‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 769 sur 1225 · SABRE · texte numérisé non relu

SABRE

Coup d'arret à La manchettej

Garde de tierce

|ue a la 1 à droite

Garde ' de tierce basse

Parade de tierce

Attaque au flanc

Parade de seconde

Parade de quarte

Escrime à la baïonnette

Maniement du sabre

Voir Can.nk et Bâton.

ESC

ESP

un esculape, un médecin habile ; ce n’est pas un esculape, ce n'est pas un bon médecin. Un esculape se dit aussi familièrement de tout médecin : nos esculapes modernes.

esculence [èsku-lan-se] n. f. (de esculent ] . Sapidité :

chaque substance a son apogée d'esculence.

esculent [és-/culaii\, e adj. (lat. esculentus ; de esca, nourriture ) . Comestible , sapide.

esculétine n. f.

Chim. Dioxycoumarine dérivée de l’esculine. (Cette substance se rencontre en combinaison dans diverses solanées.)

esculine [ès-A:u] n. f. Principe extrait de l'écorce de marron d’Inde.

— Excyol. L'esculine est soluble dans l'eau, en formant une solution à fluorescence bleue absorbant les radiations ultra-violettes ; cette propriété est utilisée pour prépai-er des verres d’optique capables de protéger la vue contre les éclairages trop intenses ; le verre est enduit d’une solution aqueuse à 5 p. 100 de gélatine dans la proportion de 5 cent, carr, par 100 cent. carr. ; après dessiccation, la couche d'esculine est protégée par une mince plaque de verre.

Escurial [ès-ku], bourg d’Espagne, à 10 kil. de Madrid ; 3.000 h. (Le nom d' Escurial vient de escorias, scories, à cause des déchets provenant d’anciennes mines de fer.) Près de là, s’élèvent le palais et le monastère du même nom, bâtis par Philippe II en accomplissement d’un vœu. Pendant la bataille de Saint-Quentin (15S7), l’artillerie espagnole ayant détruit une église dédiée à saint Laurent, Philippe II fit vœu d’élever un monastère en l'honneur de ce saint. Il fit alors construire l’Escurial, et lui donna la forme d'un gril, en souvenir du supplice de ce saint (1S62-1584.). Jean-Baptiste de Tolède, Jean Herrera et François de Mora en furent les architectes. Le palais renferme encore une bibliothèque , un cloître, un couvent, un collège, une galerie des batailles, les appartements royaux, etc.

Escurolles [ès-fta), ch.-l. de c. (Allier), arr. de Gannat, sur l’Andelot, affl. de l’Ailier ; 910 h. — Le cant. a 13 comm. et 12.070 h.

Esdras [és-dî’ass], fameux docteur juif du ve siècle av. J.-C. Avec la permission d’Artaxerxès Longue-Main, il ramena de Babylone à Jérusalem 1.77.5 de ses compatriotes. Il rétablit la célébration régulière du culte de Dieu, établit le canon des Ecritures et, sous la direction de Néhémic, restaura la nationalité juive. Quatre livres portent le nom d’Esdras. L'Eglise catholique a admis les deux premiers comme canoniques, mais a déclaré les deux derniers apocryphes. Elle regarde aussi Esdras comme l’auteur des Paralipomènes.

Esdrélon ou Jezraël, village de la Palestine ancienne, dans le voisinage duquel eut lieu, en 1799, la balaille du Mont-Thabor.

E.-S.-E., abréviation de est-sud-est.

e sempre bene ! exclamation familière des Italiens, signif. C'est toujours bien.

ésérin© [é-zé] n. f. Alcaloïde que Ton extrait de la fève de Calabar, semence du physostigme, appelé par les indigènes éséré : Vésérine est employée dans les empoisonnements par la strychnine et l'atropine.

esherber [é-zèr-bé], éherber [é-èr-bé] ou esserber [è-sèr-6é] v. a. Débarrasser (les céréales) des mauvaises herbes.

es] arrêter [ès-Ja-re-té] v. a. Couper les jarrets à : esjarreter un cheval.

Eski-Cheir (la Vieille-Ville), v. d’Asie Mineure ; 20.000 h. Nœuds de voies ferrées sur Constantinople, Angora et Konia. Défaite des Grecs par les nationalistes turcs en avril 1921. Aux environs, ruines de Dorylée (v. ce mot).

Eski-Hissarlick, localité de la zone littorale de l’Anatolie, non loin de la côte asiatique du détroit des Dardanelles, sur la rive droite du Mendiré (le Méandre des Anciens). Là se trouvent les ruines de la vieille Troie chantée par Homère dans Ylliade. Au début des opérations des Dardanelles, effectuées entre avril 1915 et janvier 1916, sur le front de Gallipoli, et au cours de la bataille de Sedd-ul-Bahr, livrée par Anglais et Français du 25 avril au 4 mai 1915, les Français du général d’Amade y livrèrent aux Turcs un combat appelé quelquefois « combat de Koum-Kalé » (27 avr. 1915j.

EskilstUUct, V. de Suède (préfecture de Sodermanland), sur la rivière Türshâlla, qui fait communiquer le lac Iljelmar et le lac Mâlar; 13.500 h. Centre métallurgique très important (coutellerie, fabriques d’armes, aciéries; forges et raffineries de l’Etat.)

Esmein (Jean-Paul-IIippolyte-Emmanuel), jurisconsulte français, né à Touvérac, m, à Paris (1848- 1913). Professeur à la faculté de droit de Paris, membre de l’Académie des sciences morales et politiques (1904) ; auteur d’un Précis d'histoire du droit français, d'Eléments de droit constitutionnel, etc.

Esménard [ès-mé-nar] (Joseph-Etienne), poète français, né à Pélissanne (Bouches-du-Rhône), m. à Fondi (Italie) [1769-1811', auteur du poème didactique la Navigation. Il périt d’un accident de voiture.

Esméralda (la), personnage de Notre-Dame de Paris, par 'Victor Hugo ; type gracieux et idéalisé de la bohémienne ravissante de beauté, de fraîcheur, de grâce sauvage, courant les rues et les places publique* accompagnée de sa petite chèvre aux cornes dorées, Djali. Elle meurt sur le gibet, victime des passions de l’archidiacre Claude Frollo. Mais elle est vengée parle monstrueux Quasimodo, qui l’aime, depuis le jouroü mourant de soif sur le pilori, il a été secouru par elle]

Esnault-Pelterie (Robert), ingénieur et aviateur franç.,néàParis en 1881 ; inventeur d'un sys¬

Palais de l’Escurial.

tème universel de direction dénommé manche à balai.

EsneSj comm. du Noi-d, arr. et à 11 kil. de Cambrai, sur VEsnes; 1.420 h. En partie détruite au cours de la Grande Guerre.

EsneUX, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège), sur l’Ourthe, affl. de la Meuse ; 3.220 h.

Eson, pèi’fi de Jason. Parvenu à une extrême vieillesse, il fut rajeuni par la magicienne Médée,

Esméralda et Quasimodo (grav. de Luc-Olivier Merson).

En littérature, on fait quelquefois allusion à ce rajeunissement magique. V. Médée.

ésope n. m. (du nom du fabuliste grec, qui était bossu). Fam. Homme contrefait, bossu.

Esope, fabuliste grec (vue et vie s. av. J.-C.). Son existence est à demi légendaire ; généralement, on le considère comme Phrygien. Il était laid, bègue et bossu, mais d'un esprit ingénieux et subtil. D'abord esclave, il fut affranchi par le dernier de ses maîtres, Xanthus. Il courut le monde, et se rendit auprès de Crésus dont il acquit la faveur. Chargé de porter les offrandes au temple de Delphes, il dévoila la fraude des prêtres d'Apollon. Ceux-ci se vengèrent en cachant dans ses bagages une coupe d or consacrée au dieu, et en l'accusant de l'avoir dérobée. Esope fut condamné à être précipité du haut d'une roche.

Le recueil actuel des Fables d'Esope, rédigé en pi’ose grecque avec beaucoup de sécheresse, est attribué au moine Planude, auquel on doit aussi une Vie d'Esope. Une circonstance de la vie du fabuliste a donné naissance à cette locution ; les lanyues d'Esope, qui a passé dans la conversation. Son maître Xanthus lui ayant donné l’ordre d’acheter au marché ce qu'il y aurait de meilleur, et rien autre chose, Esope n'acheta que des langues, qu’il fit accommoder à toutes les sauces. Les convives ne tardèrent pas à s’en dégoûter. « Hé ?

qu'y a-t-il de meilleur que la langue ? répondit Esope ; c’est le lien de la vie civile, la clef des sciences, l'organe de la vérité et de la raison ; par elle, on bâtit les villes et on les po- Ésope,

lice, on instruit, on persuade,

on règne dans les assemblées ; on s’acquitte du premier de tous les devoirs, qui est de louer les dieux. — Eh bien, reprit Xanthus, qui prétendait l'embarrasser, achète-moi demain ce qu’il y a de pire. » Le lendemain, Esope ne fit encore servir que des langues, disant que la langue est la pire chose qui soit au monde : « C’est la mère de tous les débats, la nourrice de tous les procès, la source des divisions et des guerres ; si elle est l’organe de la vérité, c’est aussi celui de l’erreur et, qui pis est, de la calomnie. Par

elle on détruit les villes ; si, d’un côté, elle loue les dieux, de l’autre elle est l’organe du blasphème et de l’impiété ». — Les langues d'Esope sont restées célèbres pour désigner ce qui, pouvant être envisagé sous deux aspects opposés, donne prise également à la louange ou à la critique.

Esope, tableau de Vélasqjiez (Madrid). Il ne s'agit pas ici du célèbi’c fabuliste, mais d’un vieillard vêtu d une houppelande; figure de fantaisie qu’on a baptisée du nom d'Esope. — La gravure en eau-forte qu'en a faite Goya est célèbre.

ésopique [zo] adj. Se dit de l'apologue du genre de ceux qu’on attribue à Esope,

ésotérique

[zo] adj. (du gr.

esâteri ko s, intérieur). Qualification donnée , dans les écoles des anciens philosophes , à leur doctrine secrète, réservée aux seuls initiés : l'aristotélisme ésotérique. ( Son opposé est EXOTÉRIQUE.)

ésotérisme

lzo-té-ris i7ie\ n. m.

Doctrine ésotérique.

ésouchement n. m. et

ésoucker v. a. v. essoüchement et essoucher.

eSOX [è-zotos] n. m. Ichtyol. Nom scientifique du genre brochet.

Ésope, d’après Vélasquez.

espace [ès-po-se] n. m. (lat. spatium). Etendue indéfinie qui contient tous les êtres étendus : l'espace est supposé à h'ois dbtiensions. Etendue superficielle et limitée : un petit espace. Portion de la durée. Trajectoire décrite par un point en mouvement : quand un corps toynbe en chute libre, les espaces qu'il parcourt sont proportionnels aux carrés du temps etnployé à les parcourir. Musiq. Intervalle entre les lignes voisines de la portée. Artill. Espace mort, partie d’une zone de tir, <mi ne peut être atteinte par les projectiles. Physiq. Espace 7iuisible, partie d’une machine pneumatique, comprise entre la soupape d’échappement des gaz et la base du pistou (celui-ci étant à fond de course). Cet espace, par l’air qu'il retient, s’oppose dans ces machines à l’obtention d'un vide absolu. N. f. Impr. Petite lame de métal, plus basse que les lettres, pour séparer les mots : une espace.

, — E.ncycl. Philos. Selon Locke, l’espace est une réalité objective qui nous est révélée empiriquement par la vue et le toucher. Pour Leibniz, l'espace n’est pas une substance, c’est l’ordre des coexistences possibles. Clarke et Newton en font un attribut de l’être absolu. Pour Kant, l’espace est une forme à priori de la sensibilité.

espacement [ès-pa-se-man) n. m. Distance entre deux corps, hnpr. Manière dont les mots ou les lignes sont espacés.

espacer [ês-^ja-sè] v. a. (Prend une cédille sous le e devant a et o : il espaça, nous espaçons.) Ranger plusieurs choses en laissant de l’espace entre elles. Séparer par un intervalle de temps : espacer ses visites. Imjir. Séparer les mots par des espaces.

espada lès-pa] n. f. (m. espagn.

signif. épée). Nom que l’on donne, en Espagne, au torero chargé de tuer le taureau dans les courses publiques.

espadage [ès-jia] n. m. Action d’espader.

espade [ès-pa-de] n. f. (prov. espado). Latte do bois pour battre le chanvre avant de le peigner.

espader [ès-pa-dé] v. a. Battre avec l’espade.

espadeur [ès-pa] n. m. Ouvrier qui espade le chanvre.

espadon [ês-pa] n. m. (ital. spadone). Grande et forte épée d’autrefois, qu’on tenait à deux mains. Sabre : se battre à l'espadon. Genre de poissons Espadon, acanthoptères, dont la mâchoire supérieure est allongée en forme d’éperon : l'espadon, commun, dans la Méditerranée, est encore appelé poissonépée, et il dépasse 5 mètres

de long. „ ,

espadon-

ner [ts-pa-do-né] V. n. Se servir de l’espadon (arme).

espadonneur [es-pa-do-neur\ n. m. Celui qui tire de l'espadon.

espadot [ês-pa-do] n.m.

en forme d hameçon et fixée à l’extrémité d’une perche, dont on se sert pour prendre , en les piquant , les poissons reslés au fond des écluses.

espadrille [es-pa-dri, Il mil., e] n. f. (prov. espardillo ). Sorte de chaussure, dont l’empeigne est de toile et la semelle de sparte.

Pointe de fer recourbée

Espadrille.

Espagne, Etat du sud-ouest de l’Europe, occupant la plus grande partie de la péninsule hispanique ; capit. .Madrid.

— I. Géographie. L'Espagne est séparée de la France par les Pyrénées, de l’Afrique par le dclroit de Gibraltar; elle est baignée au N.-O. et au S.-O.

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