‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 774 sur 1225 · ÉTRAVE · texte numérisé non relu

ÉTRAVE

établer [blé] v. a. Mettre à l’étable ; loger dans une étable : établer des bœufs.

établerie [rî] n.f. Réunion de plusieurs étables dans un même bâtiment.

analyse des titres en vertu desquels on revendique un droit réel ; partie d’un acte, qui contient cette analyse. Dans l'ancien droit, règle établie par une ordonnance ou un acte quelconque du pouvoir législatif : établissement de saint Louis.

— Encycl. Dr. Etablissements publies et d'utilité publique. Les établissements publics et ceux d'utilité publique sont des personnes morales de droit administratif, parce qu'ils ont un patrimoine destiné à assurer certains services d'un intérêt général. Les établisssments publics, comme les hospices, les bureaux de bienfaisance, font partie de notre organisation administrative et ont pour objet la gestion d'un service public bien déterminé. Les établissements d’utilité publique n’ont aucune mission du même ordre à remplir et restent en dehors de l'organisation administrative, mais on les a investis de la personnalité civile parce qu'ils rendent véritablement des services d’ordre général ; telles sont les associations syndicales formées entre propriétaires pour un travail collectif, par exemple pour dessécher des marais, ou pour exécuter des travaux de drainage.

Etablissements dangereux, incommodes ou insalubres. Les établissements, manufactures ou ateliers qui répandent une odeur insalubre ou incommode, ou dont le voisinage est dangereux, ont motivé, dans l'intérêt public, une légi.slation spéciale, qui fixe les conditions de leur création et de leur fonctionnement.

Ces établissements sont divisés en trois classes, suivant la gravité de leurs inconvénients ; 1“ ceux qui doivent être éloignés des habitations (abattoirs, ateliers d'équarrissage, fabriques de poudre, etc.) ; 2o-ceux qui peuvent être rapprochés des habitations, sous réserve de certaines précautions (fabriques de chlore, tanneries et corroiries, etc.) ; 3” ceux qui peuvent être établis sans inconvénient près des habitations, mais doivent être soumis à la surveillance de la police (brasseries, teintureries, etc.).

Établissements de saint Louis, recueil d’ordonnances et règlements datant de Louis IX, compilation qui n'a jamais eu force de loi, mais qui exerça une grande influence sur les légistes. Il renferme les principes généraux de l'absolutisme monarchique (1272).

établisseur [bli-seur] n. m. Celui qui établit, étacisme fsis-me] n. m. Système de lecture du grec, dans lequel la lettre êta se prononce é et non i comme dans le système dit itacisme.

étaclste [sfs-te] n. m. Partisan de l'étacisme. étage n. m. (de eter ou ester). Ensemble de diverses pièces situées de plain-pied et occupant l’espace compris entre deux planchers ; certaines maisons américaines ont jusqu'à quarante étages. Par ext. Chacun des objets superposés ; les étages d'une chevelure. Chacune des principales divisions d'un système géologique : le néocomien est un étage du si/stème crétacé. Dans les mines, chacun des niveaux où se trouvent les galeries d'extraction. Fig. Gens de bas étage, de condition inférieure.

étagement n. m. Disposition de ce qui

est étagé : l'étagement des cultures au flanc d'une montagne.

étager [jé] v. a. (Prend un e après le g devant a et O : il étagea, nous étageons.) Disposer par étages.

étagère n. f. Meuble formé de tablettes placées

ÊtableS) ch.-l. de c. (Côtes-du- Nord), arr. et à IB kil. de Saint-Brieuc, sur la baie de Saint-Brieuc; 2.150 h. Jolies plages dè sable. Bains de mer. Ch. de f. dép. — Le cant a 5 comm., et 11.000 h.

établi n. m. (de établir). Grosse table de travail

Plan d’une étable à couloir d’alimentation (type moderne).

Établi de menuisier :

R, râtelier;

P, presse ; C, caisson ; T, tiroir ; C, griffe ; F, fer valet.

des menuisiers, des charpentiers, des serruriers, des tailleurs, etc.

établir v. a. (lat. stabilire ; de sfabilis, stable). Rendre stable : établir sa résidence à Paris. Asseoir : établir un camp. Instituer : établir un tribunal. Disposer : établir un corapte. Doter d'un état, marier : établir ses enfants. Enoncer, prouver : établir un principe. Ant. Abolir, détruire.

établissement [bli-se-man] n. m. Action d’établir, d'instituer : l'établissement de la Banque de France date du premie' Empire. Fondation utile publique. Exploitation commerciale ou industrielle j usine : les établissements insalubres sont soicrnis a l'autorisation administrative. Siège d'une industrie ; vendre son établissement. Action de donner une position : mariage. Colonie; les établissements français datis rinde. Dr. Etablissement de propriété,

l'on

par étages. Elévation disposée en gradins, où range les briques et les .tuiles.

Etagnac ,

comm. de la Charente , a r r . et à 17 kil. de Confolens, non loin de la Vienne ; 1.470 h.

étal [fè] n. m.

(anc. holl. staeyé).

Grosse pièce de bois pour appuyer, pour soutenir un plancher, un mur, un édifice, etc. Fig.

Soutien : les étais de la société. Blas.

Chevron réduit au cinquième de sa largeur habituelle.

— Encycl. Techn.

différents S!s™i- moderne,

vant leur forme et la position qu’ils occupent. Ce sont des chandelles^ des chevalements ou des co?itre-fiches. La chandelle est verticale ; son pied l’epose sur une semelle et sa tète soutient un cliapeaUf sorte de poutre horizontale. Le chevalement comprend un chapeau traversant d’outre en outre le mur à soutenir, et deux poutres inclinées, dont les parties supérieures se réunissent sous le chapeau, et dont les pieds reposent sur une semelle commune. La contre-fiche

-rtchevalemenl).

dont la tète est encastrée dans l'épaisseur du mur.

L’écartement des parties opposées d'un éfai soumis à un effort latéral est maintenu à l'aide de pièces croisées ou étrésillons. Il entre encore d'autres pièces accessoires dans l’établissement des étais ; tels sont : les cales, couches, couchis, ferrures et pointaux.

étai [fé] n. m. (anglo-saxon staeg). Câble allant de chaque tête de mât à un point fixe dans le plan longitudinal.

étalement n. m. v. étayement.

étaillissage [ta, Il mil., i-sa-je] n. m. Action de couper les pousses les plus faibles d’un taiillis, pour donner de la vigueur aux autres.

étaim [tin] n. m. (du lat. stamen, fil de la quenouille). La partie la plus fine de la laine cardée.

étain [tin] n. m. (lat. stannum). Un des métaux usuels, blanc, relativement léger, et très malléable ; un pot, une cuiller, un plat d'étain. Vaisselle, ustensile, objet d’art, etc,, en étain ; les étains ont fait fureur à la fin du xix® siècle.

— Encycl. L’étain, dont le symbole chimique est Sn, la densité 7,29 à i8“, est un métal de faible ténacité. C'est le plus fusible des métaux communs ; il fond à 231<>,8o, et bout à 2.270» ; son poids atomique est 118. Il se trouve surtout, dans la nature, à l'état d'oxyde (cassitérite). Ce minerai, dont les principaux gisements sont situés en Bolivie, en Saxe, en Espagne et en Angleterre, est grillé et épuré avant d'étre traité par le charbon. L'étain, réduit en feuilles minces, sert à la fabrication des glaces, ou comme enveloppe de substances alimentaires, qu'il préserve de l'air ou de l'humidité. Allié au cuivre, il fournit le bronze ; allié au plomb, il sert à fabriquer des poteries, des ouvrages de décoration d'art ; il entre encore dans l’alliage des caractères d’imprimerie, l'alliage monétaire, l'alliage pour robinets, etc. Enfin, on recouvre d’étain (étamage), pour les préserver de l'oxydation, le cuivre des ustensiles de cuisine, la tôle (fer-blanc), etc. La qualité plastique de l’étain l’a fait utiliser depuis longtemps pour des usages artistiques. A 1 époque homérique, il était compté, avec l'or, l'argent et le bronze, parmi les métaux précieux. On fait, en étain, des pièces de table, pots, vases, plateaux, statuettes, etc. Parmi les composés de l'étain, citons le chlorure stanneux Sn CD, employé en teinture; le chlorure stannique Sn Cl*, liquide répandant d'épaisses fumées à l'air humide, employé en grandes quantités au cours de la Grande Guerre comme fumigène ; le sulfure stannique Sn S>, appelé aussi or mussif, qui sert pour bronzer le bois ou le plâtre et pour enduire les coussinets des machines électrostatiques. Pour nettoyer l'étain, on se sert de pétrole rectifié.

étain n. m. Mar. V. estain.

Étain [tin], ch.-l. de o, (Meuse), arr. et à 20 kil. de Verdun, sur un affluent de la Meuse: 3.080 h. (en 1914). Ch. de f. E. — Le cant. a 29 comm. et 10.300 h. Détruit au cours de la Grande Guerre.

étainier [tè-ni-€] n. m. Fondeur d'étain. Fabricant d'étains artistiques.

étairlon [fé] n. m. (du gr. etairos, compagnon). Fruit multiple, composé de plusieurs fruits simples, comme celui du framboisier, par exemple.

Étais-la-SaUtfin, comm. de rvonne, arr. et à 36 kil. d’Auxerre ; 1.450 h.

étal n. m. (anc. h. ail. stal). Table sur laquelle on débite la viande de boucherie ; un étal en bois de chêne. Par ext. Boutique de boucher ; ouvrir un étal; avoir des étaux aux Halles centrales.

étalage n. m. (de étaler). Exposition de marchandises ; un opulent étalage. Ensemble des marchandises exposées ; acheter tout l'étalage. Redevance qui donne le droit d'étaler. Fig. Exhibition vaniteuse, mise eu scène ; étalage d'esprit, de beaux sentiments.

— Encycl. Dr. On distingue deux sortes d’étalages ; 1» celui des marchands en boutique ; 2» celui des marchands colporteurs qui exposent des objets sur la voie publique.

Le premier ne peut empiéter sur la voie publique à moins d’autorisation spéciale de l’administration municipale ; le second est soumis aux mesures générales que la même autorité croit devoir prendre pour sa réglementation.

A Paris, quiconque veut stationner sur la voie publique pour y étaler des marchandises, ou y exercer une industrie, doit en faire la demande au préfet de police.

Tout marchand en étalage paye seulement la moitié des droits exigés des marchands vendant en boutique' les mêmes objets. Mais cette disposition n'est pas applicable aux bouchers, épiciers et autres marchands ayant un étal permanent et occupant des places Axes dans les halles et marchés.

étalager [jé] v. a. (Prend un e après le g devant « et O : il étalagea, nous étalageons.) Mettre en étalage : étalager des marchandises.

étalagiste [jis-te] adj. et n. Qui étale ses rnarchandiscs sur la voie publique ; marchand étalagiste. Fig. Affecté, outré dans ses actes ou l'expression de ses sentiments, metteur en scène.

étale adj. (de étaler). Se dit de la mer quand, à la fin du jusant ou du flot, son niveau reste stationnaire ; mer étale. Navire étale, navire complètement arrêté. N. m. Moment où la mer ne change pas de niveau : l'étale de la mer.

étalement [man] n. m. Action d’étaler, étaler [lé] v. a. (de étal). Exposer en> vente: étaler des marchandises. Déployer largement : étaler une carte géographique. Fig Faire parade de : étaler un grand luxe. Fam. Faire tomber, jeter à terre : étaler quelqu'un par terre d'un coup de poing. Etaler son jeu, montrer toutes ses cartes. S’étaler V. pr. S’étendre : s'étaler dans un fauteuil. Fig. : s'étaler sur un sujet. Fam. Tomber : s'étaler sur l'herbe, dans la boue.

étaleur n. m. Personne qui étale, qui sait étaler. Etalagiste. (Vx.)

étaleuSC [leu-ze] n. f. Machine servant à disposer les textiles en forme de nappes.

étalÎGr [li-é], ère n. et adj. Qui tient un étal pour le compte d'un maitre boucher. Clôture grossière pour empêcher les chevaux de pénétrer dans les terrains cultivés. Pêch. Etablissement de pieux et de perches sur le bord de la mer, servant à fendre, des filets de guideaux.

étalinguer \ghé'\ v. a. (esp. entalingar. même sens). Amarrer un câble à l'organeau de l'ancre.

Nœuds d’étalingure : A, de cable; B, de grelin ; C, de cablot.

ÈTA

étalingure n. f. Nœud de fixation d’un câ ble sur une ancre. (On dit .aussi ENTALIN- O U R E ou É T A-

J.IXOUK.)

Etallonde

(Gaillaru d’), ami et complice <lu chevalier de LaBarre,et condamné avec lui. Il s'échappa

«n Suisse, ser- ....

vit en l’russe, et revint en France à la Révolution.

étaloir n. m. Planche sur laquelle on étend les papillons pour les conserver.

étalon n. m. (de l'ail, stiel, manche). Modèle, type de poids, de mesures, réglé par les lois ; des étalons en cuivre sont remis à tous les vérificateurs dies poids et mesures. Etalons de lumière, v. lumière. Baliveau de l'âge de la dernière coupe. Cheville reliant deux pièces de hois enchâssées dans des mortaises. V. ételon.

— EnCYCL. 'V. POIDS ET MESURES.

étalon n. m. (du germ. stall, écurie). Cheval entier, destiné à la reprodqotion : les étalons d'un haras. (L étalon est ainsi appelé parce qu’il reste à l’écurie.)

— Encycl. Hipp. Le choix des étalons est d une grande importance pour la conservation des belles races de chevaux. Une bête de tempérament énergique a le regard vif et mobile ; les oreilles et l’appareil caudal sont incessamment mobiles. L’étalon n’exige que les soins généraux qu’on doit donner à tous les chevaux. On règle son régime alimentaire en raison dos fatigues qu’on lui impose, et celles-ci ne doivent pas être excessives. On appeile étalons approuvés, ceux dont les propriétaires reçoivent un brevet désignant leurs animaux à l’attention des éleveurs ; étalons autorisés, ceux dont les propriétaires ne reçoivent qu’un certificat constatant que l’animal est susceptible de reproduire sans détériorer l’espèce. . .. i

L’administration des haras achète et entretient des étalons dits étalons nationaux.

étalonnage [lo-na-jé] ou étalonnement flo-ne-man] n. m. Action d’étalonner des poids, des mesures.

étalonnage n. m. spéculation ayant pour but d’exploiter un étalon en lui faisant faire la monte.

étalonner [lo-né] v. a. Marquer un poids, une mesuiv, après qu’Us ont été vérifiés sur l’étalon.

étalonnerie \lo-ne-rt] n. f. Ecurie pour les étalons.

étalonneur \lo-neur] n. m. Employé préposé à l’étalonnage.

étalonnier [lo-ni-é], ère adj. Qui a rapport aux étalons.

étamage n. m. Action ou manière détamer. Etat de ce qui est étamé : l'étamage préserve les ustensiles de cuivre de l'oxydation.

— Encycl. Techn. L’étamage de certains métaux consiste, après avoir décapé leur surface, à recouvrir celle-ci d'une légère couche d’étain, qui les soustrait à l'action oxydante de iatmosphère et d autres agents. On étame principalement le cuivre et le fer (f°r-blanc). On fait aussi usage, pour le fer, de plomb ou de zinc. On étame les glaces en appliquant sur une face un amalgame détain ou de mercure: le mercure est expulsé par la pression. (V. olace.) Dans iétamage des globes de verre, on emploie un â-DicXlgtAiric dô plomb, déiAin Cl do bismuth. Litinn, pour les miroirs télescopiques, on remplace l’amalgame par l’argenture.

étambot [tan-bo] n. m. (orig. scand.). Forte pièce de bois, implantée dans la quille d un navire, qu elle continue obliquement à l’arrière. Faux elambot, pièce de bois rapportée sur l'étambot, et portant les ferrures du gouvernail.

étambrai [(a?i-èrè] n. m. Ouverture pratiquée dans les ponts des navires, pour le passage des mâts, du gouvernail, etc.

étamer [mé] v. a. (de étain). Appliquer sur un métal oxydable une couche mince d etain ou d un autre métal non oxydable ; 011 étame les casseroles en cuivre pour les préserver de l oxydation. Mettre le tain d’une glace.

étamerie [rî] n. f. Action d étamer.

étameur n. m. celui qui fait métier d’étamer. étamine n. f. (de étaim). Petite étoffe mince, non croisée. Tissu peu serré de crin, de soie ou de £1 pour passer au tamis. Fig. Passer un livre a l'étamine, le soumettre à un examen sévère.

étamine n. f. (lat. stamen). Bot. Organe sexuel mâle des végétaux à fleurs. "V. la planche plante.

— Encycl Une étamine complète comprend une partie inférieure grêle, le filet, et une partie supérieure, l'anthère, qui produit le pollen. La lorme, le nombre des étamines varient suivant les plantes.

Si le nombre des étamines esU égal a celui des pétales l androcée est isos/émone; s’il est le double, Vandrocée est diplostémone ; s'ü l’égale plusieurs

fois, l’androcée est po/ystémone.

Si l’étamine s’insère sous le gynécée, elle est dite hypoqyne (primevère); si elle s’insère autour du gynécée, elle est périgyne (prunier) ; si elle s insère Su-dessus de l’ovaire, elle est épigyne (carotte). Si les étamines sont égales ou inégales, on les dit dtdi/names, tétradynames ; si elles sont indépendantes ou concrescentes, elles sont ynonadelphcs, di(idelp/ie$, polyadelphes. Si la concrescence a lieu par les anthères, les étamines sont synanthérées.

étaminier [ni-é] n. m. Celui qui fait de l’étamine.

étamoir n. m. Palette de bois garnie de ferblanc. sur laquelle on frotte le fer à souder pour en faire Tessai.

étampage \tan\ n. m. Action d’étamper.

étampe [tan-pé] n. f. Pièce de fer destinée à produire des empreintes sur les métaux à froid et â chaud. Outil de forgeron, de serrurier, etc.

étamper \lan-p£\ v. a. (de estamper). Travailler à Tétampe. Percer de' trous un fer à cheval.

étamperebe [tan-pér-câej m f. Longue perche employée par les maçons pour construire leurs éclia-

ÉTEMPERCHE, et OU dit

d'arr. Seine-et-Oise),

Armes d’Étampes.

Belle et cultivée, elle

Duchesse d’Étanipes.

faudages. (On écrit e.-.

aussi ÉCOPERCIIE.)

Étampes [(«n-pe’. ch.-l.

ch. de f. Orl., près de la Juine ; 9.450 h. (Ëiampois).

ürains. Patrie de Geoffroy Saint - Hilaire . — L’arr. a 4 cant.. 70 comin., 43.080 h. :

le cant. a 14 comm. et 15.680 h.

Étampes (Anne DE PissELEU, duchesse d’|. n e en 1508. m. après 1585. Dame d’honneur de Ijouise de Savoie, François l'c s'éprit d'elle : il lui fit épouser Jean de Brosse, qu'il créa duo d'Etampes et gouverneur de Bretagne et la

prit pour maitresse avouée. - -, — -

eut un grand ascendant sur le rei, qui l’appelait la plus belle des savantes et la plus savante des belle-. Ambitieuse et intéressée, elle se fit des ennemis a la cour, et vendit des secrets d'Etat à Charles-Quint qui, espérait-elle, devait lui constituer un gros apanage .

Après la mort de François elle fut exilée dans ses terres.

étampeur [tan] n. m.

Ouvrier qui étampe.

étampoir [tan] n. m . Etampe de f a c t e ur d’orgues.

étampure [tan] n. f.

Evasement que présente un trou percé dans une plaque de métal.

étamure n. f. Alliage d'étain et de plomb, ou , , ^

d’étain et de fer. pour étamer. Couche de cet alliage, 'avec laquelle on a étamé un vase.

étance n. f. (de l’ane. fr. ester; lat. stare. être debout). Pièce de bois grossièrement équarrie, servant d'épontille.

étaDCbe adj. (de étancher). Qui retient bien Teau : vase parfaitement étaurhe. Qui ne laisse pas sortir ou entrer : cloisons étanches. N. f. A etanrhe d'eau, de manière à ne pas laisser pénétrer l’eau, étanebéité n. f. Qualité de ce qui est étanche, étanebement [man] n. m. Action d'étancher, étaneber [cli^ v. à. (de étang). Arrêter l’écoulement d’un liquide : étancher le sang. Ftg. Apaiser : étancher la soif. Rendre étaiiclie ■. etancher un tonneau. Etancher une voie d'eau, l’aveugler.

étaneboir n. m. Large couteau de tonnelier, servant à introduire de l’étoupe entre les douves mal jointes.

étançon n. m. (anc. fr. ester; lat. stare, rester debout). Grosse pièce de bois pour soutenir nn mur ou un plancher qui menace ruine,

étançonnement [so-ne-man] n. m. Action d'étaiiçonner.

étançonner [so-né] v. a. Soutenir avec des étançons : étangonner un bâtiment qui menace ruine.

étanflebe n.f.(de étant. et fiche ■

Hauteur de plusieurs lits de pierresqui font masse ensemble dans une carrière.

étang [tan] n. m. (lat. .Stafiftiuni). .

Etendue d'eau peu profonde et sans écoulement, si tuée dans l'intérieur des terres : la cote méditerranéenne du Languedoc est bordée dletangs.

— Encycl. Econ. rur. On emploie les étangs soit pour alimenter les irrigations, soit pour fourmi les eaux destinées à faire mouvoir les moulins ou autres usines agricoles, soit encore pour servir d abreuvoir aux bestiaux. Les étangs contribuent aussi a entretenir une certaine humidité, nécessaire dans les climats trop secs. Mais la principale utilité des étangs réside dans l'élève et la multiplication des poissons ; tanches, carpes, brochets, etc. Cette exploitation, quand elle est méthodique, est assez rémunératrice. Après chaque mise à sec, l’étang doit etre cure et débarrassé de ses vases, qui, exposees a 1 air, constituent un excellent engrais.

l)y. Font partie du domaine publie les étangs

salés communiquant directement avec la mer. Les étangs particuliers sont naturels ou artificiels. Les élan°'s naturels sont soumis aux lois générales de la propriété et de la salubrité publiques. Quant aux etansis artificiels, lorsqu'ils sont formés à laide d infiltrations ou de souiaies situées dans le tonds meme de celui qui a construit l'étang, ils sont regis par les principes généraux en matière de servitudes ; s ils sont formés à l'aide de barrages établis sur des ruisseaux, ils se trouvent, au point de vue de leur police et des conditions de leur existence, sous 1 empire des lois spéciales aux cours d’eau non navigables.

Les poissons forment un accessoire des étangs et sont, â ce titie, rangés dans la classe des immeubles par destination.

Ceux qui passent d’un étang dans un autre deviennent la propriété de celui à qui appartient ce dernier, pourvu qu’ils n’y aient point été attires par fraude ou artifice.

Le vol de poissons dans les étangs, et leur empoisonnement, constituent un délit.

Etangs (canal des), canal de navigation du dép. de l’Hérault, qui joint l’étang de Thau au canal de la Rudelle et fait partie du canal du Rhône a Celte.

Étang-Sur-Arroux, comm. de Saône-et- Loire, arr. et à 18 kil. d’Autun ; 1.920 h.

étangue [t-m-ghe] n. f. (holl. tang). Tenailles dont on se servait autrefois pour tenir des flans sur Tenclume.

étant [tan part. prés, du v. être. V. en étant. étape n. f. (b. allem. stapel). Lieu ou s'arrêtent des troupes en marche. Distance d un de ces lieux â l’autre ; une longue et pénible étape. Brhler l étape. ne pas s’y arrêter. Endroit où s arrête un voj agent

A, étançon.

ÉTzV

pour passer la nuit. Autref. , mai'ché, entrepôt, villo de commerce.

— Encycl. Le mot étape désignait à l'origine l’amas de provisions de toute sorte préparées pour être distribuées aux treupes des leur arrivée dans une ville : d'où l’expression gîte d'étape. La multiplicité et la commodité des voies de communication ont rendu aujourd’hui inutile en temps de paix le service d’élapes, qui fonctionnait autrefois dans les localités les plus importantes du pays, en vue du stationnement des troupes. Mais on temps de guerre il existe dans chaque armée un service des étapes, dont l’ob et est a’assurer les communications par terre et par eau, et d'utiliser les ressources du pa^s en arrière des armées. H est dirigé en principe par un officier général, qui prend le titre de « directeur des étapes ... Les gîtes d étape le.s plus voisins de la ligne d'opérations sont dits têtes d'étape.

Étape (Tl, roman par P. Bourget 1902), mon. trant, jiar la douloureuse histoire du ménage du pro, fesseur Monneron. les dangers sociaux qui résultent de l’élévation trop brusque à une classe supérieure.

étapier [pi-é] n. m. Celui qui, autrefois, était chargé de fournir, aux étapes, des vivres aux troupes.

étaple n. f. Enclume de cloutier.

étapleau [plô] n. m. Chevalet d’ardoisier. (On écrit aussi étapliau.)

ÉtapleS, ch.-i. de O. (Pas-de-Calais), arr. et à 13 kil de Montreuil, sur la Candie ; 5.300 h. Ch. de f du N. Port de pêche. Plage au Touquet (Pans- Plage). Traité entre Charles "VIII et Henri Vil d An gleterre, en 1492. Le cant. a 19 comm., et 11.990 hétarque [îar-âe] adj. Mar. Tout à fait brisé, étarquer [/.ê] v. a. Hisser et tendre autant qua possible : étarquer une voile.

état [ta] n. m. (lat. status; de stare, être debout). Manière d’être, situation; blessé qui est dans un. triste état. Phys. Manière d'être des corps, résultant du plus ou moins de so'idarité entre leurs molécules : état gazeux, état liquide. Etat critique d un corps, état d’un corps qui se trouve à sa température et à sa press. on critique, c’est à-dire au point qui marque la limite entre l’état liquide et 1 état gazeux. Etat de nature, état supposé des hommes avant toute civilisation. Etat d'âme, disposition particulière des iacultés mentales. Faire état de. estimer, faire cas de, compter, se proposer de. En état de, dans les conditions convenables pour. Mettre en état, préparer, rendre propre à. Condition sociale, profession : état militaire, ecclésiastique. Train, manière de vivre : avoir un grand état. Liste, tableau ; état du personnel d'un ministère Etat de choses, circonstances, conjonctures. Bors d'é:at, ne pouvant plus servir. En l'étai, les choses étant ainsi. En tout état de cause, dans toute supposition possible. Faire état de, faire cas, compter sur : faire peu d'état des promesses. Fam. Etre, se mettre dans tous ses états, dans une^extiéme agitation. Ironiq. Etre dans un bel état, être sale, déchiré, blessé, embarrassé, etc. Etat civil, condition des individus en ce qui touche les relations de famille. L» naissance, le mariage, le décès, etc. Possession d'état, situation dun' personne qui jouit, en fait, de telle qualité ou état, par exemple l état d enfant légitime. Etat des lieux, acte intervenu entre le propriétaire et le locataire d'une maison, d un appariement. à l'effet d'en constater l'état loi^ de l’entrée en jouissance. Nation {ou gro pe de nationsi organisée, soumise à un gouvernement et à des lois communes. Forme de gouvernement : Etat monarchique (en ces deux derniers sens, prend une maiuscule). Coup d'Etat, mesure qui viole la constitution établie. Affaire d'Etat, affaire imporianle. Chacun des trois ordres, sous l'ancien régime. 1 lers état, troisième ordre de la nation française, comprenant la bourgeoisie, sous l'ancien régime. Etats généraux, assemblée des trois ordres ; le clergé, la noblesse et le tiers état. Etats provinciaux, assemblées périodiques des trois ordres de certains gouvernements fi ançais, sous l’ancien régime. Grav. Condition d’avancement du trpml de la planche avec laquelle les gravures ont été tirées.

— Encycl. Polit, et dr. Les Etats doivent etre distingués des nations. La nation est une réunion de personnes unies par Tidentité de 1 origine, du langage et de la conformation physique, par une longue communauté d’intérêts et de scntimenta. L'Etat est une communauté indépendante, organisée d'une manière permanente sur un territoire. Un Etat peut donc comprendre plusieurs nations ; ainsi autrefois l’Autriche-Hongrie ; une nation peut, d autre part être répartie en plusieurs Etats ; ainsi la nation polonaise fut longtemps fractionnée entre la Russie, la Prusse et l’Autriche. , ^ ,

Un Etat, dès qu’il est né, gouit de la souveraineté, mais il n'en a l’exercice que s'il est reconnu par les autres Ktats. , ,

On distingue les Etats simples et les Etats composés Les premiers sont ceux qui, formant un tout indivisible, jouissent, à l’intérieur comme a 1 extérieur, d'une souveraineté complète et permanente : la P rance est un Etat simple. Les Etats composés supposent la réunion de deux ou plusieurs Etats sous un gouvernement commun ; il y en a de différentes espèces ; 1“ l'union personnelle, réunion sous la main d’un seul prince d’Etats ayant chacun une organisation distincte et se gouvernant par ses propres lois ; 2» l'union réelle, réunion des Etats, non seulement par la personne de leur chel commun, mais par une disposition expresse de leurs constitutions, en vertu d’un accord international intervenu entre eux (ex. : union qui existait naguère entre l’Autriche et la Hongrie); 3» la confédération d'Etats, association d’Etats indépendants qui ne reconnaissent pas une autorité commune, â la fois supérieure et suprême (ex. ; Confédération germanique avant 1866, Confédération suisse avant 1848 ; 40 l'Etat fédéral, organisme central, indépendant et complet, ayant ses organes propres et distincts, et qui absorbe, au point de vue international, tous les Etats particuliers, qui cessent d être individuellement souverains (ex. : Suisse, Etats-Unis de 1 Amorique du Nord, etc.) . ,

Les Etats peuvent encore être classés, au point de vue de la souveraineté, en Etats souverains (Fr nce), protégés (Tunisie, Annam), et vassaux.

On divise encore les Etats, d après leur forme de gouvernement, en monarchies et en républiques, et

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d'après l«‘ur puissance, en grandfts puissances et en Etats secondaire<.

— Dr. Etat civil. Les actes de l’état civil ont pour objet de constater la position de chacun de nous au point de vue de la famille et de la société : naissance. mariage, divorce, décès.

Ils sont inscrits, à la mairie de chaque commune, sur un ou plusieurs registres tenus en double, et des extraits en sont délivrés, moyennant une minime rétribution, à toute personne qui en fait la demande.

Les femmes peuvent être témoins dans les actes de l’état civil, comme dans un testament, un mariage, un décès, ou dans les actes notariés. Le mari et la femme peuvent être témoins dans le même acte.

Actes de naissance. Les déclarations de naissance doivent être faites dans les trois jours par le''père ou. à défaut, p ir le médecin ou la sage-femme, ou enfin par ceux qui onl assisté à l'accouchement. L’acte de naissance est rédigé tout de suite en présence de deux témoins ; il énonce le jour, l’heure, le lieu de la naissance, le sexe de l’enfant, les prénoms qui lui sont donnés, les noms, prénoms, professions des père et mère et des témoins. L’enfant ne peut recevoir d’autres prénoms que ceux figurant sur la liste officielle, qui doit être dans toutes les mairies.

Pour reprendre un nom auquel on adroit ou faire rectifier une inexactitude dans l’acte de naissance, il faut s’adresser aux tribunaux de première instance, car ce sont ces tribunaux qui sont compétents pour toutes les rectifications des actes de l’état civil. Le changement de nom ou l'addition de nom est autorisé par décret du Conseil d'Eiat, après introduction d’une demande au ministre de la Justice.

-Icfes de mariage. L’officier de l’état civil doit énoncer dans l’acie de mariage : lo les prénoms, noms, professions, âges, lieux de naissance et domiciles des époux ; 2® s'ils sont mnjeurs ou mineurs ; 30 les prénoms, noms, professions et domiciles des pères et mères ; 4“ le consentement des parents ou du conseil de famille ; 5û la notification qui leur a été faite ; 60 les oppositions et leur mainlevée, ou la mention qu’il n’y a pas eu d’opposition ; 7^ la déclaration des contractants de se prendre pour époux, et le prononcé de leur mariage ; 8° les prénoms, noms, âges, professions et domiciles des témoins ; 9o la date du contrat et la désignation du notaire qui l’a reçu, s il en a été fait. Les jugements de divorce sont transcrits en marge des actes de mariage, sur les registres.

Actes de décès. Aucune inhumation ne peut être faite sans une autorisation, sur papier libre et sans frais, de l’officier de l’état civil, après que celui-ci, par l'intermédiaire du médecin, s'est assuré du décès. Cette autorisation n’est délivrable que vingt-quatre heures après le décès. L’acte de décès est dressé sur la déclar.'tion de deux témoins. Cette déclaration doit être faite dans les 24 heures après le décès.

La loi du 3Ü novembre 1906 a distingué deux espèces d’extraits des registres de l’état civil : lo des copies intégrales., qui peuvent être délivrées sans autorisation au procureur de la République, à l’interessé et à ses ascendants, descendants en ligne directe, conjoint, tuteur ou représentant légal, et avec l’autorisation du juge de paix à toute autre personne requérante ; 2» des extraits dont les énonciations sommaires affranchissent les enfants naturels et légitimés des inconvénients que peut présenter la divulgation de leur condition ; ils sont délivrés à la réquisition de toute personne, sans justification de motif.

Etat de lieux. Lorsqu’il n’a point été dressé d’état des lieux, comme le bailleur est obligé de délivrer la chose au preneur en bon état de réparations de toute espèce, la loi suppose que ce dernier a exigé l'accomplissement de cette obligation, au moins en ce qui concerne les réparations qui sont à sa charge tant que dure le bail. Le locataire ou preneur est donc présumé avoir reçu les lieux en bon état de réparations locatives et autres ; il doit, par conséquent, les rendre tels, sauf la preuve contraire. Cette preuve peut être faite par tous les moyens possibles, même par témoins. A défaut de conventions spéciales, les frais de l'état de lieux sont à la charge du locataire.

■y. KAIL.

Possession d'état. La filiation de l’enfant légitime se prouve par son acte de naissance ; à défaut de ce titre, la possession constante de l’état d’enfant légitime suffit. L’enfant qui veut prouver sa possession d’état d'enfant légitime contre ceux qui la lui contestent introduit une action en réclamation d'état.

Les « questions d’état » sont portées devant les tribunaux civils. Si un tribunal criminel est saisi d’un délit de suppression d’état, il ne statue que lorsque la juridiction civile a définitivement prononcé.

Etat de siège. L’état de siège ne peut être déclaré qu'en cas de péril imminent, résultant d’une guerre étrangère ou d’une insurrection à main armée. Une loi peut seule déclarer l’état de siège, qui suspend l’empire des lois ordinaires. L’autorité militaire a, dès lors, entre autres droits, celui de faire des perquisitions, de jour et de nuit, dans le domicile des citoyens, et celui d'interdire les publications et les réunions qu’elle juge de nature à exciter ou à entretenir le désordre.

La compétence des tribunaux militaires est étendue aux individus non militaires.

— Hist. Etats généraux. Par opposition aux états provinciaux, qui ne représentaient chacun qu’une H province •>, on appelait états généraux les assemblées où siégeaient les représentants de la nation tout entière, c'est-à-dire les députés du clergé, de la noblesse et du tiers état.

L’institution des états généraux a son origine dans le service de conseil, auquel furent tenues les communes au même titre que les 'seigneurs laïques ou ecclésiastiques, lorsque leur affranchissement les fit entrer dans l’organisme féodal. Ce qu’il y eut de nouveau dans le conseil de 1302 (premiers états généreaux), c’est qu'il eut le caractère d’une consultation générale. Les députés, aux premiers états généraux, remplissaient un devoir ; leurs successeurs exercèrent un droit.

Les députés étaient élus selon des modes de suffrage variables, fixéschaque fois par l’édit de convocation, mais toujours sur une base très large, notamment pour le tiers état.

Le clergé jouissait du droit de préséance sur Ic^ autres ordres dans les états généraux, prérogative qui remontait aux premiers temps de notre histoire. Le corps de la noblesse suivait le clergé dans l'ordre hiérarchique. Son rôle, d’après ses immunités et privilèges, était très important dans rassemblée, et

ce fut cet ordre qui, en 1789, s’opposa avec le plus de force à la délibération eu commun, c’est-à-dire par tète et non par ordre. Le tiers état, qui venait le dernier, fut d’abord désigné sous le titre de communautés, députés des bonnes villes. Il se composait principalement de bourgeois. L'infériorité dans laquelle il se trouvait à 1 égard des deux ordres privilégiés donna à Siéyès roccasion du pamphlet célèbre : Qu est-ce que le tiers état ? Tout. — Qu'a-t-il été jusqu'ici? Rien. — Que demande-t-il ? A devenir quelque chose.

La première assemblée générale .se tenait sous la présidence du roi, et s'appelait séance royale. Les états délibéraient ensuite pour rédiger, d’après leurs cahiers, le texte de leurs doléances et de leurs revendications, auxquelles le roi répondait ensuite.

"Voici la liste des états généraux les plus importants tenus depuis 1302, date à laquelle ils furent convoqués pour la première fois.

Etats généraux de 130!é. Cette assemblée mémo-, rable dut sa convocation aux démêlés de Philippe le Bel et de Boniface VIII. Excommunié par le pape, le roi de France eut la pensée d’intéresser à sa cause la masse de la nation, et les états, convoqués le 10 avril dans la cathédrale de Notre-Dame de Paris, s’élevèrent avec force contre les entreprises du saint-siège.

Etais de Tours (1308V Ils furent consultés par le même monarque, sur le sort des templiers ; ceux-ci étaient sacrifiés à l’avance, et les Etats les déclarèrent dignes de mort.

Etats généraux de iSi9. Cette assemblée consacra le principe du con.sentement libre et nécessaire des trois ordres pour la levée de l’impôt, principe souvent méconnu, mais jamais prescrit jusqu’à la Révolution de 1789, et dont le développement graduel assura aux états généraux une certaine infiuence sur le gouvernement du pays.

Etats de 1317. Ils confirmèrent la prise de possession du pouvoir par Philippe le Long, et déclarèrent les femmes inhabiles à succéder au trône.

Etats de Paris (13.^5). Ils accordèrent les subsides demandés par le chancelier de France au nom de Jean le Bon, et nécessaires à la veille de l’invasion anglaise; mais, sous l'influence d'Etienne Marcel, ils arrachèrent au pouvoir des concessions qui tendaient directement à la constitution du régime représentatif et d’un contrôle permanent.

Etats de 1356, réunis au lendemain de la défaite de Poitiers. Il y eut deux assemblées distinctes ; les états de la langue d'oc, réunis à Toulouse, et ceux de la langue d'oïl, assemblés à Paris, au foyer de la résistance au pouvoir royal, résistance dont Robert le Coq et Etienne Marcel furent l'âme. Les états de Paris accordèrent les hommes et l’argent demandés pour la défense du pays pendant la captivité de Jean le Bon, mais à la condition que le dauphin Charles se débarrasserait de scs principaux conseillers, et se soumettrait à la direction et à la sui’veillance d'une commission nommée par les états. Le dauphin fit une réponse vague. Quant aux états de Toulouse, ils se montrèrent dociles au vœu du roi.

Etats de février \357. Ils s’engagèrent à entretenir une armée de 30.000 hommes, mais exigèrent le droit pour les états de s'assembler deux fois par an sans convocation, et d'envoyer des commissaires dans les provinces ; ils demandèrent encore l’abolition de la vénalité des offices de judicature et des tribunaux d’exception. Le dauphin consentit à tout, et la publication de la Grande Ordonnance marqua le point culminant de l'influence des états ; ceux-ci se réunirent de nouveau en novembre 1357, janvier et mai 1358; mais cette révolution toute parisienne fut paralysée par l’inaction de la province, et anéantie par la mort d'Etienne Marcel.

Etats de 1359. Ils refusèrent, inutilement, de ratifier le honteux traité signé à Londres par le roi Jean.

Etats de 14W. Ils ratifièrent le traité de Troyes.

Etats de C/u‘no?i (1428). Ils demandèrent la réforme de la chambre des comptes et celle des tribunaux inférievirs, et appelèrent les grands feudataires à l’aide du roi.

Etats d'Orléans (li39). Ils décidèrent l’établissement d’une taille annuelle de 1.200.000 livres pour l’entretien d'une armée permanente.

Etats de Tours fl468). A propos de l’apanage de la Normandie, ces états consacrèrent Tinaliénabilité des domaines de la couronne, et fixèrent à un revenu annuel de 60.000 livres l’apanage de Charles, frère du roi.

Etats de Tours (1484). Le clergé et la noblesse demandèrent l’augmentation de leurs privilèges; le tiers état renouvela ses inutiles plaintes contre la lourdeur des tailles, les violences des percepteurs et des gens de guerre. La question de la régence fut agitée, et le pouvoir maintenu à Anne de Beaujeu, à l’exclusion du duc d'Orléans. Le principe de la souveraineté du peuple fut proclamé dans un remarquable discours de l^hilippe Pot, député de Bourgogne.

Etats de Tours (1506). Ils donnèrent à Louis XII le titre de Père du peuple, et lui demandèrent de donner au duc d’Angoulême François la main de sa fille Claude, fiancée déjà à Charlcs-Quint.

Etats d'Orléans (1560). Ils soumirent au roi un plan de réformes administratives, judiciaires et financières, et refusèrent de se prêter aux projets sanguinaires de Catherine de Médicis et des Guises contre les huguenots.

Etats de Ponioûô (1561). Ils demandèrent lalibex’té de conscience, et refusèrent de délibérer avant l’enregistrement de l’ordonnance d'Orléans. Le clergé avait d'abord siégé seul à Poissy.

Etats de Blois (1576), exclusivement catholiques. Ils demandèrent la révocation de l’édit de pacification accordé aux protestants par Henri III, qui se déclara chef de la Ligue.

Etats de Blois (1588), composés de ligueurs, qui dissimulèrent à peine leur intention de donner la couronne à Henri de Guise, Henri III trancha la question en faisant assassiner ce prince ainsi que son frère.

Etats de la Ligue (1593), tenus à Paris pendant le siège de cette ville par Henri W. On peut voir dans la satire Mé^iippée le tableau satirique de cette assemblée, qui agita la question de l’élection d’un souverain, et flotta, sans se décider, entre le jeune duc de Guise et l'infante d’E.spagne.

Etats de Paris (1614). Ils furent réunis à l’occasion des troubles de la régence de Marie de Médicis. Le tiers demanda la convocation régulière des états tous les dix ans, la diminution des impôts, des offices

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et des pensions, l’économie dans les finances, etc. Robert Miron et Savaron s'y distinguèrent par leur éloquence. Richelieu y fit ses débuts politiques. Ces étals, où la division des trois ordres paralysa les efforts communs, furent, à proprement parler, les derniers qui se tinrent en France ; car ceux de 1789 se transformèrent, comme on sait, en Assemblée nationale. V. Assemblée constituante.

Etats proi'inciauæ. On appel.iit de ce nom, sous l'ancien régime, les assemblées des trois ordres de certains gouvernements français, qui, sur la convocation du roi, se réunissaient à des époques périodiques, afin dérégler l'administration intérieure locale et voter les subsides demandés par les commissaires royaux, pour subvenir aux frais de l'administration. Les principaux pays d'états étaient le Languedoc, la Provence, le Béarn, la Bourgogne et la Bretagne. Par opposition aux pays d'états, on appelait pays d'élections ceux où la répartition de la taille était opérée par des fonctionnaires royaux appelés d'abord élus, et inveetis d’attributions à la fois administratives et judiciaires.

États généraux dans la salle des Menus- Plaisirs, a 'Versailles, le 5 mai 1789 (Héunion des), tableau de Couder (184-0), au musée de 'Versailles. Le peintre a représenté Necker entretenant les états de la crise financière. Cette toile contient une série de portraits habilement traités. (V. p. 831.)

États généraux de Versailles {les), haut-relief de Dalou (Chambre des députés), mettant en scène la fameuse réponse de Mirabeau au marquis de Dreux-Brézé (23 juin 1789). V. haut-relief.

étatifler [fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Faire administrer par l’Etat : étatiser des industries.

étatisme [tis-me] n. m. Socialisme d'Etat.

étatiste [ tis-te ] adj . et n. Partisan de l’étatisme.

état-major [ta] n. m. Corps d’officiers, d’où émane la direction d'aune armée, d’une division, d'un régiment, etc. : l'état-major est l'instrument direct du commandement. Lieu où se réunit l’état-major. Fig. L’ensemble des personnages les plus considérables d'un groupe : tétat-major du parti. Cortège d'une personne supérieure à son entourage. PL des états-majors.

— Encycl. L’état-major d’un général varie suivant l’importance de son commandement. Dans les brigades d'infanterie et de cavalerie, il ne comporte que les deux officiers d’ordonnance du général, et quelques hommes de troupe comme secrétaires, vélocipédistes, etc. Dans les brigades d'arlillerie, les divisions d’infanterie, de cavalerie, les corps d'armée, les armées, etc., l’état-major est dirigé par un chef d'état-major-, dont la prérogative essentielle est de signer les ordres au nom du commandement.

Les états-majors des armées et groupes d’armées ne sont constitués qu’en temps de guerre. Par contre, un certain nombre d’officiers d'état-major, dès le temps de paix, sont employés, au ministère de la guerre, aux études que nécessite la préparation à la guerre. Ils constituent V Etat-major de l'Année, répartis en quatre bureaux (1» organisation et mobilisation ; 2» renseignements; 3» opérations ; 4» transports). Iis sont placés sous les ordres du chef d'étatmajor général dé l'armée.

Les officiers placés hors cadres, affectés à un service d’état-major, conservent l'uniforme de leur arme d’origine, orné de certains insignes : aiguillettes, brassards, foudres, etc.

États pontificaux, v. saint-siège.

États-Unis, grande République fédérative de l’Amérique du Nord ; cap. 'Washington.

— I. Géographie. Limités par le Canada et le Mexique, l’océan Atlantique et l’océan Pacifique, les Etats-Unis renferment un certain nombre de régions naturelles : à l’est, une bande côtièi’e assez basse, très découpée de baies profondes, que domine le massif des monts Alleghanys ; à l’ouest, le soulèvement élargi des montagnes Rocheuses, qui encadre le Grand bassin, et d^où se détache la péninsule de Californie ; au centre, enfin, la vallée du Mississipi, chaude et fertile en céréales et produits tropicaux. Au N. de la vallée du Mississipi s’étalent de hautes plaines ou prairies abandonnées à l’élevage, ou cultivées en céréales. Elles s’abaissent vers les grands lacs : Supérieur, Michigan, Huron, Erié, Ontario, auxquels le Saint-Laurent sert d’émissaire. Le Mississipi et ses tributaires (Ohio, Arkansas,

Rivière - Rouge), le Sacramento, le Colorado, l’Hudson et le Delaware sont les principaux cours d'eau. Les Etats - Unis sont riches en produits métallurgiques (argent, nickel, fer, cuivre), en combustibles (houille, pétrole), en sel, forêts, céréales, coton, tabac, canne à sucre, bétail, etc.

L’immigration y est très considérable. Ils sont au premier rang parmi les puissances industrielles du globe, notamment pour la fabrication de l’acier et des machines. Les Etats-Unis forment une république fédérative. Le pouvoir exécutif est exercé par un président, élu pour quatre ans, le pouvoir législatif par un Congrès (Chambre des représentants et Sénat). Les Etats sont au nombre de 47, auxquels il faut joindre un district fédéral et plusieurs territoires. Chaque Etat à une législature particulière, chargée de délibérer sur les intérêts n'ayant pas un caractère fédéral. Superf., 9.395.407 kil. carr.; pop.117. 900.000 h. [Américains), dont 337.700 Indiens.

— II. Histoire. Explorée dans sa partie littorale à partir du xvi® siècle par les navigateurs français, espagnols et anglais, et reconnue surtout par Walter Raleigh, cette vaste région commença au début du xviie siècle à être colonisée par les sujets britanniques. De 1607 à 1733, treize colonies se formèrent successivement sur le territoire actuel des Etats- Unis : Virginie, Massachusetts, Maryland, Rhode-

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