‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 748 sur 1225 · ENS · texte numérisé non relu

ENS

ENT

©nsellé, e adj.Se dit d’un quadrupède

qui a le dos enfoncé comme le siège d'une sidle. {V. CHEVAL.) Se dit d'un bateau ou d’uii ballon oblong. très relevés aux deux extrémités.

enselleiXient [^îi-sè-Ze-în^m] n. m. frad. selle)- Disposition du sol 'en forme de dos d'àne. telle qu'elle se présente, notamment dans les régions montagneuses, lorsque deux vallées sont opposées par le sommet : VemeHement du col de Baline.

enSôller [an-sè-Zé] v. a. Mettre une selle sur : enseller un cheval.

eïlS6llure [an-sè-lUrre] n. f. Courbure très accusée de la région lombaire chez les quadrupèdes et, par analogie, chez Thomme.

ensemble [an-san-ble] adv. (du lat. in. en. et simili, à la fois).' L‘un avec l'autre, en même temps, à la fois : vivre ensemble; agir ensemble. N. m. Résultat de l’union des parties d'un tout : un bel ensemble. Accord, unité : agir avec ensemble. Mus. Passage de musique vocale où plusieurs voix se réunissent pour chanter en même temps. Se dit de rexécuUon, lorsque chanteurs ou musiciens sont si bien d'accord, soit pour l'intonation, soit pour la mesure, qu'ils semblent tous être animés d’un même esprit. Ant. Séparément, isolément.

ensemblier [an-san-bli-é\ n. ni. Artiste qui combine les ensembles décoratifs.

ensemencement \an-se-man-se-rrian] n. m.

Action d'ensemencer : ensemencement à la roZée.

ensemencer [an-se-man-sé\ v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : f ensemençais, nous ensemençons.} Répandre la semence (sur un champ).

£ns6n£ldcl ;è?i-sêj (Zénon de La), homme d'Etat espagnol, ministre du roi Ferdinand IV (1702-1781). Il contribua à réorganiser l'armée et la marine do son pays.

enserrement [an-sè-re-man] n. m. Action d'enserrer.

enserrer Jan-sé-réJ v. a. (de en, et serrer). Enfermer, contenir : tout ce que le globe enserre. Serrer étroitement : le boa enserre sa victime.

enserrer [an-^Jè-rël v. a. (de en, et serre). Mettre dan^ une serre.

enseuillement [aii-seu, il mil., e-man] n. m. Elévation de l’appui d’une fenêtre au-dessus du plancher.

ensevelir [an] v. a. (du préf. en, et du lat. se- •pelire, même sens). Envelopper un corps mort dans un linceul : ensevelir un cadavre. Par ext. Enterrer. Fig. Engloutir : Pompéi fut ensevelie sous la cendre. Envelopper, cacher : il a enseveli son secret avec lui. S'ensevelir v. pr. Fig. S'ensevelir dans la retraite, se retirer du monde. Ant. Déterrer, exhumer.

. ensevelissement [an, li-se-man] n. m. Action d ensevelir ; funérailles.

Ensevelissement du Christ, tableau de Quentin Melsys. au musée d’Anvers. (V. p. 767.)

ensevelisseur, euse ran, ZZ-sewr, eu-ze] n. Celui, celle qui ensevelit un cadavre. (Peu us.)

£nsbeim [èns-ha-im'], village de la Sarre, arr. de Saiiit-Ingberl ; 2.770 h. Victoire de Turenne sur les Impériaux, le 4 octobre 1674.

ensifolié, e [/?i] adj. (du lat. ensis, épée, et folium, feuille). Bot. Qui a des feuilles en forme d'épée.

ensiforme [f9z] adj. (du lat. e7isis, épée, et de forme,]. En forme d'épée.

ensilage ou ensilotage [an] n. m. Action d’ensiler : ensiler des céréaleSydes betteraves. (V. SILO.)

ensiler [ansZ-Zé] ou ensi— ioter 1 an-si-loîé] v. a. (du préf.

en. et de sZZo). Mettre les grains, racines , fourrages, etc., dans des silos pour les conserver.

ensileur [an]

n. m. Celui qui met et conserve des denrées dans des stlos ouen sacs

comprimés.

ensimage [anj n. m. Action d’ensimer les étoffes.

Ensilages : 1. A air libre ; 2. En terre, v. a. ^de en, ® ’

et sain, graisse;. Graisser, lubrifier la laine en vue de certaines opérations de tissage ou de filature.

Ensisheim !('n’-sZ^iS-Zta-Z?n’], chef-lieu de canton du Haut-Rhin. arr. de Guebviller, au confluent de nu et de la Thur ; 2.S00 h. Ch. de f. Ce fut un moment la résidence du conseil supérieur de l’Alsace, après la réunion de cette province à la France, en 1648.

Ensival, comm. de Belgique (Liège), sur la Vesdre ; 6.660 h. Draps.

ensochure an] n. f. Douille qui fixe le soc au corps de la charrue.

ensoiement [an-soZ-7nan] ou ensoyement [an-soi-ie-man\ n. lû. Action d'ensoyer.

ensoleillé an-so-lè. Il mil., ^1, e adj. Couvert de l'éclat du soleil : paysage e7isoleulé. Fig. Qui a de l'éclat, de la gaieté.

ensoleillement [a?i-so-Zê, Il mil., e-?/ian] n. m. Etat de ce qui est ensoleillé.'

ensoleiller faîi-so-Zè, il mil., é] v. a. Donner l'éclat du soleil, d'une vive lumière : ensoleiller de diamants une toilette. Fig. Donner de l'éclat, de La gaieté, de la verve, de la vivacité.

ensommeillé [a?i-so-mé, il mil., é], e adj. Appesanti par le sommeil. Fig. Assoupi.

Ensor (James), peintre-graveur belge, né à Ostencle en 1860, qui traduit par un dessin saisissacA des imaginations de visionnaire.

ensorcelant [an, ZanJ, 6 adj. Qui ensorcelle : charme cnsoi'celayit.

Ensorcelée (Z’), roman de J. Barbey dAurevilly (1864), dont le sujet, ramour étrange et tragique d une fermière pour un moine au visage mutilé et effrayant, se rattache à l'histoire de la chouannerie du Cotentin ; œuvre d'un romantisme sauvage, d'un style impeccable.

ensorceler an, lé] v. a. (rad. sorcier. — Prend deux Z devant une syllabe muette : f ensorcelle.) Jeter, par de prétendus sortilèges, le trouble dans le corps ou l'esprit. Fig. Séduire, charmer, inspirer une violente passion.

ensorceleur^ euse [an. eu-ze] adj. et n. Qui ensorcelle : 07i bridait jadis les enso7'celeuses. Qui séduit : regards ensorceleurs.

ensorcellement [a}i-.sor-sè-le-man' n. m. Action d'ensorceler. Résultat de cette action, Fig. Séduction, charme.

ensouaille ra7i-soa-a. Il mil., el n. f. Petite corde qui retient lè bout de la crosse du gouvernail, ensoufrer [an-sou-fré] v. a. Enduire de soufre, ensoufroir [a7r n. m. Lieu où l'on expose des matières textiles animales à la vapeur du soufre, afin de les blanchir.

©nsouple [a7() n. f. (lat. insuhnlu7n). Cjdindre du métier à tisser sur lequel on monte la chaîne, ensoupleau <m-S0U-'plô] n. m. Cylindre d'un métier à tisser, sur lequel s enroule l’étoffe à mesure qu'elle est tissée.

ensoutané, e [an] n. Pop. Prêtre, moine, ensoutaner [an, 7iêj v. a. Fam. Faire prendre la soutane à.

ensouter [an-sou-té] V. a. Metti'e dans la soute d'un navire.

ensoyement n. m. Teclm. v. ensoiement.

ensoyer [a7i-.s'0Z-7ê] v. a, Sc conj. comme aboyer.) Munir d'une soie de porc le lil poissé qu'on emploie pour coudre le cuir.

enstatite [a7is-ta] n. f. Mhiér. Silicate ferro ou alumino-magnésien.

ensuairer [aTî-SM-è-réj v. a. Envelopper les morts dans un suaire.

ensuaireuse [an-su-é-reu-ze] n. f. Femme qui ensuaire.

ensucrer [a7i-sU'kré] ^ v. a. Confire dans du sucre.

ensuifer [an-sin-fé^ v. a. Enduire de suif, ensuite [an] adv. {de eii. et suite). Après, à la suite. Ensuite de loc. prép.. après, à la suite de, par suite. Ant. D’abord, premièrement.

ensuivant [ati-^m'-i'ati], e adj. Suivant, qui vient après : le inois ensuivant. (Vx.)

ensuivre (s’) [sa?i] v. pr. Suivre, être la conséquence de. V. impers. Résulter : il s'ensuit que... ensuple n. f. Techn. V. ENSOimLE. entablement [a7i, 7nan\ n. m. (de en, ci table). Saillie au haut des murs d'un 'bâtiment, qui en forme le couronnement, en soutient le toit, et comprend l'architrave, la frise et la corniche.

Encycl. C’est d'après l'entablement qu’^on peut juger de la richesse d'un édifice, de la composition d’un ordre, du bon goût de l’architecte et de l'heu-

Entablements : 1. Dorique grec j 2. Dorique romain

reux choix des ornements. C’est aussi d'après l’entablement qu'on peut juger de la destination d'un monument ancien, et reconnaître à quelle divinité il était consacré. V. chapiteau, colonne, ordre, entablcr [an-ta-blé] v. a. Ajuster à demi-épaisseur deux pièces de bois.

entablure [a7i] n. f. Point de rotation des deux lamés d'une paire de ciseaux. Endroit où se réunissent deux pièces de bois entablées.

entacage ou entaquage [a7r-fa-/fa-/e| n. m. Rainure longitudinale de l’ensoupl'e, destinée à recevoir les baguettes qui arrêtent le tissu. Action de fixer l'étoffe dans ces rainures.

entacber [an-ta-ché] v, a. (de e??, et tacher). Souiller : farde qui entache l'honneur. Acte entaché de iiullité, qui n'est pas fait dans les formes.

entada [m] n. m. Genre de légumineuses mimosées, comprenant des arbrisseaux des régions tropicales. (Une espèce de l'Inde fournit une substance mucilagineuse, qu'on emploie dans ce pays pour laver les cheveux.)

entag© [a7i] n. m. Action de forer un bijou, tout en laissant subsister les marques de poinçons pour en enlever frauduleusement de l'or qu'on remplace par du cuivre.

entaillage [anda, ZZ mil.] n. m. Action d'entailler.

entaille [an-ta, il mil., e] n. f. (de entailler). Large coupure dans bois, la pierre, les chairs, etc.

Entailles : 1. A tenon et niorUiise ; 2. A nii-bois en sil'llel ; 3, A nû-bois, droite ; 4. A queue (raroiuie.

Blessure faite par un instrument tranchant : se faire une entaille.

entailler ^an-ta, U mil., é] v. a. (de en, et Za/ZZfi?’). Faire une entaille : on entaille parfois les arbres fruitiers pour en mnd'^er la croissance. Encastrer une charnière, une serrure, etc., dans une pièce de bois.

entailleur [an-ta, U rall,] n. m. Ciseleur. (Vx.)

entailloir [an-ta, il mil.] n, m. Outil à découper.

entaillure ^an-ta, il mil.] n. f. Entaille, entalinguer v. a. et entalingure n. f.

Mar. V. ÉTALINGUER, étalingure.

entame ou entamure [a7i] n. f. Premier morceau que l’on coupe d'un pain, d'un quartier de viande, etc. : Ve7itame d'u7i gigot. Coupure.

entamement [an, îuaîi] n. m. Action d'entamer.

entamer [an-ta-yné] v. a. ^lat. pop. intaminare). Couper le premier morceau : enîa7ner un pa'ni. Faire une légère incision, une déchirure : entamer la peau, Fig. Commencer : eiitamer U7ie conversatio7i. Porter atteinte : entamer la réputatioji.

entamure n. f. v. entame.

entaquage n. m. v. entacage.

entaquer [a7i-ta-k^ v. a. Exécuter l'entaquage. entartrage n. m. (de tartre). Incrustation progressive des tubes ou des parois des gênéralcurs de vapeur, par les dépôts calcaires que forme l eau en s'échauffant.

entartrate [an] n.m. Dépôt formé par les eaux dans les chaudières.

entartrer [z?'é] v. a, incruster, garnir de tartre: certaines eaux entart7'P7it 'rupidejnent les chaudières. S'entartrer v. pr. Se garnir de tartre.

entassement a7i-fa-,‘fe-77ïa7î' n. m. Action d’entasser. Amas ; eiitassement de débris.

entasser ra7i ta-.sé] v. a. Mettre en tas : accumuler, amasser,' amonceler. Fig. Réunir en quantité* Multiplier : entasser des citations.

entasseur, euse [a?i-/a-sewr, eu-ze] n. Fam. Qui entasse : un entasseur d'écus.

ente [a7i-te] n. f. (du gr. emphut07i, planté dans). Petite branche portant au moins un œil, et qu’on prend à un arbre pour le greffer sur un autre. Greffe opérée au moyeu d'une ente. Manche d'un pinceau.

enté, e [an] adj. Blas. Se dit de l'écii ou d'une pièce, divisés suivant des lignes courbes qui se pénètrent les unes les autres. Enté e7i pointe, se dit de l'écu divisé par deux traits courbes qui partent du centre pour gagner les angles de la pointe.

entéléchie [an, cZiZ] n. f. (gr. entelecheia). Dans la philosophie d’Aristote, ce qui pour chaque être est la possession de sa perfection, de sa fin.

entelle [an-tè-le] n. m. Espèce de singes du genre semnopithèque, très répandus dans l’Inde et qu'on y protège comme animaux sacrés.

entement \an-te-7nan] n. m. Action d'enter. Greffe opérée avec des entes. (Peu us.)

entendant [an-tan-dan], e adj. et n. Qui jouit la faculté d’entendre. (Vx.j

entendement [an-ta7i-de-77ian\ n. m. Faculté par laquelle on comprend : Z’eHZeiifZeineiiZ n’est autre chose que l’mtelligence. Jugement, sens, conception, intelligence : perdre t'ente7idement.

Entendement humain [Essai sur V), par Locke

; 3. Toscan ; 4. Ionique ; 5. Coriulhien ; 6. Conipusilc.

(1690). L'auteur rejette les idées innées et recherche la seule cause des idées dans les sensations et la réflexion.

Entendement humain (Nouveaux essais sur Z’), par Leibniz ; c’est une critique du sensualisme de Locke. A la formule de Locke: «Rien n'est dans l'entendement qui n’ait été auparavant dans le sens », Leibniz ajoute cette importante restriction : « sinon l'entendement lui-même •<. — Achevé en i704, l’ouvrage fut publié seulement en 176S, longtemps après la mort de Leibniz.

Entendement humain [Recherches sur Z’:, par Thomas Reid (1763;. L'auteur se prononce pour l'empirisme et la restriction du domaine de la psychologie. L ouvrage a été traduit en français par Jouft'roy.

entôHdôur [a7i-tan] n. m. Qui comprend facilement. A bon eixtendeur salut, que celui qui est intelligent profite de ce qu'on a dit.

entendre [an-taii-di'e] v. a. (du lat. mte7idere, diriger vers). Percevoir par le sons de l'ouie : ente7idre un bruit. Entendre dur, avoir l'oreille dure. Ecouter : ne vouloir rie7i entendre. Recevoir le témoignage : entendre des téinoins. Exaucer : entendi'e la prière des malheureux. Fig. Comprendre : entendre à demi-mot. Interpréter : phrase que l'on peut entendre de deux nm7xières. Connaître parfaitement : entendre le commerce. Avoir l’intention de : j'entends qu'on m'obéisse. Donner, laisser à entendre, laisser croire, insinuer; laisser à deviner. E7ite7id7'e raison, acquiescer à ce qui est juste. Entendre la plaisaxiterie, souffrir volontiers d’étre plaisanté. Ne pas entexidre raillerie, s offenser aisément. Ne pas y entendre ^'nf.vsc, ?7îaZîcc, n être pas malin. Ne pas entendre de cette oreille-lù, refuser d'accepter une proposition. Entendez-vous? se met à la fin d’une phrase pour appuyer un ordre, une menace. 'V. n. Prêter attention à : 7ie savoir à qui entendre. Entendre à, acquiescer : père qui refuse d'emtendre à un mariage. S’entendre v. pr. Se comprendre, être d’accord. Se connaître à. Prov. : Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, on persuade plus aisément un sourd qu’une personne qui se refusé à comprendre. V. cloche.

entendu^ e [an-ta7i\ adj. fde enre7idre). Convenu, décidé : c'est une affah'e, e7ite7idue. Intelligent, habile, capable. Prendre xni air enimdu, avoir l'air de comprendre parfaitement. N. Faire Ventmdu^ l’important. B’ien entendu loc. adv., assurément.

ENÏ

enténébrer v. a. ,Se conj. comme acdUrer)’ Plonger dans les Icnèbres, au prop. et au flg.

entente an-Um-te.] n. t'. Intorpivlation : le ralomniatcw recherche les tiints a rlnuble entente. Intelligence ; tiroir l'entente tlesuiHaires. Kon accord : entente entre deux époux. Entente cordiale, relations d'amitié qui s'établirent entre 'a France et 1 Angleterre à partir de lOOt, sous l'influenee d Edouard VII et de la menace allemande. Absolum. : l'Entente, ensemble des nations alliées contre l'Allemagni' pendant la Grande Guerre. Petite Entente, alliance dél'ensive entre la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie et la Roumanie, pour le maintien des traites qui ont suivi la Grande Guerre.

ententopMIe [rm (an) adj. et n. Partisan de l'Entente pendant la Grande Guerre.

enter ’nn-té] v. a. 'do ente). Greffer une ente sur ; enter un sauvaijeon. Pur ext. Insérer sur; enter une tête de lion snr un corps de chèrre. Fitj. F'aire reposer stir. Assembler par une entaille deux pièces de bois. Enter de.s bas, remplacer le bout par un attire. ('aune entée, canne formée de plusieurs pièces eiuboitccs. S’enter v. pr. S'unir par les liens du sang ; maison ducale qui s'est entée sur une autre.

entéralgie [a>i, Jî] n. f. (du gr. entenm, intestin, et ahjos, douleur). Méd. Douleur aigué des intestins.

— Encyci.. I/entéralgie ou colique nerveiise est une névralgie des intestins ; elle se caractérise par une douletir vive qui s’irradie autour de l’ombilic.

Le malade a les traits altérés, les extrémités froides, la peau couverte de sueur, etc. L’absence de fièvre précise le diagnostic, avec le siège de la douleur. Le traitement consiste en hydrothérapie, massage, et surtout en électrothérapie.

entéralgique ’an] adj. Qui a rapport à l'entéralgie : douleurs entéraltjiqurs.

entérectasie [an-té-rck-ta-zi] n. f. (dugr. enteron, intestin, et ektasis, .extension). Dilatation de l’intestin.

entérectomie [an-té-rèk-to-mî] n. f. (du gr. enteron, intestin, et ektomè, ablation). Résection d'une partie du tube intestinal.

— Encyci,. L'entérectomie est nécessaire lors de perforations ou de plaies étendues de l'intestin. Elle consiste à isoler puis à sectionner Tanse lésée, et à suturer ensemble les deux bouts de 1 intestin. C est une opération grave.

entérinai, e, aux [an] adj. Qui concerne

l’entérinement.

entérinement 'an. man] n. m. Action d'entériner : V entérinement des lettres de qrâce.

— Encyci.. Dr. Les lettres de grâce ou de commutation de peine accordées par le chef du pouvoir exécutif sont entérinées par les cours d'appel, mais c’est une simple formalité, et la cour ne peut modifier en rien la mesure dont le condamné est l'objet. Le Code de procédure ordonne aussi l'entérinement des procès-verbaux des experts ; lorsque ces procèsverbaux ont été entérinés contradictoirement, les faits qu'ils renferment ne peuvent plus être contestés.

entériner an, né] v. a. (de entier). Dr. Ratifier par un jugement un acte dont la validité dépend de cette formalité ; entériner des actes de ordre.

entérique an] adj. (du gr. enteron, intestin). Qui a rapport aux intestins : inflammation entériq ne.

entérite lan] n. f. (même étymol. qu’à l'art, précéd.-’. Inflammation des intestins.

— Encycl. L'entérite reconnaît des causes fort diverses ; on incrimine le plus souvent 1 influence des microbes et des substances toxiques. On distingue : l'entérite cholériforme, fréquente chez les enfants et les vieillards, donnant lieu à des selles aqueuses avec tendance au refroidissement ; l'entérite dysentériforme. À selles glaireuses, avec douleurs intestinales ; l'eîttéri'fe typhoïdique, à température élevée. Dans tous ces cas, le lait, le bismuth, l’eau albumineuse et un régime alimentaire strict suffisent pour obtenir la guérison. Les entérites chroniques, dangereuses surtout dans les pays chauds, se caractérisent chez nous sous deux formes principales : l'entérite muco-membraneuse. avec alternatives de constipation et de diarrhée, et l'entérite tuberculeuse. Le traitement consiste en régime alimentaire , hydrothérapie , et traitement de 1 état général.

entéro-anastomose [an] n. f. (du gr. enteron, intestin, et de anastomose). Opération chirurgicale, qui consiste à faire communiquer latéralement deux anses d'intestin lorsque la'partie intermédiaire est le siège d'un cancer ou d'un rétrécissement.

entérocèle [an] n. f. fdu gr. enteron, intestin, et kèlé, tumeur). Méd. Hernie qui ne contient que de l'intestin grêle.

entéroclyse 'anl n. f. (du gr. enteron, intestin, et klusis. lavagej. Syn. de lavement.

entérocolite 'an] n. f. (du gr. enteron, intestin, et de côlon). Inflammation de l’intestin grêle et du côlon. , .

— Encycl. L entérocolite n est qu une variété, d'ailleurs fréquente, de l'entérite. C’est ainsi que l’entérite muco membraneuse est presque toujours une entérocolite.

entérocoque [an] n. m. Microbe intestinal découvert par Thiercelin et qui détermine assez fréquemment des accidents pathologiques.

entérocystocèle .an, sis-to n. f. (du gr. enteron, intestin, kustis, vessie, et kèlê, tumeur'. Hernie qui contient la vessie et une portion de 1 intestin.

entérodynie [an, nî] n. f. (du gr. enteron, intestin, et ouunè, douleur). Douleur intestinale.

entérograptie ((m] n. m. (du gr. enteron, intestin, et graphein, décrire.'. Appareil destiné à mesurer et à inscrire les contractions de 1 intestin.

entérographie (TH, fl] n. f. (de •‘iitéj'figraphe'. Description de l'intestin, étude sur les intestins.

entéro-hémorragie [an] n. f. Syn. de

ENTÉRORRAGIE.

entérohépatOCèle [au] n. f. Hernie contenant une partie de l’intestin et le foie et que l'on trouve parfois chez le fœtus.

entérokinase n. f. Substance diastasique du suc intestinal, provoquant l'activité des ferments nécessaires à la digestion des albuminoïdes.

entérolithe (nnl n. m. 'du gr. enteron. intestin, et lithos, pierre). Calcul intestinal : les entérolithes. fréquents chez les herbloores, sont très rares chez l'iiomme.

entéromésentérique lau, zan] adj. 'du gr. enteron. intestin, et de mésentère^ Qui a rapport à l'intestin et au mésentère.

entéromphale an lé ronl n. f. (du gr. enterail, intestin, et ompkalos, nombril). Hernie ombilicale.

entéropneustes [an, pneus-te] n. m. pl.

classe d'invertébrés, intermédiaires entre les éehinodermes et les vers. S. un entéropneuste.

entéropogon la/C n. m. Genre de graminées de l’Inde et de Madagascar.

entéroptose an-tr rop tô-ze] n. f. :du gr. en leron, entrailles, et ptosis, ciiute'. Maladie earaetérisée p.ar un affaiblissement de la paroi abdfjniinale et donnant lieu à un prolapsus des viscères abdominaux,

— Encycl. L'entéroptose existe surtout chez la femme, où elle est provoquée par la grosse.sse et l'abus du corset. On peut y remédier par la ceinture de Glénard, ou par une opération.

entérorragie 'an té-ro ra-jl] n. f. (du gr. enteron. enl railles, et rliagè, rupture;. Hémorragie intestinale.

— Encycl, L’entérorragie n’a d'autres symptômes que ceux des hémorragies internes. Subitement, le malade pâlit, son pouls se ralentit, son regard s’obscurcit, puis apparaissent des vertiges, et parfois il y a perte de connaissance. Le ‘diagnostic se fait d'après les conditions pathologiques où se trouve le malade, mais la certitude n'existe qu'après les selles sanguinolentes. Le traitement consiste en rep'js. diète et boissons glacées, injections de morphine et d'ergotine et de sérum artificiel.

entérorrhaphie \an-té.-ro-ra-fV- n. f. (du gr. enteron, intestin, et raphê, couturée Opération qui consiste à suturer une plaie intestinale.

— Encycl. L'entérorrhaphie est une opération très délicate, et qui demande une extrême habileté, les tissus qu’il s'agit de faire adhérer étant très friables.

entérorrhée 'nn-té-ro-ré.\ n. f. (du gr. emteron, intestin, et rhein, coiilên. Diarrhée caractérisée par un flux muqueux et séreux.

entérospasme [an. spas-me', n. m. Contracture spasmodique de l'intestin.

entérotome [an] n. m. instrument employé pour l'entérotomie ou section de l'éperon intestinal.

entétoto-

mie 'nii.nn'ln.f.

idu gr. en'eron, intestin, et lomè, Entérotome.

section'. Dissection de l'intestin. Opération que l'on pratique pour guérir Icsi gnus contre nature.

— E.ncycl. L'entérotomie est destinée à guérir l’anus contre nature, dont la guérison spontanée est excessivement l'are. Il s'agit de détruire une sorte de valve dite éperon, qui forme opercule entre les deux bouts de l'intestin. On le sectionne peu à peu, au moyen d’une pince à demeure dite entérotome.

entérovaQcin ou entréo-vaccin n. m.

Nom donné à certains vaccins que l'on utilise par la voie digestive au lieu de les injecter sous la peau.

— Encycl. L'ingestion de cultures bacillaires stérilisées déterminant dans l'intestin des réactions d'immunité, il est possible d’appliquer à des malades chez lesquels l'injection est diflieile ou contre-indiquée, la méthode des entéro-vaccins comme traitement préventif des infections d'origine intestinale ; fièvres typhoïde et paratyphoïde, choléra, colibacillose, etc.

entérozoalre [an, è-re] n. m. (du gr, enteron, intestin, et zoarion, petit animal). 'Ver intestinal.

enterrage 'an-t'e-ra-jel n. m. Action de tasser de la terre autour d’un moule de fondeur, pour le solidifier.

enterrement [an-tè-re-mnn] n. m. Action de mettre en terre. Inhumation, funérailles, cérémonie qui accompagne la mise en terre d un mort ; l enterrement de Victor Hugo fut une manifestation nationale. Convoi funèbre. Frais de sépulture. Fig. Ab.andon, rejet, renonciation ; enterrement d'une loi. Enterrement civil, celui qui a lieu sans aucune cérémonie religieuse.

Enterrement à Ornans (T), tableau de G. Courbet (ISSl) ; une des œuvres les plus célèbres de cet artiste, et qui fut le point de départ d’un mouvement réaliste en jieinture. L’observation en est juste, et le coloris énergique. (V. p. 7C8.)

enterrer [an-tè-ré\ v. a. (de en, et terre). Enfouir : enterrer un trésor. Engloutir sous les décombres. Inhumer. Présider un enterrement, ou y assister. Fig. Survivre : vieillard qui enterre tous ses héritiers. Faire mourir. Détruire.^ Enfermer dans un lieu retiré : enterrer quelqu'un à la campagne. Tenir caché. Renoncer a : enterrer ses illusions. Faire qu'on ne parle plus de : enterrer un projet de loi. Se livrer aux dernières réjouissances que permet une époque, un état, etc. : enterrer le carnaval, enterrer sa rie de garçon. S’enterrer v. pr. Se retii'er du monde. Ant. Déterrer, exhumer.

enterreur, euse [an tè-reur, eu-zé\ n. Fam. Personne qui enterre.

entêtant ’tan], e adj. Qui entête, en-tête [au] n. m. Ce qui est imprimé, écrit ou gravé en tète d'une lettre, d'un écrit. Pl. des en-tètes.

entêté, e [un] n. et adj. Opiniâtre, têtu : caractère entêté. Ant. Obéissant, docile.

entêtement 'an, man] n. m. .Sorte de vertige causé par quelque émanation. Peu us. en ce sens.) Fig. Attachement opiniâtre à ses idées. Action d entêter les épingles.

entêter 'an-té-té] v. a. Faire mal à la tète par des vapeurs, des odeurs. Fig. Enorgueillir. Engouer. Entêter les épingles, en fixer les têtes. S’entêter V. pr. S'opiniâtrer. S’entêter de quelqu'un, s’engouer.

entêteur [an] n. m. Ouvrier qui met les têtes aux épingles, qiii les entête.

entêtoir [an] n. m. Outil à entêter les épingles.

ENÏ

enthelmlnthe lan-téf] n. m. 'du gr. entos, au dedans, et de helminthe). 'Ver vivant en parasite dans l’épaisseur des tissus ou des viscères, ou dans les cavités du corps.

enthousiasme [an-tou-zi-as-me] n. m. (gr. enthousiasmos, sorte de fureur, d'inspiration divine). Exaltation produite par linspiration divine ; l'enthousiasme de la Pgthie lui dictait ses oracles. Insidration exaltée de l’écrivain, de l'artiste. Emotion extraordinaire et joyeuse de l'âme ; accueillir avec enthousiasme. Admiration outrée : avoir de l'enthousiasme pour... Ant. Apathie, flegme, indifférence.

enthousiasmer [an-tou-zl-as-mé] v. a. Ravir d'admiration ; inspirer l'enthousiasme ; enthousiasmer la foule. S’enthousiasmer v. pr. S'engouer de queh]u'un ou de quelque chose : s'enthousiasmer pour le progrès.

enthousiaste [an-tou-zi-as-te] n. et adj. Qui a de l'enthousiasme i esprit enthousiaste. Ant. Apathique, flegmatique, froid.

enthousiastement [an - tou -zi- as-te-man] adv. D’une manière enthousiaste.

enthymématique [an] adj. Qui a la forme de l'cnthymème.

enthymème [an] n. m. (gr. enthuméina).

Logiq. Syllogisme réduit à deux propositions, lune des prémisses étant sous-entendue, ex. : tout mammifère est vivipare, donc la haleine est vivipare tsoiis-entendu : la baleine est un mammifère).

en'tiché, e [an] adj. Opiniàtrément attaché à : être entiohé de ses opinions.

entichement [an, man] n. m. Action de s’enticher ; état d'une personne entichée.

enticher \an-ti-ché] v. a. (de en, et tache). Envahir par une tache. (Yx.) Inspirer un attachement opiniâtre à : qui vous a entiché de cette personne ? S’enticher v. pr. S'engouer de : s'enticher d'une opinion.

entier [an-H-é], ère adj. (du lat. integer, intact). Complet, dont rien n’a été retranché : un pain entier. Sans atteinte, sans réserve ; un dévouement entier. Fig. Fier et obstiné : esprit entier. Fêté)'. Qui n'a pas subi la castration ; itn cheval entier. ï ouentier {tout invariable), absolument entier ; rassemblée tout entière se leva. N. m. Arith. Nombre iiui ne contient que des unités entières, comme 19, liiO, 1.000. etc. Par ext. Totalité : passage, monument conservé dans son entier. En entier loc. adv., totalement. Ant. Fractionnaire, partiel, incomplet, tronqué.

entiercement 'an-ti-èr-se-man] n. m. Dr. une. Dépôt, en mains tiercés, d'une chose saisie.

entiercer [an-ti-èr-sé] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il entlerça, nous entierçons.) Dr. anc. Déposer en mains tierces.

entièrement [an, man] adv. Tout à fait ; être entièrement acquis à une opinion. Ant. Incomplètement, partiellement.

entité [au] n. f. (lat. scolast. entitas ; de ens, entis, être). Philos. Essence, ensemble des propriétés qui constituent l'essence d'un être.

EntlebUCh, v. de Suisse (cant.de Lucerne), sur la Grande Entle ; 2.680 h. Fromages, scieries, entoderme n. m. Bot. et biol. Syn. de ENDO-

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