ENS
nutions de pression de l'air ambiant, la hanievir à laquelle est parvenu un ballon. Puis viennent l'e?ir«i/islrcur des lariations de température, appelé aussi thermomètre enreijistreur, et qui est utilisé soit à l'air libre, soit dans des enceintes confinées ; l'enref/istreur totalisateur pour les machines à vapeur, indiquant à chaque instant les variations qui peuvent SC produire dans la marche d'un générateur, comme rendement de vapeur par rapport à la dépense de combustible ; lenret/istreur de ta marche des trains, montrant à quelle allure fonctionne la locomotive ; l'enrey istreur de niveau des liquides, appelé aussi •pluviomètre, servant a constater la quantité d'eau de pluie tombée pendant untemps donné ; l'enregistreur du temps écoulé ou chronographe, etc.
Nous citerons encore certains appareils qu'on utilise plus particulièrement dans les . ,
laboratoires ; V enregis- Enregistreur totalisateur pour les treur d'évaporalion.dii machines à vapeur. A, exceiiaussi balance enregis- fidue transmettant le mouvement trante ou atmographe, machine,
employé pour constater
l'évaporation produite à la surface du sol ou à celle des végétaux ; l'enrei/isfreur des variations du vent ou aneinographe ; l'enregistreur des variations électriques ou électromètre, etc.
enrêuement [an, man] n. m. Action d’enrêner; son résultat.
enrêner [an-rè-né] v. a. Arrêter et fixer les rênes d un cheval, de manière à lui tenir la tête levée.
enrênoire [an] u. f. Morceau de bois en forme de chevalet fixé à la place de la selle et auquel on attache les rênes des chevaux que l'on dresse pour être montés.
enrhumer [an-ru-mé] v. a. Causer du rhume. S’enrhumer v. pr. Contracter un rhume.
enrhuner ou enruner v. a. Techn. v. enri-
MER
enrichi, e [an] adj. et n. Celui, celle dont la fortune est de date récente ; les enrichis de la guerre.
enrichir [an] v. a. Rendre riche : le commerce enrichit Carthage. Par ext. Augmenter, développer : enrichir un musée. Garnir d’un ornement précieux. Fig. Orner : enrichir son esprit. S'enrichir v. pr. Devenir riche. Allus. hist. : Enrichissez-vous, mot attribué à Guizot, bien qu'il ne se trouve ni dans ses discours ni dans ses livres. Ant. Appauvrir.
enrichissement [an-ri-chi-se-man] n. m. Action d'enrichir, de s’enrichir. Ornement. Parure.
enrichisseur, euse [an-ri-chi-seur, eu-ze] adj. et n. Qui enrichit ; placers enrichisseurs.
enrimer [an-?'i-TOé] (de en, et du rad. de arrimer) ou enrhuner [an-ru-né] v. a. Arranger, disposer : enrimer des colis.
Enriquez-Gomez [èn-ri-kèz-gho-mèz] (Antoine-Enriquez de Paz, dit), poète espagnol, né à Ségovie (160U-1G62). On lui doit un grand nombre de comédies remarquables. Officier, il fut, parce qu'il était juif, obligé de quitter l’Espagne, et s'établit à Amsterdam. Il fut brûlé en effigie à Séville, dans l'autodafé de 1660.
enrobage [an] ou enrobement [an, man]
n. m. Action d’enrober.
enrober [an-ro-bé] v. a. (de en, et robe). Entourer (des caisses, des tonneaux) d’une enveloppe indiquant qu’ils sont dispensés de la visite. Recouvrir un produit alimentaire d'une enveloppe protectrice.
— Encxcl. Dans un but de conservation on enrobe la viande dans de la graisse, les fruits dans de la paraffine, les œufs dans une mince couche de calcaire, le chocolat dans une feuille d'étain, etc.
En pharmacie, on pratique l’enrobage des pilules dont on veut masquer la saveur, modifier l’aspect .ou qu'il convient de protéger d'une altération de l’air ou de la lumière. L’enrobage consiste à les revêtir d’une mince couche d’or ou d'argent, de gélatine ou d'un mucilage gommeux (gomme adragante, baume de tolu) ou encore à les drajéifier.
enrochement [an, man] n. m. Grosse maçonnerie, établie au fond de l’eau pour les fondations d'un ouvrage. Agglomération de grains de poudre.
— Encycl. Bydraul. Les enrochements faits de gros quartiers de roche dure ou de blocs parallélépipédiques de béton aggloméré servent à protéger les constructions hydrauliques contre la dégradation que pourrait leur occasionner le choc incessant des eaux. Ces enrochements s'emploient dans les ports pour protéger les digues et jetées. On les utilise aussi en avant des murs de quais de cours d’eau au courant violent. Ces roches ou ces blocs sont le plus souvent coulés sans s’inquiéter de la position qu’ils occupent au fond de l’eau ; mais, parfois aussi, ils sont posés côte à côte suivant une direction déterminée, de façon à former une véritable plate-forme servant de base aux constructions à établir. Les enrochements de la digue de Cherbourg sont considérés comme un des plus beaux travaux dans ce genre.
enrocher [an-ro-ché\ v. a. (de en, et roche). Faire l’enrochement d'une pile de pont, d’un mur de quai, d'une digue, d’une jetée.
enrôlé [an] n. m. Individu inscrit sur un rôle, enrôlement [an, manj n. m. Action d’enrôler ou de s’enrôler : les enrôlements volontaires de I79S témoignèrent de l'enthousiasme révolutionnaire. Feuille certifiant qu’on est enrôlé.
Enrôlements volontaires en 1792, tableau de Vinchon, au musée de Versailles (1850). L’artiste a représenté l’élan des citoyens s’enrôlant pour défendre la patrie menacée. En avant de l'amphithéâtre, Dumouricz encourage les citoyens ; achevai, Pétion, le maire de Paris, rassure les mères éplorées ; un drapeau sur l'épaule, le jeune officier Gouvion- Saint-Cyr marche en tête des enrôlés. (V. p. 831.)
enrôler [an-rà-lé] v. a. (de en, et rôle). Inscrire sur un rôle : enrôler des ouvriers. Faire s'engager dans’ l'armée : enrôler des'sûldats. Fig. Faire entrer
dans un parti : enrôler des mécontents. S'enrôler V. pr. Entrer au service militaire. S’affilier à un parti.
enrôleur [an] n. m. Qui enrôle. (Peu us.) enroquer [an-ro-ké' v. a. Laver les morues dans l’eau de mer, après les avoir tranchées.
enrosser [an-ro-sé] v. a. Fam. Donner, vendre à quelqu'un un mauvais cheval, une rosse.
enroturer (s’) [san, ré] v. pr. Tomber dans la roture.
enroué, e [an] adj. Dont la voix est sourde et voilée : chanteur enroué. (Se dit aussi de la voix elle-même.)
enrouement ou enroûment [an-roà-nian] n. m. Etat, maladie de celui qui est enroué.
— Encycl. L’enrouement est produit par la diminution de la souplesse des cordes vocales ; la voix est altérée dans son timbre. sa hauteur et son intensité.
On dit qu’elle est sourde, teime, voilée, éraillée, rauque, etc. La teinture d'iode, des fumigations et l'interdiction de l'alcool et du tabac suffisent dans les cas ordinaires. Quand il y a laryngite syphilitique ou tuberculeuse, le traitement est celui de la mtdadle principale.
enrouer [an-rou-é] v. a.
(du lat. in, dans, et raucus, rauque). Rendre la voix rauque.
enrouillement [an-rou,
Il mil., e-man] n. m. Action d’enrouiller, de s’enrouiller.(Peu us.)
enrouiller [an--rou, il mll., ê] v. a. Rendre rouillé. S’enrouiller v. pr. Se couvrir de rouille, enroulage [an] n. m. Action d’enrouler, enroulement fan, ntan] n. m. Action d'enrouler, de s’enrouler. Ornement architectural qui va en spirale.
enrouler [an-rou-lé] v. a. Rouler une chose autour d’une autre : enrouler un drapeau autour de sa hampe. S’enrouler v. pr. Etre enroulé. Anï. Dérouler.
enrouleur, euse lan, eu-ze] adj. Qui sert à enrouler : cylindres enrouleurs.
enrouloire [an] n. f. Tiss. Syn. de poitrinière. enroutiné, e faji] adj. Livré à la routine : administration enroutinee.
enrubannement [an-rm-ba-ne-man] n. m.
Action d’enrubanner ; son résultat.
enrubanner [an-ru-ba-né] v. a. Couvrir, orner de rubans ; enrubanner un enfant.
enrue [an-rh] n. f. Large sillon.
Ens ou Enns fèn’ss], v. d’Autriche, sur la r. g. de 1 Ens (ou Enns), affl. du Danube (r. dr.) ; 4.600 h.
ensablement An, nian] n. m. (de ensabler). Amas de sable, formé par un courant d’eau ou par le vent : l'ensablement a ruiné le vieux qtort de Drouage.
ensabler [an-sa-éW] v. a. Couvrir, engorger de sable. Faire échouer sur le sable.
ensabotage [an] n. m. Action d’ensaboter. ensabotement [an, man] n. m. Action d’ensaboter.
ensaboter [an, té] v. a. Mettre des sabots à. Enrayer au moyen d’un sabot : ensaboter une roue. Ensaboter un projectile, le fixer sur une pièce de bois appelée sabot, au moyen de bandelettes de ferblanc disposées, en croix, pour le centrer et en assui-er la position.
ensaboteur [an] n. m. Ouvrier qui ensabotait les projectiles.
ensachement [an, man] n. m. Action d’ensacher : V ensachement des grains. Mode de protection des fruits, qui consiste à les soustraire pendant leur maturation aux attaques des insectes, oiseaux, maladies cryptogamiques, à l’aide de petits sachets de papier ou d’étoffe légère. (On dit aussi ensachage.) ensacher [aii-sa-ché] v. a. Mettre en sac. ensacheur, euse [eu-ze] n.^ (de etisacher). Ouvrier, ouvrière qui met les denrées en sac. N. f. Appareil qui maintient les sacs ouverts, tandis qu’on les remplit.
ensalraner [an, né] v. a. Teindre une étoITe couleur de safran.
ensaisinement [an-sé-zi-ne-man] n. m. Féod. Action d’ensaisiner ou de mettre en possession.
ensaisiner [an-sè-zi-né] v. a. (du préf. en, et de saisine). Féod. Reconnaître par un acte le nouveau tenancier ; le mettre en possession du fief.
ensal, e, aux [m] adj. (du lat. ensis, épée). Syn. anc. de ensiforme.
ensanglantement [an, man] n. m. Action d’ensanglanter.
ensanglanter An, té] v. a. Souiller, couvrir de sang : lady Macbeth croyait toujours voir sa main ensanglantée. Fig. Souiller par le meurtre : ensanglanter sa victoire.
ensauvager [an-s6-va-jé] v. a. (Prend un e après le g devant a et o ; ii ensauvagea, nous ensauvageons.) Rendre sauvage.
Enschede, v. des Pays-Bas (prov. d'Over- Yssel) ; 12.500 h. Etoffes de coton.
ensectionnement [an-sàk-si-o-ne-man] n. m. Evolution qui forme.la section d'infanterie.
ense et aratro, mots lat. signif. Par l’épée et par la charrue. Devise du citoyen qui sert son pays en temps de guerre par son épée, en tonips de pa.ix par les travaux de l’agriculture. C’était la devise du marécliai Bugeaud, aloi-s qu'il était gouverneur de l’Algérie.
enseignable [azi-sè] adj. Qui peut être enseigné, enseignant [an-sé-pnanl, e adj. Qui donne l’enseignement. Le corps enseignant, la réunion de ceux qui professent, qui se livrent à l'enseignement.
national ; marcher enseignes déployées. A telle enseigne ou à telles enseignes que, la preuve est que. N. m. Autre!’., officier porte-drapeau : auj., officier de marine à deux galons, immédiatement au-dessous du lieutenant de vaisseau. Prov. ; A bon vin, point d’enseigne, les bonnes choses n’ont pas besoin d'ètre recommandées.
— Encycl. Dr. L’enseigne, signe distinctif des établissements de commerce, fait corps avec le fonds de commerce qu’elle désigne, et, à moins de stipulation contraire, se transmet avec lui en cas de cession du fonds. Elle est la propriété exclusive de
enseigne [an-sé-gne] n. f. (lat. msignia). Tableau, figure à là porte d’une auberge, d’une boutiue, pour indiquer la nature du commerce, le nom U commerçant. Fig. Marque, indice servant à reconnaître quelque chose : la sincérité est l'enseigne de l'honnêteté. Drapeau, étendard. Mar. Pavillon
Enseignes MiLrrAinES : 1. Enseigne assyrienne ; 2. Enseigne égyptienne ; 3, 4. Enseignes romaines : 5, Enseigne gauloise ; 6. Fleur de lis de l’ancienne monarcide française ; 7. Aigle de l’Empire ; 8. Coq gaulois de la monarcide de Juillet.
celui qui Ta le premier adoptée. Il y a des enseignes qui sont obligatoires pour certaines professions.
Enseigne de Gersaint il'), peinture de Watteau, exécutée par l’artiste pour le marchand de tableaux Gersaint (1720). Une des œuvres les plus importantes et les plus remarquables de Watteau (Palais royal de Berlin). Cette œuvre, popularisée par la gravure d' Aveline, représente labouiique même du marchand de tableaux Gersaint, avec les toiles qu elle contient, le personnel de la maison, les clients et amateurs. Elle est exécutée avec beaucoup de vivacité et d’esprit.
enseignement [an-sè-gne-man] n. m. (de enseigner). Action, art d'enseigner. Profession de celui qui enseigne ; être dans l'enseignement. Instruction, précepte : donner de bons enseit/uements. Leçons résultant de l’exemple, de l’expérience : les enseignements politiques. Enseignement public, celui que donne TEtat. Enseignement libre, celui que donnent les particuliers. Enseignement primaire, celui qui donne les premiers éléments des connaissances. E71seignemetit secondaire, celui qui instruit dans les langues classiques, les langues étrangères, les éléments des sciences. Etiseigiiement supérieur, celui qui, au moyen des universités et des grandes écoles, approfondit les études spéciales. Bnseignement professionnel ou technique, celui qui donne les connaissances nécessaires à la pratique du commerce, de l’industrie. Enseignement hôtelier. V. hôtelier.
— En'cyol. L’obligation de l’enseignement date, en France, de la loi du 28 mars 1882. Cette obligation n'a trait qu’à V enseignen^ent primaire. L’élève instruit dans sa famille doit passer des examens destinés à prouver que l’enseignement primaire lui est donné. L’enseignement primaire est neutre dans les écoles de TEtat. L’instituteur (ou institutrice) doit avoir le brevet de capacité pour l'enseignement primaire. L’école primaire enseigne le minimum de connaissances généi'ales indispensables. L’enseignement pi'imaire est complété par quelques institutions destinées à donner un savoir ou plus spécial ou plus élevé : écoles primaires supérieures, écoles nationales professionnelles, etc. Les études primaires sont contrôlées par les visites des inspecteurs primaires, et couronnées par le certificat d'études pritnaires. (V. certificat.)
lé enseignement secondaire, pratiqué dans les lycées et les collèges, a pour but de donner une instruction plus étendue, et a longtemps été caractérisé par Tétude des humanités. Aujourd'hui, la part faite aux sciences et aux langues vivantes fait aussi de l’enseignement secondaire une préparation aux carrières commerciales et industrielles. Les différentes parties du baccalauréat (v. ce mot) de Tenseignemeut secondaire reproduisent fidèlement les différentes sections de cet enseignement. — L’enseignement secondaire des jeunes filles n'a été organisé sur des bases solides et durables que par la loi du 21 décembre 1880. Les études durent cinq années et sont constatées par un certificat d’études secondaires au bout de la troisième année, et par un diplôme de fin d’études au bout de la cinquième année.
lé enseigneitwnt supérieur était donné, dans Tancienne France, par des universités puissantes et autonomes. Le décret du 17 mars 1808 les morcela en cinq ordres de facultés. Cet enseignement — sauf en ce qui concerne les facultés de droit et de médecine — végéta jusqu’en 1883, année où Ton décida de grouper les facultés d’une même ville en leur donnant des intérêts communs et une direction commune. Mais les universités n’ont reconquis définitivement leur autonomie que par la loi du 10 juillet 1896, à l’élaboration et au succès de laquelle est attaché le nom de Louis Liard. {V. université.) Les universités font passer à leurs étudiants les examens de licence, de diplômes d’études supérieures et de doctorat (v. ces motsi et aussi, en s'adjoignant des membres de l’enseignement secondaire, l’examen de baccalauréat.
lé enseignement libre (catholique en majeure partie) a des établissements secondaires, des écoles de hautes études, des facultés groupées en nombre variable, et une université complète (Lille). — Citons enfin les grandes écoles, qui ne participent pas à la vie universitaire, et qui dépendent directement des ministres. (V. écoles, instruction publique.) Enseignement [Ligue de V). CV. ligue.) enseigner [an-sè-ÿué] v. a. (lat. pop. insignare). Instruire ; enseigner des enfants. Apprendre aux autres ; enseigtier la grammaire. Indiquer : enseigtier un chemin.
enseigneur [an-sè-gneur]. n. m. Celui qui enseigne.