‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 77 sur 1225 · GO · texte numérisé non relu

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qu’on en veut faire ; certains sont trop cassants, d'autres sont trop mous, d'autres s'oxydent trop facilement, etc. On est le plus souvent obligé d'allier le métal à un ou plusieurs autres, de façon que, par le mélange obtenu, ceii^tines propriétés du métal primitif se trouvent entièrement modifiées. Lesalliages constituent de véritables combinaisons chimiques. En général, les alliages sont plus durs que celui des métaux constituants qui l'est le plus ; ils sont plus cassants et présentent moins de ductilité, de malléabilité et de ténacité que celui des métaux constituants qui est le plus tenace et le plus ductile; ils sont toujours plus fusibles que le moins fusible des métaux composants, etc. Parmi les alliages les plus employés, citons : les alliages monétaires et de bijouterie; l’alliage Darcet, composé de bismuth, de plomb, de zinc et détain, employé pour les rondelles de sCiroié des chaudières ; le laiton, composé de cuivre et de zinc; le bronze, composé de cuivre et d'étain, auxquels on ajoute parfois du plomb, du platine, du zinc, de l’antimoine, etc., suivant l’usage auquel on destine l'alliage ; le maillechort, composé de cuivre, de zinc et de nickel ; l’alliage de plomb

et d’antimoine, servant à la fabrication des caractères d’imprimerie ; la soudure des étameurs, formée d’un alliage de plomb et d’étain, etc.

â>llid.ir6 [a-li~è-re] n. f. Nom vulgaire d'une plante crucifère, a fleurs blanches, qui croît dans les lieux ombragés et rocailleux et qui doit son nom ù l odeur d’ail qu’elle répand.

alliance [a-li] n. f. (de allier). Mariage, parenté qui en résulte. Anneau de mariage. Ligue, coalition, confédération entre Etats souverains ; traité d'al~ liance. Fig. Union, mélange de plusieurs choses : ^ alliance de la prudence et du courage. Ancienne alliance^ pacte que, suçant l’Ecriture sainte. Dieu conclut avec Adam et renouvela avec Noé. Abraham, Mo’ise ; le mosaisme. Nouvelle alliance^ celle que Dieu a contractée avec tous ceux qui croient en Jésus- ('hrist ; le christianisme. Alliance de mois, rapprochement de mots formant une expression remarquable, comme dans ce vers de Delille ;

U ne VOIT que îa nuit, n^BNTBND que le silence.

— Encyci- Dr. L’alliance ou affinité est le lien qui existe entre un époux et les parents de l'autre. Le mariage est interdit entre tous les ascendants et descendants, et les alliés dans la même ligne, entre les frères et sœurs, et les alliés au même degré (sauf les dispenses que le chef de l’Etat peut accorder pour causes graves). Dans les communes de 501 habitants et au-dessus, les ascendants et les descendants, les frères et alliés au même degré ne peuvent être en même temps membres du même conseil municipal.

Alliance (Triple-), pacte formé par l’Angleterre, la Hollande et la Suède, en 1668, contre les envahissements de Louis XI^V dans les Pays-Bas.

Alliance (Quadruple-), pacte formé en 1718 entre la France. l’Angleterre, la Hollande et l’Autriche, pour le maintien du traité d'Utrecht, que compromettaient les grands projets d'Alberoni.

Alliance (Sainte-), pacte mystique formé en 1815, sur l'initiative du chancelier autrichien Mettemich, par la Russie, l'Autriche et la Prusse, pour le maintien des traités de 1816, en face des aspirations libérales et nationalistes des petits Etats d'Italie et d’Allemagne, opprimés par les grandes puissances. C'était une coalition des rois contre les nations.

Alliance (Triple-), accord défensif survenu après la guerre de 1870-1871, entre l’Allemagne, l’Autriche et la Russie, à l’instigation de Bismarck (1872). Le tsar Alexandre III s'étant retiré de la Triple-Alliance en 1886, sa place fut occupée par l'Italie (1887). Elle cessa d’exister en 1915.

Alliance française, association fondée en 1883 pour étendre l’inlhience de la France par la propaation de la langue française dans les colonies et à étranger, pour y fonder des écoles et faciliter notre commerce d’exportation.

allicia.Xlt, e [si-an] adj, (forme savante de alléchant). Qui attire, séduit, captive.

allié [a-li-é], e n. Personne unie à d’autres par parenté, par mariage. Peuple confédéré, ligné.

Alliés (les), nom sous lequel on désigne les confédérés (Anglais. Russes. Prussiens, Autrichiens, etc.) qui, en 1814 et en 1815, envahirent la France et rétablirent les Bourbons. — Nom sous lequel on dé¬

signe les puissances qui ont combattu, pendant la Grande Guerre, contre rAlIcmagne, l’Auti-ichc-Hongrie, la Bulgarie et la Turquie. tV. Gr.4Nde Guerre.)

alliement [a-H-man] n. m. Nœud que l’on fait à la corde d’une grue pour enlever un fardeau.

allier [a-li-i\ v. a. (du lat. alligare, lier. — Se conj. comme prier.) Mêler, combiner : allier l'or avec l'argent. Fig. : allier la force à la prudence. S'allier v. pr. S'unir par mariage. Sc liguer. Axx. Brouiller, désunir, séparer.

allier [a-H-é] ou hallier [A asp.; n. m. Filet pour prendre les oiseaux, surtout les cailles et les perdrix.

Allier \li-é\, riv. de France, qui prend sa source dans la Lozère, près de Chabalier, arrose Brionde, Issoire, 'Vichy, Moulins, et se jette dans la Loire (r. g.), au-dessous de Nevers, au bec d' Allier ; cours 410 kil. Crues violentes.

Allier (départ, de l’), département formé par le Bourbonnais ; préf. Moulins ; s.-préf. : Gnnnat, hapalisse. Montlugon; i a.ri\, 29 cant., 321 comm., 406.300 h. 13® région militaire; cour d’appel de Riom ;

évêché à Moulins. Ce département doit son nom à l’Ailier, qui le traverse. Grâce à de riches bassins hoiüllers iComraentry) et aux gisements de minerai do fer voisins, l’Ailier possède des industries variées et actives : métallurgie (surtout à Montluçon), verreries, filatures, etc. Des sources minérales très fréquentées existent à Vichy, Néris, Bourbon-l’ Archambault, Saint-Yorre, etc.

alligator lal-H] n. m. (du portug. al legator, le lézard). Zool. Caïman d’Amérique, qui atteint jusqu’à 5 mètres de long.

— Encycl. Les alligators étant sur le point de disparaître, à cause de la chasse sans merci qui leur

Alligator.

est faite, car leur peau est très estimée (on en fait des chaussures, des porte-cartes, des porte-monnaie, etc.), on a établi en Amérique des fermes destinées à la reproduction de ces reptiles.

Alllgny-Cosne, comm. de la Nièvre, arr. et à H kil. de Cosne ; 1.630 h. Ch. de f.

Alllgny-en-Morvand, comm. de la Nièvre, arr. et à 36 kil. de Chàteau-Chinon, sur le Ternin ; 1.940 h. Ch. de f. Ecorce de chêne.

AlllneuC, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 19 kil. de Loudéac; 1.380 h.

alllngue n. m. obstacle établi dans une rivière pour arrêter le bois flottant.

allitératif, ive adj. Fondé sur l’allitération : vers allitératif.

allitération [al-li, si-on] n. f. (préf. ad, et lat. liltera, lettre). Répétition de lettres, de syllabes, parfois voulue :

Pour qui sont ers serpents qui sifflent sur vos lètes ? [Rsc.] ; parfois involontaire :

... Non, il n’est rien que Nanine n’honore. [Volt.]

— Encycl. L’allitération joue un rôle important dans l’ancienne poésie germanique ou Scandinave.

allivrement [al-H-vre-man] n. m. Somme à laquelle le revenu net imposable est fixé pour l’assiette de la contribution foncière.

allivrer [al-H-vré] v. a. (de à. et livre']. Répartir les impositions foncières en proportion du revenu.

Allix ia-lihs] (François), général français, né à l’crcy (Manche) [1776-1836], colonel à vingt ans, auteur d’un célèbre Système d'artillerie de campagne.

allô interj. (de l’angl. halloo, holà !). Appel préparatoire à toute conversation téléjihonique.

ALL

ALL

Alloa, V. d'Ecosse, sur l'estuaire du Forth ; 13.000 h. Commerce actif.

allobroge [al-lo] n. m. Fam. Homme grossier, lourd, qui manque de sens.

Allobroges, peuple de la Gaule, qui habitait, au temps de César, le Dauphiné et la Savoie. — S. un Allobroge. Adi. : peuplade allobroge.

allocataire [al-lo-ka-tè-ré] n. l’ersonne qui reçoit une allocation.

allocation (al-lo-ka-si-on] n. f. tpréf. ad, et locnre, placer). Action d'allouer, d'accorder une somme pour crédit, indemnité, etc. Somme ainsi allouée : toucher une forte allocation. Partie. Somme allouée quotidiennement, pendant la Grande Guerre, aux familles nécessiteuses, dont le soutien était mobilisé (allocation militaire), ou qui avaient été chassées de leur foyer par l'invasion allemande [allocation aux réfugies).

allochroïte [al-lo-kro-i-tê] n. f. Variété compacte de mélanite, sorte de grenat verdâtre.

allochromasie [al-lo-kro-ma-zî] n.f.(gr.aHos, autre, etkhrâma, couleur). Syn. de dyschromatopsie.

alloclltone [ni-io/i] adj. et n. fdu gr. allos, autre, et khthMi. terre). Qui n’est pas originaire du pays qu'il habite. Ant. Autochtone.

allocution [al-lo-ku-si-on] n. f. fpréf. ad, et lat. loqui, parler). Harangue de peu d'étendue : une allocution militaire.

allodial, e, aux [al-lo] adj. (rad. alleu). Tenu en franc-alleu : inen.s allodiaux. N. m. : un allodial.

allodialité \al-lo\ n. f. (de allodial). Qualité d’une terre tenue en franc-alleu.

allogène adj. et n. (du gr. allos, autre, et génos, race). D)une autre race : les Slaves de Russie sont mêlés à des populations allogènes.

allomorphie 'al-lo-mor-fi] n. f. ( gr. allos, autre, et morphè, forme). Passage d’une forme à une autre essentiellement différente.

allomorpllite [al-lo] n. f. (gr. allas, autre, et morphè, forme). Variété de barytine (sulfate de baryte).

allonge [a-lon-je] n. f.

Pièce pour allonger. (On dit aussi RALLONGE.) Ci'ochet de fer pour suspendi'e des quartiers de viande. Bande de papier que l’on ajoute à une lettre de change déjà couverte d'endos, pour permettre des endossements ultérieurs.

allongé, e [a-ion] adj.

Rendu plus long. Mine, figure allongée, qui exprime la déconvenue.

Allongé (Auguste), paysagiste français, né à Pari.s, m. à Mariette, comm. de Bourron (Seine-et-Marne) [1833-1898], célèbre par ses fusains qui représentent toujours des paysages.

allongCniBnt a-hm-je-man] n. m. Augmentation de longueur. Ant. Raccourcissement.

allonger [a-lon-}é\ v. a. (Prend un e muet après le g devant a et o ; j allongeai, nous allongeons). Rendre plus long : allonger une bretelle. Etendre ; allonger le bras. Porter ; allonger un coup d'épée. Fig. Allonger lepas, se presser, .allonger la courroie, traîner une affaire, accorder du temps. Ant. Abréger, raccourcir, écourter.

Allonne, comm. de l'Oise, arr. et à 4 kil. de Beauvais ; 2.680 h.

Allonne, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 13 kil. de Parthenay ; 2.010 h.

Allonnes, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 15 kil. de Saumur ; 2.020 h. Vins.

allonyme [al-lo] adj. (du gr. allos, autre, et onuma, nom). Publié sous le nom d’un autre : livre allonyme. N. Celui qui publie son livre sous le nom d’un autre.

allopathe fuMo] ou allopathiste [ai-io-patis-te] n. et adj. Médecin qui traite par l’allopathie. Ant. Homéopathe, homéopathiste.

allopathie [al-lo-pa-ti] n. f. (du gr. allos, autre, et pathos, maladie). Nom donné à la médecine usuelle qui consiste à attaquer la maladie par des moyens contraires à sa nature. Ant. Homéopathie.

allopathique [al-lo-pa-ti-ke] adj. Qui a rapport à l’allopathie : traitement allopathique. Ant. Homéopathique.

allopathiquement [al-lo-pa-ti-ke-man] adv.

D’après la méthode allopathique. Ant. Homéopathiquement.

allopathiser "al-lo, se] v. a. Traiter un malade d’après la méthode allopathique.

allophano [al-lo] n. f. (du gr. allos, autre, et phainein, paraiti-e). Variété d’argile.

allopôle adj. et n. m. (du gr. allas, autre, et de pote). Hist. nat. Se dit des formes dont les pôles sont différents ; l'œuf d'oiseau est allopôle. Ant. Uopôle.

allopto [al-lop-te] n. m. Genre d’arachnides de 1 ordre des acariens, qui vit en parasite sur les échassiers de rivage ; chevaliers, bécasseaux, etc.

Allori Alessandro), peintre italien, né et m. à Florence 11.535-1607), imitateur assez banal de Michel- Ange et connu quelquefois sous le nom de Bronzino. qu’il ne faut pa.s confondre avec il Bronzino. — Son fils, Cristofano. né à Florence (1577-1621), a peint de beaux portraits et Judith tenant la tète d Holophmie.

Allos [a-loss], ch.-l. de c. (Basses-Alpes), arr. et a 28 kil. de Barcelonnette, sur le Verdon ; 860 h. — Le cant. n a qu’une commune. Près de là se trouve le lac d' Allos (ait. 2.23? m.).

allotir [«f-foj v. a. Faire ou distribuer des lots ; allotir une terre.

allotissement [ai-lo-ti-se-man] ou allotement [al-lo-tc-m<tn] n. m. Action d’ailotir ; tallotissement d'un domaine.

allotriophage [al-lo] n. et adj. Atteint d'allotriophagie.

allotriophagie [al-lo, ji] n. f. (du gr. allo- Jnos, étranger, et phagein, manger). Dépravation de 1 appétit, qui porte à manger des substances non alimentaires.

allotropie ''al-lo-tro-pi] n. f. (du gr. allos, autre, et tropos, manière d’étre). l’ropriété que possèdent certains corps de pouvoir affecter plusieurs états correspondant à des propriétés difl’érentes.

— Èncycl. Le soufre’, le jihosphore, le carbone, etc., peuvent affecter, sans subir aucune altération chimique, des états très différents. Ainsi le phosphore rouge, que l’on obtient en chauffant à2i0», en vase clos, du phosphore blanc, diffère beaucoup de ce dernier comme aspect, et cependant c’est le même corps au point de vue chimique ; il y a là un phénomène d’allotropie, et Ton dit que ces deux états du phosphore sont deux états « allotropiques ».

allotropique [al-lo] adj. Qui résulte de l’allotropie, ou qui s’y rapporte : état allotropique. Qui présente les ,phénomène3 d'allotropie ; le phosphore est allotropique.

allotropisme [al-lo-tro-pis-me] n. m. Qualité des corps qui ont plusieurs états allotropiques.

Allou (Gilles), peintre français, né et m. à Paris ■(1670-1751): un des bons portraitistes du xviiio siècle (Portrait de Coysevox).

allouable [a-lou] adj. Qui peut être alloué. Allouagne, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 11 kil. de Béthune; 2.520 h.

Allouard (Henri-Emile), sculpteur français, né à Paris en 18W. H s’est distingué dans la sculptui'e historique : Marguerite au sabbat; Molière mourant;

Beaumarchais; Héloïse au Paraclet; Richelieu à La Rochelle; etc.

Alloué, comm. de la Charente, arr. et à 13 kilom.

deConfolens; l.-tOGh. Ch.def.

allouer [a-lou-ë] v. a- (préf. ad, et locare, placer;.

Décréter : allouer un crédit.

Accorder ; allouer une indemnité. S’allouer V. pr. S’accorder à soi-même.

alloxane [al-lok-sa-ne] n. m. Substance qui se produit par l’action de Tacide azotique sur l’acidi^ urique ; l’alloxane colore la peau en pourpre, et lui donne une odeur nauséabonde. Syn.

de MÉSOXALYLURÉE.

alloxauique [al-lok-sa] adj. Se dit d’un acide dont les sels se préparent par l’action des bases sur Talloxane.

alloxautine [al-lok-sgn] n. f. Substance qui se produit loi'sque Ton dissout Taxolane dans l’acide dialurique obtenu par l’action du chlorure d’étain sur Taxolane.

ail right [ôl-ra-it'] loc. angl. signif. Tout va droit. Tout va bien ; c’est bien, etc.

AllSCh’Wil, comm. de Suisse (cant. de Bâlecampagne) ; 3.200 h. Briqueteries, poteries.

Allston (Washington), peintre et poète américain, né dans la Caroline du Sud, m. à Cambridgeport (1779-184-3). Bon coloriste : le Songe de Jacob ; Elie dans le désert; les Sylphes des saisons (1813).

alluchon [al-lu] n. m. Dent de bois ou de fonte, qu’on adapte à certaines roues.

allumage [a-lu-ma-je] n. m. Action d’allumer. Action d’enllammer, au moyen d’un brCdeur ou d'une étincelle électrique, l’air carburé, dans un moteur à explosion. Autom. Retard , avance à l' allumage, action d’enflammer Tair carburé avant ou après le moment où le piston est au bout de sa course de compression.

allumé [a-lu], e adj. Blas, Se dit d’un bûcher ou d’un flambeau représenté avec des flammes d’un émail particulier. Se dit aussi des animaux dont les yeux sont d’un autre émail que celui du corps ; un lion rampant de sable, alhinié de gueules.

allumG-feu [ft-fu] n. m. invar. Bûchette, matière très comblistible, destinée à allumer le feu.

allumelle [a-lu-mé-le] n. f. Fourneau de charbon de bois.

allumement [a-lu-me-7nan] n. m. Syn. de

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