ENN
ENR
ennoblissemeilt [an-no-bli-se~man] n. m.
Action d'ennoblir, de rendre noble, digne.
SunodiUS [è/i-no-di-iws] (saint), écrivain ecclésiastique, né en Gaule, un des Pères de l'Eglise latine. IM'ut évêque de Pavie et écrivit une Vie de saint Èpiphane. P'ête le 17 juillet.
ennoyage [an-noi-ia-jel n. m. Miner, Petit canal naturel souterrain, servant de conduit aux eaux d'infiltration.
ennui [an-nui] n. m. (de ennuyer). Lassitude morale, produite par le désœuvrement:
L’ennui naquit un jour de runiformité.
Peine très vive. (Vx en ce sens.) Désagrément, contrariété. PI. Poétiq. Chagrins : de mortels ennuis. Ant. Amusement, plaisir, divertissement. V. uniformité.
ennuyant [an-ixui-an], e adj. Qui ennuie, contrarie: un temps ennuyant. (Peu us.)
ennuyé [an-nui-ié\, e adj. Qui trahit l’ennui : avoir Vair ennuyé. Qui éprouve de l’ennui. Substantiv. : les ennuyeux et les ennuyés.
ennuyer [an~nui-ié] v. a. (du lat. in, dans, et odium, haine. — Se conj. comme appuyer.) Causer de l'ennui : le style emphatique continu finit par ennuyer. S’ennuyer v. pr. Eprouver de l’ennui. Ant. Amuser, divertir, récréer, égayer.
ennuyeusement {an-nui- icu-ze-man] adv.
D’une manière ennuyeuse. Ant. Gaiement.
ennuyeux, euse \an-nui-îeû^ eu-ze] adj. Qui ennuie haoituellement : conteur ennuyeux; conversation ennuyeuse. Substantiv. Personne ennuyeuse : les ennuyeux. ("V. genre.) Ant. Amusant, récréatif.
Ënoch. [nok]^ nom de deux personnages de l’Ancien Testament : l’un fils de Caïn, l’autre père de Mathusalem. La tradition catholique, s'appuyant sur un texte de l'Ecclésiastique, a toujours pensé que ce dernier avait quitté la terre sans souffrir la mort.
Enoch {Livre d‘), sorte d’apocalypse des premiers temps du christianisme, non admise dans le canon des Livres saints.
Enoch Arden, poème anglais d’A. Tennyson, une des tentatives les plus heureuses que l’on ait faites pour transporter la réalité de la vie familière dans le domaine de la poésie. C’est l’histoire d'un marin obligé de quitter sa femme et ses enfants pour aller chercher fortune en Chine. A son retour, il retrouve sa femme remariée et heureuse, et s’éloigne pour ne pas troubler son bonheur (1864). énôclier v. a. v. énaucher.
ÉïlOgat (saint), évêque de 1’ Ai'morique,m. en 631. Fête le 13 janvier.
énoiseler r^e-Zé] v. a. Fauconn, Instruire, dresser l'oisea-u, l'habituer au gibier.
énoncé n. m. Chose énoncée : l'énoncé d'une clause. Action d'énoncer. Ensemble des conditions auxquelles doivent satisfaire les inconnues d'un problème ; l'énoncé d'un problème, d'une question.
énoncer [sé] v. a. (lat. enuntiare ; de nuntius, nouvelle. — Prend une cédille sous le c devant a et 0 : il énonça, nous énonçons.) Exprimer par paroles ou par écrit : énoncer un axiome, une clause.
AlLUS. LITTÉR. V. CONCEVOIR.
énonciatif, ive adj. Qui sert à énoncer : terme énonciatif.
énonciation [sî-on] n. f. Action, manière d'énoncer : énonciation d'un foÂt.
énoper \pé] v. a. Syn. de énouer.
énopîltalmie [nof-tal-mî] n. f. (du gr. en, dans, et ophthalmos, œilj. Enfoncement pathologique du globe oculaire dans son orbite.
éïioptromancle [si] n. f. (du gr. enoptron, miroir, et manteia, divination). Antiq. gr. Divination au moyen d'un miroir magique.
enorgueillir [an-nor-gheu, Il mjl.] V. a. Rendre orgueilleux. S'enorgueillir v. pr. Avoir de l'orgueil ; tirer vanité. Ant. Humilier, mortifier.
énorme adj. (lat. enormis;à.Q e, hors de, et nnrma, règle). Démesuré, excessif en grandeur ou en grosseur : le baobab est un arbre énorme. Fig. : fortune, crime énorme. Ant. Petit, microscopique.
énormément \man] adv. Excessivement. (Ce mot implique l'idée d’un excès fâcheux, et c'est abusivement qu’on l’emploie, dans le sens de beaucoup, devant un mot pris en bonne part : cela me plaît énormément.)
énormité n. f. (de énorme). Excès de gi’andeur, de grosseur : l'énormité de la baleine. Fig. Gravité : énormité d'une faute, d'un crime. Chose extravagante : dire des énorijiités.
SnoS) v. de Turquie, en Thrace. sur le golfe do ce nom et sur le delta de la Maritza; 7.000 h.
énostéal [nos-féj adj. et n. m. Axiaî, Se dit de l’os cai'ré’ des oiseaux.
énostose ïnos-tô-ze] n. f. (du gr. en, dans, et osîeoxi, os). Méd. Tumeur du canal médullaire des os. énouage n, m. Action d'énouer.
énouer [nou-€\ v. a. (du préf. é, et de nœud).
Débarrasser les étoffes des nœuds et des coi’ps étrangers qui se montrent à la surface : énouer un drap.
énoueur, euse [eu-ze] n. Personne qui énoue le drap.
énoyautage \noi-iô\ n. m, Acti-on d’énoyauter. énoyauter [noi-iù-té] v. a. Débarrasser du noyau : énoyauter des censes pour les confire.
énoy auteur n. m. Appareil permettant d’enlever sans les déchirer le noyau de certains fruits.
enquérir (s^)[sfln-
A'éj v. pr. (lat.
inqui rere ; de in, en, et g u æ r er e , chercher. —
Se conj. comme acquérir.)
S'informer, faire des l'echerches.
enquer-
re [an-kèi'e] v. a. Ancienne forme de enquérir. R/as.
Armes à enquerre, se dit
des armes dont il faut rechercher l'origine parce qu'elles contreviennent aux lois héraldiques. (Les armes à enquene présentent le plus souvent une dérogation , à la loi défendant de mettre métal sur métal ou émail sur émail, mais elles sont pour la plupart d’une époque antérieure à la codification des lois héraldiques : les armes de Jérusalem sont des armes à enquerre.) "V. planche blason.
enquête [an-kè-te] n, f. (de enquérir). Réunion de témoignages pour élucider une question douteuse : diriger une enquête. Recherches ordonnées par une autorité administrative quelconque. Enquête judiciaire, recherche qui se fait en justice, par audition de témoins : un tribunal insuffisamment éclairé ordonne une enquête. Enquête de commodo et incommodo, expression qui signifie exactement en latin « enquête sur l’avantage et l’inconvénient ».
— Encycl. Dr. Il y a deux sortes d'enquêtes : lo L’enquête est dite sommaire {ou publique) lorsqu’elle se fait à l'audience, devant le tribunal entier ; procès-verbal n’est dressé de la déposition des témoins que si l’affaire est susceptible d'appel.
L’enquête est dite ordinaire (ou secr'eté) lorsqu’elle se fait en la chambre du conseil, devant un juge ; il est toujours, en ce cas, dressé procès-verbal des dépositions. Devant les tribunaux de commerce et les justices de paix, l'enquête est toujours sommaire.
Toute personne peut être entendue comme témoin, à l’exception des incapables et des reprochables. Les incapables sont : les condamnés, les parents et alliés en ligne directe, les conjoints ; les reprochables sont : les parents ou alliés en ligne collatérale, les héritiers, les donataires, les domestiques.
Il est principalement procédé à une enquête de commodo et incommoda quand il s’agit d'entreprendre des travaux publics. Les travaux de voirie, les concessions de mines, les créations de manufactures qui pourraient être considérées comme dangereuses ou insalubres, les travaux de chemins de fer, de drainage, d'irrigation, donnent lieu à des enquêtes de ce genre ; ou bien encore quand il s’agit de partager ou vendre des biens communaux, d'établir des cimetières, de transférer une école, de réunir deux communes.
enquêter [an-kè-tè] v; n. Faire, conduire une enquête. S'enquêter v. pr. S'enquérir, s'informer.
enquêteur [an-kc] n. m. Juge, officier, etc., qui fait des enquêtes. Adjectiv. : commisaire enquêteur.
enquinauder [an-ki-nô-dé] v. a. (de en, et quinaud). Tromper, attraper, enjôler, rendre quinaud, dupe.
enquiquiner [an-ki-ki-né] v. a. Pop. Agacer, importuner, vexer. «
enracinable "an] adj. Qui peut être enraciné, enracinement [an, man] n. m. Action d'enraciner, de s'enraciner. Culée de pont reposant siu’ un enchevêtrement de pilots et de blocs rocheux.
enraciner [an, néj v. a. Faire prendre racine à : enraciner un arbre. Fig. PTxer à demeure. S’enracinep v. pr. Prendre racine. Se fixer, Ant. Déraciner.
enragé, e [an] adj. Qui a la rage : chien enragé. Fig. Irrité, emporté. Violent, excessif : joueur enragé ; passion, faim enragée.
enrageant [an-ra-jan], e adj. Qui cause du dépit : des contradictions enrageantes.
enragement [an, mari] n. m. Etat de celui qui enrage.
enragénientra7z,îna?2)adv.D’une façon enragée, enrager [an-ra-jé] v. n. (Prend un e après le g devant a et o': il enragea, nous enrageons.) Etre vexé, furieux : il enragé de ne pouvoir parler. Faire enYdjger, tourmenter. V. n. Etre atteint de rage.
enragerie [an, W] n. f. Acte d'homme furieux. (Vx.)
enraidir [an-rè] v. a. Rendre raide, enraidissement [an-rè-di-se-man] n. ni. Action d'enraidir quelque chose, ou de devenir raide.
enramer [an-ra-mê] v. a. Série. Syn. de em~' bruyérer.
enraser [an-ra-zé]v. a. Charp. Syn. deARRASER. enrayage [an-rô-ia-je] n.m. Action ou manière d’enrayer. Sabot d'enrayage, v. sauot. Opération qui consiste à disposer les raies d’une roue dans les mortaises du moyeu et des jantes. Action de régler le travail d’une charrue. Se dit d’un dispositif qui a pour but de coucher les plarvtes au passage de la charrue, et de faciliter leur enfouissement. Milit. Accident qui se pro'duit parfois dans les mitrailleuses, les fusils à répétition, etc., et qui empêche le mécanisme de fonctionner.
enrayement [an-rt-ie-man] ou enraiement \an-rt-man] n. m. Action d'enrayer.
enrayer [an-rè-ié] v. a. (de en, et rai, anc. sing. de rais. — Se conj. comme balayer.) Garnir de ses rais : enrayer une roue. Entraver le mouvement des roues d'une voiture, au moyen d'un sabot ou d’un frein. Faire une enrayui*e. Fig. Suspendre faction de : enrayer un mouvement d'opinion. S'enrayer V. pr. Avoir un enrayage, en parlant d’une arme automatique. Ant. Désenrayer.
enrayer [an-rè-ié] v. a. (de en, et raie. — Se
conj. comme balayer.) Tracer le premier sillon dan» un champ qu'on va labourer.
enrayeur [flîi-rè-zeur] n. m. Celui qui enraye, enrayoir [an-rè-îoir] n. m. Machine pour enrayer une voiture. Baguette que Ton introduit dans, le canon de l'arbalète pour la bander.
enrayure [an-ré-iu-re] n. f. Ce qui sert à enrayer une roue. Assemblage de pièces de bois qui rayonnent autour d'un centre. Pan de charpente, sur lequel s’appuie la croupe d'un comble. Premier sillon que trace la chaiTue dans un champ.
enxégimentation [an, man-ia-si-on].n. f.
Action d'enrégimenter.
enrégimentemeilt [an, man-te-man\ n. m.
Action de former un régiment. (Peu us.)
enrégimenter [an, man-té] v. a. Former en. régiment, mettre dans un régiment. Fig. Rassembler en troupe, faire agir ensemble : enrégimenter des mécontents dans une conspiration.
enregistrable [an~re-jis-tra-ble]s^ù.}. Qui peut être enregistré.
enregistrement [an-re-jis-tre-man] n. m.
Copie textuelle d'un acte sur un registre destiné à. cet effet, et qui a pour objet de conférer à cet acteune date authentique. Administration, bureaux où ion inscrit ces actes sur les registres officiels : tous les actes portant mutation de propriété sont soumis à l'enregistrement. Autref., acte par lequel une cour souveraine faisait transcrire sur ses registres une ordonnance, un édit du roi.
— Encycl. Dr. L’enregistrement . a pour objet principal de procurer des ressources à l’Etat, mais il a aussi un but d’utilité : il confère date certaine aux actes sous seing privé, assure l’existence des mutations non constatées par écrit et peut servir de commencement de preuve pour établir celle des actes authentiques.
Les droits d’enregistrement sont fixes ou proportionnels, suivant la nature des actes et mutations qui y sont assujettis.
Le droit fixe s’applique aux actes soit civils, soit judiciaires ou extrajudiciaires, qui ne contiennent ni obligation, ni libération, ni condamnation, collocation, ou liquidation de sommes et valeurs, ni transmission de propriété, d’usufruit ou de jouissance de biens meubles ou immeubles.
Le droit proportionnel est établi pour les obligations, libérations, condamnations, collocations ou liquidations de sommes et valeurs et pour toute transmission de propriété, d’usufruit ou de jouissance de meubles et d’immeubles soit entre vifs, soit par décès. Il est assis sur les valeurs et se calcule sur les sommes de 20 francs en 20 francs, inclusivement et sans fraction ; il ne peut être perçu moins de 25 centimes.
Lorsqu’un acte sous seing privé ou passé en pays étranger, contenant vente ou location d'immeubles ou cession de fonds de commerce, n’a pas été enregistré dans les délais, l'ancien et le nouveau possesseur, le bailleur et le preneur, sont tenus, chacun personnellement, d’un droit en sus.
Tous les droits et amendes d’enregistrement ont été augmentés, par les lois postérieures à celle du 22 frimaire an VII, d’une surtaxe du dixième, qu’on appelle dée'ime.
La perception des droits d’enregistrement est confiée à la direction générale de l'enregistrement, des domaines et du timbre, dont le personnel comprend : lo au ministère des finances, un service central composé d’un directeur général, de trois administrateurs, de dix chefs de bureau, quinze sous-chefs et dix-neuf rédacteurs ; 2° dans chaque département, un directeur, un inspecteur, un sous-inspectèur et un conservateur des hypothèques par arrondissement; un receveur par canton ; des surnuméraires.
enregistrer [an-re-jis-tré] v, a. Porter sur un registre. Transcrire, mentionner un acte, un jugement dans les registres publics, poui* en assurer l'authenticité. Par ext. Consigner certains faits par écrit.
enregistreur [an-re-jis-treur] n. m: Celui qui enregistre. Appareil qui inscrit automatiquement certains mouvements. Adjectiv. : thermomètre enregistreur.
— Encycl. Physiol. Les appareils enregistreurs ont permis de décomposer les mouvements des divers organes de l'homme et des animaux. Le cardiographe» le sphygmographe ont permis de découvrir certains mouvements du cœur dont 1 intensité augmente dans les cas pathologiques. Ils se composent en général d'un appareil enregisteur proprement dit, cylindre ou plaque, qui tourne uniformément sur un pas de vis sans fin ; sur ce cylindre, préalablement enduit de noir de fumée, un stylet inscrit les mouvements de l’organe que l’on étudie. La marche, la course, le saut, etc., de l'homme et des animaux, le vol des oiseaux ont été ainsi enregistrés.
— Techn. On compte un nombre considérable d’appareils enregistreurs, les uns uniquement utilists dans les laboratoires, les autres ayant reçu d’importantes Applications industrielles. Ces appareils sont en généré divisés en deux classes, suivant qu'ils enregistrent directement etsansdiscont i n u e r tous les mouvements que Von veut observer, ou qu'ils trans mettent à distance, en les enregistrant,
convinüon'? Enregisü-eur de Marey (pbysiol.).
Qu'ils appartiennent à l’une ou à l'autre des deux classes, les enregistreurs sont mécaniques, électriques ou photographiques.
Comme il est impossible, vu leur nombre, de passer tous ces appareils en revue, nous citerons les. plus importants et les plus usuels d'entre eux. Tel est, en premier lieu, Venregisteur des pressions atmosphériques, de vapeur ou de gaz, connu sous le nom de ïnanomètx'e enregistrexir, qui indique à chaque instant les fluctuations de pression se produisant dans une atmosphère déterminée, ou celles de la vapeur d’eau dans un générateur de vapeur. Un autre appareil enregistreur, plus spécialement utilisé dans les ascensions aérostatiques, le baromètre enregistreur, permet de déterminer, par les dimi-
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