ALLUMAGE
allumer [a-lu-tne] v. a. (préf. ad, et l’at. lumen, lumière). Produire, communiquer le feu, la lumière : allumer une allumette, une bougie. Fig. Exciter, provoquer : allumer la guerre, la colère. Ant. Eteindre. •
allumette [a-lu-mé-te] n. f. Brin de bois ou de chanvre soufré, qu'on enflamme. Allumette chimique, allumette dont l’extrémité a été trempée dans une pâte formée de phosphore ou de diverses compositions chimiques, de façon que cette extrémité prenne feu par frottement. Allumette-bougie, celle dans laquelle on a substitué aux bûchettes de bois une mèche de coton trempée préalablement dans un bain de stéarine et de gomme fondues ensemble. (PI. des allumettes-bougies.'i(itiea.n allongé, de pâte feuilletée.
— Encycl. Techn. A l’origine, les allumettes étaient des bûchettes de bois, des chènevottes, dont on imbibait les extrémités de soufre fondu ; elles ne s’allumaient qu au contact du feu. En 1809, vinrentles allu- 7nettes chimiques ou oxygénées, dont l’extrémité soufrée était plongée dans un mélange de chlorate de potassium, de lycopode, de soufi-e et d’eau gommée. On les allumait en les immergeant dans de Tacide sulfurique concentré. Les allumettes congrèves ou à friction les remplacèrent ; leur pâte se composait d’un mélange de chlorate de potassium, de sulfure d’antimoine et d’eau gommée ; on les frottait sur du papier de verre. En 1831, Chai-les Sauria, élève au collège de Dôle .Jura), créa les allumettes phosphoriques, en faisant entrer dans la pâte du phosphore blanc; mais la présence du phosphore dans les allumettes, et leur grande inflammabilité, les rendaient dangereuses. Ces inconvénients disparaissent par l’emploi du phosphore rouge, ne s'allumant que sur un frottoir spécial. La pâte est ici un mélange de chlorate de potassium, de sulfure d’antimoine et de colle forte ; sur le frottoir, se trouve le phosphore rouge. En substituant au bois une mèche de coton imprégnée de stéarine et de gomme, on a les allumette-bougies. On a aussi fait des allumettes sans phosphore avec une pâte de chromate et de chlorate de potassium, de peroxyde de plomb , de sulfure d’antimoine, de verre pilé et d’eau gommée. Les
H.-E. AUuxiard,
allumettes dites suédoises, au lieu d’être soufrées, sont plongées dans de la paraffine fondue. Les allumettes appelées tisons sont imprégnées d’une pâte sur la combustion de laquelle le vent reste sans effet.
Empoisonnement par les allumettes. L’empoisonnement par les allumettes est dû au phosphore ; il peut être aigu ou chronique. H n’est aigu que dans certains cas de malveillance et d’accident, quand un paquet d’allumeties s’est trouvé en contact avec un aliment. On observe des brûlures de l’estomac, qui déterminent des perforations et la mort. L'empoisonnement chronique est plus connu sous le nom de yiécrose phosphorée ; il atteint les ouvriers allumeL tiers, dont les maxillaires et les os de la face sont rongés peu à peu. H n’existe d’autre traitement, une fois que la nécrose a débuté, que l'éloignement définitif des malades, des fabriques.
— Dr. L’Etat exploite le monopole de la fabrication et de la vente des allumettes chimiques, (jui ne peuvent circuler ou être mises en vente qu en boîtes ou paquets fermés et revêtus d’une vignette timbrée. La fabrication frauduleuse des allumettes est punie de l’amende et de l’emprisonnement. Les allumettes et instruments de fabrication sont saisis et confisqués.
allumettier [a-lu-mè-ti-é], ère n. et adj. Personne qui fabrique ou vend des allumettes.
allumeur, euse [a-hi, eu-ze] n. Personne chargée d’allumer les réverbères, les becs de gaz. etc. N. m. Nom de petits appareils destinés à faciliter l’allumage des mèches, des moteurs à explosion, etc.
allumière [a-lu] n. f. Fabrique d’allumettes. Boîte aux allumettes.
allumolr [a-hC\ n. m. Appareil servant à allumer : ies allumoirs des bureaux de tabac.
— Encycl. Les allumoirs sont de différentes sortes, suivant les besoins auxquels ils répondent ; les uns, comme ceux dont font usage les allumeurs de becs de gaz, sont fixés à l’extrémité d’un long manche et constitués par un petit réservoir rempli d’essence ou
Allumoirs : f, 2, 3. A e^z ; 3. A essence ; t. I>e bec de gezî 5. Electrique,
d’alcool, dont on active la flamme au moment opportun par le moyen d’une soufflerie à main ; d’autres consistent en une sorte de petite lampe munie sur les côtés de tiges métalliques terminées par une substance poreuse plongeant dans le rései"voir, et qu’il suffit de retirer et de présenter à la flamme quand on veut allumer cigare ou cigarette. Enfin, les bureaux de tabac sont pourvus dallumoirs à gaz, à essence, ou d allumoirs électriques, reposant sur la production d’une étincelle ou sur l’incandescence d’un fil de platine au passage du courant électrique. ’V. BRIQUET.
allure [a-lu-re'\n. f. (àe aller). Façon de mare cher : allure vive. Fig. Manière de se conduire : son allure n'est pas franche. Direction, aspect ; affaire
Allures : 1. Grand largue; â. Larg-ue ; 3. Plus près; \ Vent arrière.
qui prend une mauvaise allure. Mar. Direction de la route d'un bâtiment, par rapport à celle du vent.
— E.ncycl. On désigne sous le nom d'allures les différents modes de locomotion employés par les quadrupèdes et le cheval en particulier. Les allures se divisent en allures naturelles ; le pas, le trot, le galop, et allures acq^uises : Vamble, lepas relevé, le traquenard et l'auum. V. ces mots et la planche cheval.
— Mar. Les principales allm-es sont : vent arrière (quand le vent souffle dans la direction suivie); grand largue, quand il souffle de l’arrière du tra*
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