V. FERME
©ntrançer v. a. (de en, et transe) ou ©ntran-
Ser ( par l’intermédiaire de l'anglais entrance ). Spirit. Faire entrer dans Tétat de transe. S’entrancer ou s'entranser v. pr. Entrer en état de transe.
entrant [an-tran'~, e n. et adj. Personne qui entre. Se dit surtout au pl. : les entrants et les sortants. Fig. et fam. Insinuant. Ant. Sortant, entr’appeler (s’) v. pr. s’appeler Tun Tautre entr’apprendre (s’) v. pr. Se donner des leçons réciproques.
entr’approclier (s’) v. pr. s'approcher Tun de Tautre.
entr’aSSaSSiner (s*) v. pr. S’assassiner mutuellement.
entr’assigner (s’) v. pr. s’assigner Tun à Tautre : s’ entr' assigner un rendez-vous. Lancer Tun contre Tautre une assignation.
entr’assommer (s’) v. pr. S’assommer mutuellement.
entr’attaquer (s’) v. pr. s'attaquer mutuellement.
entravaillé [an-tra-va, ll mil., é], e adj. Bios. Se dit de pièces en longueur qui passent plusieurs fois Tune sur l’autre.
éntra'Vant [an-tra-van], e adj. Qui entrave. entra'Ve [an] n. f. (du substantif verbal de entraver). Lien fixé aux pieds d'un cheval ou d'un autre animal, pour gêner sa marche. Fig. Gêne, obstacle, embarras ; apporter des entraves à l'exercice cCun droit.
— Encycl. Les entraves sont des lanières de cuir ou des liens de corde munis d'une boucle et d’un anneau. On entrave les animaux, soit pour les empêcher de ruer, soit pour les soumettre à une opération chirurgicale, soit pour les maintenir dans un pâturage sans qu'ils puissent franchir les clôtures. Dans ce dernier cas, il faut prendre soin de ne pas serrer trop fortement les mem- Entrave,
bres entravés. Lorsque les
animaux sont chatouilleux, il faut se placer de côté pour enlever les entraves. On limite également au moyen d’entraves l’extension de Taile de certains oiseaux que Ton veut tenir dans le privé.
entra'tré adj. S’est dit de robes resserrées dans le bas: la mode des jupes entravées fleurit vers 1912.
entra'veilieilt [an, man] n. m. Supplice qui est une variété de celui de la oangue, et qui consiste à enchaîner le patient debout ou couché à un poteau, à une grille, etc. :
T entrnvement est surtout appliquéenPerse et en Chine.
entraver
[an-tra-vé] v.a.
(de en , et du lat. trabs, trahis, poutre ).
Mettre des en- Entravement.
traves à : entraver un cheval pour le ferrer. Fig. Embarrasser, apporter des obstacles. Ant. Désentraver, favoriser, faciliter.
entraverser [an-tra-vèr-sé] v. a. Présenter le travers (d’un navire.)
entr’avertir (s’) v. pr. S’avertlr Tun Tautre. entravestissement [ an-tra- vès-U-se-man ] n. ni. Dr. coût. Gain de survie entre époux.
entra’Von ra?i] n. m. (de entraver). Appareil de contention fait de quatre bracelets de cuir que Ton passe autour des paturons d’un cheval pour l’abattre et le maintenir à terre.
entr’a’VOUer (s’) v. pr, s'avouer réciproquement.
EntraygUeS, ch.-l. de c. (Aveyron), arr. et à 4-0 kil. d’Espalion, au confl. de là Truyère et du Lot ; 1.940 h. (Ilab. Entrigots). Château féodal du xiii" siècle. — Le cant. a 5 comm. et 6.530 h.
entre [an-tre] prép. de lieu Qat. inter). Au milieu de : entre Paris et Melun. Parmi : sage entre tous. Dans les relations de : conversatioris entre amis. Réciproquement: les vices s'attirent entre eux. Dans Tintei’valle (temps): eiiU'e onze heures et midi. Jointe aux verbes pronominaux, indique une action réciproque: s’entre-iiuire ; jointe à certains verbes, en affaiblit l’idée : entrevoir, entr ouvrir. Entre autres. parmi d'autres ; notamment. D'entre, pris parmi, situé entre: l'un d'entre nous. Entre Les deux, ou entre deux, ni bien ni mal. — Substantiv. Parti intermédiaire : prendre un entre deux qui déplaît à tout le monde. Entre deux âges, entre la jeunesse et la vieillesse. — L’e final de entre ne s'élide devant une voyelle qu'en composition, par ex. : entr’acte, ent7’'aide., etc., et certains verbes pronominaux : s' enti'' égorger, etc. Il ne s’élide pas entre deux mots distincts : entre eux, entre autres.
EXT
ENT
entre-bâillement n. m. Légère ouverture laissé par un objet entre bâillé.
entre-bâiller v. a. Entr'ouvrir légèrement ; entre-bâiller sn porte.
entre-bâillure n. f. Ouverture que laisse une chose ontre-bâillce.
entre-baiser (s’) v, pr. Se baiser l'un l'autre, entre-bande n. f. Chacune des bandes travaillées avec une chaîne de couleur différente aux extrémités d'une pièce d'étoffe. PI. des entre-bandes.
entrebas [nn-tre-ba, n. m. Trop grand écartement entre les fils de la chaîne d'une étoffe.
entrebàt [an-tre-btt n. m. Milieu du bât d'une bête de somme.
entre-battre (s’) v. pr. (Se conj. comme battre.) Se battre l'un l'autre.
entre-bienfaire (s’) v. pr. Se faire du bien réciproquement. CVx.)
entre-blesser (s’) v. pr. Se blesser mutuellement.
entrebouq'ue [bou-ke] n. f. (de entre, et du lat. bueca, bouche). Dans une bourdigue, chambre la plus voisine de l'entrée.
entre-caresser (s’) v. pr. Se caresser mutuellement.
entre-casser (s’) v. pr. Se casser, l'un à l'autre, quelque chose.
En'trecasteaux [an-tre-kas-tô] (Antoine- Raymond-Joseph DE Bruni d’), navigateur français, né à Entrecasteaux (Var), mort en mer, près de Java, pendant •son voyage à la recherche de La Pérouse (1737-1793).
entre-céder (s’) v. pr.
Se céder l’un à Tautre.
entre-cbarger (s’) v.
pr. Se charger réciproquement.
entre cbat [an-tre-cha] n. m. (de entre, et chasser).
Saut léger, pendant lequel les pieds s'ent rechoquent plusieurs fois avant de toucher le sol ; les entrechats les plus éléijants sont ceux b. six et huit battements ,
D’Entrecasteaux.
entre-cbercber (s’) v. pr. Se chercher mu¬
tuellement.
entre-choquement n. m. Choc de choses qui se heurtent.
entre-choquer (S’) v. pr. Se choquer l'un l’autre.
entr’éclaircir (s’) v. pr. Se donner de mu-
duels éclaircissemenls.
entre-Clore v. a. Clore à demi.
entr’éelOS, e adj. a demi éclos, entrecolonnement ou entre-colonnement n. m. Espace qui est entre deux colonnes. PI. des entrecolonnement s ou enlre-eolonnements.
— Encyol. a l'exemple de Vitruve, les architectes modernes admettent cinq sortes d’entrecolonnements, qui se distinguent parle plus ou moins d'espa-
Entrecolonnements.
. Pycuoslyle.
. Systyle.
. Eustyle.
. Diastyle.
. Aréostyle.
cernent des colonnes : le pycnostyle. le systyle. Veustyle, le diastyle. et Vareostyle. Claude Perrault en a ajouté un sixième : Varéosystyle. L'emploi de ces diverses ordonnances est subordonné à la nature de Tordre.
entre-combattre (s’) v. pr. Se combattre mutuellement.
entre-communiquer (s’) v. pr. Se communiquer Tun à Tautre.
entre-COnfeSSer (s’) v. pr. Se confesser Tun l'autre.
entre-connaître (s’) v. pr. se connaître Tun Tautre.
entre-consoler (s’) v. pr. Se consoler réciproquement.
en'trecôte fan] n. m. Morceau de viande coupé entre deux cOtes.
— Encycl. Cuis. La manière la plus ordinaire de préparer l'entrecôte de bœuf consiste à le faire griller à feu vif et à le servir avec du beurre fondu, du persil et des échalotes hachées, accompagné ou non de pommes de terre frites ou sautées.
Entrecôte braisé. Faire revenir l'entrecôte avec un peu de beurre et de lard de poitrine coupé en assez gros morceaux, que Ton retire en même temps que l'entrecôte lorsqu'il a pris une belle couleur brune. Faire alors un roux en y manipulant un fin hachis d'oignons, de persil, avec une pointe d'ail ; saler, poivrer, épicer légèrement, ajouter un petit verre d'eau-de-vie, remettre l'entrecôte, et laisser cuire à tout petit feu pendant deux bonnes heures.
entrecoupe fan; n. f. Intervalle vide entre deux coupoles superposées. Dégagement d'un carrefour par deux pans coupés.
entrecoupé, e fan; adj. Coupé, interrompu : récit entrecoupé de sanglots.
entrecoupement [an, man] n. m. Action d'entrecouper.
entrecouper fan. pé] v. a. Couper en divers endroits : entrecouper des prairies de rigoles. Interrompre par intervalles: entrecouper ses paroles d'éclats de rire.
entrecours ’an-tre-kour] n. m. Dr. anc. Convention entre deux seigneurs, qui permettait aux roturiers de Tun des contractants de s'établir sur les terres de Taulre sans devenir serfs. Di-oit qu'avaient certains serfs de s'établir dans une autre seigneurie
sans pouvoir être poursuivis et revendiqués par le seigneur d'origine. Réciprocité de pâturage entre les habitants de plusieurs communes. V. parcours.
entr’éCOUter (s’) v. pr. s'écouter réciproquement.
entre-COU'Vrir (sM v. pr. Se couvrir réci¬
proquement.
entre-craindre (s’) v. pr. Se craindre réciproquement.
entr’écrire (s’) v. pr. s'écrire' Tun à Tautre.
entre-croisement ou entrecroisement
[an-tre-kroi-ze-maïC n. m. Disposition des choses qui s'entre-croisent. Accouplements successifs de races diverses.
entre-croiser ou entrecroiser [an-trekroi-zé] v. a. Croiser en divers sens. S’entre-croiser ou s’entrecroiser v. pr. : fils qui s’entre-croisent (ou s’entrecroisent).
entrecueillir 'an-tre-keu, il mil., ir] V. a. Récolter des fruits au fur et à mesure qu'ils arrivent à entière maturité.
entre-cuisse n. m. Entre-deux des cuisses.
entre-déebirer (s’) v. pr. Se déchirer mutuellement. Fiy. Médire Tun de Tautre.
entre-déclarer (s’) v. pr. Se déclarer Tun à
Tautre.
entre-décourager (s’) v.' pr. Se décou¬
rager mutuellement.
entre-défendre (s’) v. pr. Se défendre réciproquement.
entre-demander (s’) v. pr. se demander mutuellement.
entre-dépOSSéder (s’) v. pr. Se déposséder mutuellement.
entre-dérober (s’) v. pr. Se dérober Tun à Tautre.
entre-détruire (s’) v. pr. Se détruire Tun Tautre. Fig. S'annuler Tun Tautre.
entre-deux ou entredeux [an-tre-deh] n.
m. invar. Partie située au milieu de deux choses avec lesquelles elle a relation ou c O n t i guïté. Bande de broderie, de dentelle, etc., ornant un ouvrage de lingerie : un entredeux de dentelle.
Sorte de console qu'on place entre deux croisées. Entre deux loc. adv.
Ni dans l'un ni dans Tautre sens ; ni bien ni mal.
Entre-deux de Valenciennes.
Entre-deux-Mers, région du Bordelais, comprise entre la Garonne et la Dordogne, et qui s'étend jusqu'à la limite sud-est du département de la Gironde, pour se prolonger même dans celui de Lot-et-Garonne. Elle fournit des vins blancs et rouges de côtes et de palus, dont certains sont assez estimés, tandis que d'autres, dépourvus de finesse, sont distillés aussitôt faits, mais fournissent de bonnes eaux-de-vie. L’Entre-deux-Mers était autrefois une prévôté de la Guyenne propre au Bordelais, avec Artigues et Créon pour villes principales.
eUtre-dOVOir (s’) v. pr. Se devoir mutuellement.
entre-dé'Vorer (s’) v. pr. Se dévorer les uns les autres. (Peu us.)
entre-diffamer (s’) v. pr. Se diffamer réciproquement.
en'tre-dire (s’) v. pr. Se dire mutu'ellement
quelque chose.
entre-donner (s’) v. pr. Se donner mutuellement, réciproquement : s’entre-donner des coups.
entrée [an-tré] n. f. Action d'entrer ; manquer son entrée. Action d’entrer solennellement dans une ville: aux entrées des rois, on criait: Noël! Noël! Endroit pâr où Ton entre ; entrée étroite. Ouverture de certains objets. Vestibule d’un appartement. Fig. Début : faire son entrée dans le monde. Dans un morceau de musique,“ moment où une partie commence à se faire entendre ; une entrée de hautbois, de trombone. Au théâtre, ritournelle qui annonce Tarrivée, l’entrée en scène d’un des principaux personnages de la pièce. Commencement : à l'entrée de l’hiver. Droit de pénétrer dans ; avoir ses entrées à un théâtre. Particulièrem. , privilège d’entrer dans les appartements du roi, dans certaines circonstances. Somme que Ton paye pour pénétrer ; percevoir les entrées à ta porte d'un cirque. Somme que le propriétaire d'un cheval paye lorsqu’il cneage ce cheval pour une course. Droit d’octroi, de douane : les tabacs étrangers payent de forts droits d'entrée. Premiers mets servis dans un repas : toutes les productions animales sont matière à entrées- D'entrée loc. adv., d’abord. (Vx.) D’entrée de jeu ou Comme entrée de jeu loc. adv. au fig., tout d’abord. Ant. Issue, sortie.
— Encycl. Art culin. L'entrée prend place entre le relevé et le rôti. C'est le plat qu’un cuisinier habile soigne le plus. Les principales entrées sont celles de viande de boucherie (bœuf, veau, mouton, agneau), de gibier, de volaille et même de poisson lorsque l’entrée est substituée au relevé. Les entrées constituent dans la cuisine courante le fond du repas. Dans un dîner de cérémonie on met au moins deux entrées, et souvent quatre.
Entrée des animaux dans Tarche (T), chefd'œuvre du Bassan (musée royal de Madrid) ; grande et belle toile, bien éclairée et du coloris le plus vigoureux. Elle fui envoyée par le Titien à Charles-Quint.
Entrée de Henri l’y à Paris (f), tableau de Gérard (1817), représentant l'entrée triomphale du Béarnais dans la capitale conquise (en 1594). [V. p. 7G8.] Le même sujet a été traité par Rubens (musée des Offices).
entre-écorce n. m. Forest. Défaut qui résulte de la soudure de deux branehes voisines, ou d’une branche avec le tronc.
entre-faire (s’) v. pr. Se faire Tun à Tautre.
entrefaite [an-tre-fè-te] n. f. (de entre, et faire). Dans cette entrefaite, pendant ce temps-là. (S’emploie surtout au plur. ; sur ces entrefaites.)
entrefenêtre ou entre -fenêtre n. m. Partie d'un mur comprise entre deux fenêtres. Tapisserie, fresque qui orne cet espace.
entrefer [an-tre-fer] n. m. Espace libre compris entre les faces internes des inducteurs et la face externe de l’induit dans une machine électrique.
entrefesse [an-tre-fè-se'] n. m. Protubérance entre les fesses de la vache, en arrière du pis.
entrefeSSOn [an-tre-fë-son] n. m. Excoriation entre les cuisses, causée par la marche, l’équitation, etc.
entre-festoiement n. m. Action de s'entrefestoyer.
entre-festoyer (s’) v. pr. Se festoyer réciproquement.
entrefeuille [an-tre-feu. il mil., e n. f. Feuille secondaire, à Taissclle des feuilles primordiales. Intervalle entre les feuilles sur un cep de vigne.
entrefilet [an, lè] n. m. Petit article dans un journal: un entrefilet venimeux.
entre-fin, e adj. Comm. Qui tient le milieu entre le fin et le gi-os.
entrefianquer (s’) v. pr. Se flanquer Tun à Tautre.
entre-fiatter (s’) v. pr. Se flatter réciproquement.
entre-frapper (s’) v. pr. Se frapper Tun Tautre.
entre-froisser (S’) v. pr. Se froisser mutuellement.
entre-frotter (s’) v. pr. Se frotter Tun contre Taulre.
entre-garder (s’) v. pr. Se garder mutuellement.
entregent \an-tre-jan'^ n. m. Habileté, adresse à se conduire au milieu des gens : avoir de l'entregent.
entr’égorger (S’) v. pr. s'égorger les uns les autres.
entre-gratter (s’) v. pr. Se gratter. Et'!;, et fam. Se flatter mutuellement.
entre-gronder (s’) v. pr. Se gronder Tun Tautre.
en'tre-baïr (s’)v. pr. Se haïr Tun Tautre. entre-beur'ter (s’) v. pr. Se heurter Tun contre 1 autre.
entreillage [an-trè, il mil., a-je] n. m. Action de disposer des bouteilles de vin (champagne, notamment) en tas dont les rangées sont séparées par des lattes. .
entreillissé [a?i tri, il mil., i-sé], e adj. Fait en forme de treillis.
entrejoindre (s’) v. pr. Se joindre réciproquement.
entrelacé, e [an] adj. Blas. Se dit des pièces circulaires ou en segment de cercle (croissants, anneaux, etc.), passées les unes dans les autres.
entrelacement ',an, man n. m. Etat de plusieurs choses entrelacées.
en trela-
cer [an, sé] v.
a. (Prend une cédille sous le c devant a et o ; il entrelaça, nous entre laçons.) Enlacer Tun dans Tautre : entrelacer des branches .
entrelacs
[an-tre-la] n. m.
Ornement com- Entrelacs,
posé de moulu-
l'es, de chiffres enlacés Tun dans Tautre : l’entrelacs forme le principal élément de l’ornementation arabe.
entre-laisser (s’) v. pr. Se laisser réciproquement quelque chose.
entrelardé, e [an] adj. Mêlé de gras et de maigre : morceau de bœuf entrelardé.
entrelardement [an, man^ n. m. Action d’entrelarder. Son résultat.
entrelarder [an, dé] v. a. l’iquer une viande de lard: entrelarder un filet de bœuf. Fig. et fam. Mêler: entrelarder un discours de citations.
entre-large adj. Comm. Se dit d’une étoffe qui tient le milieu entre large et étroit, entre-lier (s’) v. pr. Se Uer Tun à Tautre. entre-ligne ou entreligne [an] n. m. Espace qui sépare deux lignes d’écriture qui se suivent. Ce qui est écrit entre deux lignes consécutives. (PI , des entre-lignes ou entrelignes.) Syn. de interligne. entre-louer (s’) v. pr. Sc louer Tun Tautre. entre-luire ou entreluire [an] v. n. Luire à demi : le jour entre-luit à peine.
entre-maillade n. f. ou entre-maillage n. m. Filet de pêche, sur la Méditerranée. (On dit aussi ENTREMAiL ; pl. des entrnnaux.)
entre-manger (s’) v. pr. Se manger les uns les autres.
entre-mangerie [rf] n. f. Action de s’entremanger.
entremêlement [an, man] n. m. Action d'entremêler. Etat de ce qui est entremêlé.
entremêler [an, lé] v. a. Mêler plusieurs choses parmi d’autres : entremêler des fleurs et des rubans.
entre-mesurer (s’) v. pr. Se mesurer Tun Tautre.
entremets [an-tre-mè] n. m. Mets léger que Ton sert après le rôti et avant le dessert. Divertissement, spectacle qui se donnait autrefois entre les différents services du festin.
— Encycl. La cuisine moderne n'a conservé le nom d'entremets qu’aux entremets sucrés, dont le rôle, dans un repas régulier, consiste à séparer le premier service du second. Dans la pratique courante, les entremets de légumes se servent imnii-dia-
ENT
ENT
•tement après le rôti et la salade, qui l’accompagne toujours, tandis que les entremets sucrés précèdent le fromage et le dessert.
Parmi les entremets sucrés les plus courants, ciions les omelettes suci*ées au rhum et aux conhlures, les soufflés, les crèmes solides ou liquides, les croûtes aux fruits, les beignets divers, les sorbets, etc.
entremetteur, euse [a7i-tre-mè-teur, eu-ze] n. Qui s’entremet. En mauv. part, qui s’entremet dans une intrigue galante ; proxénète. (S'emploie surtout an fém.) Fiij. Ce qui sert d'intermédiaire: la table est l'entremetteuse de l'amitié.
entremettre (s’) 'san-tre-^nè-tre] v. pr. Agir activement dans une affaire concernant une a\itre personne: s'entremettre your rétablir la concorde entre deux puissa7ice$.
entremise [an-tre-mî-ze] n. ,f. Action de s'entremettre, médiation : offrir son entremise. Intermédiaire. Mar. Pièce placée entre deux charpentes, pour en maintenir récartement.
entre— modillon n. m, intervalle entre deux modillons : des entre-modillons ornés.
Entremont [an-tre-mon], belle vallée de la Suisse (Valais,!, au pied du G-rand-Saint-Bernard. Elle est parcourue par la Dranse d'Entremont, qui conflue, à Sembrancher, avec la Dranse de Bagnes. — Le district d'Entremont, qui comprend les vallées de toutes les Dranses valaisannes en amont de Bovernier, a pour chef-lieu Sembrancher.
entre-moquer (s’) v. pr. Se moquer l’un de l’auire.
entre-mordre (s’) v. pr. Se mordre mutuellement.
entr’empêclier (s’) v. pr. s’empêcher mutuellement.
entre-nerf ou entre-nerfs n. m. intervalle séparant les nervures du dos d'un livre relié.
entr’enle'Ver (s’) v. pr. s'enlever mutuellement quelque chose.
entre-nœud n. m. Espace compris entre deux nœuds d'une tige. (Syn. mérithalle.) PI. des entrenœuds.
entr’entendre (s’) v. pr. s’entendre l'un avec l'autre.
entre-nuire (s’) v. pr. Se nuire l’un à l’autre, entre-pardonner (s’) v. pr. Se pardonner l'un à l'autre.
entre“parler(s’) v. pr. Se parler l’un à l’autre, entre-pas [an-tre-pa] n. ra. Allure défectueuse d'un cheval qui marche un amble rompu.
entrepénétrer (s’) v. pr. (Change é en è devant une syllabe muette.) Se pénétrer mutuellement, entre-pereer (s’) v, pr, Se percer i’un l'autre, entre-persécuter (s’) v. pr, Se persécuter mutuellement.
entre-pied n. m. Partie d’une meule de moulin, qui touche à la feuillure.
entre-pilastre n. m. intervalle entre deux pilastres. PI. des entre-pilastres.
entre-pilier (s’) v. pr, Se pilier mutuellement, entre— plant n. m. Ensemble des jeunes plants mis entre les vieux ceps pour le renouvellement progressif de la vigne. PI. des entre-plants.
entrepointiller [an-tre-poin-U.^ il mil., é] V. a. Grav. Plntremèler dé pointillé,
entrepont [an-tre-pon] n. m. Intervalle qui, dans un navire, est compris entre deux ponts : loger dans l'entrepont. Spécialem., espace entre la batterie basse et le faux pont.
entre-porter (s’) v. pr. Se porter l’un l’autre. Gc pousser l'un l'autre à: s’ entre-porter au mal.
entreposage [an, za~Je] n, m. Action d’entreposer, de mettre en entrepôt.
entreposer [an, zé] v. a. Déposer des marchandises dans un entrepôt.
entreposeur [an. zeur] n. m. Celui qui garde un entrepôt, des marchandises entreposées. Agent préposé à la garde et à la vente de certaines choses dont l'Etat a le monopole : entreposeur de tabacs.
entrepositaire [an, zUè-re] n. et adj. Se dit d'un agent commercial recevant en dépôt des mai'chandises quelconques, ou de celui qui dépose des marchandises dans un entrepôt.
entrepôt [an-tre-p6] n, m. (subst. verbal de ènti'cposer). Lieu où l'on met des marchandises en dépôt: les ports de commerce S07it pourvus de vastes entrepôts.
— Encycl. Douanes. L'existence des entrepôts permet aux commerçants de réexporter leurs marchandises sans payer les droits de douane ou d’octroi, ou de n'acquitter ces taxes qu'au fur et à mesure des besoins de la vente, sans avoir à immobiliser un gros capital.
11 existe deux formes d’entrepôt: l'entrepôt réel et l'rntrcpôt fictif. L'entrepôt réel est constitué dans des magasins, tandis que l'entrepôt fictif est à domicile. Dans le premier cas, les préposés tiennent un compte d'entrée et de sortie des objets entreposés ; dans le second, ils font à domicile les vérifications nécessaires pour constater les quantités restantes et établir le décompte des droits sur celles pour lesquelles il n’est pas justifié de la sortie de la commune. En résumé, l'entrepôt fictif est le magasin même du commerçant. Comme garantie, la douane exige qu'il soit répondu de la totalité de.s droits à l'entrée en entrepôt fictif par une caution. Les mouvements d'entrée et de sortie sont notés sur des registres spéciaux. De temps en temps, la douauefait en inventaire, afin de vérifier si les sorties ont bien été déclarées. La durée maximum de l'entrepôt réel est de trois ans pour une marchandise, celle de l'entrepôt fictif d'une année.
— Contrib. indir. Entrepôts des tabacs. On distingue des entrepôts ordinaires, qui approvisionnent les bureaux de tabac, et des entrepôts spéciaux, qui vendent (directement aux consommateurs les tabacs de luxe.
entre-pousser (s’) v. pr. Se pousser l’un i’ autre. Se pousser quelque chose l'un a l'autre. eïltrepreiiable[aîi'adj.Qui peut être entrepris, entreprenant [an, nan], e adJ. Hardi à entreprendre: géjiéral entreprenant. T êmcva.ïi'e dans ses entreprises. Hardi auprès des femmes. Ant. Inactif, mou, indolent.
entreprendre [an-ti'e-pran-dre] V. a>fSe conj. comme prendre.) Prendre la résolution de faire une
chose, et la commencer: Colomb entreprit la découverte d'un continent occidental. S'engager à faire ou à fournir : entreprendre des travaux, une fourniture. Fam. Pousser, tourmenter, railler : entreprendre quelqu'un. V. n. Entreprendre de, commencer à, essayer de. Entreprendre sur, coiitre, usurper sur.
entrepreneur, euse [an,eu-zé] n. Personne qui entreprend. Qui entreprend à forfait un ouvrage, une fourniture : entrepreneur de travaux publics. Celui qui exécute certains travaux à son propre compte. Fam. Entrepre^ieur de succès dramatiques. chef de claque.
— Encycl. Dr. Dans le langage du droit, le mot mtrepreneur désigne celui qui fait profession d’exécuter une catégorie de contrats de louage de service.
L’entrepreneur, ainsi que l'architecte chargé avec lui d'\ine construction ou d’un travail, est responsable de plein droit de la perte totale .ou partielle de la con.struction. Cette responsabilité dure dix ans. Les entrepreneurs restent comptables, tant envers le propriétaire qu'envers scs voisins, du dommage résultant pour ceux-ci de l’inobservation des règlements qui régissent les constructions. Le contrat est dissous par la mort de l’entrepreneur.
Les entrepreneurs ont un privilège sur les immeubles pour la plus-value résultant des travaux qu'ils ont faits.
Les entrepreneurs de travaux publics sont astreints à l’observation d'un cahier des charges, dit des clauses et des conditio7is générales, applicables à toutes les enti'eprises, complétées par des dispositions techniques et spéciales à l’entreprise dont il s'agit. Toute difficulté entre l'administration et l’entrepreneur, concernant le sens ou l’exécution des clauses du marché, est poidée devant le conseil de préfecture, avec recours au conseil d'Etat.
entrepris, e [an-tre-pri, i-zel adj. Fig. Gêné dans son maintien ; inümid-é.
entreprise [an-tre-pri-ze] n. f. -{de entreprendre). Mise à exécution d'un projet: l'entreprise du canal deSuez fut ime œuvre colossale. Ce qu'on s’est chargé de faire à forfait; opération d'un entrepreneur. Doïiner. prendre à l’eiiti'eprise, donner, prendre en adjudication. Etablissement d'un service public: entreprise des messageries. "Violence, attentat, usurpation : une entreprise contre la liberté.
entre-quereller (s’) v. pr. Se quereller mutuellement.
entrer [an-tré\ v. n. (lat. intrare; de intra. en dedans. — Prend ordinairem. l'auxil. être.) Passer du dehors en dedans: entrer dans une cha^nhre. Etre admis: entrer à V Académie. Etre contenu: équiperaient qui entre dans un sac. Etre employé dans la confection de: médicament où il entre du fer. Fig. Entrer en religion, se faire religieux. Entrer au service, se faire soldat. Entrer en condition, se faire domestique. Entrer dans une famille, s’allier à elle. Entrer en matière, commencer. Entrer en accommodement. s’arranger. Entrer en col'ere, s’y mettre, Fam. Entrer en danse, au fig., commencer à agir, à parler, à subir. Je n'entre pas là dedans, ce sont des considérations qui ne me touchent pas. Allus. LiTTÉR. V. TANTÆNE ANiMis. V. a. Introduire, faire pénétrer: entrer du vin en ville. Entrer un navire, le piloter à son arrivée en rade. Ant. Sortir.
entre-ra.il n. m. Espace compris entre les l’ails d'un chemin de fer. PI. des entre-rails.
entre-rang n. m. Espace entre les rangs. PL des entre-i'angs.
entre-regarder v. a. Jeter un coup d'œÜ par hasard. S’entre-regarder v. pr. Se regarder nuiLuellement.
entre-répondre (s’) v. pr. Se répondre lun à l’autre.
Entre-Rios, prov. de la république Argentine ; 74.o7Ü kil. cari*. ; 380. oüO li. Ch.-l. Uruguay.
entre-sabords n. m. Bcirdage placé entre deux sabords.
entre-secourir (s’) v. pr. Se secoiu'ir mutuellement. (Peu us.)
entre-servir (S’)v. pr. Se servir l'im l'autre, entresol [an] n. m. Logement entre le rez-dechaussée et le premier étage: habiter l'enh'esof.
entresol {club de l'), société d'économistes et d'hommes politiques formée en 1724 par l’abbé Alary dans l’entresol qu'il habitait chez le président Ilênault, place Vendôme. Les principaux membres élaient d'Argenson, Montesquieu, l'abbé de Saint- Pierre, etc. Le club fut dissous en 1751.
entresoler [an, lé] v. a. Disposer de manière à former des entresuis.
entre-sourcils n. m. Espace qui est entre les deux sourcils.
entre-suivre (s’) v. pr. Aller de suite l'un après l'autre.
entretaille [an-tre-ta, n mil., e] n. f. Taille légère, pratiquée par le graveur entre des tailles plus fortes. 'Taille plus accentuée par endroits que dans le reste de la gravure.
entretailler (s’) ou s’entre-tailler v. pr.
Se blesser en se heurtant les jambes l'une contre l'autre, en parlant d'un cheval qui marche.
entretaillure ^an-tre-ta, IlmW.] n. f. Blessure que se fait un cheval qui s'entretaille. (Peu us.)
entre-tempS n. m. intervalle de temps entre deux actions. Adverbialem. Dans l'intervalle. ^Gn écrit aussi entretemps.)
©ntretènement \an, man] n, m. Ce qu'on donne à quelqu’un pour son entretien. iPeu us.)
entreteneur, eus© [an, eu-ze] n. Personne qui entretient.
entretenir [anj v. a. fSeconj. comme tenir.) Tenir en bon état: un bon soldat doit parfaitement entretenir ses armes. Fournir les choses nécessaires: entretenir une famille. En parlant d’une maîtresse, pourvoir à ses dépenses, la faire vivre. Faire durer; entretenir la paix. Maintenir dans une disposition: entretenir quelqu'un dans une illusion. Faire concevoir à : entretenir quelqu'un de promesses. Entretenir quelqu'un de, causer avec lui sur. S’entretenir V. pr. Converser avec quelqu'un: s'entretenir d'une personne, d'une chose.
entretenu, e .[an] adj. et n. Se dit d'une personne logée, nourrie, habillée, etc., par son amant ou par sa maîtresse. Mar. Maître entretenu, grade
dans la hiérarchie des ouvriers des arsenaux, à partir duquel les services sont payés à l'année, nun à la journée.
entretien [an-lre-ti-in] n. m. Action d’entretenir: L’entretien du l 'mge. Dépense pour entretenir quelque chose. Ce qui est nécessaire pour la subsistance, l'habillement, etc. Conversation: solliciter., avoir un entretien. Sujet de conversation.
Entretiens mémorables de Socrate, ouvrage de Xénophon, exposé des principes de morale et delà méthode de Socrate ; c'est le plus estimé des ouvrages de Xénophon (ive s. av, J.-C.).
Entretiens et lettres sur l’éducation, ouvrage de M®e de Maintenon, où brillent les solides et aimables qualités de son esprit et de sa raison (xviie s.).
Entretiens spirituels, livre de dévotion, fort, goûté des âmes pieuses, par saint François de Sales^
(XVlie.S.).'
Entretiens sur la pluralité des mondes, ou vrage de vulgarisation scientifique et philosophique, ingénieux et brillant, qui est le principal titre littéraire de Fontcnelle (1686).
Entretiens de Phocion sur le rapport de la. morale avec la politique, le livrele plus intéressant et le mieux écrit de Mably, où il explique que ce sont les vertus domestiques qui préparent les vertuspubliques (1763).
Entretiens de Goethe etd’Eckermann, conversations familières recueillies par ce dernier et où G œ t h e donne, sous une forme simple et enjouée, son opinion sur une foule de questions il' a r t e t de littérature (1832).
entre tisser V. a.
Tisserensemble ; joindre par le tissu.
• entretoile [œi] n. f.
comme ornement entre deux bandes de toile.
Enti’etoile.
Réseau ou dentelle mise-
entretoise [an-tre-toi-ze] n. f. Pièce de bois, de fer, placée entre d'autres pour les lier et les soutenir.
entietoisenient Entretoises de planchers:'
z-i-man] n. m Action den- , bois ; -J. En fer. Iretoiser. Système d entretoises.
entretoiser [an, zé] v. a. Maintenir au moyen d’entretoises l'écartement de deux pièces.
entre-toucher (s’) v. pr. Se toucher mutuellement.
entre-travée n. f. Ensemble des poutrelle» qui s'appuient sur les poutres maîtresses.
entre-tuer (s’) v. pr. Se tuer l’un l’autre r les Horaces et les Curiaces s’entre-tuèrent.
entre-tuerie n. f. Action de s’entre-tuer. Entrevaux [an-tre-vd], ch.-l. de c. (Basses- Alpes), arr. et à 42 kilom. de' Castellane, sur la riv. g. du Var ; 1.460 h. Huiles, draps. — Le oant. a 9 comin. et 2.660 h.
entre-visiter (s’) v. pr. Se visiter réciproquement. (Peu us.)
entre-voie n. f. Espace compris entre deux voies de chemin de fer. PI. des entre-voies.
entrevoir [an] v. a. (Se conj. comme voir.) Voir confusément ; entrevoir un objet dans le brouillard. Ne faire qu’apei'oevoir. Fig. Prévoir confusément; entrevoir un malheur, des obstacles.
entre-vouloir (s’) v. pr. Se vouloir mutuellement quelque chose : s' entre-vouloir du bien,.
entrevOUS [an-tre-vou] n. m. Intervalle entre deux solives, deux poteaux . Espace garni de plâtre ou d'une maçonnerie, entre les poteaux d’une cloison.
entrevoû-
ter [an, té] V. a.
Garnir de plâtre les entrevous.
entrevue
\an-tre-vü] n. f.
Rencontre concertée ; l'entrevue de
iéoTT’lüxlt
dre régla le sort d e V Allemagne .
entripaillé [an-tri-pa, U mil., é], e adj. Fam. Qui a de gros intestins, un gros ventre.
entr’obliger (s’) v. pr. s’obliger réciproquement.
entr’offenser (s’) v. pr. s’offenser mutuellement.
eil'tropie \an-tro-pî] n. f. Phys. Grandeur définie par la mesure réveremle d une transformaiiim isotherme. (C'est une caractéristique des corps pouvant se représenter par la somme intégrale des quantités infiniment petites de chaleur, dégagées ou absorbées, divisée par la température absolue T, à laquelle s'effectue la transformation.)
entropion [an'^ n. m. (du gr. en, dans, et D'opè, tour). Renversement des paupières en dedans, vers le globe de l'œil.
entroCfUe [an-tro-ke] n. m. (du gr. en, dans, et trokhos, disque). Paléont. Nom vulgaire des articles discoïdes, polygonaux ou cylindriques, qui composent la tige des encrines, et se trouvent à Télat fossile dans les assises du lias. Calcaire à entroques, roche formée de ces débris.
entr’oUÏr v. a. Ouïr à demi, entr’ ouvert [an-trou-vè)\, e adj. Ouvert à demi : yp.ux entf ouverts ; porte entr ouverte.
entr’ouverture n. f. Etat de ce qui est enir'ouvcrt. Légère ouverture. (Peu us.)
Les Pèlerins d’Emmafis (Rembrandt), v. p. 744.
Enée racontant à Didon les malheurs de Troie (Guérin;, v. p. 754,
Enée portant son père Anchise (Cari Vanloo), v. p. 754.
L’Ensevelissement du Christ (Quentin Melsys), v. p. 762,
Le Couronnement d'épines (Van Dick), v, p. 775,
Les Entants d'Edouard (Paul Delaroche), v. p. 719.
Les Quatre Evangélistes (Jordaëns). v. p. 819.
L’Enterrement d’Oinans (Courbet), v. p. 703,
Le Sommeil cl’En-lymion (Girodet), v. p. 754.
Les Enervés de Jtimièges (Luminais), v. p. 754.
Les Emmurés de Carcassonne (J.-P. Laurens), v. p. 744.
I/Entrée de Henri IV à Paris (Gérard), v p. 765.
ENÏ
entr’OUVrir 'au] v. a. Ouvrir en écartant ; enti-'')ni:rir les rideaux d’une fenêtre. Ouvrir un peu. S’entr’ouvrir v. pr. Devenir entr'ouvert.
entrure [an] n. f. Profondeur à laquelle le soc de la charrue pénètre dans le sol quand on laboure.
enturbanné an-
lur-ba-né], 6 adj. Coiffé d un turban.
enture [an\ n. f, de enter). Fente où l’on ^ ^ ^ ^ te, u n e Entures : 1. Assemblage vei licaî:
greffe. Cheville qui tra- 2. Assemblage horizuntal. verse une piece de bois °
en . l'orinant une espèce d'échelon. Assemblage de deux pièces de bois par entaille. Fraude consistant à fixer la partie poinçonnée d'un bijou sur un autre bijou de poids ou de titre moindres.
Entzheim ou Enzheim, comm. d'Alsace (Bas-Rhin;, arr. d'Erstein, près de Strasbourg ; 72U h. Ch de fer. 'Victoire de Turenne sur les Impériau.v, le 24 septembre 1*74-.
énucléation 'si-on] n. f. (du préf. é, et du lat. nucléus, noyau). Extirpation d’un organe qu'on fait sortira travers une plaie: l'énucléation de l'œil. Opération par laquelle on extrait d'un fruit son amande ou son noyau.
énucléer klé-é] v. a. Extirper par énucléation, énumérablc adj. Que l'on peut dénombrer ; l’ensemble des nombres rationnels est énumérable.
énumérateur, trice adj. et n. Qui fait une énumération. Peu us.)
énumératif, ive adj. Qui contient une énumération : dresser' un état énumératif.
énumération [si-ou] n. f. Action d'énumérer. Dénombrement. Rhét. Figure par laquelle on rassemble, on passé en revue les circonstances d'un fait.
énumérer .ré] v. a. (lat. enumerare. — Se conj. comme accélérer.) Enoncer successivement les parties d'un tout.
énurèse, énurésie [sf] ouénurésis [zi<] n. f. du gr. en, dans, et ourèsis, action d'uriner). Incontinence d'urine. 'V. incontinence.
envabir [an] v. a. (lat. invadere; de in, dans, et vadere, aller). Entrer violemment dans : les Huns d’Attila envahirent la Gaule. Fvj. Se répandre sur ; les eaux ont envahi toute la contrée.
en'vahissant [an-ua-t-sau], e adj. Qui envahit : armée envahissante.
en'vahissement [an-va-i-se-man] n. ni. -Action d'envahir : les envahissements des eaux.
en'vahisseur, euse ]an-va-i-seur, eM-se]adj. et n. Qui envahit: repousser' les envahisseurs.
envaisseler [an-vé-se-lé\ v. a. (Prend deux l devant une syllabe muette: il envaissellera.) Mettre dans des vaisseaux, dans des tonneaux: envaisseler des vins.
Ercval, village du Puy-de-Dôme, arr. et à 3 kil. de Riom; 700 h. Eaux minérales calciques ferrugineuses, employées surtout comme eaux de table, envalement nn, man] n. m. Action d'envaler. euvaler [an-va-lé] V. a. (de en, et val). Tenir ouverte, au moyen d’un archelet, l'entrée d'un verveux.
en'vasement an-va-ze~man] n. m. Action d'envaser. Etat de ce qui est envasé.
en'vaser [an-va-ze'] v. a. Remplir de vase: port envasé. Enfoncer dans la vase. S’envaser v. pr. Se couvrir, se remplir de vase.
enveillOtagG [an-ué, il mil., o-ta~je] n. ni. Action d'enveilloter.
enveilloter [an-vè, il mil., o-té] v.a. Mettre en petits tas ou veillâtes les foins qu’on vient de couper.
en'Veloppant [an-ve-lo-’^n], e adj. Qui enveloppe : liijne enveloppante. Fig. Qui charme, qui captive ; itne grâce enveloppante.
entfeloppante [an-ve-lo-pan-te] n. f. Géom. Ligne qui enveloppe une autre ligne.
enveloppe \an-ve-lo-pe] n. f. (subst. verb. de envelopper). Ce qui sert à envelopper ; remettre un paquet dans son enveloppe. Fig. Apparence : l'enrehppe est souvent trompeuse. Courbe fixe à laquelle une courbe plane, mobile dans son plan, reste constamment tangente. Membrane enveloppant un organe. Papier plié et collé de manière à pouvoir envelopper une lettre. Chemise de métal entourant un projectile, .iuto et cycle. Bande de toile recouverte de caoutqhouc qui constitue la partie extérieure d un pneumatique et protège la chambre à air.
enveloppée ’an-ve-lo-pé] n. f. Géom. et fortif. Courbe plane mobile dans un plan, considérée par rapport à son enveloppe.
enveloppement [an-ve-lo-pe-man] n. m. Action d'envelopper: on combat certaines ftèvres par des enveloppements humides. Etat des choses non encore développées.
— Encycl. Méd. Les enveloppements humides ont pour résultat une réfrigération temporaire suivie de réactions s'accompagnant de sudation, évacuation d'urine, avec abaissement plus ou moins prolongé de la température. On les pratique dans le traitement des fièvres infectieuses et des affections de poitrine.
Ils sont partiels (localisés au thorax) ou généralisés. Dans le premier cas, on utilise de grandes compresses ; dans le second, un drap, que Ton trempe dans Teau Iroide et que Ton exprime fortement avant l'application sur le corps du malade.
La duree de l'enveloppement varie de 10 minutes à plusieurs heures ; le malade garde le lit, et il doit être chaudement couvert.
envelopper [an-ve-lo-pS\ v. a. Couvrir, entourer exactoment une chose avec une autre: envelopper un objet ilans une toile. Fig. Cacher, déguiser: enveliipiier sa pensée dans d'habiles périphrases. Comprendre: envelopper quelqu'un dans une proscription. Entourer, environner : envelopper l’ennemi. Ant. Développer.
enveloppeUT, euse [an-ve-lo-peur, eu-zej n. Personne qui enveloppe.
envenimement [an, man] n. m. ou envenimation 'an. si-on] n. f. Action d’envenimer ou de s'envenimer: l’envenimement dune plaie.-
envenimer an, mé] v. a. de venin'. Irriter: enrenimer une plaie en la grattant. Fig. Aigrir,
exaspérer : enuenimer nue di.scu.ssion. S’envenimer V. pr. Devenir envenimé : la querelle s'envenima.
Enver-paclia, officier turc, né à Constantinople (1879-1922), un des chefs du parti jennc-ti.rc et du comité " Union et Progrès >.. Il reprit Andrinople sur les Bulgares en 1913 et, devenu ministre de la guerre il contribua, lors de la Grande Guerre, à jeter la Turquie dans le parti de l’Allemagne.
enverger [an-vér-jé]
V. a. (Prend un e après le g devant a et o : il envergea, nous envergeons.
Garnir de petites verges d'osier. Croiser les fils d'une chaîne, pour les appliquersur les chevilles de Ihner-iiin ha
l'ourdissoir. Etendre la
pâte à papier dans les intervalles des vergeures par le balancement de la forme.
•envergeure [an-vèr-ju-re] ou enverjure [an-vèri n. f. Action d'enverger.
enverguer [an-vér-glié] v.s,. (de en. et vergue). Attacher à une vergue: enverguèr une voile, un pavillon.
envergure [an-vèr-ghu-re] n. f. ' de envergue.r)- Arrangement des voiles dans leur largeur sur les mâts. Longueur d'une vergue. Largeur de la voilure d'un navire. Etendue des ailes déployées d'un oiseau. Fig. Puissance de l'intelligence, de la volonté: Napoléon était un génie d’une puissante envergure.
Enverméu [nn-cèr], ch.-l. de cant. i Seine- Inferieure), arr. et à 13 kil. de Dieppe, sur TEaulne ; l.tilO h. Ch. de f. Et. Grains. Cimetière mérovingien. — Le cant. a 30 comm. et 12.820 h.
envers [an-vèr] prép. (de en, et vers). A l'égard de. Envers et contre tous, en dépit de tout le monde.
envers [an-vèr] n. m. (du lat. inversas, retourné). L’opposé de l'endroit: examiner l'envers d'une étoffe. Le contraire: l’envers de la vérité. A l'envers loc. adv., du mauvais côté. Sens dessus dessous, dans le sens contraire à ce qu'il faut, .iroir l'esprit, la tête à l'envers, manquer de jugement, être très troublé. 'V. feuille.
enverser an-vèr-sé] v. a. Façonner une étoffe en Tétirant.
envi (à 1’) [lan-vi] loc. adv. et prép. (de envier). Avec émulation: les courtisans se disjnitent à l’envi les bonnes grâces du maître. A qui mieux mieux.
enviable [an] adj. Qui est digne d'envie : le sort des souverains est au fond peu enviable. envidage [an] n. m. Action d'envider.
envider [an-uf-dé] v. a. Tourner sur le fuseau ou la bobine le fil destiné à la trame.
envideur [an] n. m. ouvrier qui envide. Machine à envider. (Dans ce dernier cas on dit aussi ENVIDEUSE n. f.)
envie [an-cf] n. f. 'lat. invidia). Sentiment pénible, irritaUon, chagrin, déplaisir, inquiétude haineuse qn’on ressent du succès, du bonheur d'autrui : l'envie se compose de jalousie et de haine.