‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 765 sur 1225 · ESBROUFFE · texte numérisé non relu

ESBROUFFE

esbroufer [hs-brou-fé\ v. a. (prov. esbroufa). Pop. Etonner par de grands airs, des manières exagérées et tapageuses. Arg. Voler à l'esbroufe. S’esbroufer v. pr. S'étonner ou s’effrayer de peu de chose.

esbroufeur, euse [ès,eu-ze] n. Pop. Celui, celle qui fait de l’esbroufe. Adjectiv. : un air esbroufeur.

esbrousser (s’) [sès-brou-sé] v. pr. (dupréf. es, et de brousse). Pop. S enfuir, se sauver.

escabeau [ès-ka-bô'; n. m. et escabelle [ès-

Escabeaux : 1. A échelle ; 2. Du xiv» siècle ; 3. Ordinaire ; 4. A gradins ; 5. Escabeau-chaise.

ka-bè-le^ n. f. (lat. scabellum). Siège de bois, sans bras et généralement sans dossier ; l’escabelle est ordinairement à trois pieds.

escabèciie [ès-Auj n. f. conserve de poisson, particulièrement de sardines à l'huile.

escabéclier {ès-ha-bé-ché] v. a. (Se conj. oomniC accélérer.) Préparer, à l'huile, des sardines, etc.

eseabelon [ès-ka] n. m. (ital. scabellone). Petit piédestal portant un buste, un vase, etc.

escaclie \ès-ka-che] n. f. (ital. scaccia). Mors de cheval, de forme ovale.

escadre [és-ka-d7-e] n. f. (ital. squadra). Subdivision d'une armée navale. Chacune des divisions qui composent une flotte, Division d'escadre, groupe de navires d'une escadre. Escadre légère, ensemble des bâtiments légers d'une escadre.

— Encycl. L'escadre est une fraction tactique d'une armée navale. Elle se compose de divisions commandées par un contre-amiral, tandis qu'ellemême est placée, en principe, sous le commandement d'un vice-amiral.

escadrille [ès-ka-dri.ll mil., e] n. f. Petite escadre, composée de bâtiments légers : wie escadrille de toi'pillewrs. Groupe davions ; %me escadrille de bombardement.

escadron [ès-ka') n. m. (ital. squadrone'). Troupe de cavaliers armés. Partie d'un régiment de cavalerie, correspondant à une compagnie dans l'infanterie. : l'escadi'on est commandé par un capitaine. Chef d'escadr07i. nom donné, dans l'artillerie, à un officier du grade de commandant qui a le commandement de plusieurs batteries.

Chef d’escadrons, nom donné, dans la cavalerie et le train des équipages, à un officier du grade de commandant qui a le commandement de deux escadrons. Fig. Troupe de personnes, d'animaux. Hist. Escadron volant, nom donné aux demoiselles d’honneur que Catherine de Médicis employa de différentes manières au succès de sa politique. Escadron sacré , escorte que formèrent à Napoléon pries officiers qui avaient conservé leurs chevaux , pendant la retraite de Russie en 1812. (Murat en était le commandant ; les généraux étaient les capitaines ; les colonels, les sous-officiers.)

— Encycl. L'escadron est, dans la cavalerie, la troupe commandée par un capitaine. Il correspond à la compagnie d'infanterie et à la batterie d’artillerie. Son effectif vai'ie entre 100 et 150 cavaliers, et il est de règle de maintenir cet effectif, en temps de paix, aussi près que possible du chiffre de mobilisation. Les régiments français sont à cinq escadrons en temps de paix, et quatre en temps de guei're (le Si formant dépôt). Dans le train des équipages, l’escadron est également l’unité commandée par un capitaine.

escadronner [ès-ka-dro-né] v. n. Faire des évolutions par escadron.

escafe [ès-ka-fe] n, f. Jeux. Coup de pied donné dans un ballon, pour le renvoyer.

esca'flgnon [ès-Zea] n. m, (de escarpin). Léger chausson de cuir fin, de toile ou de drap, en usage aux xve et xv!® siècles.

escalade [és-ka] n. f. (ital. scalata). Assaut au moyen d échelles. Action d’atteindre en s’élevant : l'escalade d'im rocher. Action d’un voleur qui s’introduit dans une maison par toute autre voie que par la porte.

— Encycl. Dr. La circonstance aggravante d'escalade s’entend de tout moyen extraordinaire par lequel on s’introduit du dehors au dedans d'un bâtiment ou d’un enclos. Le seul fait de l'escalade, s’il ne se lie pas à un vol commis ou tenté, et s’il n’est pas, d’autre part, accompagné de circonstances constitutives de la violation de domicile, n'est pas punissable ; mais il suffît à fournir une excuse à celui qui accomplirait un homicide, porterait des coups ou ferait des blessures, en repoussant l’escalade.

Escalade [V), pièce en quatre actes de M. Donnay (1904), qui a pour sujet les amours sincères d'un grand savant et d’une fausse coquette.

Escalade (V), entreprise tentée contre Genève par les gens du duc de Savoie, en pleine paix, dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602, et qui fut repoussée par l'a population. Le souvenir de cet évènement est célébré chaque année à Genève par des réjouissances populaires.

escalader [ès-ka-la-dé] v. a. Attaquer, emporter par escalade : escalader une forteresse. Franchir : escalader uti mur. Fig. S'élever jusqu’à ; escalader le pouvoir.

escaladou ou escaladon [és-Zta] n. m. Dévidoir à laine, coton, soie, etc.

escale [és-ka-le] n. f. (ital. seala). Lieu de relâche et de ravitaillement pour les vaisseaux : Suez, Singapour et Saigon sont les plus imporlatites escales sur la route d'Europe en extrême Orient. Faire escale, aborder pour se reposer.

— Encycl. Doua^ies. Les modérations de droits de douane établies en raison des lieux de provenance ou de production ne sont applicables que lorsque les marchandises ont été importées en droite ligne (droiture). Cependant, le bénéfice du transport direct est accordé aux bâtiments qui ont effectué des escales à l'étranger sans y faire d’opérations de commerce, ou qui ont opéré des chargements ou des déchargements sans prendre de nouvelles marchandises similaires, etc.

escalcbctte [ès-ka-le-bè-te] n. f. Réunion de deux pièces de bois parallèles, qu’on établit obliquement sur le devant et le derrière des voitures.

eSCaler [ès-ka-lé] v. n. F’aire escale. (Peu us.)

escalette [ês-Aa-Zè-te] n. f. Assemblage de règles en bois, pour la lecture des dessins, dans les ateliers de tissage.

escalier [ès-ka-li é] n, m. (lat. scala). Suite de degrés pour monter et descendre : escalier tournant; escalier en colimaçon. Mar. Echelle du bord. Techn. Machine servant a élever l’eau par échelons. Fant. Faire des escaliers dans les cheveux de quelqu'un, les lui couper irrégulièrement, Spécialem. Escalier mobile, escalier dont les marches sont entraînées auiomatiquement vers l'étage supérieur, et qui remplace un ascenseur.

— Encycl. Constr. Un escalier se construit en bois, pierre, fer ou fonte. Quelle que soit la matière employée, il est constitué jiar des éléments identiques ; les marches, planches horizontales rectangulaires ou obliques, parallèles entre ellc.s el posées à des intervalles verticaux égaux. I.a surface d une marche s'appelle giron, et sa longueur est ïemmarchement. La marche est limitée extérieurement par une planche verticale, la contremarche. Pour gravir un escalier sans fatigue, le nombre des marches n'e doit pas excéder vingt et une ; la dernière, ayant des dimensions plus considérables, se nomme palier. La distance comprise entre deux paliers est la volée ou rampe, et la partie où est installé l'escalicr est la cage. Quand la direction de l’escalier est normale aux parois de la cage, on dit que la volée est droite; elle est en quartiers tournants ou courbes quand la direction se traduit par une courbure quelconque. Dans le premier cas, les marches sont rectangulaires, égales, et les contremarches parallèles cnti'e

elles. Dans le second, les marches sont triangulaires, et les contremarches ne sont plus parallèles.

Dans les escaliers en pierre, si la volée est droite, chaque marche faite d'une pierre a ses extrémités scellées dans les murs de la cage, et Ton soutient par une voîite rampante en berceau ou descente la marche dont la longueur est trop considérable, que la volée soit droite ou courbe. Si la volée droite est supprimée et remplacée par une rampe tournant sur ellemême, les escaliers prennent les noms suivants : escaliers à vis, en spirale ou en limaçon, à simple ou double limon (v. limon), avec noyau plein ou

Escaliers tournants : 1. En fer (A, plan) ; 2. En bois à noyau plein (B, plan) ; 3. En bois à deux limons (C, plan).

sans noyau (v. noyau), ou encore vis à jour. Il existe un très grand nombre d'escaliers en bois, comme l'escalier avec limon à crémaillère, l'escalier circulaire, l'escalier suspendu, l'escalier à l'anglaise, etc. Avec le fer ou la fonte, on observe les mêmes principes que ci-dessus.

escalin [ès-ka] n. m. (angl. shilling). Pièce de monnaie des Pays-Bas, valant environ 0 fr. 65 c.

escalope [ês-/ca] n. f. Tranche mince de viande, servie comme garniture : escalope de veau.

— Encycl. Art culin. Escalope à la parisienne. Faire revenir les escalopes dans du beurre, et, quand elles ont pris bonne couleur des deux côtés, mouiller d'un peu de bouillon, saler et poivrer. Avant de les retirer du feu, ajouter un hachis de persil et d'échalottes, sans les laisser cuire ; ensuite, servir, escalpc [ès-AaLpe] n. f. Action de scalper, escamette [ès-ka-mè-te] n. f. Toile de coton du Levant.

escamotage [ès-Aa] n. m. Action d’escamoter. Par ext. Vol détourné et subtil. Fig. Subtilité, détour habile.

escamote [ès-fta] n. f. Petit objet qui sert aux prestidigitateurs pour opérer leurs tours.

escamoter [ès-ka-mo-té] v. a. (esp. escamotar). Faire disparaître un objet sans que les spectateurs s'en aperçoivent : escamoter une muscade. Dérober subtilement : on m'a escamoté ma montre. Fig. Obtenir par ruse : escamoter un consentement. Prononcer bas ou très vite, de manière qu’on n'entende pas ou ne remarque pas : escamoter un mot trop vif.

escamoteur, euse [ês-Zea, eu-ze] n. Qui escamote. Qui dérobe subtilement.

escampativos fès-Zean, noss] n. m. pl. (mot gascon). Fam. Fuite secrète, escapade : faire escampativos.

escamper [ès-kan-pé] v. n. (ital. scampare). Prendre la fuite, se sauver. (Vx.)

escampette [és-kan-pi-te] n. f. (de escamjier). Pop. Prendre la poudre d' escampette, s'enfuir.

ESCaUaffleS, comm. de Belgique (Hainaiit, arr. de Tournai), sur l'Escaut; 1.950 h. Toiles.

escap [èS'Aaj)] n. m. Fauconn. Faire ou donner escap à f oiseau, lui faire connaître le gibier qu'il doit poursuivre.

Escaliers : 1. En hors-d’œuvre (A, plan)) 2. A, double révolution (B, plan); 3. A rampes alternatives {C, plan).

ESC

ESC

escapade [ès-fta] n. f. (ital. scapjmta). Action de s'échapper d'un lieu, de manquer à une obligation : c'est une escapade d'écolier.

escape [ès /ra-pe] n. f. (lat. scapus). Fût d'une colonne. Partie inférieure du fût.

escaper [és-A:a-pe] v. a. Mettre le gibier en liberté pour lâcher à sa poursuite l'oiseau de proie fer dans laque l’on dresse.

eseapouler [ès-ka-pou-lé] v. a. Dégrossir le forge.

escarbillat [ès-kar-bi, U mil., a], e, ou escarbillard [és-kar-bi, il mil., ar], e adj. Eveillé : yeux escarbillats. N. m. Homme malin. (Vx.)

escarbille [ès-kar-bi, H mil., e] n. f. (du lat. carbo, charbon). Fragment de houille incomplètement brûlé, qui tombe avec les cendres : les escarbilles d'une locomotive.

— Encycl. Techn. Les escarbilles employées pour le chauffage de certains fourneaux et la fabrication de charbons agglomérés sont des déchets de charbon de coke, que l'on trouve dans les cendres d'un foyer. On les sépare des cendres ou des mâchefers en les criblant, ou en jetant le tout dans un réservoir d'eau : on i-ecueille alors les parties qui surnagent. Leur présence dans les cendres est due à une mauvaise construction du foyer, ou à la négligence du chauffeur dirigeant son feu d'une manière défectueuse.

escarbiller \ès-kar-bi, Il mil., é] v. a. Extraire les escarbilles.

escarbilleur [ks-kar, il mil.] n. m. Appareil servant à séparer les escarbilles des cendres.

escarbit \és-kar-bit'\ n. m. Vase à deux compartiments, dont l'un contient de l’étoupe mouillée, l’autre du suif, employé par les calfats.

escarbot [é.s-kar-bo] n. m. (du lat. scarabæus, scarabée). Nom vulgaire de divers coléoptères, tels que le lucane. (La Fontaine a dit adjectiv. ; la race escarbote.) Escarbot doré, cétoine doré. Escarbot de la farine, ténébrion.

escarboucle [és-A:ar] n. f. (du lat. earbunculus, petit charbon). Pierre précieuse (variété de grenat) qui a beaucoup d'éclat, et qui est d’un rouge foncé : ses yeux brillaient comme deux escarboucles. Oiseau-mouche de la Guyane. Bios. Rais d'escarboufle , pièce héraldique, figurant une pierre précieuse projetant huit rayons terminés par des fleurs de lis.

escarbouiller [èskar-hou. Il mil., é] v. a.

Forme ano.de écrabouiller.

escarcelle [ès-karsè-W] n. f. (lat. scarsella').

Grande bourse pendue a la ceinture, en usage au moyen âge : fouiller à l'escarcelle.

Escarcelle (xvi* s.).

Escarene (L’), ch.-l. de c. (Alpes-Maiàtimes), arr. de Nice, sur le Paillon de l'Èscar'ene; 1.130 h. — Le cant. a B comm. et 4.900 h.

Escargot.

escargassage [ès-kar-gha-sa-je] n. m. Cardage à l’escargasse.

escargasse [ès-kar-gha-se] n. f. Grande carde pour ouvrir les toisons feutrées, les déchets de laine, etc.

eSCargaSSCr [és-Zear-j/ta-sé] V. a. Passer à l’escargasse.

escargot [ès-kar-gho] n. m. (prov. escargot). Nom vulgaire des mollusques gastéropodes du genre hélix, nommés aussi limaçons et colimaçons, et dont certaines espèces sont comestibles : les escargots sont hermaphrodites ; les escargots commettent des dégâts dans les jardins et les vigties. Escalier en escargot, en spirale. Aller comme un escargot, aller très lentement.

— Encycl. Art culin. Escargots à la bourguignonne. Mettre les escargots à bouillir pendant 5 à 10 minutes dans de l’eau salée, les retirer de leur coquille, les laver à l’eau froide pour les débarrasser du limon, les cuire pendant trois heures dans un court-bouillon fortement assaisonné. Après cuisson, les replacer dans la coquille bien nettoyée, en les garnissant au fond et par-dessus d’une farce de beurre frais manipulé avec un fin hachis de persil, cerfeuil, ail, échalote, sel et poivre. Avant de servir, faire chauffer au four.

escargotage [és-kar-g ho] n. m. Destruction, chasse des escargots dans les vignes.

(Peu us.)

escargotière

^ès-kar-gho] n. f. Lieu

bû l’on élève des escargots pour l’alimentation. Plat spécial oû sont ménagées de petites dépressions dans lesquelles on place les escargots avant de les passer au four.

escargoule [ès-kar] n. f. Nom vulgaire de la lépiote, champignon comestible.

escarmouebe [ès-har] n. f. (ital. scaramuccia). Léger engagement entre tirailleurs de deux armées : escarmouche d'avant-postes. Fig. Petite lutte, engagement quelconque.

escarmouctier [és-/iar-î?iou-c7ié] v. n. Combattre par escarmouches. Fig. Disputer légèrement.

escarmouebeur [ès-ha;’] n. m. Qui VJ à l’escarmouche.

Escargotière.

escarner v. a. Techn. Syn. de écuarner. escarole [ès-ka] ou scarole n. f. (itai. scariola). Nom vulgaire d’une espèce de chicorée. Espèce de laitue ressemblant à la scarole.

escarotique [ès-te] ou escbarotique [é.s-/ca] adj. Se dit des agents caustiques qui provoquent sur l’épiderme la formation d’escarres. N. m. : un escarotique ou escharotique.

escarpe [és-har-pe] n. f. (ital. scarpa). Fortif. Muraille de terre ou de maçonnerie, qui règne audessus du fossé du côté de la place. Talus d’un mur jusqu’au cordon.

— Encycl. L'escarpe est celui des deux talus d’un fossé qui se trouve du côté de l'ouvrage fortifié et que l'ennemi aurait à gravir ; le talus opposé est la contrescarpe. D’abord très élevées et presque verticales, les escarpes, qui offraient ainsi une cible facile à l’artillerie, furent ensuite abaissées et fort inclinées, tandis qu’on élevait les contrescarpes en approfondissant les fossés. C’est le type de la fortification à la Vauban.

escarpe [ès-kar-pe] n. m.

Arg. Assassin de profession ; bandit qui tue pour voler.

escarpé, e [és-A-ar] adj.

(de escarpe). Qui a une penu rapide ; coupé à pic : rocher escarpé ; chemin escarpé. Fig. Diffi- Escarpe avec voûtes en décharge, elle, oû l’on avance

péniblement : tes routes escarpées de la science.

escarpement [ès-Aar-pe -titan] n. m. Fortif. Pente raide d'une hauteur, d un rempart. Par anal. Etat de ce qui est escarpé, pente abrupte.

escarper [és-Aar-pé] v. a. Couper droit, de haut en bas, en parlant d’un rocher , d'une montagne , d’un fossé : escarper le revers d'un fossé, (Peu us.)

escarpin [ès-Aar] n. m. fital. searpino). Soulier découvert, à semelle très mince.

Escarpin.

escarpiner [ès-kar-pi-né\ v. n. Lever le pied. CVx.)

escarpoise [ès-kar-poi-ze] n. f. Grand chaland de la rivière.

escarpolette [ès-kar-po-lè-te] n. f. (ital. scarpoletta). Siège ou planchette que l’on suspend par des cordes, pour se balancer. l%chn. Appareil, composé d'un treuil et d'une poulie, qui permet de soulever certaines pièces métalliques, des essieux par exemple, puis de les laisser retomber. (Le choc de ces pièces sur des blocs d'acier placés au sol leur sert d'épreuve, afin d'éliminer les pièces fragiles.)

Escarpolette (t”), ou la Balançoire, tableaux de J. -B. Pater, de Fragonard, de Lancret, de Baudoin,

L’Escarpolette, d’après Fragonard.

qui sont exécutés dans la manière un peu légère du xviiie siècle ; spécimens fidèles de l’art fripon de l’époque de Louis X'V.

escarre ou esquarre [ès-ka-ré\ n. f. (corrupt. de équerre). Blas. Pièce honorable constituée par une équerre qui isole du champ un des coins de l'écu. ("V. la planche blason.)

escarre ou escbare [ès-Aa-re] n. f. (du gr. eskhara, foyer). Croûte noirâtre, qui se forme sur la peau, les plaies, etc., et résultant de la mortification d'un tissu.

— Encycl. Les escarres surviennent à la suite de brûlures, ou sont consécutives à l’application des caustiques ; la compression, les traumatismes, certaines maladies du système nerveux, les raj'ons X déterminent aussi des escarres, très longues à guérir. Le repos, les pansements antiseptiques sont les moyens à employer.

escarrifleation ou esebarifleation [éska-ri, si-on] n. f. Production d’une escarre.

escarrifler ou escbarifler [ès-ka-r'i-fi-é] V. a. (Se conj. comme prier.) Produire, former une escarre sur ; escarrifler une plaie en la brûlant.

escars [ès-Aar], e adj. (ital. scarso). Mar. Trop étroit : navire escars. 'Vent escars, vent faible.

escart [ès-Aar] n. m. (autre forme de écart). Au jeu de barres, avance que l'on donne à un joueur sur son adversaire.

escartable [ès-Aar] adj. Fauconn. Se dit d’un oiseau très fourni de plumes.

Escaudaiu [ès-kô-din], comm. du Nord, arr. et à 15 kil. de 'Valenciennes, non loin de l'Escaut ; 4.410 h. Ch. de f. N. Houille.

ESCaudœU'Vres [ès-Ad], comm. du Nord, arr. et à 3 kil. de Cambrai, sur l’Escaut canalisé; 2.840 h. Ch.de f N. A moitié détruit pendant la Grande Guerre.

Escaut [ès-Ad], fleuve de Fi-ance, de Belgique et de Hollande. Il naît dans le département de l’Aisne, passe à Cambrai, Valenciennes, puis à Tournai, Gand et Anvers, et se jette dans la mer du Nord ;

cours 400 kil., dont une partie canalisée. Navigation très active. L’Escaut partage avec la Lys l'honneur d'avoir donné son nom à la dernière bataille de la Grande Guerre, celle qui, au cours de la « campagne offensive de 1918 », a mis fin à la « deuxième bataille de Belgique ». Alors, du 20 octobre au 11 novembre, les armées belge, britanniques et française des Flandres ont franchi la Lys, enlevé les hauteurs entre Lys et Escaut, traversé l'Escaut et reconquis en quelques jours le quart de la Belgique. Elles avaient délivré Gand et atteint la Dendre, quand elles s’arrêtèrent par suite de la conclusion de l'armistice.

EscaUtpOUt [ès-Ad-ponJ, comm. du Nord, arr. et à 9 kil. de Valenciennes, sur l’Escaut canalisé ; 2.550 h. Ch. de f. N. Mine de houille. En grande partie détruite au cours de la Grande Guen-e. escaveçade n. f. v. écaveçade.

Escayrac de Lauture [ès-Aè-raA, M] (Pierre-Henri-Stanislas d’), voyageur français, né à Paris, m. à Fontainebleau (1826-1868). Il voyagea en Egypte et en Chine.

eschare [ès-Aa-re] n. f. V. ESCARRE, escharificatiou [ès-Aa, si-on] n. f.v. escarrification.

escharifler [ès-ka-ri-fi-é] v. a. V. escarrifier. escharotique [ès-Aa] adj.V. escarotique.

eschatologie [ès-Aa, jt] n. f. (du gr. eskhatos, dernier, et logos, discours). Science des fins dernières de l'homme, de ce qui doit suivre sa vie terrestre et la fin du monde qu’il habite.

eschatologique [ès-Aa] adj. Qui a rapport à l’eschatologie.

Eschau, comm. du Bas-Rhin, arr. d’Erstein ; 1.675 h. Ch. de f.

esche n. f. Pêch. V. aiche.

Eschenbach [è-cftèn-6aA], comm. de Suisse (cant. de Lucerne) ; 1.200 h. Céréales, prairies. — Comm. du cant. de Saint-Gall ; 2.120 h. Agriculture, broderies.

Eschenbach [è-chèn-bak] CWolfram d'). poète allemand, né en Bavière, m. à Eschenbach (Bavière) [inO-1220]. Auteur de poésies amoureuses et de trois longs poèmes ; Parzifal, Willehalm et 2'iturel. Il est un des personnages de la guerre de la ’Wartbourg.

escher [è-ché] v. a. Pêch.

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