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fut vaincue par les Alliés (France, Russie, Angleterre, Belgique, Italie, Etats-Unis, etc.) et obligée d'accepter toutes les conditions des vainqueurs par le traité de Versailles (1919). A la suite de la révolution de 1918 et de l'abdication de Guillaume II, l’Allemagne a adopté le gouvernement républicain, mais conserve le nom d'Empire {Beich). D'après la Constitution du 11 août 1919, le pouvoir suprême, qui émane du peuple, est géré par le président de l'Empire, élu pour sept ans et chef des forces militaires, l'Assemblée nationale et le Conseil des ministres du Reich, présidé par le chancelier.
— III. Langue. L'allemand modeime, parlé par 70 millions d'hommes, dérive du haut allemand, subdivision de la branche germanique des langues indoeuropéennes. C’est une langue synthétique, qui possède une déclinaison, une aptitude spéciale à former des mots composés, et une construction laborieuse où le verbe et les particules sont rejetés à la fin. De là, un certain manque de rapidité et de précision dans l'expression de la pensée.
— IV. Littérature. La vieille littérature allemande est représentée par le Chant de Hildebrand, fragment épique, la plus ancienne œuvre en allemand (ix' s.), les épopées féodales et guerrières des Nibelungen et de Gudrun (xii® et xiii' s.), les épo-' pées chevaleresques et les poèmes lyriques des minnesî’nÿer (chantres d'amour) : Wolfram d’Eschenbach, Walther von der Vogelweide ; les écrits religieux de maître Eckhard et de Jean Tauler (xiv' et xv' s.). Au XVI' siècle, que marque la rupture de l'Allemagne avec Rome, l'empereur Maximilien, le satirique Sébastien Bi'andt, l'humaniste Ulrich de Hutten, le réformateur Luther, le maître chanteur Hans Sachs, l'humoriste Fischart sont les principaux noms à citer. Le xvii' siècle voit le génie allemand se modifier sous l’influence des littératures étrangères (française, espagnole, etc.). La période classique commence vers le règne de Frédéric II. Défendue par Gottschcd, l imitation française est battue en brèche par Bodmer, par l'école de Halle, par Klopstock, l’auteur de la ilfem'ade, par le critique Lessing. A la même époque se signalent Wieland, Musæus, Voss, Bürger. L’école dite Sturm und ürang \Ouragan et Emportement) se distingue par l’originalité à tout prix. Mais déjà apparaissent les écrivains de la
grande école de Weimar : le philosophe Herder, œthe, génie universel, le poète Schiller.
Au milieu du trouble que cause la dissolution de l'empire se développe l'école romantique, avec Novalis, les deux Schlegel, Tieck, Brentano, d'Arnim, La Motte-Fouqué, Hoffmann, les dramaturges H. de Kleist et Werner. Le soulèvement de 1812 produit les poètes patriotes Kœmer, Aindt, etc. La révolution de 1830 donne naissance au parti de la Jeune Allemagne, avec H. Heine, Gutzkow. La Souabe fouinit à la littérature allemande les poètes Kerner, Uhland, le romancier Hauff; l'Autriche, les poètes Zedlitz, Lenau, Grillparzer. Cependant, les prosateurs s’orientaient vers les études historiques et critiques, avec les Humboldt, les frères Grimm, avec Strauss, Baur, Ranke, Gervinus, Curtius, Mommsen. Après 1848, des tendances réalistes se manifestent chez des romanciers tels que Freytag. Hacklænder, Auerbach, etc. La fin du siècle voit paraître les dramaturges : Sudermann, Hauptmann, Halbe. Wildenbruch, Fulda : les poètes Detler, de Liliencron, Delomel, Falke, Bierbaum, Holz ; les romanciers P. Lindau, P. Heyse, Spielhagen, G. Relier, Th. Fontane, G. d'Ompteda, C.-F. Mayer, W. Jensen, Marie Ebner-Eschenbach. M“' B. -R. Suttner.
— V. Beaux-arts. Les plus anciens monuments de l'architecture allemande datent de la conquête romaine. Dès le vni' siècle se révèlent les influences byzantines (monastère de Fulde, église d’Aix-la-Chapelle'. Un peu plus tard. l'Occident apporte ses formes plus variées (églises de Worms, Mayence, Nuremberg!. Au XIII' siècle, le style ogival pénètre en Germauicjcathédrales de Mag'debourg, Strasbourg.
mar, Zeitblom à Ulm, Holbein le Vieux à Augs bourg, sont les noms à citer. Illustrée dès le xv - siècle avec Wohlgemuth, l'école de Nuremberg produit, au XVI' , Albert Durer, qui domine Tart allemand. H a pour contemporains Grünewald, Baldung Grün, Altdorfer, Cranach. L’école d'Augsbourg se signale, au xvi' siècle, avec Hans Burgmair. Quant au célèbre Holbein le Jeune, il a surtout vécu hors d'Allchiagne. Au commencement du xvH' siècle, l’influence italienne prédomine ; des académies se fondent à Berlin fl694) et à Dresde (1697) Au xviii' siècle, Chodowicki tente un retour vers le naturel, mais Raphaël Mengs établit à Rome une école néo-classique ; il a pour élèves Carstens et Angelica Kauffmann. Au début du xix' siècle, les écoles de Munich, de Dusseldorf, puis de Dresde et de Berlin, tentent une rénovation de l'art. Overbeck, Schnorr et Cornélius préconisent un art romain i-efroidi ; Kaulbach étale une fougue romantique. Leui-s successeurs Menzel, Liebermann, Lenbach, De L'hdei reviennent à l'imitation de la vie ordinaire.
La sculpture allemande date de la période ogivale. Au xv® siècle, l'art ogival fait place â un naturalisme débordant de vie, surtout dans la sculpture sur bois. Les deux grands sculpteurs du xvi® siècle sont Adam Krafft et Peter Vischer. Au xvii', le pseudo-classicisme l'emporte.Au xix' siècle, Schadow crée une tradition de sculpture monumentaleet sévère, continuée par Rauch, dont l'influence dure encorè.
A l’artiste anonyme connu sous le nom de ' maître de 1466 '>, initiateur en Allemagne de la gravure au burin, succède Martin Schongauer, bientôt éclipsé par Albert Dùrer, le maître de la gravure allemande. H a pour continuateurs Burgmair et Lenczelburger. Aldegrever, H. -S. Béham s'imprégnèrent de la manière italienne. Parmi les burinistes allemands postérieurs, citons : Pressler, Schmidt, Wagner, Merz, Felsing, Zeller.
Le mouvement musical en Allemagne commence au XIII® siècle avec les minnesinger (v. plus haut;, se continue au xiv® avec les meistersinger. A la Réforme, Luther modifie le chant religieux à l'usage des églises protestantes. Au xvii®, se distinguent déjà nombre de théoriciens, d’organistes et de compositeurs. Mais l’àge d'or commence au xviii', avec J.-Séb. Bach et Hændel, auxquels il faut joindre Gluck, Haydn, et le grand Mozart. Leurs successeurs dignes d'eux sont : Beethoven, Weber, Schubert, Mendelssohn, R. Schumann et Richard Wagner.
L’air de l’hymne national allemand n'est (encore en 1918), autre que la mélodie du God save the king, à laquelle on a adapté des paroles appropriées.
Allemagne (De V), ouvrage philosophique et littéraire de M“' de Staël (1810). C'est une oeuvre de protestation contre Napoléon qui confisquait, pour ainsi dire, tout l'enthousiasme de la nation au profit de la gloire militaire. Cet ouvrage fit connaître en France la littérature et la philosophie allemandes. L'auteur déclare préférer le romantisme des races septentrionales aux formes de la littérature classique française.
Allemagne (De V), ouvrage de critique philosophique. par H. Heine ; c’est une contre partie du livre de Mrà' de Staël (1835).
Allemagne à la fin du moyen âge (T), ouvrage de J. Jansen. L'auteur cherche à y démontrer que la Réforme a abaissé le niveau intellectuel et moral de la société germanique (1876-1884).
Allemagne au temps de la Réforme (Histoire de V), par L. Rancke ; ouvrage d’une exposition vivante et d'une méthode pénétrante (1839-1847 .
Allemand [a-le-man], e, habitant ou originaire de l'Allemagne: les Allemands. Querelle d'Allemand, querelle suscitée sans sujet. Adjectiv. : nation allemande ; la choucroute est un mets allemand. N. m. La langue allemande : parler l'allemand. Eatn. Cest de l'allemand, c'est au haut allemand, on n'y comprend absolument rien.
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allemande [a-le) n. f. Danse vive et gaie, il deux temps (ressemblant à la valse) ou trois temps (rappelant la contredanse). Air sur lequel on l’exé-
Allemande, écrite par Haydn.
cute. Cuis. Sauce blonde faite avec de la farine, du beurre, du bouillon de viande blanche, et liée avec des jaunes d’œufs.
3ill61ïiaind6ri6 [a-le^ rî] n. f. Forge où l’on réduit les fers en barrés calibrées.
All6111d>n6 (Jean), socialiste et journaliste français, né h Sauveterre (Haute-Garonne) en 1843, fondateur du groupe socialiste révolutionnaire dit allemanisîe.
allemontite n. f. Mûu Composé isomorphe j d'arsenic et d’antimoine.
Allen (Charles Grant Bi.airfixdie, dit Grant), naturaliste et romancier anglais, né à Kingston, m. à llindhead (1848-1899).
Allenby (Edmond), général anglais, né en 1861; a commandé, pendant la Grande Guerre, le corps qui a conquis la Palestine.
Allende, v. du Mexique (Etat de Guanajuato) ; 14.000 h. Sources thermales.
Allennes-les-Marais, comm. du dép. du Nord, arr. et à 13 kil. de Lille: 1.200 h. (en 1914).
Ch. de f. N. Houille.
Allenstein, v. d’Allenîagne (Prusse-Orientale), sur V Aile; 27.500 h. 'Victoire de Soult sur les Russes et les Prussiens, le 4 février 1807.
AllentCWH, V. des Etats-Unis (Pensylvanie), sur la rivière Letrig, affl. de la Delaware; 25.000 h. Per et houille.
aller [n-Zé] v. n. (des verbes latins vadere, ire, et peut-être du partie, allatus. — Je vais, tu vas, il va, nous allons, vous allez, ils vont. J'allais. J'allai. Je suis allé. J'irai. J'irais. Va, allons, allez. Que faille, que nous allions, que vous alitez, qu'ils aillent. Que f allasse. Allant. Allé, e). Se mouvoir, marcher, se transporter d’un lieu dans un autre : aller au pas ; aller à la campaqne, à la guerre, à la chasse. Conduire : ce chemin va à Paris. Marcher : ce cheval va bien. Avancer : ce travail ne va pas. Prospérer : le commerce va. S'élever : cette montagne va jusqu' aux nues. S’ajuster : cet habit vous va bien. Etre sur le point de : nous allons partir. Se porter : comment allez-vous? Aller aux voix, voter. Se laisser aZZer, s’abandonner. Impers. Il y va de, il s'agit de. S’en aller v. pr. Se retirer. Mourir : ce malade s'en va. — Ne dites pas : je me guis en allé, je m'étais en allé, mais fe m'en suis allé, etc. Ecrivez va-t'en et non pas va-t-en. On remplace quelquefois je suis allé, fêtais allé pavfai été, f avais été, etc. ; mais alors on fait entendre quel'aller a été suivi du retour. On ne doit jamais dire je fus pour f allai. A l’impératif, on dit vas-y pour va-y. Allus. i.iTTÉR. : Allez et ne péchez plus, paroles j miséricordieuses de Jésus à la femme adultère et I auxquelles on fait de fréquentes allusions, tantôt ' sérieuses, tantôt plaisantes [Jean, VIII, 3-12). V. qci ! SINE PECOATO EST.
Jean s’en alla comme il était venu,
premiers vers de l’épitaphe composée par La Fontaine pour lui-même, et qui caractérise son insouciance.
aller fa-Zé] n. m. Action d’aller; résultat de celte action : l'aller et le retour. Paov. : Au long aller, petit fardeau pèse, il n’y a pas do charge si légère qui ne devienne pénible à la longue. .4nt. Retour.
Aller, V. d’Espagne (Asturies, prov. d'Oviedo) ; 12.000 h. Mines de houille.
alleu [a-leu] n. m. (ano. allem. allod). Féod. Propriété héréditaire et exempte de toute redevance, par opposition au fief, qui était grevé de certains services. Ce nom n’est guère usité que dans la locution franc-alleu. (V. ee mot.)
— Bncycl. Dans la loi salique, le mot alleu désigne tout ce que l’on reçoit par héritage, par opposition aux acquêts. Dans la suite, l'allcu, terre concédée sans conditions, fut opposé au bénéfice, lequel était concédé à charge de redevances. Le nombre des alleux alla en décroissant, à mesure que le système féodal prit de l’extension. La Révolution a fait disparaître la distinction entre les alleux et les fiefs, et tous les biens, aujourd'hui, sont allodiaux.
a,ll6Uti6P [a-leu-ti-é] n. m. Propriélaire d'un alleu, par opposition au détenteur d’un bénéfice ou fief.
Allevard [uar], ch.-l. do c. (Isère), arr. et à 40 kil. de Grenoble, sur le Bréda, affl. de l'Isère;
2. .560 h. (Allevardais). Ch. de f. Forges, papeteries; eaux minérales sulfurées calciques, pour les affections des voies respiratoires. — Le cant. a 6 comm et 6.500 h.
Alley, comm. de la Drôme, arr. et à 47 kil. de Die; 1.460 h. Tuilerie, briqueterie.
Allia,' riv. de l'anc. Italie, affluent du Tibre (riv. g.) : les Romains y furent battus par les Gaulois, qui parvinrent jusqu’à Rome (390 av. J.-C.). Auj. Fosso di Marciqliana.
alliable [a-H] adj. Qui peut être allié : plaisir alliable au devoir.
alliacé [a-l%\, e adj. Qui tient de Tail : goût alliacé.
alliage \a.-lï\ n. m. Combinaison de métaux par ]a fusion : les monnayeurs doivent faire! alliage selon les lois et les règlements. Fig. Mélange impur ; il n'est guère de vertu sans alliage. Arith. Règle d'alliage ou règle de méZiwiffC, opération qui consiste à détenniner le prix d'un mélange quand on connaît le prix et la qu.'intité des éléments qui le composent.
— Encycl. Chiin. 11 est rare qu'un métal employé seul réunisse toutes les qualités exigées par l'usage