V. a. Munir d’enlarmes
enlarmure [an] n. f.
Ensemble des enlarmes qui bordent un filet.
Enlart (Camille), archéologue français, né à Boulogne-sur-Mer en 1862; conservateur du musée du Trocadéro ; auteur d ’ un excellent Manuel d'archéologie française. Enlart.
enlevage fan] n. m.
Teint. Opération par laquelle on fait disparaître à certaines places la couleur d'un tissu préalablement teint.
enlevant [an-le-van], e adj. Qui enlève, entraîne : marche enlevante.
enlevé, e [an] adj. Fig. Se dit d'une œuvre d'art large, hardie, faite avec facilité : portrait enlevé.
enlevée lan-le-vé] n.f. Quantité enlevée en une fois. Arg. Correction, réprimande.
enlèvement [an, man] n. m. Action d'enlever, d’emporter: l'enlèvement des boues. Rapt: l’enlèvevement des Sabines.
— Kncyci.. Ur. Enlèvement de mineur. V. mineur.
Enlèvement au sérail (V), opéra-comique allemand en trois actes, musique de Mozart, écrit à la demande de’l’empercur Joseph II Il782j ; traduction française et réduction de l'opéra en deux actes, par Prosper Pascal 1859). Œuvre pleine de fraîcheur et d’élégance. C'est dans cet ouvrage qu’a été introduite la célèbre Marche turque.
Enlèvement de Proserpine (?’), poème épique de Claudien, en trois chants, qui renferme de grandes beautés de détail (iv' s. apr. J.-C.).
Enlèvement {l'), de Déjanire, d’Europe, d’Hélène. V. Déjanire, Europe, Hélène.
enlevor [an-fe-ré] V. a. (de en, et lever. — Prend un é ou'êert devant une syllabe muette : /enlève.) Lever en haut: enlever des fardeaux à l'aide d'une grue. Arracher, emporter : torrent qui enlève un polit; enlever le couvert. Prendre de vive force : enlever une redoute. Voler : enlever une montre. 'Emmener par violence ou par séduction : enlever une mineure. Saisir, emmener, jeter dehors: enlever un député. Fig. Faire disparaître : enlever une tache. Exciter l’enthousiasme: enlever l'auditoire. Obtenir sans peine : enlever les suffrages. Pop. Faire de violents reproches : enlever quelqu'un. Enlevez-le ! exclamation qui manifeste le plus vif mécontentement contre quelqu'un.
enleveur [an] n. m. Celui qui enlève. (Peu us.) enlevure [an] n. f. vésicule. (On dit mieux ÉLEVURE.) Relief d’une sculpture.
enliasser [an-li-a-sé] v. a. Mettre en liasse : enliasse.r des lettres.
entier 'an-U-é] v. a. (de en, et lier. — Se conjcomme prie'r.) Joindre, engager des pierres ensemble en bâtissant.
enlignement [an, man] n. m. Action d'enligner. Etat de ce qui est enligné.
enligner [an-H-gné] V. a. (de en, et ligne'. Placer bout à bout sur une même ligne: enligner des briques.
enliouber [an, bé'. v. a. Faire entrer la pointe d’une pièce de bois dans une mortaise angulaire dite linube. pratiquée sur une seconde pièce de bois.
enlisement ou enlizement [an-H-ze-man] n. m. Action de s’enliser.
enliser ou enlizer [an-U-zéj v. a. (de en, et lise, sable mouvant). Enfoncer dans les sables mouvants. S’enliser ou s’enlizer v. pr. : on s'enlise fréquemment sur certaines plages de Bretagne. Au fig. : voiture qui s'enlise dans la boue. i enluminage [an] n. m. Couleurs légères I appliquées superficiellement sur les étoffes impri- I inécs.
enluminement [an. ne-man] n. m. Action d’enluminer: V enluminement d'un livre d'heures.
enluminer [an, né] v. a.' (de en, et du lat. lumen, inis, lumière). Colorier : enluminer des gravures. Orner d’enluminures: enluminer un missel. Fig. Colorer vivement. Rendre rouge : l'usage des liqueurs fortes enlumine le teint.
enlumineur, euse [an. eu-ze] n. Arlistc qui enlumine: Bobert Julien fut le dernier des grands enlumineurs.
— E.ncyci.. Dans le haut moyen âge, la profession d’enlumineur n’était pas séfiaréc de celle de calligraphe. En 1383, les enlumineurs formèrent une corporation spéciale. Les plus célèbres au xvc .siècle • furent: Jean Fouquet. Jean Bourdichon, Barthélemy Guetty. Quand l’imprimerie supplanta la e.'tlligraphie, les cujumineurs ornèrent de leurs peintures
les livres typographies. La mode des manuscrits peints refleurit au xvi= siècle, mais avec le xvii' siècle commença la décadence de cet art.
enluminure [an] n. f. Art d'enluminer. Estampe. gravure enluminée. P'am. Coloration vive d ' visage. Fig. Faux éclat du style.
ennasser [an-na-sé] v. a. Mettre du poisson dans une nasse, afin de le conserver vivant.
ennéacorde [èn-né-a] n. m. (du gr. ennea, neuf, et de corde). Cithare à neuf cordes.
ennéade lèn-né] n. f. (gr. enneas, ados). Assemblage de neuf choses semblables ou de neuf personnes. Ennéades ou Neuvaines. de Plotiu ; recueil de
5'7 livres ou traités formant une sorte - y
d’encyclopédie philosophique, et yr' réunis par l’orphyre, son disciple. La f ^
doctrine est un éclectisme mystique i , \
dérivant du platonisme, pour abou- ' \
tir au panthéisme (iii' s.). y /
ennéagonal, e, aux [(■n-tié] \ /
adj. (de ennéagone]. Qui a neuf augles. Prisme ennéagonal. prisme dont la base est en néagonale.
ennéagone èn-né] adj. (du gr. ennea. neuf, et gânia, angle;. Qui a neuf côtés : figure ennéagone. N. m. : un esinéagone.
ennéagyne [èn-né] adj. (du gr. ennea, neuf, et gunè, femelle). Qui a neuf pistils.
ennéagynie [èn-né-a- ji-ni] n. f. Division du système de Linné, qui comprenait les plantes ennéagynes.
ennéandre [èn-né' adj. (du gr. ennea, neuf, et anèr, andros, mâle). Qui a neuf étamines.
ennéandrie [èn-né-an-drî] n. f. (de ennéandre). Division du système de Linné, qui comprenait les plantes ayant neuf étamines.
erméanttlère [èn-né] adj. Bot. Qui a neuf anthères ou neuf étamines.
ennéapétale [èn-né] adj.5ot.Qui a neuf pétales, eunéasépale [èn-né] adj. Bot. Qui a neuf sépales : fleur, calice ennéasépale.
ennéasperme [èn-né-as-pèr-me] adj. Bot. Qui contient neuf graines : fruit ennéasperme.
ennéasyllabe [èn-né-à-sU-la-be] adj. Se dit d’un vers qui a neuf syllabes : Voltaire, Th. de Banville, Bichepin ont composé des vers ennéasyllabes. enneigé [an-7iè-jé], e adj. Couvert de neige, ennemi, e [è-ne] [n. (lat. inimicus). Qui hait quelqu’un, qui cherche à lui nuire : ennani 7nortel. Qui a de l’aversion pour certaines choses : ennemi du tabac. Chose nuisible : ï alcoolisme, voilà l'ennemi. Nation armée avec laquelle on est en guerre : battre l'ennemi. Passer à l'ennemi, déserter pour prendre du service chez les ennemis, et fig., trahir son parti. Absolum. L'emiemi, l'ennemi du genre humain, le diable. Eist. Nos amis les ennemis, nom par lequel on désigna les nations alliées qui, en 18H et 1815, envahirent la France, et qui, rétablissant les Bourbons, furent accueillies avec joie par les pactisans de l’ancien régime. Prov. et i,oc. prov. : Autant de pris sur l’ennemi, autant de gagné, d'utilisé, quoi qu’il arrive ensuite. Il n’y a pas de petit ennemi, tout ennemi peut nuire. Le mieux est l’ennemi du bien, en poursuivant la perfection, on détruit parfois les heureux résultats déjà obtenus. Plus de morts, moins d’ennemis, paroles de Charles IX (Saint-Barthélemy). Adjectiv. : l'armée emiemie. Ant. Ami. ,
— Encyol. Dr. intern. Le droit international distingue les combattants et les non-combattants. Les premiers seuls sont considérés comme ennemis : les seconds ne peuvent être l'objet, de la part de 1 autorité militaire, que de mesures de précaution ou de réquisition. Ils ne sont traités comme ennemis que s'ils prêtent un concours actif aux liostilités.
Ennemi du peuple (un), drame en cinq actes, par IL Ibsen (1882). Un docteur, ayant découvert des microbes nuisibles dans les eaux de la station thermale qu’il dirige, veut prévenir la justice : mais la municipalité et la population de la commune se liguent contre lui. Ce drame est une des meilleures pièces d’Ibsen.
Ennemond ou Chamond - saint), archeyê; que de Lyon, né dans cette ville vers GOO, assassiné à Chalon-sur-Saône en 657. par ordre du maire du palais Ebroïn. contre lequel il avait pris parti.
Ennenda ou Enneda, comm. de Suisse (cant. de Glaris), sur la Linth; 2.500 h. Cotonnades. Ennery (Adolphe-Philippe, dit d’ .Y. Dennery. Ennetbaden, bourg de suisse (cant. d’Argovie), sur la Limmat, en face de Baden ; 1.200 h. Elevage, agriculture ; tissage de soie.
Ennetières-en-'Weppes, comm. du dép.
du Nord, arr. et â 8 k. de Lille : 1.660 h. Ch. de f. N. Détruite au cours de la Grande Guerre.
Enne’V’elin, comm. du dép. du Nord, arr. et à 12 kil. de Lille, sur la Marcq : 1.390 h. Ch. de f. N.
Ennezat [è-ne-za], ch.-l. de c. (Puy-de-Dôme), arr. et à 10 kil. de Riom, sur l’Embenne ; 1.210 h. — Le cant. a 11 comm. et 7.570 h.
ennillage [an-jii, il mil. n. m. (de en. et nille). Liaison de l’arbre tournant avec la meule tournante, dans un moulin.
Enuiskllleil, v. d’Irlande (Ulster), située entre les deux branches de la rivière Erne ; 7.000 h. Belle église.
EnniuS [èn-ni-uss] (Quintus), un des plus anciens poètes latins, né en 240, m. en 169 av. J.-C. Grec de naissance, il contribua à introduire 1 hellénisme a Rome. Il avait composé sous le titre d'Aitnales un poème épique en 18 livres, où il chantait 1 histoire de Rome, depuis les amours de Mars et de Rhéa jusqu'à son époque. Nous n'en possédons que des fragments. Son style était dur, incorrect, encore à moitié barbare. A cause de ce défaut d'élégance, les Latins avaient formulé ce proverbe : De stercqre Ennii. « Du fumier d'Enni us (tirer) >■. qui s’appliquait à Virgile, lequel ne dédaignait pas de faire des emprunts au vieux poète et savait trouver des perles dans le futnier d'Emtius. Cette expression est devenue proverbiale, surtout pour exprimer que 1 on trouve quelquefois d’excellentes choses dans de vieux auteurs aujourd’hui à peine connus.
ennoblir an-iio] v. a. Relever, donner de la noblesse morale: la vertu eniwblit lho77ime. pt^ confondre avec anoblir.) Ant. Avilir, dégrader.