ÉTOUFFÉE
estouffée [ès-iou-/'(i] n. f. Dans les mines de houille, barrage destiné à circonscrire un incendie.
estourbir [ès-iour] v.
a. -\rg. Assommer, tuer.
Estournelles de Constant (Paul -Henri- Benjamin Bai.luat d’ , diplomate et homme politique français, né à La Flèche en IHod ; apôtre de la paix universelle ; lauréat du prix Nobel pour la paix (1909),
Estouteville ’èstou] (Guillaume d’), cardinal et négociateur français, né vers 14.03, m. à Rome en 1483. Il ouvrit les informations juridiques pour la révision du procès de Jeanne d'Arc.
Estrada Palma ( Tomas ) , patriote cubain, né à Bayamo, m. à Santiago de Cuba (1 -33-1908) :
premier président de la république de Cuba tl899-19uG j.
Pèch. Sorte de tramail
Estrada Palma.
Estrade.
estrade [és-tra-de] n. f. (prov. estrada ; du lat. strata). Petit plancher élevé pour y établir des sièges, un lit. Ancienn., chemin. Ballre l'estrade, battre les routes pour observerl'ennemi.pour détrousser les voyageurs.
Estrades [ès-tra-de]
(Godefroy, comte d’), diplomate et uiaréchal de France, né à Agen (1G07-1G86) ; il défendit énergiquement Dunkerque contre l'archiduc d’Autriche en 1652 et fut un des négociateurs du traité de Nimègue.
estradiot [ès-tra-di-o] ou stradiot [di-oj n. m.
(ital. stradiotto, du. f;r. g. d’Estrades.
stratidtés, soldat). Nom des
soldats de cavalerie légère, originaires de Grèce et d’Albanie, et qui
étaient employés 3 urtout comme éclaireurs, (II y avait des estradiots dans les armées europ é e n n e s , surtout pendant les guerre s du XV s et du xvi« s.)
estr adiote [èstra'i n. f. Façon de monter à cheval particulière aux
Estradiot.
estradiots, avec des étrivières longues : monter à l’estradiote.
OStragOl n, m. Principe oxygéné de l'essence d’estragon, isomère de l’anéthol. (On dit aussi ALLïLANISOL.)
estragon [ès-tm-ÿfton] n. m. fgr. dralcontion''. Plante potagère aromatique, appartenant au genre armoise ; salade assaisotinée d'estraqon.
— E.ncyçl. L’estragon, vulgairement herbe dragon, serpentine, etc., est une plante vivace à feuilles étroites, à Heurs jaunâtres, qui habite les régions froides et montagneuses de l’Europe. Ses graines n’étant pas fertiles, on la propage de pieds que l’on divise au printemps ou à l’automne. On l’emploie comme aromate dans les salades, les vinaigres, les moutardes. C’est un antiscorbutique.
estramaçon [és-trama-son \ n. m. ital. stramazzone). Longue et lourde épée droite, â deux tranchants, gui fut en usage an moyen âge et jusqu au xviiio siècle.
estramaçonner \hs-
tra-7na-so-7ié'l v. a. et n. Frapper de l’estramaçon.
Estragon : a, (leuron ; b, Heur.
estran ou estrand ’ès-tran] n. m. Côte plate que la mer couvre et découvre tour à tour.
estrangélâ ou estranghélo [ès-tran] n. et adj. m. 'du syriaque star, écriture, et ingil, évangile). Ancien caractère syriaque.
estrapade [és-lm] n. f. (Ual. strappata). Supplice ou torture en usage sur les vaisseaux. (L’estrapade consistait à hisser le coupable au bout d’une vergue, puis à le laisser tomber plusieurs fois dans la mer.) Même supplice en usage â terre ; l'estrapade disloquait les bras et les Jambes. Mât, potence servant à ce supplice. Tour de gymnastique, qui consiste à se suspendre par les mains à une corde, et à passer le corps entre les deux bras.
— Excycl. Dans le supplice de l’estrapade, le patient, attaché à une corde, les mains et les pieds liés, était hissé au sommet d’une potence ; puis, la
Supplice de l’estrapade.
corde se déroulant brusquement, il était précipité près de terre, au bout de la corde. Quelquefois même, au lieu de le jeter dans le vide, ses chutes successives le plongeaient dans un bâcher enflammé.
estrapader [ès-tra-pa-dé'\ v. a. Donner l’estrapade ; estrapader un marin déserteur.
eStrapaSSer IJs-lra pa-sé] v. a. (ital. strapazzare). Exi^éder un cheval en lui faisant faire un trop long manège.
estraper [ès-tra-pé] v. a. Scier avec Testrapoire. GStrapoira ès-tra] u, f. (de estraper). Outil en forme de croissant.
estraque 'ès-tra-kei\ n. f. Partie de la carène, comprise entre deux préceintes consécutives.
estraqUGllG [és-tra-kè-le) n. f. Pelle de verrier, estrasse [ès-tra-se] n. f. (de l’ital. stracrio, chiffon).Bourre de soie.(On dit aussi STRASSEetoARDAssE.)
Jean J’Estrées. Gabrielle d’Estrées.
Estrées [ès-tr-é] (famiele d’), famille noble de France, dont la branche la plus célèbre est celle de Picardie : Jean (1486-1371), grand maître de l’arlille-
ÊTÂ
rie, fit faire de grands progrès à la fabrication des canons. — Anioixe, fils de Jean, grand maître de l’artillerie de 1.597 à 1600. — Garriellf. ^marquise de Mo)iceaux et duchesse de Beaufort). fille d’Antoine, favorite de Henri I^V (1573-1599). Belle et ambitieuse, sentant toute l’affection qu’elle inspirait au roi, affection que, d’ailleurs, elle lui rendait, elle méditait de se faire épouser par son royal amant, lorsqu’elle mourut brusquement et mystérieusement à la suite de couches. Elle eut de Henri IV deux fils : César, duc de Vendôme, et Alexandre, chevalier de Vendôme; une fille, Catherine-Henriette, qui épousa Charles de Lorraine. — François- Anniiîal, marquis de Cœuvres, maréchal de France, frère de Gabrielle (1 5 7 3- Victor-Marie d’Estrées. 1G70). — Jean, fils du précédent, amiral de France, né et m.â Paris '1624-1707). Il guerroya dans les Antilles, reprit Cayenne aux Hollandais, et bombarda Tripoli et Alger. — Victor- Marie, fils du précédent, maréchal de France et vice-amiral, né et m. à Paris {iGGO-1737), se signala pendant la guerre de succession d’Espagne.
Estrées (Louis-Charles-CésarLETT.;i,i.iER,ducd’), maréchal de France, petit-fils de Louvois (1697-1774). H battit le duc de Cumberland près de Hastcmbeck (17o7i, s’empara de Minden, et mourut sans postérité.
Estrées-Saint-Denis [ès-tré-sin-de-ni], ch.-l. de c. 'Oise), arr. de Compiègne ; 1.620 h. Ch. de f. N. — Le cant. a 18 conim. et 9.790 h.
estrelage [&■ tre] n. m. (du lat. sextaria, setier). Droit féodal perçu par le seigneur sur les voitures de sel qui traversaient ses terres.
estr eide [ès-trél-de] ou estrelda [ès-trèl-da] n. f. Genre doiseaux passereaux conirostres des régions chaudes de l’ancien monde, appelés communément bengalis, sétiégalis.
Estrella (sierra da) [Js] ichaine de l'Etoile), chaîne de montagnes du Portugal central, dont le pic le plus élevé, le Malhao da serra, atteint 1.993 m.
Estrémadure espagnole, ancienne province d'Espagne ; capit. Badajoz ; forme actuellement les deux provinces de Badajoz et de Cacérès.
Estrémadure portugaise, province du Portugal ; capit. Lisbonne, comprenant les districts de Beira, SantjR’em et Lisbonne; 1.232.000 h.
Estremoz :ès tre-moz'], V. de Portugal (Alemtejo) ; 5.200 h. Victoire des Portugais sur les Espagnols. en 1663.
estrèque ès-trè-ke] n. f. Pelle de tanneur, pour le maniement des cuirs dans les fosses.
estrif [és-trif] n. m. (anc. haut allem. strit). Lutte. (Vx.)
estrigue [ès-tri-ghe] n. m. (allem. estrich, sol carrelé). Four où Ton recuit les glaces et les feuilles de verre, après qu’elles ont été aplaties.
estrique [ès-tri-â-e] n. f. Couteau de bois pour estriquer les formes à sucre.
estriquer [es-tri-ké] v. a. 'allem. streichen). Boucher avec de la terre les fentes qui se produisent dans les formes à sucre.
estrope [ès-tro-pe] n. f. (du lat. stroppus, corde). Anneau formé par un cordage dont les deux bouts sont épissés Tun sur l’autre, et qui sert soit à supporter une poulie, soit à capeler une vergue, etc.
estroper [ès-tro-pé] v. a. Mar. Frapper une estrope sur quelque chose : estroper un hauban.
estropiât [ès-tr-o-pi-a] n. m. (ital. stroppiato). Soldat estropié qui mendie. (Vx.) Gueux de profession, qui est estropié ou qui feint de l’être.
estropié, e [és-trol adj. et n. Se dit d’une personne privée de Tusage d’un ou de plusieurs membres. Ant. Ingambe, valide.
estropiement [ès-tro-pi-ma^i] n. m. Action d’estropier ; état d’une personne estropiée.
estropier [ès-tro-pi-éj v. a. lifal. stroppiare. — Se conj. comme prier.) Priver de Tusage d’un ou de plusieurs membres. Fig. Altérer ; estropier mt nom. Gâter, dénaturer ; estropier un vers, un auteur. estrouif [ès-trou-if'i n. m. Tolet d’aviron, estuaille [ès-tu-a, Il mil., e] n. f. Magasin de sel. (Vx.)
estuaire [H-tu-è-re] n. m. (lat. æstuarium). Sinuosité du littoral, qui n’est couverte d’eau qu’à marée haute. Golfe formé par l’embouchure d’un fleuve; l'estuaire de la Garonne se notnme Gironde.
esturgeon [és-tur-jon] n. m. (ano. h. allem. sturio). Genre de poissons ganoïdes, comprenant de grandes formes en fuseau ; l'esturgeon est commun Sans les fleuves russes.
— Encycl. Les esturgeons (acipenser) sont de grands poissons carnassiers, qui vivent dans les eaux salées et remontent les fleuves au moment du
Esturgeon.
frai. On en connaît une vingtaine d’espèces. L’esturgeon commun atteint 6 mètres de long. Il devient de plus en plus rare. Avec les œufs d'une espèce appelée bélouga, les Russes font du caviar ; avec sa vessie natatoire, la belle colle de poisson. La chair des esturgeons est estimée ; on la conserve fumée ou salée.
ésule \è-zu-le] n. f. Bot. Espèce d’euphorbe assez répandue en Europe.
ESUS ou HéSUS [cuss], dieu de la guerre chez les Gaulois.
ES’VreS, oomm. d’Indre-et-Loire, arr. et à 13 kil. de Tours, sur TIndre ; 1.680 h. Ch. de f. Orl. Volailles.
EszeE, V. de Hongrie (Slavonie), sur la Drave ; 23.000 h.
et [é] (lat. et) conj. copulative, qui sert à lier les parties du discours, les propositions.
êta n. m. Septième lettre de l’alphabet grec.
ÉTA
ÉTA
établage n. m. Rétribution que l'on paye pour la place occupée par un bœuf, un cheval, etc., dans une étable ou une écurie. Entre-deux des limonières d’une voiture.
étable n. f. (lat. stabulum). Lieu destiné au
Étable à bœuis.
logement des bestiaux, particulièrement ceux q^ui vivent en troupeaux, tels que boeufs et vaches : les
Coupe d’uue étable,
Cheminée O aération
Fenêtre
basculan
Cloison a claire voie
'Séparation
Rigole d'écoulement
Couloir alimentationl
Augefe
/,oo-iras(f< -
étables doivent toujours être 'propres, chaudes et bien aérées. V. Augias.
— Encycl. Le mot étable s’applique plus particulièrement au logement des bovidés, comme écurie désigne le logement des chevaux, ânes et mulets,, bergerie celui des moutons, porcherie celui des porcs, etc. Suivant les animaux qu'elles abritent, les étables sont appelées vacheries (pour les vaches laitières), ou beuveries (pour les bœufs de travail), et aménagées conformément à leur destination.
étable n. m. Ancienne forme de