‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 778 sur 1225 · ETHIOPIE · texte numérisé non relu

ETHIOPIE

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û 50 100 ZOO Chemin de fer id. en construefion

• 'U- cil LUIIOLI-UMIU

\.Uhp,rpam -

[(ér-nii-ewr, ett-*e] n. Qui

étemueur, euse

éternue souvent. (Peu us.j

éterpe [tèr-pe] n. f. Espèce de houe à un cheval, étésien rzi-in] adj. m. (du g^. etésios, annuell. Nom donné à deux vents du nord, qui soufflent chaque année, pendant six semaines, dans la Méditerranée.

étêtclSO ou étêtement [man] n. m. Action d’étêter : Vétètage se pratique sur les arbres que l'on veut greffer en tète ou en couronne.

étêter Ué] v. a. (du préf. é, et de tête). Tailler la tête d'un arnre ; étèter un poirier. Oter la tête d'un clou, d’une épingle.

étêteur n. m. Pêcheur de morues, qui coupe la tête des poissons. Couteau dont il se sert.

éteuf n. m. (germ. staup). Balle pour jouer à la paume. Renvoyer l'éteuf, renvoyer la balle, riposter. Fig. Riposter à une injure, aune raillerie. Boule d'étoupe entourée de cuir , que Ton mettait au bout des épées et des fleurets d’escrime.

éteuüer [fi-é] n. m. Fa- r hricant d’éteufs.

éteule n. f, (lat. stipula).

Chaume qui reste sur place après la moisson. ( Vx. ) [On dit aussi ksteci.e,

ÉTEUBLE et ESTEUBLE.J

!Etex [tèkss] (Antoine), sculpteur, peintre, aretiitecte et littérateur français, né à Paris, m. à Chaville (1808-1888). Il a collaboré à la décoration de la façade postérieure de l'are de triomphe de l'Etoile, où il a donné les deux groupes ; la Résistance et la Paix ; il est Tanteur du groupe colossal Catn et sa race maudits de Dieu. — Son frère, Louis-Jules

Éteuf d’épée.

Etex, peintre français, né et m. à Paris (1810- 1889), a laissé des tableaux d’histoire, de genre, des paysages, des portraits, etc.

étL.â>Xie n. m. Chim.

Syn. de iiYURuaE d’éthyle. %

étlianolyse n. f.' ^

Chim. Action de l’alcool éthylique légèrement acidulé sur un corps gras. (Le corps gras et les éléments

de l'alcool donnent de la • v.

glycérine et un éther-sel.)

Ethe, comm.de Belgique (Luxembourg, arr. de 'Virton), sur la Thoune, bassin ^ de laMeuse; 1.830h. Poteries. '

Ethelbald, roi d'An-

Ethèlbert [6ér], roi Ant. Étex.

d'Angleterre de 860 a 866.

Etbelred I®', roi d'Angleterre de 866 à 871 ; il périt en combattant les Danois; — Ethelred II, roi d'Angleterre de 978 à 1016 ; il acheta la retraite des pirates normands, et lutta ensuite vainement contre eux.

Ethelwolf, roi d’Angleterre de 839 à 888; il lutta victorieusement contre les Danois, et épousa Judith, fille de Charles le Chauve.

éther [tèr] n. m. (du gr. aithf^r, air pur). Antiq. Fluide impondérable remplissant, selon les Anciens, les espaces situés au delà de l’atmosphère terrestre. Physiq. Fluide impondérable, élastique, qui remplit les espaces, pénètre tous les corps, et que les physiciens regardent comme l’agent de transmission de la lumière, de la chaleur, de l'électricité, etc. Poétiq. Air, atmosphère.

— Encyci.. Chim. Les éthers sont des combinaisons d'un acide et d’un alcool avec élimination d’eau. Leur formule type est, par exemple, avec le radical de lacide sulfurique : SO^R^ (R étant un radical, CIP, méthyle : éthyle). On les dénomme

encore éthers-sels par opposition aux éthers-oxydes, qui ne sont que des oxydes (R*0). L’éther ordinaire des pharmacies appartient à ce dernier groupe ; c’est un oxyde d’éthyle.

furique,

sur l'alcool ordinaire ; il a pour formule chimique (C^H®)^0. C’est un liquide incolore, très mobile, d'une odeur particulière, soluble dans l’alcool, peu soluble dans 1 eau : il a pour densité 0,736. 11 se solidifie à — 310 et bout à 35o. Il est très volatil et très inflammable ; il dissout le soufre, le phosphore et un grand nombre de substances organiques. 11 entre dans la composition du collodion, de la mélinite, etc.

— Méd. L’éther s'emploie à l’extérieur comme anesthésique. A l’intérieur, on l'emploie en potion ou en injections hypodermiques, comme antispasmodique et pour activer la circulation.

C’est Jackson qui, en 1846, découvrit les propriétés anesthésiques de l'éther. Après avoir été supplanté pendant longtemps par le chloroforme, l’éther est revenu en honneur, car il produit moins d’accidents.

L’éthérisation se pratique de la même façon que la chloroformisation, mais la période d'agitation est moins longue. On emploie encore l'éther pour les anesthésies locales en pulvérisations dans les névrites, ou pour les opérations de petite chirurgie.

étllére. e adj. De la nature de l’éther : substance éthérée. Poétiq. La voûte éthérée, le ciel. Qui a quelque chose de léger, d'aérien, de très pur : nyne éthérée. ÿui est propre au liquide appelé «éther»: odeur élhérée.

©tllérifieateur n. m. Appareil spécial, dans lequel on effectue l’éthérification.

éthérification [si-on] n. f. Transformation d’un alcool en éther.

éthérifier [fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Convertir en éther : éthérifier des acides.

éthérisation [za-si-on] n, f. Action d'éthériser : l'éthérisation est une véritable anesthésie.

— Encycl. Physiol. végét. Les végétaux peuvent être éthérisés, et cette anesthésie leur assure en quelques jours les mêmes effets que produit sur leurs cellules le repos prolongé de l'hiver. On éthérisé les plantes en mélangeant à l'air du local où elles sont placées des vapeurs d'éther. C’est surtout sur les plantes et les fleurs destinées au forçage, que l’on pratique cette opération, qui permet d'avancer beaucoup le moment où l’on peut les mettre en végétation.

éthériser [sé] v. a. Combiner avec l’éther. Suspendre d’une manière plus ou moins absolue la sensibilité, en faisant respirer de l’éther, en soumettant à l’éthérisation ; éthériser un malade; éthériser des plantes.

éthérisme [ris-me] n. m. Méd. Etat d'anesthésie, provoqué par l’éther.

— Encycl. Au début de l’anesthésie par l’éther, on ressent des picotements dans la gorge, et l’on a une sensation d'asphyxie. Au bout d'un instant, on éprouve un sentiment de bien-être, puis l’on s’endort d un sommeil profond, qui peut aboutir à la mort si la dose est trop forte.

éthérolat [la\ n. m. Produit de la distillation de l’éther sur une substance aromatique.

éthérolatur© n. f. Teinture éthérée, obtenue par l’action directe de l’éther sur des plantes fraîches ou sur des sucs.

éthérolé n. m. Médicament liquide, formé d'éther contenant en dissolution des principes médicamenteux.

éthérolique adj. Se dit des médicaments qui ont Téther pour excipient.

éthéromane adj. etn. (de éther, et manie). Se dit d'une personne qui a la manie de Tivresse causée par Téther.

éthéromanie [nt\ n. f. (de éthéromane). Manie de Tivresse par Téther.

— Encycl. L'éthéromanie peut donner lieu à des troubles voisins de ceux engendrés par l’alcoolisme ; les éthéromanes rechei’chent surtout l'excitation des organes des sens.

éthlonique adj. Chim. Se dit d’un anhydride C>H‘S“0®, appelé aussi sulfate de carbyle, qui se forme lorsqu’on abandonne pendant quelque temps de Talcool absolu au contact des vapeurs d’anhydride sulfurique.

éthioplanisme [nis-me] n. m. Mouvement ethnique et religieux dans l'Afrique du Sud, commencé en 1892 par la fondation d'une Eglise chrétienne nègre indépendante, mais dont le but véritable est l'éviction de tout Télément blancducontincnt africain.

Ethiopie fpf], nom que les Anciens donnaient à la partie de l'Afrique située au S. da l'Egypte, et que Ton emploie encore couramment

Armoiries de TÉUiiopie.

ÊTH

ÉTI

pour désigner l'ensemble des contrées du haut Nil et la région montagneuse de l'Abyssinie. Le Uodjam, le Tigré, le Choa, le Harrar sont les principales régions de l’Ethiopie, qu'arrosent le Nil lîleu, l'Atbara, le Mareb. Les principaux produits sont ; le café, le tabac, les céréales, l'ivoire.

L'Ethiopie forme aujourd'hui un einpii-e gouverné par le négus. Pop. IS millions d'h.

Cap. Addis-Àbaha. qu’un chemin de fer réunit au port français de Djibouti.

Éth.iopien, enne

{pi-in', é-nrî], habitant ou originaire d'Ethiopie ; les Ethiopiens. Adjectiv. : les nègres éthiopiens n'ont pas le nez épaté. N. m. Langue des Ethiopiens.

étMopique adj. Qui appartient à l'Ethiopie ou aux Ethiopiens : année éthiopique.

étiliops [opss' n. m. Nom donné, dans l’ancienne pharmacie, à un grand nombre de préparations de couleur noire.

éthique adj. (gr. èthihos). Qui concerne la morale:

science éthique. N. f. Science de la morale : l'éthique de Spinoza. d'.\ristote.

Éthique, traité philosophique d'Abélard, dont le principe fondamental est que la moralité des actions humaines réside dans la volonté.

Éthique (/’) démontrée par la méthode géométrique. ouvrage de Spinoza, rédigé en latin en forme de démonstrations géométriques, où se trouve au complet, dans une forme rigoureusement déductive, le système de ce philosophe, qui aboutit au panthéisme, à la négation de la personnalité humaine et de la responsabilité (1677).

Éthique à Nicomaque (?), ouvi-age de morale attribué à Ar-istote, où le bonheur, conséquence d'une activité normale de l’âme, est assigné comme but à l’action morale.

ethmoïdal, e, aux [ét-mo-i] adj. Qui concerne l’os ethmoïde ; suture ethmoldale.

ethmoïdd {ét-mo-i-dé\ adj, (du gr. ethmos, crible, et eidos. aspect). Se dit de l'os du crâne situé à la racine du nez, et qui est criblé de petits trous. N. m. : l'ethmulde.

Guerrier éthiopien.

ethmoïdite [ét-mo-i] n. f. Intlammation de l’ethmo'ide et surtout de la muqueuse qui le recouvre.

ethuarchie [ét-nar-chi] n. f. (du gr. ethnos. peuple, et archê, commandement). Province placée sous la domination d’un ethnarque, chez les Romains. Dignité, fonction d’ethnarque.

ethnarque [ét-nar-ke] n. m. Commandant, chef d’une ethnarchie.

ethnique [ét-ni-ke] adj. (du gr. ethnos. peuple). Chez les auteurs ecclésiastiques, païen, idolâtre. Relatif à la race ; influences ethniques. Qui désigne les habitants d'un pays : nom ethnique.

ethnogénie [ét'.nî] n. f. (du gr. ethnos. peuple, et gennân, engendrer). Branche de l'anthropologie, qui s'occupe de l’origine et de la filiation des races humaines.

ethnographe [ét-no] n. m. Personne qui s’occupe d'ethnographie.

ethnographie [ét-no-gra-fî] n. f. (du gr. ethnos, nation, et graphein, décrire). Etude et description des diverses nations, au point de vue biologique et social.

— Encycl. L’objet de l’ethnographie est l’étude des manifestations matérielles de l’activité humaine. Alimentation et logis, habillement et parures, armes de guerre et instruments des travaux de la paix, chasse, pêche, cultures et industries, moyens de transport et d’échange, fêtes et cérémonies religieuses, jeux de toute sorte, arts plus ou moins développés, tout ce qui, dans l’existence matérielle des individus, des familles ou des sociétés, présente quelque trait bien caractéristique, est du domaine de l'ethnographie. L’ethnographie est, en somme, la branche de l'anthropologie, qui s’occupe de toutes les manifestations de l'intelligence humaine, tandis que l'ethnologie est la science des caractères physiques de l'espèce humaine considérée comme divisée en races. V. races humaines.

Ethnographie (Musée d’), à Paris, au palais du Trocadéro, créé par l’anthropologiste Hamy (1882).

ethnographique [ét-no] adj. Qui a rapport à l’ethnographie : travaux ethnographiques.

ethnologie [ét-no-lo-jî] n. f. (du gr. ethnos, nation, et logos, discours). Science qui traite de la formation et des caractères physiques des raees humaines : de Quatrefages est un des fondateurs de l'ethnologie.

— Encycl. L’ethnologie décrit les divers groupes de l’humanité et les classe d'après leurs affinités naturelles. Elle utilise les renseignements que lui fournissent l'archéologie, l’histoire, l’anatomie, la morphologie et l’ethnographie. Les classifications des races humaines sont nombreuses, et offrent toutes des points faibles. On s'accorde néanmoins sur l'existence dès trois troncs : blanc, jaune et nègre. La difficulté qu'on rencontre pour établir une bonne classification provient des nombreux mélanges qui' se sont opérés sur la surface du globe et qui ont eu pour résultat de faire disparaître presque tous les types purs.

ethnologique [èt-no\ adj. Qui se rapporte à l'ethnologie : discussion ethnologique.

ethnologiquement [ét-«o, ke-man] adv. Au point de vue ethnologique,

ethnoloçue [ét-no-lo-ghe] ou ethnologiste [éf-no-Zo-yis-ie, n. et adj. Personne versée dans l’ethnologie, ou qui s’occupe de cette science.

éthocrate adj. et n. (du gr. éthos, mœurs, et kratos, pouvoir). Partisan de l'éthocratie.

éthocratie [sf; n. f. (de éthocrate). Gouvernement qui serait fondé sur la seule morale.

éthographie [/tj n. f. (du gr. éthos, mœurs, et graphein, écrire). Description des mœurs, du caractère, des passions des hommes.

éthographique adj. Qui a rapport à l'éthographie : études éthographiques.

éthologie \jt\ ou éthographie [/’fj n. f. (du gr. éthos, mœurs, et logos, discours, ou graphè, description !. Science des mœiu's. Traité sur la science des mœurs .

éthologique adj. Qui a rapport à l’éthologie, éthologue [lo-ghe] n. et adj. Se dit d’une personne qui s’occupe d'éthologie.

éthopée fpé] n. f. (du gr. éthos, mœurs, et poiein, faire). Peinture des mœurs et des passions des hommes. (Vx.)

éthos Qû.'îSj n. m. (mo . gr. signif. mœurs). Bhétor. anc. Partie qui traite des mœurs : l'éthos et le pathos. (On dit aussi ithos. suivant la prononciation Raciste et du grec moderne.)

Ethra, femme d’Egée et mère de Thésée. (Myth.) éthrioSCOpe [tri-os-ko-pe] n .m. (du gr. aithria. pureté de l'air, et skopein. exaniiner). Appareil dont on se sert pour mesurer l'intensité du rayonnement de la chaleur terrestre vers un ciel sans nuages, éthuse n. f. Bot. Syn. de ÆïitusE.

éthylamine n. f. Liquide incolore, d'odeur piquante, constituant une base organique, dérivée de l’ammoniaque et de l’éthyle.

— Encycl. On peut remplacer les différents atomes d'hydrogène de l’ammoniaque .4z IP par Téthyle : on obtient ainsi une monamine primaire 0“ IP. Az IP, qui est' l'éthylamine ; une monamine secondaire (C= IPr. Az II, la diéthy lamine ; enfin, une monamine tertiaire (C’ IP)“ Az.

éthyltaenzine [im] n. f. Carbure C“ H». C“ IP bouillant à l'iS».

éthyle n. m. (de éther. .ci du gr. hulè. substance). Radical C- IP ou CIP. CIP, monovalent, formé de carbone et d'hydrogène, et qui entre dans un grand nombre de composés organiques.

éthylène n. m. Gaz incolore, légèrement odorant, que l’on obtient en déshydratant l’alcool par l’acide sulfurique, et qui entre dans la composition du gaz d'éclairage.

— Encycl. L'éthylène C" IP, de densité 0,97) est peu soluble dans l'eau. Il est décomposé en acétylène et hydrogène par la chaleur. II donne, avec le chlore, le chlorure d'éthylène ou liqueur des Hollandais. La facilité avec laquelle on prépare l'acétylène, la facile iransformaiion de celui-ci en éthylène, puis en acide éthylsulfurique et enfin en alcool, constitue un procédé industriel de préparation de l’alcool de synthèse. Durant la Grande Guerre, de grandes quantités d'éthylène furent employées pour préparer l'ypérite ou sulfure d'éthyle dichloré, par réaction sur le monochlorure de soufre.

éthylénique adj. Se dit d’une série de composés dérivés de l’éthylène : bases éthyléniques.

éthylique adj. Ch'nn. Se dit des composés dérivés de l'éthane : alcool éthylique.

éthylisme [ti-lis-me)0.. m. Syn. de alcooi.isme. éthylure n. m. combinaison de l'éthyle et d'un métal : le zinc-éthyle Zn (C* H')® est un éthylure.

étiage ta-je] n. m. (de étier). Niveau le plus bas d’un cours d’eau : U Rhône atteint son étiage en hiver, la Seine e?r été. Etablissement d’unétierdansune saline.

— Encycl. L’étiage est le point de départ dont on se sert pour mesurer la hauteur des eaux, les crues d'une rivière : on inscrit, sur une échelle dont l’étiage est le zéro, un certain nombre de chiffres augmentant progressivement de valeur au fur et à mesure de leur éloignement de zéro.

etiam periere ruinas, mots lat. signif. Les ruines mêmes ont péri. Mots de Lucain (Pharsale, IX, 969) racontant la visite de César aux ruines de 'Troie. On les cite pour exprimer une ruine complète, qui n’a pas laissé de vestiges.

etiamsi omnes, ego non, mots lat. signif. Quand bien- même tous les autres, moi non. Paroles de saint Pierre à Jésus, dans le jardin des Oliviers (saint Matthieu. XX'VI, 35) : Quand bien même tous les autres vous renieraient, je vous resterai fidèle. Ces mots sont devenus le symbole de la fidélité.

étibois [ti-boi] n. m. Billot d’épinglier et de tréflleur. (On dit aussi étibot ou étibeau.)

EtiChO'Ve, comm. de la Belgique (Flandre- Orientale ou d’Audenarde), sur un affluent de l'Escaut : 2.500 h.

Ëtisnne (saint), diacre et premier martyr du christianisme, lapidé sous les murs de Jérusalem. L'impératrice Eudoxie fit bâtir, sur le lieu de supplice du saint, une magnifique église, où furent déposés ses restes. Fête le 26 décembre.

Étienne (Martyre de saint), tableau 'du Titien (Louvre) ; — de Pli. de Champaigne (Bruxelles) ; — de Mariani (Rome) [y. p. 832) : — de Lebrun (Louvre) ;

— du Tintoret (Venise); — triptyque de Rubens (Va lenciennes) ; etc.

Étienne prêchant (saint), tableau de Natoire (Rennes); — d’Abel do Pujol, à Saint-Etienne du Mont (Paris).

Etieane (saint), de Muret, fondateur de Tordre de Grandmont, né à Thiers (1048-1124). II vécut dans le désert de Muret, près de Grandmont (Limousin). Fête le 8 févi'ier.

Etienne 1°' (saint), pape de 253 à 257 ; il subit le martyre sous Valérien; fête le 2 août; — Etienne II, pape de 752 à 757 ; il se rendit en Gaule, où il sacra Pépin le Bref roi des Francs, et reçut do ce dernier, devenu son allié contre Astolphe, l’exarchat de Ravenne, source du pouvoir temporel des papes : — Etienne III, pape de 768 à 772 ; — Etienne IV, pape de 816 à 817 ; il vint en France sacrer Louis le Débonnaire ; — Etienne V, pape de 885 à 891, connu par sa charité; — Etienne VI, pape de 896 à 897 ; il fit exhumer le corps du pape Formose, son prédécesseur, qu'il accusait d'usurpation, et ordonna de le jeter dans le Tibre ; il périt bientôt après, massacré par le peuple ; — Etienne VII, pape de 929 à 931 ; — Etienne VIII, pape de 939 à 942 ;

— Etienne IX, pape de 1057 à 1058 ; il prépara la réforme de l'Eglise avec Ilildebrand, le futur Grégoire VII,

Étienne I'*’ (saint), né en 969, roi de Hongrie

de 997 à 1038 : il organisa son pays, et favorisa la propagation du christianisme dans ses Etats. Le pape Sylvestre II, pour le récompenser de son zèle, lui envoya le titre de roi apostolique. Fête le 20 août ; — Etienne II, roi de Hongrie de 1114 à 1131 ; ce fut un prince cruel et débauché : il quitta le trône et se retira dans un cloître: — Etienne III, roi de Hongrie de 1161 à 1173; il lutta contre son frère Etienne IV. couronné par Tempereur grec Manuel, et le chassa de Hongrie ; — Etienne V, roi de Hongrie de 1270 à 1272 ; il passa les deux années de son règne à lutter contre Ottokar, roi de Bohême et contre les Serbes.

Étienne tordre de Saint-), ordre hongrois, fondé par Marie-Thérèse en 1764 pour récompenser les mérites civils, et conféré seulement aux nobles. Il comprend trois classes ; la réception des membres se fait en grande solennité, le jour de Ordre

la Saint-Etienne (20 août). Le ruban Saint-Elienne. est rouge, avec bordure verte ; le bijouporte la devise: Pub licum meritorum prxmium.

Étienne de Blois, roi d’Angleterre de 1136 à 1154, petit-fils de Guillaume le Conquérant, né à Blois, m. à Douvres (1105-1154). Son règne, d’ailleurs fort troublé, fut marqué par d'importantes réformes administratives.

Etienne Némania, fondateur de la dynastie serbe des Némanides, né à Ribnitsa en 1114; il constitua un vaste état serbe et abdiqua en faveur de son fils pour se retirer au mont Athos, où Q mourut en 1200.

Étienne Némanitch XI (Douchan), dit le Fort, roi puis tsar de Serbie, né à Scutari (Albanie) en 1308, m. à Devoli en 1355. Roi en 1335, empereur en 1346. Il créa un clergé national orthodoxe.

Étienne (Charles-Guillaume), auteur dramatique et publiciste français, né à CliamouiUey (Haute- Marne), m. à Paris il777- 1845) : devint pair de France en 1839 ; auteur des pièces et livrets ; les Deux Gendres,

Cendrillon, Joconde, Jeannot et Colin, Aladin, etc.

Étienne (Eugène), homme politique français, né à Oran, m. à Paris (1844- 1921), plusieurs fois ministre, et leader du parti colonial.

étièpe n. f. Bot. Nom vulgaire du stipa pennata.

étier [ti-é] n. m. (lat. æstuariurri). Canal qui conduit l’eau de la mer dans les marais salants.

Étigny ( Antoine MÉ- GRET d'), intendant d’Auch et de Pau, né à Paris, m. à Auch (1720-1767). Il fut un administrateur remarquable. Il introduisit en France l'élevage du mouton mérinos, et la sériciculture dans la Guyenne et la Gascogne, où sa mémoire est demeurée en vénération.

et in Arcadia ego ! mots lat. signif. Et moi aussi, fai vécu en Arcadie ! Exclamation touchante qui sert d’épigraphe au célèbre tableau de Poussin : les Bergers d'Arcadie, et qu’on emploie pour rappeler la durée éphémère du bonheur et le regret d’un bien que Ton a perdu.

étincelant {lan\, e adj. Qui étincelle, qui jette une vive lumière, un vif éclat : étoile étincelante ; pierreries étincelantes ; yeux étincelants de fureur.

■v.^La.V (vr-T--- Z ’N

Tube étincelant.

Fig. Très brillant, très vif au point de vue de l’esprit : esprit étincelant ; une femme étincelante d'esprit. Physiq. Tube étincelant, in'be de verre sur lequel sont collés, les uns à la suite des autres, des losanges découpés dans une feuille d’étain. (L’étincelle électrique, éclatant simultanément entre ces losanges, donne la sensation d’une ligne lumineuse continue.)

étinceler [lé] v. n. (rad. étincelle. — Prend deux l devant une syllabe muette : fétincelle.) Jeter des étincelles : tison qui étincelle. Briller : les étoiles étincellent. Fig. Jeter un vif éclat, en parlant de l'esprit, des personnes.

étincelette [U-té] n. f. Petite étincelle. ^

étincelle [sè-Ie] n. f. (de scintilla). Parcelle incandescente, qui se détache d’un coros enflammé et s’élance au loin : jeter des étincelles. Physiq. Èlmcelle électrique, vive lumière, semblable à un éclair, qui jaillit en pétillant entre un corps électrisé et un autre corps conducteur de l’électricité : l'étincelle électrique est utilisée en médecine comme friction révulsive et anesthésique. Fig. Brillant éclat : avoir des étincelles dans le regard. Manifestation briUante et soudaine : les étincelles de l'esprit. Lueur faible ou passagère. Faible cause d'un effet plus ou moins grand.

— Encycl. Etincelle électrique.

Lorsque deux corps conducteurs chargés d’électricité à des potentiels différents sont approchés Tun de l’autre, il arrive un moment où ces corps se déchargent brusquement en donnant naissance à un phénomène lumineux que Ton appelle étincelle électrique. Le même phénomène se produit si des deux corps conducteurs

ËTO

ÉTI

un seulement est chargé. liCS étincelles prennent dans l’air des formes trè.s variées. (V. éclair..) Scion qu’elle proviennent de machines électrostatiques ou de machines d’induction, on les appelle étincelles électrostatiques ou d induction. La longueur de l’étincelle augmente oonsidérahlemant, quand elle se produit à ti’avers des gaz raréfiés ; on emploie à cet effet les tubes de Geissler. Quand elle se produit dans un milieu isolant, l'étincelle est dite disruptive.

Étincelle (/’), délicate comédie en un acte et en prose, d’Edouard Pailleron ;1879). Pour émouvoir Antoinette, qu'il croit insensible , Raoul feint de courtiser M”» de Rénal ; mais tous deux se prennent à ce jeu, et Antoinette, qui a entendu et compris, se sacrifie silencieusement, laissant croh’e que Vélincelle n'a point jailli.

étincellement [sk-le-man] n. m. Etat de ce qui étincelle.

étiolement [é-ti, man] n. m. Dépérissement des plantes qui ne reçoivent pas l’action de l’air et de la lumière. Décoloration de la peau, chez les personnes qui vivent privées de la lumière. Fig. Affaiblissement, au pr. et au fig. ; étiolement de L'intelligence.

— Encycl. Quand un individu d’une espèce végétale normalement verte se développe à l’abri de la lumière, il ne s'y forme pas de chlorophylle, mais seulement de l’étioline, qui lui donne une coloration jaunâtre. La culture provoque l’étiolement de certaines espèces pour les rendre plus propres à l'alimentation ; c’est ainsi qu’en liant les salades ou en les recouvrant de pots à fleurs, on fait blanchir les feuilles intérieures, qui perdent leur âcreté.

étioler \ti-o-lé] V. a. (de éteule). Décolorer en soustrayant à la lumière : l'obscurité étiole les plantes. Rendre pâle, chétif : l'air des villes ét iole les enfants. Fig. Affaiblir, énerver: la misère étiole le corps et l'esprit. S’étioler v. pr. Etre, devenir étiolé.

Etlolles, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 3 kil. de Corbeil ; 420 h. Château ayant appartenu à Lenormant, mari de M™» de Pompadour.»

étiologie [é-ti, j{] n. f. (du gr. aitia, cause, et logos, discours). Science des causes. Partie de la médecine qui recherche les causes des maladies, étiologique iü-d] adj. Relatif à l’étiologie, étiologiquement [ti-o, ke-man] adv. Au point de vue de l’étiologie.

étlologue [ti-o-lo-ghe] n. m. Celui qui s’occupe d’étiologie, qui est versé dans cette science.

étique adj. (de hectique). Affecté d’étisie. Maigre, décharné, d'une extreme maigreur : cheval étique. Ant. Gras, obèse, dodu.

étlquet [ké] n. m. Petit bâton fixe, servant à serrer la vis d’un pressoir.

étiquetage [/te] n. m. Action d’étiqueter., étiqueter \ke-té’\ v. a. (Prend un è ouvert devant une syllabe muette ; j'étiquite.] Marquer d’une étiquette : étiqueter des marchandises.

étlqueteur, euse [ke, eu-ze] n. Personne qui pose des étiquettes.

étiquette [/cè-le] n. f. (de l’allem. stechen, piquer). Petit écriteau qu’on met sur les sacs, les fioles, les marchandises, pour en indiquer le contenu, le prix, etc. Fig. Cérémonial de cour : l'étiquette de la cour espagnole était des plus minutieuses. Formes cérémonieuses ; manquer d l'étiquette ; observer l'étiquette. Péch. Syn. de carrelet. (Dans ce sens, on dit aussi étiquet n. m.)

— Encycl. Comm. La concurrence et l'obligation, pour le commerçant ou l’industriel, de présenter un produit (produits alimentaires principalement) sous l’aspect le plus engageant, ont fait sortir l’étiquette du domaine de la banalité pour la porter dans celui de la fantaisie, voire de l’art ; mais l’aspect de l’étiquette, quelque séduisant qu’il soit, ne doit pas être un trompe-l’œil pour l’acheteur, et, dans l’intérêt de celui-ci, le législateur, en définissant les aliments et boissons types (loi du iiu août 1905), a soumis leur étiquetage à un certain nombre d’obligations qui peuvent se résumer ainsi : interdiction de faire figurer les mots pur ou /*'■ choix sur des produits dont la composition s’éloigne du produit pur et défini ; obligation d’indiquer par les mots fantaisie ou artificiel qu’il s’agit d’un produit fourni par mélange ou substitution.

— Jard. Les étiquettes de jardin, pour résister aux intempéries, doivent être préparées de la manière suivante : s’il s’agit d’étiquettes en bois, l’inscription est faite au moyen d’un mélange d’huile de lin et d’essence de térébenthine additionné d’un peu de siccatif, de blanc de zinc et de noir de fumée. Sur les étiquettes en zinc, on écrit avec une pointe de verre trempée dans l’acide chlorhydrique ou avec le mélange suivant : eau 100, noir de fumée 8, gomme arabique 10, bichlorure de cuivre 15 ; pour les étiquettes en aluminium on emploie de l’encre d’imprimerie diluée dans la benzine ou l’alcool, puis on chauffe l’étiquette au rouge et on la laisse refroidir.

— Ethol. On distingue deux sortes d'étiquettes : celle des cours et celle de la société et des salons; En France, l’étiquette s'établit à la cour des rois vers le xv® siècle, et son importance s’accrut successivement jusqu'à Louis Xl'V, où elle atteignit son apogée. L’étiquette dura jusqu’en 1789 ; Napoléon la ressuscita, plus sévère peut-être qu’auparavant. Aujourd'hui, l’étiquette n’existe plus en France que dans les rapports du chef du gouvernement avec les souverains étrangers. Les cours étrangères, même les plus libérales, conservent encore l’étiquette, comme une marque d’aristocratie et de noblesse.

étirable adj. Qui peut être étiré : le caoutchouc est très étirable.

étirage n. m. Action d'étirer, etire n. f. Lame mousse de fer ou de cuivre, dont le corroyeur se sert pour ratisser les peaux.

étirer [ré] v. a. (de é, et tirer). Etendre, allonger par la traction : étirer des métaux. S'étirer v. pr. Fam. S'allonger en étendant ses membres.

étireur n. m. Ouvrier qui étire des métaux, des peaux, etc.

étireuse [reu-ze\ n. f. Machine à étirer, étisie [zf] n. f. (de étique). Amaigrissement extrême du corps, résultant d’une maladie chronique.

Étival, comm. des Vosges, arr. et à 12 kiL de Saint-Dié, sur la Valdange, aCfl. de la Meurthe ; 2.790 h. Ch. de f. E. Papeterie.

Étoile (Ordres de T) : 1. Africaine (Congo) ; 2. D’Anjouan (Comores) ; 3. Brillante (Zanzibar) ; 4. De Comore ; 5. D’Ethiopie (3« classe) ; 6. D’Ethiopie (4® classe) ; 7. Gurkha de Sarasvati (Népal) ; 8. Des Indes (Graiide-Brelagne) j 9. Noire du Bénin (France) ; lO. D’Ôcéanie (Hawaï) ; 11. Polaire (Suède) ; 12. De Roumanie.

Étoiles : 1. A cinq pointes ; 2. A six pointes.

sous une bonne étoile. Destinée : la campagne de Russie fit pâlir l'étoile de Napoléon. Fig. Objet qui a la forme ou l'éclat d une étoile. Personne qui brille, surtout au théâtre : une étoile chorégraphique.

Fêlures à fentes rayonnantes. Kond-pont où aboutissent des allées. Décoration :

rétoile de ta Légion d'honneur. Insigne du grade des généraux, v. général. Impr, Astérisque. ArtilL Etoile mobile, instrument pour vérifier les dimensions de l’âme d’un canon. Etoile du berger^ du soir, du matin, nom vulgaire de la planète Vénus. Etoile double, triple, etc., ensemble de deux, trois étoiles qui paraissent à l’œil nu ne former qu'une seule étoile. Zool. Etoile de mer, v. astérie.

— Encycl. Dessin. Une étoile est une figure géométrique que l’on obtient en divisant la circonférence en un certain nombre de parties égales, et joignant les points de division dans un ordre déterminé ; ainsi, pour une étoile à cinq pointes, on partage la circonférence en dix parties égales, et l’on joint les points de division de cinq en cinq. V. polygone étoilé,

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