LIGNES
— Astron. Les étoiles paraissent être les centres, les soleils, d’autant de systèmes planétaires ; le nombre en est indéfini ; on peut voir, dans tout le ciel, environ 5.000 étoiles à 1 œil nu, mais à un moment donné on ne peut guère en apercevoir que 2.000, à cause de l'absorption atmosphérique. Lorsqu’elles sont très rapprochées l’une de l'autre, elles forment des taches blanchâtres, connues sous le nom de nébuleuses. La voie lactée est une immense nébuleuse. Les étoiles sont séparées de nous par des distances immenses ; on arrive à calculer quelques-unes de ces distances, en déterminant la parallaxe des étoiles correspondantes ; les plus rapprochées mettent de trois à quatre années pour nous envoyer leur lumière, et, cependant, la lumière parcourt 300.000 kilomètres par seconde ; d’autres nous envoient leur lumière en 36.000 ans. La première liste systématique d'étoiles a été dressée par Ilipparque (130 av. J,-C.) ; ce catalogue, conseiwé par Ptolémée dans son Ahnageste, comprend 1.025 étoiles. De nombreux catalogues ont été dressés depuis. Dans ces catalogues, chaque étoile est déterminée dans le ciel par ses deux coordonnées. Le catalogue de Lalande, publié en 1801, en renferme 47.390. Les étoiles ont été groupées suivant leur ordre d’éclat, ou, comme on dit, de grandeur. On en place généralement 20 dans la première grandeur, 66 dans la deuxième, 190 dans la troisième, etc. De plus, on les groupe par constellations. Dans chaque constellation, les étoiles se désignent par les lettres de l'alphabet grec a, 7, etc., en suivant l’ordre des grandeurs. On connaît des systèmes doubles d’étoiles, c’est-àdire des groupes de deux étoiles relativement voisines, l’une tournant autour de l’autre ; on connaît de même des systèmes triples, quadruples. Un grand nombre, d’étoiles ont un éclat variable ; certaines ont un éclat péxûodique ; on les étudie aujourd'hui systématiquement par la photographie. En définitive, les étoiles sont des astres lumineux par eux-mêmes, et de même ordre de grandeur que le soleil. (V. ciel, SOLEIL.) Les étoiles filantes sont des météores lumineux qu’on aperçoit souvent la nuit dans un ciel serein, et qui produisent sur les yeux l'effet d’étoiles qui se détachent et tombent de la voûte céleste. On les considère comme de petits fragments planétaires,
qui entrent dans notre atmosphère avec une vitesse suffisante pour la traverser en quelques secondes, et que le frottement échauffe au point de les rendre lumineux. Lorsque ces petits corps cèdent à l'attraction de notre planète , ils sont précipités sur la terre, et forment des aérolithes ou bolides.
Étoile africaine {ordre de V), ordre de l'Etat indépendant du Congo, institué en i888 par Léopold II, souverain de cet Etat. Il comprend six classes ; le ruban est divisé en trois bandes verticales de même largeur, les extrêmes bleu pàlc et la médiane jaune.
Étoile d’Anjouan {ordre de V), ordre fondé par le sultan des Comores Seïd Abd-Allah, vers 1860. Il comprend cinq classes. Depuis 1896, c’est un ordre colonial frnnçais, et le ruban qui était, jusqu'en 1900, rouge avec bordure blanche, est aujourd'hui bleu de ciel, avec double liséré orange.
Étoile brillante [ordre de V). ordre de chevalerie institué par le sultan de Zanzibar en 1875, modifié depuis et comprenant deux catégories, dont la première est réservée aux souverains et chefs d’Elat ; la seconde comprend cinq classes. Le ruban est rouge, avec filet blanc sur chaque bord.
Étoile de Comore {ordre de L'), ordre de chevalerie, fondé par le sultan des Comores, et confondu depuis 1896 avec l’ordre de l’étoile d’Anjouan.
Étoile d’Éthiopie [ordre de l), ordre fondé en Ethiopie, et dit aussi ordre du Choa. Il comprend cinq classes ; le ruban est une passe à quatre couleurs : bleu, jaune, vert, rouge.
Étoile Gurkha de Sarasvati (ordre de V), ordre népalais, insiitué par un souverain de la première moitié du xixe siècle. Une seule classe. Ruban de cachemire bleu, lissé de (leurs rouges, blanches et noires.
Étoile des Indes {ordre de Z’), ordre britannique, fondé en 1861 par la reine ‘Victoria; ruban bleu de ciel, liséré de blanc.
Étoile de Karageorges {ordre de V), ordre serbe fondé en 1904. Ilcomprendquatre classes ; ruban rouge.
Étoile noire du Bénin [ordre de V), ordre fondé par le roi Toffa à Porto-Novo en 1889, et devenu ordre colonial français en 1896. Il comprend cinq classes ; ruban bleu de ciel.
Étoile d’Océanie, ordre hawaïen, fondé en 1886 par Kalakaua le»". Il comprend cinq classes ; le ruban est vert, liséré de blanc.
Étoile polaire (ordre de V), ordre suédois créé en 1748 par Frédéric le*", modifié en 1844. Il comprend trois classes ; le ruban est entièrement noir.
Étoile de Roumanie (ordre de V), ordre roumain créé en 1877 par Charles Pr. 11 comprend cinq classes : le ruban est rouge, avec double filet bleu sur chaque bord.
Étoile du Nord fZ’\ opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe, musique de Meyerbeer. Il a pour
Etna^ volcan du nord-est de la Sicile ; 3.313 m. d'alt. Ses terribles et fréquentes éruptions, qui ont souvent dévasté les abords de Catane, l'ont rendu célèbre.
Citons celle de 1183. qui coûta la vie à lo.OOO personnes ; celle de 1669, qui fit 20.000 victimes; celle de 1693, 60.000;
enfin, au xix® siècle, celles de 1809, de 1830, 1843, 1865, 1879 et 1892. La mythologie en faisait la demeure des géants Encelade et Typhon ; elle y plaçait les forges de Vulcain et des cyclopes.
etnette [èZ-nê-îe] n. f. Pince des fabricants de laiton.
et nunc, reges, intelligite ; erudimini qui judicatis terram, citation lat. sigmf. Et maintenant, rois, comprenez ; instruisez-vous, vous qui décidez du sort de la terre. Paroles du psalmiste (Ps. n. 10), prises comme texte par Bossuet dans son Oraison funèbre de la reine d’Angleterre, et qu'on rappelle pour marquer que l’expérience des autres doit nous instruire.
étOC [iok] n. m. Mar. Tète de rocher.
Syn. ESTOC.
étoca^e n. m. Mar. Espèce de cordage que l'on place sur les étoqueresses.
étoffe 'to-fe] n. f. Tissu de laine, de fil, de coton, de soie, etc. : étoffe moelleuse. Fig. Matière, sujet: étoffe suffisante pour faire un roman. Ressources naturelles, valeur personnelle : avoir de l'étoffe. PL Ce que fait payer un imprimeur, au delà des frais de composition et de tirage, pour couvrir ses frais généraux.
étoffé [to-fé], e adj. Plein de choses ; abondant: style étoffé. Gras, replet, dodu, en parlant d’une personne ou d’un animal. Voix étoffée, pleine et sonore.
étoâenieilt [to-fe-man] n. m. Action d’étoffer.
étoffer [to-fé] V. a. Emplr^er l'étoffe nécessaire : étoffer un habit. Fig. Rendre plus nourri. Coi*ser : étoffer un roman.
étoile n. f. (lat. Stella). Astre fixe qui brille par sa lumière propre : Siiius est une des plus brilla?ites parmi les étoiles. Fig. Influence autrefois attribuée aux astres sur le sort des hommes : être né
ÉTO
ÊTR
sujet les amours de Catherine et de Pierre le Grand. Partition intéressante, mais peu homogène (1854).
Étoll6, comm. de La Drôme, arr. et à 10 kil. de Valence, non loin du Rhône ; 3.010 h. Ch. de f. P.-D.-M. Vins. Ruines d’un château-fort où résidèrent Louis XI et Diane de Poitiers.
Etoile (1’), comm.de la Somme, arr. et à 24 kil. d'Amiens, près de la .Somme canalisée ; 1.750 h. Camp romain.
étoilé, e adj. Semé d’étoiles :
ciel étoilé. Kn forme d'étoile. Fêlé en étoile. Polygone étoilé.v. étoile.
étoilement [mon] n. m. Fêlure en forme d’étoile.
étoiler ( lé\ v.a. Semer d’étoiles ou d'objets en forme d'étoile. Fêler en étoile ; étoiler un carreau.
étole n. f. (du lat. stola, robe).
Ornement sacerdotal, formé d'une large bande élargie en palette à chaque extrémité. Fourrure, etc., pour dames, dont la l'orme rappelle celle de cet ornement.
Étole.
Étoile [7f;, contrée de l’ancienne Grèce ; elle forme aujourd., avéc l'Aoarnanic, un nome du royaume hellénique, avec il/î'ssolonghi pour chef lieu. Ilab.
Etoliens.
Étolien,
en ne [H-iti, Monnaie d’Étolie.
è-jieJ, habitant
ou originaire de l’Etolie : les Etoliens. Adjectiv. : Je costume étolien.
Ëton, V. d’Angleterre (comté de Buckingham), sur la Tamise ; 3.500 h. Collège célèbre fondé en 1440. Le co.stuiue des élèves d'Elon comporte un pantalon gris, une veste noire courte et terminée en pointe dans le dos, un col blanc rabattu et un chapeau haut de forme.
étonnamment [to-tia-man] adv. D'une manière étonnante : deux frères qui se ressemblent étonnamment.
étonnant [to-nan], e adj. Qui étonne ; surprenant : nouvelle étonnante. Extraordinaire, singulier, bizarre : homme étonnant. Ant. Commun, ordinaire, naturel, simple.
étonnement [to-ne-man] n. m. Commotion brusque. (Vx en ce sens.) Surprise causée par quelque chose d'extraordinaire : être fray^é d’étonnement. Ebranlement, lézarde dans un édifice. Ebranlement causé par un choc au sabot du cheval. Fêlure dans un diamant. (Syn. étonnukb.)
étonner (tu-ne'j v. a. (du lat. pop. extonare, ébranler comme par un coup de tonnerre). Frapper d’une vive commotion physique et morale. (Vx en ce sens.) Ebranler, lézarder . étonner une voûte. Surprendre par quelque chose d’extraordinaire : nouvelle qui étonne chacun. S'étonner v. pr. Etre surpris : ne s'étonner de rien.
étonnure [to-nu-ré] n. f. Fêlure produite dans un diamant par un contre-coup.
étoqueau [hô], étoquiau |/ti-(5], étoquereau [ke-rô] ou estoquiau [ès-to-ki-ô] n. m. Pièce de fer façonnée, qui sert à en arrêter ou à en contenir d'autres.
étoquer i/ré, v. a. Préparer arec Tétoqueresse : étoquer un drap.
étoqueresse [Ae-rè-se] n. f. Longue carde pour le drap. N. f. pl. Mar. Petites cordes longues de 0™,20.
étouffade [tou-ja-de] n. f. V. ÉTOUFFÉE, étouft'age [tou-fa-je] n. m. Action d'étouffer, et spécialement d'étouffer les abeilles ou les chrysalides de vers à soie.
étOUfl'ant \tou-fan'. , e adj . Qui fait qu’on étouffe : la chaleur étouffante dû désert.
étouffée [tou-fé] n. f. (ital. stufata, de stufa. étuve). Mode de cuisson qui consiste à mettre sur le feu les viandes et les légumes dans des vases bien clos : poulet à l'étouffée. tOn dit aussi étuvée,
ESTOUFFADE et ÉTOUFFADE.)
étouffement [tou-fe-man] n. m. Grande difficulté à respirer, suffocation : l'asthme donne des étouffements.
étouffer [tou-fé] v. a. Faire perdre la respiration. faire périr par asphyxie : étouffer un pigeon. Gêner la respiration : personne gue la colère étouffe. Eteindre en interceptant l’air : etouffer du charbon. Fig. Empêcher d'éclater : étouffer ses sanglots. Empêcher de suivre son cours : étouffer une affaire, un scandale. Empêcher de se développer : étouffer une révolte. Arg. des joueurs. Faire disparaitre subrepticement ; étouffer les enjeux. Pop. Boire en entier ; étouffer une bouteille. V. n. Respirer avec peine ; on étouffe ici. Fam. Etouffer de rire, rire avec excès, à ne plus pouvoir respirer.
AlLUS. LITTÉR. V. E.MIIRASSER.
étouffeur, euse [tou-feur,eu-ze\ n. Celui, celle qui étouffe (au sens actif;. Phys. Etouffeur de courant, dispositif pour détruire le courant électrique de trouble provoqué par les lignes à haute tension sur les réseaux télégraphiques ou téléphoniques.
étouffoir [tou-foir'i n. m. Vase ■de cuivre ou de tôle pour éteindre et conserver la braise. Mus. Mécanisme Étouffoir. à l'aide duquel on arrête subitement les vibrations des cordes dans le piano. Fig. Salle où l'on manque d'air.
étoupsde U. f. Etoupe imbibée de blanc d'œuf, dont on se servait pour panser les plaies.
étoupage n. m. Action d’étouper un chapeau de feutre à l’état de capade.
étoupas [pa' n. m. Toile grossière d'étoupe, employée pour l'emballage des étoffes.
étoupe n. f. (lat. sluppa). Partie la plus grossière de la filasse du chanvre ou du lin. Fig. Mettre le feu aux éloupes, exciter aux querelles.
— Encycl. Après le. rouissage et le teillage, le lin est soumis au peignage, qui a pour but de séparer les fibres des débris constituant l’étoupe. La valeur de l'étoupe varie suivant le degré de rouissage et de teillage.
étoupement 'man, n. m. Action d'étouper. Etat de ce qui est ctoupé.
étouper [péj v. a. Boucher avec de l’étoupe : étouper une fente. Fam. Avoir les oreilles étoupées, les avoir garnies de coton. Chapell. Etouper une capade, renforcer ses parties faibles avec les rognures d une autre capade.
étouperio [rf] n. f. Toile d’étoupes pour les emballages. Lieu où l'on conserve, à bord, les étoupes.
étoupeux, euse [peil.eu-ze] adj. Qui est garni d'étoupes, de poils qui ressemblent à de l'étoupe.
étoupier \pi-é], ère n. Personne qui fait de l'étoupe avec de vieux cordages.
étoupille [Il mil., e] n. f. (de étoupe). Mèche inflammable, qu'on introduit dans la lumière d'un canon, et qui lui sert d'amorce.
— Encycl. Après avoir mis d'abord le feu à la charge des canons, au moyen d'une simple traînée de poudre versée dans la lumière, on imagina d'y introduire une mèche formée de brins d'étoupe enduite de pulvérin, et qui communiquait le feu avec plus de sûreté. D'où le nom d'étoupille donné à cette mèche et conservé plus tard aux artifices divers employés pour le même objet. C'est ainsi que l'on eut : ïétoupille à percussion, capsule qu'un marteau fait détoner ; et Yétoupille fulminante à friction, composée essentiellement de deux tubes en cuivre et d'un rugueux, c'est- "l'-A friction; 2. A percussion, à-dire d'une lame de cuivre
barbelée, qui enfiamme par friction la composition fulminante. On emploie aussi des étoupilles électriques. pour la mise de feu aux pièces disposées dans les tourelles cuirassées.
étoupiller [il mil., é] v. a. Garnir d'étoupilles des pièces d'artifices.
étoupillon [Il mil.] n. m. Petite mèche suiffée, qu'on introduisait dans la lumière, d'une pièce d'artillerie, pour préserver la charge dé l'humidité.
étoupin n. m. Peloton d'étoupe, qui servait autrefois à uourrer le canon.
étourderie [rîj n. f. Caractère, action d’étourdi : l'étourderie est commune chez les enfants.
étourdi, e adj. et n. Qui agit sans réflexion, sans attention : écolier étourdi. A l'étourdie loc. adv. Étourdiment. Ant. Posé, sage, grave, sérieux.
Étourdi (/'), comédie de Molière, en vers, en cinq actes ; représentée à Lyçn probablement en 1655, à Paris en 1658. C'est une comédie d'intrigue, rapide et spirituelle Pour aider son maitre Lélie à enlever une jeune esclave, Mascarille imagine une série de ruses habilement ourdies, que fait échouer chaque fois une étourderie de Lélie.
Étourdis [les], ou le Mort supposé, jolie comédie en trois actes et en vers, d'Andrieux (1787) ; style élégant et facile. Pour tirer d’affaire un jeune homme poursuivi par ses créanciers, ses amis le font passer pour mort, et son oncle paie ses dettes, étourdiment [rnan] adv. En étourdi, étourdir v. a. (du préf. é, et de lourd, grive). Faire perdre l'usage des sens : étourdir d'un coup de bâton. Assourdir, fatiguer, importuner : cef enfant m'étourdit. Etourdir la douleur, la rendre moins vive. Cuire à demi : étourdir une volaille. Etourdir l'eau, la dégourdir. S’étourdir v. pr. Se distraire pour ne pas penser à une chose pénible.
étourdissant [di-san], e adj. Qui étourdit : bruit étourdissant. Fam. Extraordinaire, merveilleux. très surprenant : nouvelle étourdissante.
étourdissement [di-se-man n. m. (de étourdir). Etat de trouble, de vertige. Fig. Etonnement extrême. Action de se distraire d'une idée importune. 'V. VERTIGE.
étourneau [nô) n.
m. (lat. sturnus). Oiseau de l'ordre des passereaux, vulgairem. appelé sansonnet. Fig. Personne légère, inconsidérée, étourdie.
— Encycl. Les étourneaux [stumus] sont des oiseaux de taille moyenne, bronzés, variés de roux et de jaune; ils sont essentiellement insectivores, et sociables. On en connaît 6 espèces : l'étourneau commun ou sansonnet , qui émigre pendant 1 hiver vers les régions chaudes; l'étoumeau superbe, de l'Inde et du Bengale Perse, etc.
étouteau [td] n. m.
rivée sur le plat d une roue d'engrenâge. Partie fixée sur la douille d'une baïonnette pour limiter le mou-
Vétourneau pourpre, de Cheville perpendicùlaire.
vemenl de la virole.
et propter vitam, vivendi perdere causas,
vers lat. signif. Pour vivre, renoncer à ce qui est la raison même de vivre (c'est-à-dire à la vertu). Juvénal (Satires. VIII, 84) reproche leurs vices aux patriciens dégénérés de son époque, et, prêchant la vertu à un interlocuteur imaginaire, il termine par ce vers. Il entend que l'honneur doit êti'e pour nous la plus forte raison que nous ayons de vivre.
et quasi cursores, vitaï lampada tradunt, vers lat. signif. Comme des coureurs, ils transmettent le flambeau de la vie. A propos de la brièveté de la vie humaine, Lucrèce (De natura rerum. II, 79, fait allusion à la fête gi-ecque des lampadophories, fête nocturne, où des relais de coureurs, disposés à l'avance, se transmettaient de l'un à l'autre des torches enflammées. Lucrèce compare les hommes à ces coureurs, qui rentrent dans la nuit après avoir passé le flambeau à un autre.
étrain [fn'n] n. m, ;lat. stramen . Litière des bestiaux. (Vx.)
étrampag'e n. m. Syn. de ÉTREMPAOE.
étramper v. a. Syn. de étremper.
étrange adj. (lat. extraneus ; de extra, dehors). Contraire à l’usage, à l’ordre, au bon sens. Extraordinaire ; recevoir une étrange nouvelle. N. m. Chose étrange, bizarre ; nombre d'auteurs actuels remplacent le talent par l’étrange.
étrangement [ man ] adv . D’une manière étrange, extraordinaire : uti récit étrangement risqué.
étranger [jé], ère adj. et n. (de étrange). Qui est d’une autre nation ; les étrangers résidant en France doivent faire une déclaration de séjour. Qui n'appartient pas à un corps, à une famille : être accueillant pour les étrangers. Qui n'appartient pas à la chose dont on parle : dissertation étrangère au sujet. Qui ne connaît pas ; étranger à une science, à un art. Méd. Corps étranger, qui se trouve, contre nature, dans le corps de l'homme ou de l'animal. N. m. Pays, peuple étranger : passer à l'étranger. Ant. Aborigène, autochtone, naturel, indigène.
— Encycl. Dr. Les étrangers sont soumis à toutes les lois d’ordre public en vigueur dans le pays où Us se trouvent. V. exterritorialité.
Au point de vue civil et commercial, les étrangers sont, en général, admis à se livrer librement au commerce. Ils contractent valablement, mais demeurent régis, au point de vue de la capacité, par la loi de leur pays. Ils peuvent aussi être propriétaires d'objets mobiliers et immobiliers. Ils sont soumis à l’obligation de la caution judicatum solvi. V. CAUTION.
Les droits politiques qui supposent la qualité do citoyen sont refusés aux étrangers.
Le ministre de l'intérieur peut, par un arrêt d’expulsion, enjoindre à tout étranger voyageant ou résidant en France de sortir immédiatement du territoire de la République, et le faire reconduire à la frontière.
Tout étranger arrivant dans une commune de France pour y exercer une profession, un commerce ou une industrie, doit, en vue de son immatriculation sur un registre spécial, faire à la mairie une déclaration de résidence, dans les huit jours de son arrivée, V. naturalisation.
Etranger (i ), action musicale en deux actes, poème et musique de Vincent d'Indy (1903); œuvre d'un symbolisme un peu obscur, dont la musique, construite sur le système des leitmotive, témoigne d’une haute inspiration et d’une science profonde de l'harmonie et de l’orchestration.
étranger [jé] v. a. (Prend un e après le g devant a et O : il étranyea, nous étrangeons.) Véner. Ecarter d un lieu : étranger le gibier d'un pays. (Peu us.)
Étrangère (l'), comédie dramatique en cinq actes d'Al. Dumas fils ; un gentilhomme ruiné, de moralité douteuse, le duc de Septmonts, et une i' étrangère •> énigmatique, mistress Clarkson, sont les héros de cette oeuvre puissante, dramatique, mais d’invention un peu bizarre (1876).
étrangeté n. f. Caractère de ce qui est étrange. Chose étrange.
étranglant [glan], e adj. Qui étrangle. (Vx.) étranglé, e adj. Resserrer, rétréci ; passage étranglé. Voix étranglée, son étranglé, voix, son qui a de la peine à sortir. Chir. Hernie étranglée, hernie qui subit une forte constriction par la contraction des parties qui l’entourent. N. m. Caractère de ce qui est étranglé, insuffisant, renfermé dans des bornes trop étroites : l'étriqué et l'étranglé détruisent tout.
étranglement [man] n. m. Action d’étrangler : étranglement d’un condamné. Resserrement : le corps de la guêpe est divisé en deux parunétranglement. Rétrécissement accidentel ou naturel : 'l'étranglement d'une vallée. Rétrécissement à l'avant du châssis d'une automobile.
étrangler [glé', v. a. (lat. strangulare). Faire perdre la respiration, la vie, en pressant le gosier : en Espagne on étrangle les condamnés à mort. (V. garrotte.) Serrer, comprimer : sa cravate l'étrangle. Fig. Mettre dans un état d'anxièté : le remords étrangle le coupable. Empêcher de. se produire : étrangler une affaire. V. n. Perdre la respiration. Par exagér. Perdre la respiration sous l’impression d’une émotion : étrangler de colère. S’étrangler v. pr. Se tuer par strangulation. Perdre momentanément la respiration. Devenir plus étroit.
étrangleur, euse [eu-ze] n. Qui étrangle. Les étrangleurs, v. thugs. Dans un carburateur, dispositif d’obturation placé sur la conduite d’aspiration et servant à régler le mélange gazeux.
étrangloir n. m. Cargue pour empêcher le vent de prendre dans la voile. Lunette de fer pour coincer la chaîne.
étranglure n. f. Faux pU du drap, occasionné par le foulage.
étranguillon [ghi, il mil., on] n. m. Espèce d’esquinancie des chevaux. Poire d'étranguitlon. poire fort âpre, astringente,
étrape ou étrapoire n. f. Petite faucille, qui sert à couper le chaume.
étraper [pé] v. a. (lat. exstirpare). Couper le chaume avec Tétrape.
étraque [tra-ke n. f. Mar. Largeur d'un bordage. Bordage lui-même.
étraquer \ké] v. a. Suivre une pièce de gibier à la trace sur la neige.
étrave n. f. (orig. scandin.). Réunion de fortes pièces de bois continuant la quille et formant l'avant d'un navire.
être V. subst. (du lat. pop. essere, pour esse. — Je suis, tu es, il est, nous sommes, vous êtes, ils sont. J'étais, nous étions. Je fus, nous fûmes. Je serai, nous serons. Je serais, nous serions. Sois, soyons, soyez. Que je sois, que nous soyons. Que je fusse, que nous fussions. Etant. Eté.) Exister ; yo pense, donc je suis. Appartenir : cet objet est à moi. Sert à lier l’attribut au sujet : la neige est blanche. Sert d'auxiliaire dans les temps composés des verbes passifs, réfléchis, et de certains verbes neutres : nous sommes venus; fai été aimé ; je me suis promené. Se trouver dans un lieu ; je suis à Paris. Se porter ; comment êtes-vous ? Aller : fai été à Rome ;quand on est revenu;. .V'efre plus, avoir cessé de vivre. Etre pour, être partisan de. En être l'Our sa
ÊTR
ÉTR
peine, avoir perdu sa peine. J'en suis pour ce que j'ai dit, je maintiens mon opinion. Etre à, dépendre de, se dévouer à. Etre de, appartenir, faire partie. Etre de quelque chose à quelqu'un, l’intéressera un tite-e quelconque. Etre sur, parler de : être sur telle question. Etre en, être vêtu de ou comme : être en habit, en Pierrot. Etre avec quelqu'un, vivre maritalement avec une personne. Absoluni. L'être, être trompé par sa femme, y être, avoir compris, deviné. Comme si de rien ii'élait, avec indifférence, sans préoccupation. Si j'étais de, si j’étais que de, si j’étais à la place de. N'en être pas à, n'ètre pas retenu, gêné, par. Ne savoir plus où l'on en est, être extrêm.emcnt troublé, embarrassé. C’est à, il appartient à ; le moment est venu pour. Cest à qui, tout le monde s’empresse. Ce n'est pas que, il ne faut pas croire pour cela que. Ce que c est que de, voilà à quoi aboutit, voilà le sort de. Allus. litïér. :
Rome n’est plus dans Rome, elle est toute où je suis, réponse de Sertorius à Pompée, dans le Sertorius de Corneille ,ni, 2). Quand on ne cite que le premier hémistiche, c’est pour indiquer un déplacement de personnes appartenant à un même tout. Quand on cite le vers entier, c'est pour indiquer, souvent par plaisanterie, la prétention à résumer en soi seul une opinion, un sentiment, etc. Je pense, donc
JE SUIS, V. OOGITO, ERGO SUM ; QUE LA LU¬ MIÈRE SOIT, V. FIAT LUX ; ÊTRE OU NEI PAS ÊTRE, V. TO BE OR MOT TO BE.
être n. m. Tout ce qui est : la chaîne des êtres. L’Etre suprême, Dieu.^ (En ce sens prend une majuscule.) L'être fini, l'homme. V. êtres.
Être suprême {Fête de l'), célébrée le 20 prairial an II (8 juin 179i), dans le jardin des Tuileries, à Paris. Dans cette fête, proposée par Robespierre, parurent les membres de la Convention, tenant à la main des épis, des fleurs et des fruits.
Robespierre pi-ononça un discours emphatique, dans lequel il déclara que le peuple français croyait en Dieu et en l'immortalité de l’âme. Malgré tout son éclat, la fête tomba bien vite dans l’oubli.
Etréaupont, oomm. de TAisne, arr.
et à 8 kil. de 'Vervins, au confluent de l'Oise et du Thon; 1.510 h. Ch. de f. N. Partiellement détruite pendant la Grande Guerre.
Etrécll'y, comm. de Seine -et -Oise, arr. et à 8 kil. d’Etampes, non loin de l.iOO h. Ch. de f. Orl.
étréclr v. a. (anc. franç. estreciev, lat. pop. strietiare, de strictus, étroit). Rendre plus étroit ; élrécir un habit. S’étrécir v. pr. Devenir plus étroit. Ant. Dilater, élargir, évaser.
étrécissement [si-se-man] n. m. Action par laquelle on étréoit. Etat de ce qui est étréci : l'étrécissement du lit de la rivière accélère le cours de l'eau. Ant. Dilatation, élargissement, évasement.
étréciSSUre [si-s«-re] n. f. Réduction de la largeur ; l'étrécissure d'une pièce de drap.
étreignant [trè-gnan], e adj. Qui étreint, qui entoure en serrant : lianes étreignantes.
étreignoir [trè-gnoir]m.n. Instrument de menuisier, muni de clefs, pour serrer les pièces assemblées.
étreindre [trin-dre] v. a. {lat. stringere. — Se conj. comme craindre.) Serrer fortement en liant ; étreindre un fagot. Serrer dans ses bras. Fig. Oppresser ; l'émotion qui m’étreint. Resserrer, rendre plus étroit : étreindre les nœuds de l'amitié. Retenir puissamment. Gêner l’expansion de. S'étreindre v. pr. Se seri'er dans les bras l'un de l'autre : deux athlètes qui s'étreignent. Ant. Desserrer, lâcher, relaxer.
étreinte [trin-te] n. f. Action d’étreindre. Pression exercée par ce qui étreint. Action d’embrasser, de serrer dans ses bras : douces étreintes. Fig. Force d’un lien moral. Pénible contrainte.
Etrelles, comm. d’IUe-et-VUaine, arr. età7 kil. de 'Vitré ; 1.480 h.
étrempage n. m. ou étrempure [tran] n. f. Action d’étremper. Série de trous pratiqués sur l'age de la charrue pour régler l’enfoncement du soc.
étremper {tran-pé] v. n. Enfoncer plus ou moins profondément le soc de la charrue dans la terre.
étronne [trè-ne] n. f. (lat. strena). Présent fait à l'occasion du premier jour de l’an ou de tout autre jour consacré par l’usage : recevoir, donner des étrennes. Cadeau en général. Par ext. Première vente du jour, que fait un marchand. Fam. En avoir, n'en n'avoir pas Vétrenne, être, n'ètre pas le premier à user, à jouir de. Donner à quelqu'un Vétrenne de sa barbe, l’embrasser le premier après avoir été rasé. Prov. : A bon jour, bonne étrenne, se dit quand une chose heureuse arrive un jour de fête.
— Encycl. On trouve Tusage des étrennes établi à Rome dès la plus haute antiquité. On envoyait aux magistrats, comme marque de déférence, des branches coupées dans un bois consacré à la déesse Strenia ou Strena. Plus tard, on offrit des figues, des dattes, du miel, puis des monnaies et médailles d'argent, etc. Enfin, Tusage des étrennes devint si général sous les empereurs,- que tout le peuple allait souhaiter la bonne année à l’empereur, et chacun lui portait son présent d'argent selon son pouvoir. Les Gaulois avaient très probablement Tusage des étrennes : ils se partageaient les touffes de gui le premier jour de Tannée. Au moyen âge, les étrennes étaient données aussi bien par les petits que par les grands, et constituaient de véritables échanges. En 1563, Charles IX disposa que Tannée commencerait le l'u' janvier, mais, aux xiv® et xvs siècles, on donnait déjà les étrennes le jour de la Circoncision, bien qu'alors Tanùée ne commençât pas à cette époque.
Étrennes de la poésie française {les), d’Antoine de Baïf ; ouvrage composé de poésies traduites du grec, et qui contient un essai d'orthographe phonétique et une curieuse application de la métrique ancienne à la poésie française (1574).
étrôHIlôr [tré-né] V. a. (de étrenne). Procurer à un marchand sa première vente de la journée. Faire usage d'une chose pour la première fois ; étrenner une robe, un chapeau. Se servir le premier de quelque chose : on dit de celui qui étrenne une maison neuve qu'il essuie les plâtres. V. n. Se dit de la pre¬
mière vente faite dans la journée. Pop. Recevoir des coups, des reproches.
étrépage n. m. (de étréper). Action d’étréper.
Étrépagny, ch.-l. de c. (Eure), arr. des Andelys, sur la Bonde, s.-aftl. de TEpte ; 2.350 h. Ch. de f. Et.'— Le cant. a 20 comm. et 8.210 h.
étrèpe n.f. Pioche de défrichement, à larges lames, dont les parties coupantes ont une direction perpendiculaire Tuneà Tautreet avec laquelle on coupe sous terre les racines des arbustes qu’il s'agit de détruire.
étréper [pé] v. a. (Se conj. comme accélérer.) Enlever la couche superficielle d’un terrain, tout en coupant les racines.
Etrépilly, comm. du dép. de Seine-et-Marne, arr. et à 11 kilom. de Meaux, sur la Thérouanne, affluent de la Marne ; 530 hab. (en 1911). Le 8 septembre 1914, au cours de la bataille de TOuroq, le 2rae régiment de zouaves a enlevé Etrépilly à la suite d un terrible assaut, après être parti de Baroy.
êtros ou aîtres [è-tre] n. m. pl. (lat. extera). Les dispositions des différentes parties d'une habitation ; connaitre les êtres d'une maison.
étrésillon [zi, il mil., on] n. m. (pour estésillon, de l’anc. fr. teser, tendre). Pièce de bois qu’on
place en travers dans les tranchées, les galeries de mine, pour empêcher les terres de s’ébouler.
étrésillonnement
fzi, U mil., o-ne-man] n. m.
Action d’étrésillonner.
étrésillonner [zi,
nmll., o-né] V. a. Etayer avec des étrésillons.
étresse [fr«-se] n. f.
Papier gris non collé, dont on doubleles cartesàjouer pour les rendre opaques.
Etretat [tn], comm.
de la Seine-Inférieure, arr. et à 27 kil. du Havre, sur la Manche ; 2.020 h. [Etretatais ou Etretatiens). Ch. de f. Et. Bains de mer ; belles falaises.
Étretat [La Falaise d'), talileau de Courbet, Tun de ses meilleurs paysages (1870).
Etreux, comm. de TAisne, ari’. et à 31 kil. de Vervins, sur le Noirieu ; 1.480 h. (en 1914). Ch. de f. N. Partiellement détruite au cours de la Grande Guerre.
étricage n. m. Action d’étriquer, de réduire les dimensions d’une pièce de bois.
étriclier [che\ v. a. (allem. streiehen). Frotter les cordes à boyau avec des cordes en crin imbibées d'eau de potasse.
étrier [tri-é] n. m. (orig. germ.l. Sorte d'anneau en métal, suspendu par une courroie de chaque côté de la selle, et sur lequel le cavalier appuie le pied : les étriers des Arabes sont langes et profonds. A franc étrier, de toute la vitesse de son cheval. Coup de l'étrier, dernier coup que Ton boit avant de se séparer. Vider les étriers, laisser ses pieds sortir des étriers ; tomber de cheval ou, au fig., se laisser déconcerter dans une discussion. .Avoir le pied à l'étrier, être prêt à monter à cheval, à partir. Fig. Se tenir prêt ; être en bonne voie. Tenir l'étrier à quelqu'un, lui tenir Tétrier immobile pour l'aider à monter à cheval ; au fig., favoriser ses desseins.
Mettre à quelqu'un le pied à l'étrier, au fig., favoriser ses débuts.
Lien de fer pour maintenir une poutre rompue. Un des osselets de l'oreille interne. Suspensoir des marche-pieds des vergues.
étrier lie Coup de l), tableau de Meissonier (1865), remarquable par la finesse de la touche et la perfection du rendu.
étrier [tri-é], ère adj. Se dit d'une jambe d'un pilier, placée à la tête d'un mur mitoyen.
étrière n. f. Petite lanière de cuir, servant à attacher les étriers à la selle quand ils ne pendent pas.
étrieu n. m. (autre forme de étrier). Etai transversal entre deux maisons.
étrillage in mil.]
n. m. Action d'étriller.
étrille [il mil., e] n. f. (lat. striijilis). Instrument de fer, formé de
petites lames dentelées, pour enlever les malpropretés qui s’attachent au poil des chevaux et autres animaux domestiques.
étrille [H mil., e] n. f. Zool. Nom vulgaire d'un crustacé appelé aussicraàe laineux.
étriller [il mil., é] v. a. Frotter avec l’étrille : étriller un cheval. Fig. Malmener, battre :
on l'a étrillé d’une rude manière.
Fam. Faire payer trop cher : ce marchand nous a étrillés.
étripage n . m . Action de vider les poissons et en particulier les sardines.
étriper [pé] v. a. Retirer les tripes de : étriper un lapin. A etripe-cheval, à bride abattue.
étriçj'U.é [ké], e adj. Qui n’a pas l’ampleur voulue ; habit étriqué. N. m. Caractère, défaut de ce qui est étriqué ; se complaire dans l'étriqué. Ant. Ample, étriquemen't [ke-man] n. m. Action d’étriquer. étriquer [/£<{] v. a. (orig. germ.) Faire ou rendre trop étroit, trop peu ample : étriquer un habit. Fig. Ne pas assez développer : étrittcr’unrfi'seoMrs.Enleversurunepiècede ois les parties qui empêchent l’ajustage, étriquet [kè] n. m. Pèch. Filet, plus long que large, tendu sur un cadre rectangulaire, et porté à l’extrémité d’une perche.
étristé [tris-té], e adj. "Véner. Se dit d’un chien courant qui a les jarrets bien formés.
étrive n. f. Mar. Amarrage sur deux cordages qui se croisent. Angle que fait une manœuvre sur un objet qu’elle rencontre.
étriver [vi] v. a. Mar. Poser en étrive. V. m Etre placé en étrive.
étrivière n. f. (rad. étrier). Courroie par laquelle un étrier est suspendu à la selle. Pl. Donner les étrivières, corriger, donner le fouet. Fig.
Faire subir un traitement humiliant. (Vx.)
Étroeungt, com.
du Nord, arr. et à 7 kil.
d’Avesiies, sur THelpe Mineure, affl. de la Sambre ; 2.060 h. Brasseries.
étroit [froil.e adj.
(lat strictus ; de stringere, supin strictum, serrer). Qui a peu de largeur ; une rue étroite. Fig. Qui manque d’étendue, de portée, de grandeur : esprit étroit ; idées étroites . Intime : amitié étroite. Strict, rigoureux : une étroite obligation. Manèg. Qui a les côtes resserrées ; cheval étroit. N. m. Ce qui est étroit : préférer le large à l'étroit. A Vétroit, loo. adv., pauvrement : vivre <t l'étroit. Dans un logement insuffisant : être logé à l'étroit. N. f. Pop. Faire l'étroite, faire la prude. Ant. Ample, large, ouvert.
étroitement [mau] adv. A l’étroit. Fig. Intimement : amis étroitement unis. Strictement.
étroitesse fiè-se] n. f. Défaut de ce qui est étroit : l'étroitesse d’un passage. Défaut de largeur dans l'esprit, les sentiments : étroitesse de vues, Ant. Ampleur, largeur.
é'tron n. m. (b. ail. strunt). Matière fécale consistante de Thomme et de quelques animaux.
étronçonner [so-né] v. a. Couper entièrement ia tète à un arbre.
étrope n. £, étroper v. a. v. estrope,
ESTROPER.
étruffé [tru-fé], e adj. Véner. Se dit du chien dont la cuisse est atrophiée.
étruffure [tm-fu-re] n. f. Infirmité du chien étruffé.
Etrurie, ancienne région d’Italie, entre le Tibre, les Apennins, la mer Tyrrhénienne et la rivière Macra. Les Etrusques ou Rasennes, probablement de race aryenne, étaient originaires de l'Asie Mineure. Supérieurs aux autres Italiotes, leurs contemporains» par leur culture intellectuelle, ils groupèrent, dès le
Étriers : 1. x« siècle: 2. xm*’ siècle; 3. De tournoi (xv^ s.); 4. A grille (1500); 5. De joute (xvi« s.) ; 6. Espagnol (xviie s.) ; 7. Mauresque (xvi® s.) ; 8. Turc (xvji« s.) ; 9. Arabe ; 10. Indien, en bronze (xvm® s.); 11. Moderne; 12. A l’a française : A, œil; H, branches; C, grille.
Fête de l’Être suprême, d’après une gravure de l’époque.
la Juine ;
Élrille.
Amarrage en étrive.
Etrivières : 1. Française ;