‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 767 sur 1225 · V. ÉCOPE · texte numérisé non relu

V. ÉCOPE

escopette

® " P Escopette.

n.f.(ital. scAioppetto). Petite arme à feu à main (xvo et xyi® s.).

eSCOpetterie [ès-ko-pè-te-rî] n. f. Décharge de plusieurs escopettes. (Vx.)

escopettier \is-ko-pè-ti-i] n. m. Soldat armé d’une escopette.

escorte [ès-Aor-le] n. f. (ital. scorta). Troupe armée, qui accompagne pour protéger : le général et son escorte. Vaisseau d'escorte, vaisseau de guerre qui escorte des navires marchands. Suite de personnes qui accompagnent : l'escorte d'un grand. Fig. Accompagnement, suites : l'ambition et son escorte de vices.

escorter [ès-kor-té] v. a. (de escorte). Accompagner pour protéger, surveiller, etc. ; prisonnier escorté de gendarmes.

escot [ès-ko] n. m. (pour ascot. de Aerschot, ville du Brabant). Etoffe croisée de laine, employée surtout pour les robes de deuil et de religieuses.

escotard [ès-ko-ta)'] ou écotard [tar] n. m. Mar, Palier de Técoutille.

escouadô [ès-Aow] n. f. (de escadre). Fraction de section (fantassins) ou de peloton (cavaliers), placée sous les ordres d’un caporal ou d’un brigadier : l'escouade se compose environ de huit à douze hommes combattants. Par ext. Troupe dirigée par un chef.

EsCOUlDlaC [ts-kou-blak], comm. de la Loire- Inférieure, arr. et à 19 kil, de Saint-Nazaire ; 2.170 h. Ch. de f. ürl. Tourbe.

escoude [ès-kou-de'] n. f. Sorte de marteau coupant, pour réparer les btocs de pierre tendre.

Escouloubr© [ès-/iOt(), comm. de l’Aude, arr. et à 60 kil. de Lini O u X , d a n s 1 e s gorges de l’Aude ;

600 h. Sources thermales sulfurées sodiques.

escoupe [èskou-pe] n. f. (même étym. que écope ) .

Pelle de fer arrondie, mais à milieu pointu, dont on se sert dans les fours à chaux.

escourgée [ès-Aour-y'é] ou écourgée \jé] n. f. (préf, es, et lat. coriata, lanière). Sorte de fouet, (loup donné avec ce fouet.

Long-bois, dans le mode de taille pratiqué sur la vigne dans le Jura.

escourgeon [ès-kourjon] ou écourgeon \ion] n. m. Oi’ge hâlive, qn'on sème en automne et que Ton cultive souvent comme fourrage vert. Lanière de cuir pour lier les fléaux.

escourre [ ks-kou-re ]

adv. Mar. En sens inverse.

eSCO'USse [és-Aott-se] n. f. (du lat. excutere, secouer hors de). Elan : prendre son escousse. (Vx.)

Escoupe.

Escourgée.

ESCOUtOUX [ès-kûu-toù], comm. du Puy-de- Dôme, arr. et à 9 kil. de Thiers, sur un al'llucnt de la Dore ; 1.670 h.

Escevedo [és-Ao-oè] (Juan de), seçréiaire de don Juan d’Autriche, que Philippe II fit assassiner à Madrid en 1578, à l’instigation d’Antonio Perez.

escrime [ès-kri-me] n. f. (gerraan. skirmjan''. Art du maniement du fleuret, de l’épée, du sabre et de la baïonnette. Exercice par lequel on se forme à ce maniement.

— Encycl. L'escrime a pour objet la défense autant que i'attaque. C’est « l’art de donner sans jamais recevoir ».

Escrime au fleuret, à l'épée, au sabre. Les bases principales de l'escrime sont : la mise en garde (la garde est la position la plus avantageuse pour la défense et pour l’attaque) ; le développement ou fente (la fente est l’extension que Ton donne à la garde pour atteindre l’adversaire) ; marcher et rompre. (Selon que Ton veut attaquer ou se défendre, on est parfois obligé de marcher ou de rompre [reculerj.)

En escrime, on appelle ligne l’espace compris entre les corps des deux adversaires.

Il y a quatre lignes ; deux lignes au-dessus de la main du tireur, qu’on appelle lignes hautes (quarte et sixte), et deux lignes au-dessous, ou lignes basses I septime et octave). C'est dans ces lignes que s’exécutent tous les coups de l'escrime.

h'attaque est le coup que porte le tireur pour frapper son adversaire.

Les attaques peuvent être simples ou composées. Elles sont simples quand elles ne comportent qu’un seul mouvement de lame (il y a 18 coups simples). Elles sont composées quand elles comportent plus d'un mouvement (le nombre en est illimité).

L'attaque peut être faite de pied ferme, c’est-à-dire sans bouger le pied gauche, ou en marchant, c'està-dire en la faisant précéder d’un pas en avant.

Quant à la feinte, qui est 1 image du coup, elle consiste à attirer la lame de l’adversaire dans une ligne, pour le frapper dans une autre.

Enfin, vient la défense. Pour se défendre, on se sert de la parade. La parade a pour but de détourner du corps le fer ennemi. Les parades peuvent être simples ou composées. Il y a huit parades simples : prime, seconde, tierce, quarte, quinte, sixte, septinie, et octave.

La riposte est l’attaque qui suit la parade.

— .4)T milit. L'enseignement de i’escn’me, dans l'armée, est confié, dans chaque régiment, à un sousofficier dit maître d'armes, assisté d'un brigadier ou caporal, prévôt d'armes, puis d’un certain nombre d'élèves prévôts.

Les maîtres d’armes sont formés à Yécole norpiaie de gymnastique et d'escrime de Joinville-le-Pont.

bai. s l’mfanterie et les troupes à pied en général, c’est surtout la pointe, c’est-à-dire l'escrime à Tépée, que Ton apprend aux hommes. L’escrime au "sabre, ou contre-pointe, est enseignée, au même tiire que la pointe, dans les troupes à cheval.

Escrime à la baïonnette. On a donné ce nom à la série d'exercices que Ton fait faire aux soldats d'infanlerie pour leur apprendre A lutter ofl’ensivement ou défensivement, avec le fusil muni de sa baïonnette. soit contre un fantassin, soit contre un cavalier. (Jes exercices, qui comportent tout un ensemble d’atlaqucs, de parades, de ripostes, etc., ont surtout l’avantage de développer la souplesse et Tagililé des hommes.

escrimer [ès-kri-mé] v. a. (de escrime). Faire des armes. Fig. Se livrer à quelque lutte, discuter. S’escrimer v. pr. S'appliquer avec effort, mais sans grand succès, à quelque chose : s’escrimer à faire des vers. Faire effort de : s'escrimer des pieds, des mains, des dents, des mâchoires.

escrimeur [és-Art] n. m. Qui connaît l’art de l’escrime : un habile escrimeur.

escroc [ès-Aro] U. m. (ital. scrocco). Adroit frippon, fourbe.

escrooluer (ès-kro-kë\ v. a. S’approprier par fourberie ; escroquer un âiner. Tromper qucltiu'un pour s'approprier son bien : escroquer un vieillard rrédule. S’emparer de quelque chose par ruse, par fourberie : escroquer des applaudissenie7ils.

escroejuerie [ès-kro-ke-rî] n. f. (de escroqueF. Action d'obtenir le bien d’autrui par des manœuvres frauduleuses : l'escroquerie est un délit.

— Encycl. Dr. Le délit d'escroquerie existe par la réunion de trois éléments : l» l’emploi de moyens frauduleux, consistant dans Tusage d'un faux nom ou d’une fausse qualité, ou bien dans des manœuvres tendant à tromper la victime choisie (le mensonge pur et simple ne suffit pas) ; 2“ l’obtention de valeurs, grâce à Tusage de ces moyens ; 3» le détournement ou la dissipation de ces valeurs.

La tentative d'escroquerie punissable se produit dans deux cas : d abord, quand l'inculpé, par les moyens ci-dessus indiqués, a obtenu la remise des valeurs convoitées, sans que, cependant, il en soit résulté un préjudice pour autrui ; ensuite, quand l'inculpé s'est efforcé d'obtenir quelques valeurs par un des procédés spécifiés par la loi, bien que la remise de ces valeurs ne lui ait pas été faite.

escroqueur, euse

[ès-kro-keur, eu-ze] n. Qui escroque. (Peu us.)

ESCUaldUIiaC,nom que se

donnent à eux-mêmes les Basques, dans leur propre langue. Adjectiv. ; laboureur escualdunac.

escuara,euseara,

USCara n. f. Nom propre et original de la langue basque.

Esculape [ês-Au] ou Asclépios [ as-klè-pi- oss ]

Mylh. Fils d’Apollon, et dieu de la médecine. Non content de guérir les malades, dit la P’able, il ressuscitait même les morts.

Jupiter, irrité, le foudroya à la prière de Pluton, dieu des Enfers, dont Tempire courait risque de devenir désert. Ses principaux sanctuaires étaient ceux de Cos, d'Kpidaui’e et d'Athènes. Le coq, emblème de la vigilance, et le serpent, emblème de la prudence, étaient consacrés à Esculape. Dans le langage ordinaire, UH disciple d'Esculape signifie un médecin. Substant. :

Esculape.

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