe et la paille jjrovenant des endroits où ils ont été enfouis.

enfouisseur [an-fou-i-seur'i n. m. Celui qui enfouit. Appareil qui s'adapte à la charrue, et qui sert à répartir régulièrement dans la raie fraîchement ouverte le fumier ou les fanes que l'on y veut enfouir.

enfourclienieilt [an, man] n. m. Angle formé par la rencontre de deux douelles de voûte. Assemblage, sur un faîte, de chevrons unis à tenons et à mortaises ouvertes.

enfourclier [an-four-ché] v. a. (de en, et fourche]. Percer avec une fourche. Fam. Monter à califourchon; enfourcher un cheval. Fig. et fam. S'entêter de ; enfourcher une idée, une opinion. Enfourcher son dada, se lancer dans un développement favori.

enfourchure [an] n. f. Point où le tronc d'un arbre se bifurque. Entre-deux des jambes d'un pantalon.

enfournage [an] ou enfournement [an, man] n. m. ou enfournée [an-four-né] n. f. Action ou manière d'enfourner. Suite des opérations de la verrerie, jusqu'à 1 affinage.

enfourner [an-four-né] v. a. (de en, et four). Mettre dans le tour : enfourner du pain. Fig. Metti>e comme dans un four : enfoumerun gâteau dans sa bouche. Mettre en train, engager \ mal enfourner une affaire. Ant. Défourner.

enfourneur [an] a. m. Ouvrier qui enfourne.

enfourrer [an-fou-ré] v. a. Bourrer à l'intérieur ; enfourrer un collier. Mettre en fourreau.

enfranger [an-fran-jé] v. a. (Prend un e après le g devant a et o ; il enfrangea, nous enfrangeons.) Garnir de franges ; enfranger une robe.

enfrayer [an-fré-ié] v. a. (de en, et frayer. — Se conj. comme balayer.) Mettre en train des cardes neuves.

enfrayure [an-frè-iu-re]r\. f. Première portion de laine préparée avec des cardes neuves.

enfreigneur, euse [an-fri-gneur, eu-ze] adj. et n. Se dit d'une personne qui enfreint.

enfreindre [an-frin-dre] v. a. (lat. infringere. — Se conj. comme craindre.) Transgresser, violer ; enfreindre la régie. Ant. Observer, respecter.

enfréné. e [anj adj. A qui l'on a mis un frein: jument enfrenée,

enfroquer [an-fro-ké] v. a. (de en, et froc). Faire moine : enfroquer un cadet de famille.

enfuir (s’) [san] v. pr. (Se conj. comme fuir.) Fuir de quelque lieu ; A leièiade s'enfuit d' Ath'enes. Se dérober : sol gui s'enfuit sous les pas. Fig. Passer rapidement : le bonheur, le temps s'enfuit. Disparaitre, être oublié : souvenir qui s'enfuit. Former une perspective lointaine.

enfumage [an] n. m . Action d’enfumer.

~ Encycl. .ipic. Dans toutes les opérations apicoles, visite des ruches, transvasement, récolte, etc., il est indispensable, pour maîtriser les abeilles et se préserver de leurs piqûres, de les mettre en état de bruissement. Ce résultat est obtenu en projetant de la fumée au moyen d'un enfumoir. Dans une ruche à rayons fixes, enfumer d'abord l'entrée pour refouler les abeilles, puis soulever la ruche sur une cale de quelques centimètres d'épaisseur, et envoyer la fumée dans l'intérieur. Dans une ruche à cadres mobiles, après avoir enfumé l'entrée, on enlève les lattes et planchettes qui recouvrent les cadres du côté opposé à l'entrée, et on enfume quelque temps de haut en bas. Chaque cadre soulevé ou incliné, on enfume dans l’intervalle. Pour la récolte, il faut enfumer fortement.

enfumer [an-fu-mé] v. a. Emplir de fumée. Noircir par la fumée. Incommoder par la fumée : enfumer des blaireaux. Fig. Troubler par l'ivresse; le vin. l'orgueil, l’amour, etc., enfument te cerveau.

enfumoir [an] n. m. Appareil destiné à enfumer les abeilles et à les mettre hors d'état de piquer.

— Encycl.

En principe, l’enfumoir se compose d'un compartiment dans lequel on fait brûler quelque matière organique ( vieux chiffons, bois pourri sec, etc.) et d'un

soufflet permettant de projeter la fumée produite. Il en existe divers modèles : enfumoirs Birgham, Grémy, Bondonneau, de Layens, etc. Dans l'enfumoir de Layens, la fumée est chassée par un ventilateur à palettes, que met en mouvement un appareil d'horlogerie.

enfûtage [an] n. m. Action de mettre en fûts, enfutailler [an-fu-ta, il mil., é] et enfûter [an-fCi-té]y. a. Mettre en futailles : enfutailler du vin.

Engaddi (c'est-à-dire la Fontaine de V Agneau), ville citée dans la Bible, sur la rive occidentale de ha mer Morte.

Engadine (en allem. Innthal), vallée de la Suisse (Grisoçs), encaissée entre les montagnes de l’Albula et les contreforts de la Bernina. Elle est arrosée par l'Inn ; sites très pittoresques. Samaden, Pontresina, Saint-Moritz, sont les stations les plus fréquentées.

engagé [an] n. m. Soldat qui a contracté un engagement volontaire : engagé de trois ans, de quatre ans.

engageable [an-gha-ja-ble] adj. Qui peut être engagé, aliéné, cédé.

engageant [an-gha-jan], e adj. Insinuant, attirant : manières engageantes. N. m. Ruban porté près du sein par lés jeunes filles. N. f. Auiref., manches longues et pendantes.

engagement [an, man] n. m. Action d'engager. Promesse par laquelle on s'engage: engagement formel. Faire honneur à ses engagements, acquitter tout ce à quoi on s'est engagé. Mise en gage : engagement au mont-de-piété. Enrôlement volontaire d'un soldat. Combat court et peu important. Escr. Engagement de l'épée, action de toucher l'épée de l'adversaire avec la sienne. Turf. Lettre par laquelle un propriétaire notifie aux commissaires des courses que tel cheval prendra part à telle épreuve. Milit. Engagement conditionnel d‘un an, créé par la' loi de 1872, en faveur des jeunes gens possédant cerlains diplômes ou justifiant, par examen, d'une certaine instruction, et qui versaient une somme de 1.800 francs ; il a été aboli en 1889.

— Encycl. Milit. Engagements volontaires. Tout Français ou naturalisé Français peut être admis à contracter un engagement volontaire dans l’armée active.

L'engagé voient, aire doit :

1“ S'il entre dans les troupes métropolitaines, avoir dix-huit ans accomplis.

S'il entre dans les troupes coloniales, avoir di.xhuit ans accomplis, et contracter un engagement de durée telle, qu'il puisse séjourner deux années aux colonies à partir du moment où il aura atteint vingt et un ans ;

2“ N'ètre ni marié ni veuf avec enfants ;

3” N'avoir encouru aucune des condamnations l'excluant du service, à moins qu'il ne veuille contracter son engagement pour un bataillon d'infanterie légère d'Afrique, ou qu'il ne justifie d’une décision prise par le ministre de la guerre. Dans ce dernier cas, l'engagement dans tout corps autre que

Enfumoirs : 1. De Grémy ; 2. Mécanique, de Layens ; 3. A soufflet.

les bataillons d'infanterie légère d'Afrique n'est reçu que pour cinq ans ;

4» Jouir de ses droits civils ;

0» Etre de bonnes vie et mœurs ;

C“ S'il a moins de vingt ans, être po\irvu du consentement de ses père, mère, ou tuteur ; ce dernier doit être autorisé par une délibération du conseil de famille. En cas de divorce ou de séparation de corps, le consentement de celui des époux auquel la garde de l'enfant aura été confiée est suffisant. Le consentement du directeur de l'Assistance publique dans le département de la Seine, et du préfet dans les autres départements, est suffisant pour les pupilles de l’Assistance.

L’engagé volontaire est tenu de produire un extrait de son casier judiciaire et un certificat délivré par le maire de son dernier domicile. S'il ne compte pas au moins une année de séjour dans cette commune, il doit également produire un autre certificat du maire de la commune où il était antérieurement domicilié.

Les hommes exemptés ou classés dans le service auxiliaire peuvent, jusqu’à l’âge de trente-deux ans accomplis, être admis à contracter des engagements volontaires, s'ils réunissent les conditions d'aptitude physique exigées.

Devancement d'appel. Tous les ans, mais seulement dans une proportion q;ii ne pourra dépasser 4 pour lüü de l'effectif de la dernière classe incorporée, les jeunes gens d’au moins dix-huit ans, remplissant les conditions d'aptitude physique, et pourvus du certificat d'aptitude militaire, seront admis par ordre de mérite à contracter, au moment de l’incorporation de la classe, un engagement spécial de trois ans, dit n de devancement d'appel «, avec la faculté d’être mis en congé après deux années de service, s'ils ont ; 1» obtenu le certificat d’aptitude aux fonctions de chef de section ; 2» pris rengagement d'effectuer tous les trois ans, pendant la durée de leurs obligations militaires, des périodes de quatre semaines dans la réserve et de deux semaines dans la territoriale.

Le certificat d’aptitude militaire est obtenu après examens devant une commission militaire ; les candidats doivent justifier de connaissances pratiques de nature à faciliter l'instruction militaire. Pourvus du certificat, ils peuvent être nommés caporaux après quatre mois de service actif.

Les engagements pour l’armée de mer sont réglés par les lois spéciales à cette armée.

Les jeunes gens réunissant les conditions prévues peuvent contracter des engagements de trois, quatre ou cinq ans, sous réserve, toutefois, pour les troupes coloniales.

En outre, les jeunes gens qui viennent d’être portés sur les tableaux de recensement peuvent, à partir du 18 janvier et jusqu’au 1er avril de la même année, contracter pour les troupes coloniales un engagement valable jusqu'à libération de Ja classe à laquelle ils apparliennent.

Le service militaire compte, pour les engagés, du jour de la signature de l’acte d’engagement. Ils passent dans la réserve à l’expiration de leur service actif, et suivent ensuite le sort de la classe incorporée dans l’année de leur engagement.

Les engagements volontaires sont contractés, dans les formes prescrites par le code civil, devant les maires des chefs-lieux de canton en France, devant les officiers de l’état civil désignés par décret en Algérie, et par arrêtés des gouverneurs dans les colonies, ou des résidents généraux dans les pays de protectorat.

En principe, c’est devant le commandant du bureau de recrutement que doit se présenter le jeune homme qui demande à s’engager. Muni du certificat d'aptitude qui lui est délivré à ce moment, il contracte son engagement devant le maire du chef-lieu de canton.

L’engagé indique le corps où il désire servir. Le consentement du gouvernement militaire de Paris est nécessaire pour l’admission aux sapeurs-pompiers de Paris, et pour tous les jeunes gens en résidence dans le département de la Seine et désireux de s’engager pour un corps stationné dans le gouvernement militaire de Paris ; des dispositions analogues sont en vigueur dans le ressort du gouvernement militaire de Lyon et pour l'Algérie, la Tunisie, le Maroc, le Sénégal, etc. D'autre part, un engagé peut toujours être changé de corps ou d’arme, dans l'intérêt du service.

engager [an-p/ia-yé] V. a. (de en, et gage.-- Prend un e muet après le g devant a et o : j'engageai, nous engageons.) Mettre en gage -.engager son bien. Lier par une promesse : engager sa parole. 'Lier : un serment nous engage. Attacher à son service : engager un domestique. Inviter : engager à dîner. Exhorter : engager à travailler. Faire entrer, amener : engager dans de fâcheux démêlés. Faire pénétrer (une pièce) dans une autre. Commencer : engager le combat. Escr. et turf. Faire un engagement. Colonne engagée, celle dont une partie n’existe pas, étant supposée encastrée dans le mur.

Navire engagé, incliné par le vent de manière à ne plus pouvoir se relever. S’engager V. pr. Prendre un engagement ; faire une promesse.

Fig. Se lancer dans ; s'engager dans une mauvaise affaire. S’enrôler dans l'armée.

Entrer ; s'engager dans un bois, un sentier. Ant. Dégager, détourner, dissuader.

engagiste [ en-gha-jiste] n. m. Celui qui jouissait, par engagement, d'un domaine appartenant au roi.

Entrepreneur qui engage les ouvriers.

engainant [an-ghè- ?ian], e adj. Bot. Qui enveloppe comme une gaine : les feuilles des graminées sont engainantes.

engainer [an-ghè-né] v. a. Mettre dans une gaine :

engainer des couteaux. Envelopper

Statue engainée.

les feuilles

du blé engainent la tige. Statue engainée, dont les membres inférieurs sont remplacés par une sorte de gaine : les kermès sont des statues engainées.

engallage [an-gha-la-je] n. m. Action d'engaller.

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