V. AICHER
eschillon [ès-chi, il mil., on] n. m. Météor. Sorte de trombe, qui se produit parfois en Méditerranée.
Eschine [ès-cAi-ne], célèbre orateur d’Athènes, rival de Démosthène (389-314 av. J.-C.). Il défendit, à Athènes, la politique de Philippe de Macédoine, qui avait acheté son concours. Il dut s’exiler d’Athènes à la suite de l'affaire de la Couronne. Scs Escliine.
discours Contre Timarque Sur V ambassade et Sur la couronne brillent par l'aboir dance, l'habileté de l'argumentation, l'éclat du style.
Escholzmatt, comm. de Suisse (cant. de Lucerne) ; 3.130 h. Fabrique de liqueurs et de confiserie.
EschSCholtZ (Jean-Frédéric), voyageur et naturaliste russe, né et m. à Dorpat (1793-1831).
eschscholtzie [èch-chol-tsi] n. f. Genre de plantes de la famille des papavéracées, renfermant quatre ou cinq espèces de l'Amérique du Nord, dont quelques-unes sont cultivées comme ornementales.
Esch-Sur-Alzette, v. du grand -duché de Luxembourg ; 6.700 h. Houille, fer, métallurgie.
Esch'WegC, v. de Prusse (prov. de Hesse), sur la “Wera ; 10.000 h. Tabac.
ESCh’Weiler, v. de Prusse (prov. du Rhin), sur l’Inde ; 20.000 h. Houille, métallurgie.
Eschyle [ès-chi-le], le père de la tragédie grecque, né a Eleusis, m. à Géla, en Sicile (525-456 av. J.-C.). Ses tragédies : les Perses, les Sept contre Thébes, Prométhée enchaîné, et la trilogie de l'Orestie [Agamemnon, les Choéphores, les Euménides) font de lui un des plus grands poètes qui aient jamais existé. Son imagination puissante anime la natui’c, la légende et l'homme. Par la profondeur du sentiment religieux et des vues philosophiques, il fut un penseur au moins autant qu’un grand poète lyrique.
escient [ès-si-an] n.
m.fdulat.sciens, entis, qui sait). N'est usité que dans les loc. adv. A bon escient,
A son escient, sciemment, sachant bien ce qu’on fait ou ce qu’on dit. Ant. Insu.
escinique adj. Chim. Se dit d’un acide dérivé de y aphrodescine, principe contenu dans les cotylédons du marron d’inde.
Eschyle.
escionnement [ès-si-o-ne-man] n. m. Action d’escionner'.
escionner [ès-si-o-n^ v. a. (du préf. é, et de scion). Débarrasser des scions : escionner des arbres.
esclaffement [ès-kla-fe-man] n. m. Action de s’esclaffer.
esclaffer (s’) [sès-kla-fé] v. pr. Rire bruyamment, à gorge déployée.
esclame [ts-kla-me — écrit à tort esclaire] adj. Fauconn. Se dit d'un oiseau dont les muscles thoraciques sont peu développés.
esclandre [ès-AZan-dre] n. m. (du lat. scandalum, scandale). Evénement qui fait scandale : causer, faire un esclandre.
Esclarmonde, opéra romanesque en 4 actes et 8 tableaux, poème d’Alfred Blau et Louis de Gramont ; musique de Massenct (1889), Le livret est la contre-partie de Lohengrin : Esclarmonde e»t un Lohengrin féminin. La pai’tition, malgré quelques pages charmantes, ne saurait compter parmi les meilleures de l’auteur.
ESC
ESC
esclavage [ès-Aia] n. m. Etat, condition d'esclave : les Spartiates réduisirent en esclavaije les Messéniens vaincus.
Dieu lit la liberté, l’homme a tait l’esclavage.
A. CiiÉKiEh.
Fig. Dépendance, assujettissement : l'esclavage des passions. Soumission d'un homme, à la l'emme qu'il aime : vivre dans l'esclavage d'une coquette. Bijou de femme, garni d’une chainette. Ant. Liberté.
— Encvcl. Fruit de l'oppression du faible par le fort, l'esclavage remonte aux premiers temps du "enre humain. Il y avait des esclaves chez les Hébreux, chez les Grecs, chez les Romains, etc. Les esclaves des Lacédémoniens, traités avec une dureté exceptionnelle, portaient le nom d'ilotes. Les Romains les recrutaient parmi les prisonniers de guerre et les peuples vaincus. Les marchands d’esclaves suivaient les armées , achetaient les captifs à l'encan, par grandes masses, et les envoyaient vendre au détail dans les marchés. Le nombre des esclaves excédait souvent le chiffre de la population libre, car l'enfant d une esclave naissait esclave. A Rome, les esclaves formaient une classe avilie, réduite au rôle d'instrument d'utilité, de plaisir et de vanité. Au regard du droit civil, on peut dire qu’ils n’existaient pas ; ils héritaient pour leur maître, ils recevaient des donations pour leur niait e, mais jamais pour eux, de sorte qu'ils n'étaient que des instruments, des intermédiaires, et que tout ce qu'ils acquéraient appartenait à leur maître. Longtemps le maître eut droit de vie et de mort sur les esclaves ; aussi se révoltèrent-ils fréquemment, et les Romains eurent à soutenir contre eux, à plusieurs époques, des guerres redoutables. La guerre des Esclaves, sous Spartacus qui put en réunir 70.000 sous ses ordres, mit Rome à deux doigts de sa perte. Même lorsqu’ils étaient affranchis, les esclaves n’étaient pas, dans l’ancien droit, sur le même pied que les hommes d’origine ingénue, c’est-à-dire libres de naissance ; ils prenaient le nom de leur maître, qui devenait leur patron ; dans l'ordre politique, ils ne pouvaient aspirer à certaines dignités, ni contracter mariage avec des ingénus. Sous l’empire, le droit de régénération ou assimilation avec les ingénus leur fut accordé de plus en plus fréquemment, et l’on vit certains d'entre eux s’élever aux hautes fonctions publiques. Ils exerçaient les professions commerciales et industrielles dédaignées par les ingénus. Quelques-uns, comme Narcisse, devinrent les conseillers des empereurs. D'autres brillèrent par leur génie ou leur talent : Térence, Esope, Phèdre, etc. Le célèbre poète Horace était fils d'un affranchi.
De nos jours, l'esclavage est encore en vigueur chez certains nègres africains, malgré les efforts des Européens pour mettre un terme à la traite. En Asie et dans l’Amérique du Sud, il existe en maints endroits. En Russie, il n’a été transformé en servage que sous le règne de Nicolas pr, et ce servage ne fut aboli qu’en 1861 par Alexandre IL L'esclavage a été aboli en 1833 dans l’Inde anglaise ; en 1848 dans les colonies françaises ; aux Etats-Unis en 186.6, à la suite de la guerre de Sécession ; au Brésil en 1888.
esclafvagiste [és-kla-va-jis-te] n. Partisan de l’esclavage : lors de la guerre de Sécession, les esclavagistes des Etats du liud furent vaincus par les abolitionnistes. Adjectiv. ; les doctrines esclavagistes.
esela’Ve [ès-kla-ve] adj. et n. (de Slave ou Esclavon n. pr.). Personne sous la puissance .absolue d'un maître qui l'a capturée ou achetée : Esope fut esclave. Après de longs tourments injustement soufferts,
Un esclave a raison quand il brise ses fers.
Destouches.
Par ext. Qui vit dans la dépendance d'un autre. Amant dévoué. Qui subit la domination d’un fait, d’un principe : esclave de son devoir. Fig. Etre esclave de sa parole, la tenir exactement. Allus. litték. : Esclave suivant le char du triomphateur. Un esclave romain placé derrière le triomphateur tenait une couronne d’or au-dessus de la tête de celui-ci, mais lui répétait sans cesse que, loin de s’enorgueillir, il devait penser aux revers possibles de la destinée. Ant. Affranchi, libre.
Esclaves (Marchand d'), tableau de 'V. Giraud (Louvre, 1867); composition originale, d’un coloris brillant et d'une vigoureuse exécution, où l’artiste a traduit la sensualité des meeurs orientales (v. p. 8 12).
Esclaves (guerres des), nom donné à trois guerres qu’eurent à soutenir les Romains contre leurs esclaves révoltés. La première éclata en Sicile (135 av. J.-C.)j et dura deux ans. La seconde eut lieu de 103 à 102, également en Sicile ; la troisième, qui eut pour chef Spartacus et pour théâtre l'Italie, dura de 73 à 71 av. J.-C.
Esclattes (lac des), lac très poissonneux du Dominion du Canada. Il se déverse par le fleuve Mackenzie qui, durant une partie de son cours, porte le nom de rivière des Esclaves.
ESCla’ves iCôte DEs),partie de la côte d'Afrique, comprise entre le Bénin et la Côte de l'Or, le long du Dahomey et du Yorouba. Elle comprend le littoral du Dahomey et du Lagos.
Esclatron, onne [ès-kla-von. o-ne],habitantou originaire de l’Esclavonie : les Esclavons. Adjectiv. ; la frontière esclavonne.
Esclavonie ou Slavonie. Géopr. v.Croatie.
esclipot \ès-kli-po] n. m. (de esguipol). Caisse dans laquelle on jette la morue que l’on vient de prendre, après l’avoir tranchée et habillée.
esclot [ès-klo] n.m.Sabotde bois.d’uneseule pièce, esclotier [ès-klo-ti-é] n. m. Fabricant d’esclots. escobar [és-Aoj n. m. (de Escobar n. pr,). Homme hypocrite, fourbe, qui sait, par des raisonnements subtils et des i-estrictions mentales, accorder sa conscience avec ses passions ou ses intérêts.
Escobar y Alendoza (Antonio), jésuite espagnol, né et m. à Valladolid (1389-1669), fameux casuiste. Il défendit cette maxime, que la pureté d'intention justifie les actions blâmées par les lois et la morale. Pascal, en attaquant sa doctrine avec vivacité dans les Provinciales, a immortalisé son nom.
escobarder [ès-ko-bar-dé] v. n. (de escobar'^ User d’équivoques, de restrictions mentales.
escobarderie fès-A-o, r£] n. f. (de escobarder). Equivoque, action hypocrite, restriction mentale ; se tirer d’affaire par une escorbarderie.
escobartin, e [ès-Ao] adj. Digue d’un escobar.
escofflon [ès-ko-fi-on] n. m. (ital. scoffione). Ancienne coift'ure, à 1 usage des femmes du peuple ; sorte de résille contenant les cheveux rejetés en arrière.
escofier [és-ko-ft-é] v. a. (Se conj. comme prier.)
Pop. Tuer.
escogriffe [és-ko-grife] n. m. Qui prend hardiment sans demander ; tour d'escogriffe. (Vx en ce sens.)
Fig. et fam. Homme de grande taille, et mal fait.
Escoïquiz [ès-ko-iku-iz] (don Juan), ecclésiastique et homme politique espagnol, né à Bemco, m. à La Ronda (1762-1820), précepteur, puis ministre de Ferdinand 'VIL
escomptable fés-/ion-tu-6 le] adj. Qui peut être escompté : billet escomptable.
escompte [és-kon-te] n. m. (ital. sconto). Prime payée à un débiteur qui acquitte sa dette avant l'échéance : faire un escompte à G p. 100. Règle d'escompte, règle d’arithmétique, qui donne la solution des questions relatives à l'escompte. Escompte en dehors, prime égale à l’intérêt que produirait le capital payable à terme, depuis l’époque du payement anticipé jusqu’à celle de l’échéance. Escompte en dedans, prime égale à la somme qu'il faudrait retrancher du capital pour que, augmenté de l’intérêt au taux convenu jusqu’à l'époque de l'échéance, il devînt précisément égal à la somme payable à terme.
— Enxycl. Banque. L’escompte est l’intérêt d’un prêt fait par le banquier, et garanti par un effet ou titre représentant une opération de commerce et laissé au banquier ■. traites, billets à ordi'e, etc. Le banquier déduit du montant total d’une traite qui lui est portée l’escompte ou intérêt du capital jusqu’à l’échéance, un droit de commission, et un droit de change si le titre est payable sur une autre place ou dans un autre pays. En général, on n'admet à l’escompte que le papier revêtu de deux signatures ; laBanque deFrance en exige trois.
escompter [ès-kon-té] v. a.
(ital. scontare). Payer un effet avant l'échéance, moyennant escompte. Fig. Escompter un héri- ^ tage, prévoir l’emploi d’un héri- (n tagequel’on attend. Jouird’avance f'-' de ; escompter l'avenir. Consommer prématurément ; escompter sa jeunesse.
escompteur [ ès-kon-teur ]
adj. et n. m. Celui qui escompte „ ^ ,
des billets ; banquier escompteur. Esconco a couvercle.
esconce ou esconse [ès-Aon-sc] n. f. Petite lanterne sourde , en usage au moyen âge et au xvi“ siècle, eseopen.f.