‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 753 sur 1225 · I-à git la sombre Envie, à Topil timide et louche · texte numérisé non relu

I-à git la sombre Envie, à Topil timide et louche

'Versant sur des 'lauriers les imisoiis de sa bouclie ;

Le jour blesse ses yeux dans l’ombre étincelants ;

Triste amante des morts, elle bail les vivants.

VOLTAinE.

Désir : envie déplaire, de dormir. .Anat. Tache naturelle sur la peau. Petite pellicule qui se détache de la peau autour des ongles : il ne faut pas arracher, mais couper les envies, iléd. Désir subit et pressant, souvent dépravé, que quelques femmes enceintes ont de certaines choses. Passer son envie, satisfaire son désir. Faire passera quelqu'un l'envie dequelque chose. Ton dégoûter, Ten rassasier. Pnov. : Il vaut mieux faire envie que pitié, l'envie, conséquence du bonheur, est moins redoutable que le malheur, qui inspire la pitié.

— Encycl. .Méd. Les envies, ainsi nommées d'après certaines conceptions populaires, sont dites aussi nævi, tumeurs érectiles. (V. ces mots;) Bien entendu, il n'existe aucune corrélation entre ces taches et les envies de femmes enceintes ; des recherches ont montré que cos marques tiennent à une tare héréditaire.

— Bx-arts. Les représentations allégoriques de l'Envie la montrent généralement sous la figure d'une femme au teint livide, aux mamelles tombantes, aux yeux louches et à la chevelure hérissée de serpents,

envieillir ’an-vi-è, il mil., ir] V. a. Faire paraitre vieux: peintre qui envieillit son modèle. (A'x.)

envieillissement [an-m’-é, il mil., i-se-man] n. m. Action d'envieillir ; son résultat. CVx.)

envier 'an-vi-é\ v. a. (de envie. — Se conj. comme prier.) Etre attristé du bien qui arrive à autrui ; le voir avec un dépit haineux. Souhaiter : envier le pouvoir. Désii'er vivement ce qu'un autre possède. Poétiquem., ne pas accorder, refuser, ravir :

M’envierez-vous Tliouneur de mourir à vos yeux ?

envieusement [an, ze-man] adv. D une manière envieuse. (Peu us.)

envieux, euse an-vi-cû, eu-ze] adj. et n. Qui a de Tenvie : les envieux sont toujours malheureux.

envinasse [a/i-t'f-na-.'ie] n. f. Nom vulgaire du psalliote champêtre 'agarieus campestris).

enviné, e an] adj. Qui a pris Todeur du vin, en parlant d'un va.se.

environ [au] adv. (de en, et virer). A peu près : de Paris à Amiens il y a environ trente lieues. Prép. Aux alentours de. (Vx.)

environnant an-ri-ro-nan], e adj. Qui environne : lieux environnants.

environner ’an-vi-ro-né] v. a. Mettre autour : environner de mûrs un jardin. Etre amour : montagnes qui environnent la ville. 'Vivre habituellement auprès de : homme juste, estimé de tous ceux qui l'environnent.

environs [an-vi-ron] n. m. pl. Lieux qui sont alentour: les environs de Naples sont admirables. Fam. -Aux environs de, à l'approche de : aux environs de la .\üël.

envisagement an-vi za je-man] n. m. Action d’envisager.

ÉOC

envisager [an-vi-za-jé'^ v.a. (Prend un c après le g devant a et o: il envisagea, nous enrisageons.'f Regarder au visage. Fig. Examiner, considérer en. esprit: envisager l'avenir.

envoi an] n. m. (subst. verb. d'envoyer). Action d envoyer: faire un envoi. Chose envoyée. Vers placés à la fin d'une pièce de poésie, particulièrement d'une ballade, pour en faire hommage à quelqu'un. (V. BALLADE.) B.r-arts. Envois de Rome, ouvrages et morceaux d'étude envoyés chaque année par les. pensionnaires de l’Académie de France à Rome. Comm. Lettre d'envoi, lettre d'avis contenant la facture des marchandises envoyées. Admin. Bordereau d'envoi, liste i-écapitulative des pièces d'un dossier expédiée avec celui-ci et que le destinataire retourne, après l'avoir signé, avec un accusé de réception.

— Encycl. Ür. Envoi en possession. On nomme ainsi les mesures judiciaires par lesquelles un tribunal donne à certaines personnes l'investiture nécessaire pour disposer efficacement soit de droits ou de biens qui leur sont acquis juridiquement déjà, mais pour la jouissance desquels cette formalité est requise, soit de biens qui ne leur sont acquis que sous la réserve de certaines éventualités.

H y a lieu à cette mesure dans le cas d’absence. :V. ABSENCE.) Il y a encore lieu à envoi judiciaire en possession, dans le cas où une succession est dévolue aux successeurs dits irréguliers enfants naturels succédant à la totalité des biens, à défaut de parents légitimes); conjoint survivant (Etat). Ces personnes n'ont pas la saisine de plein droit, qui n’appartient qu'aux héritiers légitimes.

Le légataire universel doit aussi demander Tenvoi en possession au tribunal, lorsque le testament est olographe ou mystique.

envoiler (s’) ;sa?i-L'0i-/ê] v. pr. (deett, etvoile). Se courber lorsqu’on les trempe, en parlant du fer ou de l'acier.

en voilure [an] n. f. Action du fer qui s’envoile. Courbure des lames de ciseaux.

envoisiner [an-voi-zi-né] v. a. Entourer de voisins : être bien (ôu mal) envoisiné. envol n. m. Syn. de envolée.

#nvolée \an-vo-lé] n. f. Action de s’envoler. Fam. Elan de l’âme vers un idéal : certaines pièces lyriques de V. Hugo sont d'une magnifique envolée.

envolement [an, man] n. m. Action de s'envoler.

envoler (s’) [san-vo-l^\ v. pr. Prendre son vol. S'enfuir. Fig. Passer rapidement.

envoûtement [an, man] n. m. Action d'envoûter. (On dit aussi envodssüre.)

— Encycl. Magie. L'envoûtement fut une croyance très répandue dans l'antiquité, et surtout au moyen âge. IJ consistait en la confection d'une statuette en cire, modelée plus ou moins grossièrement à l'image de la personne que Ton voulait envoûter, et les nécromants prétendaient qu'après avoir fait subir une préparation rituelle à cette statuette, tout le mal qui lui était fait devait être ressenti par la personne qu’elle représentait. Depuis les révélalions de l’hypnotisme, on a supposé que l'envoûtement devait être une suggestion produite par le magnétiseur sur le magnétisé.

envoûter [an-voü-té] v. a. (du lat. in, dans, et vultus, visage). Pratiquer sur une image en cire, symbolisant la personne à qui Ton voulait nuire, des blessures dont elle était censée soufl'rir elle-même.

envOÛteur, euse [an, eu-ze] n. Personne qui pratique l’envoûtement.

envoyable [an-voi-ia-ble] adj. Que Ton peut envoyer : lettre qui n'est pas envoyable.

envoyage [an-voi-ia-je] n. m. Point de jonction des galeries de roulage avec le puits d'extraction.

envoyé [an-voi-îé\, e n. Personne envoyée : Louis XIV reçut les envoyés du roi de Siam. N. m. Ambassadeur ; messager.

envoyer [an-voi-ié] v. a. (de eu, et voie. — Se conj. comme aboyer./ Faire aller : envoyer un commissionnaire chez un ami. Déléguer : envoyer un député à la Chambre. Expédier : envoyer des lettres. Lancer : envoyer des pierres. Procurer : ce que la fortune -nous envoie. Envoyer promener, paître, congédier avec rudesse. S’envoyer v. pr. Pop. Absorber : s'envoi/er un litre. Ant. Recevoir.

envoyeur, euse [un-wi-ieur, eu-ze] n. Personne qui envoie. -

enwagonner ou envagonner '^an-va-gho-

ne'j V. a. Mettre en wagons.

£nz [éu'ts], riv. du Wurtemberg, afü. gauche du Neckar ; cours 100 kil.

Enzeli, v. de Perse (Shilan), sur la côte sud de la mer Caspienne ; 3.000 h. C'est le port de Rerht.

Enzer sdorf ou Gross-Enzersdorf, bourg d’Autriche (Basse-Autriche), sur la rive gauche d\i Danube ; 1.700 h. Près de là, se livra la bataille d'Essling (21-22 mai 1809).

Enzio [in] ou HaUS, roi de Sardaigne, fils naturel de l'empereur Frédéric II, un des chefs les plus illustres du parti gibelin, m. à Bologne (vers 1220-1272).

enzoïque [an-zo-i-ke] adj. (du gr. eii, dans, et zôon, animait Géol. Se dit des terrains renfermant de nombreux fossiles.

enzootie [an-zo-o-tî ou sf] n. f. (du gr. en, dans, et zôon, animal . .Art vétér. Maladie épidémique limitée aux animaux d’une seule localité.

enZOOtique [an-zo-o] adj. Qui a le caractère de Tenzootie : maladie enzootique.

enzyme [an] n. f. (du gr. en, dans, et zumè, levain t Ferment soluble. 'V. diastase et zy.uase.

éocène adj. (du gr. eds, aurore, et kainos. récent). Géol. Se dit du groupe le plus ancien des terrains tertiaires. N. m. : les singes apparaissent vers' la fin de l'éocine.

— Encycl. La série éocène représente la division la plus ancienne de la période tertiaire. Elle succède aux formations crétacées, et est recouverte par la série oligocène. Le soulèvement des Pyrénées et des Apennins appartient à cette période.

Au point de vue faunique, elle est caractérisée par l’apparition . des singes, la mulliplicalion des grands saurions, crocodiles, alligators, gavials, et Textension prodigieuse des foraminifères.

ÉOL

ÉPA

Éole, dieu des vents, flls de Jupiter et de la aiyniphe Ménalippe. C'est lui qui, dans la mytliqlogie •des Grecs et des Romains, décliainait les tentfyétes. Il régna sur les îles volcaniques qui portent son nom (iles Eoliennes) ; il y reçut Ulysse, et lui fiUprésent d'une outre merveilleuse dans laquelle étaient renfermés tous les vents contraires à sa navigation. Mais, pendant le sommeil d'Ulysse, ses compagnons, poussés par la curiosité, ouvrirent l'outre, et les vents, s'écliappant de leur prison, déchaînèrent toute une série de tempêtes.

Eolie ou Eolide, anc. contrée de l'Asie Mineure, entre la Troade et l'Ionie. Cynie, Larisse, etc., en étaient les principales villes.

Eolien, enne [li-in, è-ne], habitant ou originaire d'Eûlie : les Eoliens. (Les Eoliens étaient une tribu hellénique qui, chassée du Péloponèse par les Loriens. vint s'établir en Eolie, dans l'Asie Mineure.) Adjectiv. : ville éolienne. Mode éolien, un des modes de l'ancienne musique grecque. Mode ecclésiastique. <\. EGLISE). Dialecte éolien, ou n. m. réolien, groupe de dialectes grecs, propres à l'Eolie (comprenant le thessalien, le béotien, le phooidien, l'éléen. l'arcadien, etc.) : l'éolien était le plus doux des dialectes ^recs.

éolien, enne [li-in, è-ne] adj. (de Eole, dieu ■du vent. — Pour les mots venus à' Eolie, v. l'aid. préeéd.) Qui est mû par le vent. Harpe éolienne, instrument à cordes, vibrant au souffle du vent. N. f. Moteur actionné par le vent et employé généralement pour élever l'eau. Etoffe légère brochée par la -trame (en laine peignée) sur un fond sergé (ou organsin).

Eoliennes (îles), anc. nom des îles Lipari, sur lesquelles Eole était censé régner.

éoli-liarpe n. f. Syn. de HARPE ÉOLIENNE.

éolipile n. m. (de .Eole et du lat. pila, boule) ou. A tort, eolipyle (par fausse étymologie tirée de Eole. et du gr. pulè, porte). Appareil dont se servent les fumistes pour établir un courant dair. Lampe à alcool, à pétrole ou à essence, dont se servent les plombiers. Adjectiv. : lampe éolipile. Pltysiq. Boule de métal creuse, contenant de l'eau, et qui, chaufjjpe, •donne un jet continu de vapeur par un bec recourbé adapté à un point de sa surface.

— Encycl. L' éolipile des plombiers est une minuscule chaudière remplie d'esprit-de-vin ou d'essence minérale. Son dôme porte un tube, qui, en se recourbant, a son orifice à hauteur et en arrière de la flamme d'une lampe à alcool qui chauffe l'appareil. Le liquide de la chaudière. entre en ébullition et émet des vapeurs qui soufflent sur la flamme de la lampe et en élèvent suffisamment la température pour permettre de fondre la soudure. L'éolipile des peintres en bâtiments est un récipient

cylindrique, contenant de , . .

ralcool. Une lampe ^ eohpile de peintre ou bruchauffe ce récipient et eohpile ou lampe a

est contenue dans une souder,

double enveloppe avec poignée. En enflammant la vapeur d’alcool qui s’échappe du récipient par. un tube recourbé, on brffle facilement les vieilles peintures en dirigeant la flamme sur elles, ce qui permet de les racler pour les enlever.

éolique adj. Qui concerne le mode, le dialecte éoliens : yoésie éoliqun.

éolithe n. m. Nom par lequiîl on désigne les silex taillés des temps pliocènes.

éolittlique [iï-Zee] adj. Se dit des industries de l’âge de la pierre.

éolo-dorien, enne adj. Phiiol. Se dit de

certains dialectes grecs, qui participent â la fois de l’éolien et du doricn.

EolOS [é-o-Zos.ç], fils d'IIellen et roi de Thessalie, dans lequel les Grecs voyaient l'ancêtre mythique des Eoliens.

éon n. ra. {du gr. aidn, temps). Dans le système des gnostiques, esprit émané de l’intelligcnc'e éternelle : Les éons étaient des êtres intermédiaires entre Dieu et le monde matériel.

Eon fie chevalier Charles de Beaumont d’), agent politique et mystérieux aventurier français, né à Tonnerre, m. à Londres (1728-1810;. Il parut, habillé en femme, à la cour de la tsarine Elisabeth, dont il devint la lectrice, mais il revint à cette même cour en homme, tomme secrétaire d’ambassade. Il prit part, comme capitaine de dragons, à la guerre de Sept ans, puis fut chargé d'une mission diplomatique à Londres. Il était très brave, et renommé pour son adresse à Tescrime. Un doute, que lui-même contribua soigneusement à entretenir, plana longtemps sur son sexe, mais la chevalière d' Eon était bien un homme. Il a laissé des mémoires : Loisirs du chevalier d'Eon.

EÔS. Myth. gr. Déesse de l’Aurore, épouse de Tithon. Chaque jour, elle sortait de l'Océan et s’élevait dans le ciel, sur un char brillant traîné par quatre chevaux ailés. Elle avait obtenu pour Tithon l'immortalité, mais avait oublié de demander pour lui une éternelle jeunesse. Elle aima également Orion, Clitos, Céphale ; le plus célèbre de ses fils fut Memnon, roi des Ethiopiens.

Eosander (Jean-Frédéric, baron d’), ai’chitecte, né à Riga, m. à Dresde (1670-1729), au service de la Prusse et de la Saxe. Il a contribué à l’adoption du style baroque en Allemagne.

éosine [zi-né\ n. f. Matière colorante rouge, dérivée de la fluorescéine.

— Encycl. On prépare Téosine en traitant la fluorescéine par le brome ; le bromure obtenu est transformé en sel alcalin. Elle se fixe très facilement sur la laine et la soie et, en présence du sel marin, sur le coton ; on obtient des nuances variant du rose tendre au rouge feu, suivant le poids de colorant employé. Malheureusement, ces nuances s altèrent facilement à la lumière. En histologie, on utilise' l’éosine pour colorer les cellules organiques.

éosinopllile [Si-îio- adj. Anat. Se dit des cellules qui s’imprègnent facilement d'éosine.

éosinopllilie [zi-no-fi-lî] n. f. Pathol. Forme de leucocytüse. caractérisée par l’augmentation du nombre des éosinophiles dans la formule leucocytaire du sang.

éosite [zi] n. f. ^Jinér. Vanado-molybdate de plomb naturel.

éospliorit© n. f. Minér. Phosphate hydraté d'aluminium, de manganèse et de fer.

EÔtVÔS (Joseph), poète, romancier et homme politique hongrois, né à Ofen en 1813, m. en 1871. Auteur de romans d’analyse {le Chartreux) ou à thèses politiques et sociales {les Sœurs).

épacride n. f. Genre de plantes dicotylédones , type d'une famille dite des épacrldées et comprenant de petits arbustes à port de bruyère, à fleurs blanches ou pourpres, que l’on cultive en serre froide ou en appartement.

épactal, e, aux [paktal] adj. Qui se rapporte à i’épacte.

épacte [pak-te] n. f. (du gr. epaktos, ajouté). Nombre qui indique combien il faut ajouter de jours à Tannée lunaire pour l’égaler à Tannée solaire.

~ Encycl. Le comput ecclésiastique utilise les épactes pour le calcul de la fête de Pâques, fixée par le concile de Trente au dimanche après la pleine lune qui suit Téquinoxe du printemps.

épagneul, e n. (de espagnol). Chien à long poil et à oreilles pendantes, originaire d'Espagne : l'épagneul est re7iommé pour sa docilité et son attachement. Adjectiv. : chienne épagneule.

— Encycl. De tailles diverses suivant les races, les épagneuls sont caractérisés par leur poil long, soyeux, souvent frisé mais ne formant jamais de masses en sourcils ou en moustaches. Ils ont la queue formée en panache, et.

les oreilles pendantes. Les races princi pales sont : les setters, les gordonSy les épagneuls d' eau anglais. Le plus beau type français des grandes races est Tépagneul de Pont-Audemer (v. la planche chiens).

L’ épagne ul est, avant tout, un chien d’arrêt, éventant, arrêtant, retrouvant et rapportant le gibier.

Parmi les petites races d’épagneuls, il convient de citer le cocker, vif, alerte, très apprécié pour la chasse au marais et dans les fourrés buissonneux.

Epagny, bourg de la Haute-Savoie, arr. et à 8 kil. d’Annecy ; 400 h. Eaux minérales sulfureuses, thermales, utilisées contre les maladies cutanées.

épagOgique adj. (du gr. epag6gr, induction;. Se disait, dans la logique d'Aristote, d’un syllogisme inductif.

épagogue [gho-ghe] n. m. (gr. epagôgos). Chez les anciens Grecs, arbitre maritime.

épagomèue adj. (du gr. epagomenos, ajouté). Se disait des cinq jours intercalaires que les anciens Egyptiens et Chaldéens ajoutaient aux 360 jours de leur année lunaire pour compléter Tannée solaire, épaillag© [il mil.] n. m. Action d'épailler. Syn.

ÉCHARDONNAGE, ÉPOUTIAGE.

épaill6in©llt [pa, il mil., e-man] n. m. Action de purger Tor des scories qui proviennent de la fonte.

épaill©r [pa, il mil., é] V. a. Débarrasser fies cannes à sucre) des feuilles inférieures. Purger (Tor) des scories qui proviennent de la fonte. Débarrasser (le drap) des pailles et graterons.

épair [pér] n. m. Nom donné â la pâte du papier après la fabrication : l'épair d'un papie: s'apprécie par transparence.

épais, aîsse [pè, é-se] adj. fiat, spissuç). Qui a de l’épaisseur : étoffe épaisse. Dense : brouillard épais. Serré, touffu r herbe épaisse, bois épais. Consistant : encre épaisse. Fig. Grossier, lourd, pesant : esprit épais. Avoir la tangue épaisse, de la difficulté à parler. N. m. Epaisseur : plusieurs pieds d'épais. Adv. D’une manière serrée : semer épais. Ant. uélié, mince, fin, menu.

épaiSS©lXl©Ilt [pè-se-man] adv. D'une manière épaisse. (Peu us.)

épaisseur [pè-sewr] n. f. Profondeur d'un solide : l'épaisseur de -la croûte terrestre ne paraît pas dépas<er 40 kilomètres. Etat de ce qui est dense : Vepaisseur des tén'ebres. Fig. : éimisseur de l'intelligence. Il s'en faut, il s'en est fallu de l'épaisseur d'un cheveu, d'un fil. etc., de bien peu de chose.

épaissir [pè-sir] v, a. Rendre plus épais, plus dense : épaissir un sirop. Y. n. et S'épaissir v. pr. Devenir épais : le sirop épaissit, l'esprit s'épaissit. Ant. Amincir, éclaircir, clarifier, délayer.

épaississant f[pé-si-5an], © adj. Se dit d’une substance, d'une matière qui épaissit.

épaisisseill©llt [pè-si-se-jn«n] n. m. Action d'épaissir, de s’épaissir. Résultat de cette action. épal6in6Ilt [man] n. m. Action d'épaler. épal©r [lé] T. a. Jauger un récipient en mesurant directement le liquide qu’il contient,

ÉpaminoildaS [rfass], célèbre général thébain. né entre 420 et 410, m. en 302 av. J.-C., un des chefs de la démocratie de Thèbes, orateur éloquent, général habile, un des plus complets repré.sentants

de Thellénisme. Il vainquit les Lacédémoniens à Leuctres et à Mantinée. rebâtit Messène, et fonda

grandeur de Thèbes s'évanouit avec lui.

épamprage [pan] ou épamprement [panpre-7nan] n. m. Action d'épa'mprer.

— Encycl. Vitic, L’épamprage, assez différent de l'ébourgeonnement, avec lequel on le confond souvent, consiste à priver les souches des pousses herbacées et des jeunes rameaux qui absorberaient inutilement de la sève, et nuiraient amsi à la croissance du raisin. C'est une opération qui demande à être faite avec grand soin et par des mains expérimentées ; on doit, en tout cas, l'effectuer de bonne heure et alors que l'ablation de quelques pampres ne peut nuire à la circulation régulière de la sève.

epamprer [pan-pré] v. a. Enlever les pampres, les feuilles de la vigne.

épaualepse [Up-se] n. f. (gr. epanalepsis ; de rai, sur, ana, en haut, et lepsis, action de prendre). Figure d'élocution, qui consiste à répéter un ou plusieurs mots, ou même un membre de phrase.

épaudicment [man] n. m. (de épancher).

Ecoulement. Méd. Extravasation par laquelle un liquide s'écoule hors de sa cavité naturelle : épanchement de sang, de Mis. Eig. Effusion : épanchement de cœur.

— Encycl. Les épanchements sont des amas de divers liquides au milieu de parties qui ne sont pas destinées à les contenir. Ils peuvent être composés de sang, bile, urine, sérosité, pus, matière fécale, etc. On distingue généralement encore les épanchements septiques et les épanchements aseptiques. La gravité dépend du siège et de la nature. Le traitement est aussi fort variable.

épanclier [bhé] y. a. (lat. pop. expandicare). 'Verser doucement un liquide : épancher de V huile. Fig. Epancher son cœur, l'ouvrir avec confiance, sincérité, tendresse, etc. S’épancher v. pr. Parler avec une entière confiance. Méd. S’extravaser, sortir des vaisseaux.

épanchoir n. m. Ouvrage d'art par lequel on peut déverser le trop-plein d'un étang, d’un canal.

épandage n. m. Action d'épandre : l'épandage des lioulllies cupricmes sur les vignes se fait à l'aide de pulvérisateurs. Champs d' épandage, terrains destinés à épurer les eaux d'égout par filtrage à ti'avers les couches du sol et du sous-sol.

— Encycl. L'épandage peut se faire sur sol nu et non cultivé : mais il peut comporter aussi l'ulilisation comme engrais des matières organiques que ces eaux tiennent en suspension, et la mise en valeur par des cultures maraîchères et fruitières des terrains d'épandage. C'est ainsi que sont utilisées les eaux d'égouts de Paris (plaine de Gennevilliers, Aohères, etc.).

Les eaux d'égouts sont amenées sur le terrain d'épandage par des canalisations spéciales, et répandues d'une manière intermittente par irrigation dans des rigoles profondes, afin de ne pas souiller les plantes cultivées. Lorsqu'elles ont traversé le sol et le sous-sol sur une épaisseur de deux h trois mètres, elles se sont filtrées suffisamment ; des drains et des collecteurs les restituent au fleuve voisin.

épandre v. a. (lat. expandere). Jeter çà et là, éparpiller, distribuer sur ; épandre du fumier dans un champ ; épandre des insecticides sur une plantation. Poétiq. Produire. Donner en abondance ; le soleil épana sa lumière.

épanuelage [pa-ne] n. m. Taille en chanfrein qu'on fait à une moulure pour former les plans à angles du profil qu’on veut obtenir.

épanilôler [pa-ne-lé] v. a. (du préf. é, et de panneau. — Se conj. comme appeler.) Pratiquer i'épannelage de.

épanner [pa-né] v. a. (du préf. é, et de •panneau). Aplanir l'un des côtés d'un carreau de pierre meulière ; y former une surface plane.

épanorthose [to-ze'. n. f. (du gr. epanorthôsis, correction ; de orthos, droit). Figure de rhétorique par laquelle on fait semblant de rétracter ce qu'on avait dit, pour dire quelque chose de plus fort.

epanorthuS [é, fwss] n. m. Genre de mammifères marsupiaux fossiles, type d'une famille dite des épanorthidés, et qui ont vécu aux périodes crétacée et éocène.

épanouir v. a. (du germ. spannen. étendre la main). Faire ouvrir, en parlant des fleurs ; le printemps épanouit les fleurs, Fig. Rendre ouvert, joyeux : ce bon mot épanouit les visages.

épanouissement [i-se-'man] n. m. Action de s'épanouir; l'épanouissement des fleurs. Fig. Ent'œr développement ; l’épanouissement de la beauté. Manifestation de joie.

Epaplirodite (Mettius), célèbre grammairien grec, né à Chéronée, ami et protecteur de l'historien Josèphe (l'f s. apr. J.-C.).

Epaplirodite, affranchi et secrétaire de Néron. Il accompagna cet empereur dans sa fuite, et l'aida à se tuer. Domitien l’en punit en le faisant périr. Le philosophe Epiotète fut l'esclave d’Epaphrodite.

épar n. m. V. ÉPART.

éparcet [sè] ou esparcet [ès-par-sè] n. m. et éparcette [sè-ie] ou esparcette [ès-par-sè-ie] n. f. Dialect. Nom vulgaire du sainfoin.

éparetlie fcàf] n. f. (gr. eparUlna). Dans l'empire d'Orient, subdivision d'un diocè.sc. Dans l'empire byzantin, diocèse d'un évêque ou d'un archevêque. Dans la Grèce moderne, arrondissement.

éparer (s’) v. pr. (ital. sparare). Dialect. Raer, en pai'lant du cheval.

ÉPA

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