EUD
ÉTUIS : 1. A fusil 6. A ciseaux ; 7. A
étudiant \di-an\, e n. Personne qui étudie. .Personne qui fréquente les cours d’une^ université -ou d'une faculté : un étudiant en droit, en médecine. N. f. Abusiv, Fille du quartier Latin.
— Encycl. a la fin du moyen âge, la royauté diminua progressivement les droits et purvilèges de l’aneienne Université, et les étudiants ne reprirent leur importance que sous la Restauration et Louis- Philippe. Sous la troisième République, la jeunesse des écoles s'est groupée en associations destinées à leur fournir certains avantages matériels. L’Associaiion générale des étudiants de Paris a été fondée en 1884-;' elle organise des fêtes amicales et des réunions sportives, et reçoit 200 journaux français et étrangers. Le Cercle catholique des étudiants de Paris [Cercle du Luxembourg) a été fondé en 1-844. En Allemagne, les corporations d'étudiants [Korps, Burschenschnften) ont un caractère moins démocratique : ce sont des sociétés de plaisirs, qui imposent -à leurs membres le port d’un uniforme, ainsi que l’habitude ridiculement exagérée des duels. En An- -gleterre, il y a des associations sportives et des associations oratoires, analogues à notre Conférence des avocats. De même en Hollande. En Suisse, les associations sont du même genre qu'en Allemagne^ mais plus démocratiques. Un projet de Fédération internationale des étudiants a été mis sur pied ■en 1898 ; mais cette fédération, connue sous le nom de Corda fralres^ n’a eu qu’un médiocre succès. .
étudiër [dz-é] v. a. (rad. étude. — Se conj. comme 'prier.) S’appliquer à, travailler, pour apprendre les lettres, une science, un art : étudier la peinture. Tâcher d’entendre : étudier un auteur. Apprendre par cœur : étudier êa leçon.
Préparer, examiner : étudier un projet
■ de loi. Observer avec*soin : étudier un hfnnme, la nature. Etudier le terrain,
.au fig., examiner, avant d’agir, les circonstances favorables ou contraires.
Douleur étudiée, douleur feinte, affectée. n. S'appliquer à 'une étude.
Faire ses études. S'étudier v. pr. S’appliquer â. S'analyser soi-même.
étudiole n. f. (ital. studiolo).
Petit meuble à tiroirs, qui se pose sur un autre, et dans lequel on serre ordinairement des papiers.
étui n. m. (de l’anc. fr. estuier, renfermer). Sorte de boîte qui sert à mettre, à porter, à conserver un objet : étui
■ à lunettes. Enveloppe quelconque. Mar.
Enveloppe de toile peinte dont on recouvre les voiles, lesembarcations, etc. Eiwz de cartouche, cylindre en laiton, qui sert à contenir la charge des cartouches. Petite boîte cylindrique, pour serrer les aiguilles, etc. Fourreau où est logé l’aiguillon de certains insectes. Baquet muni dhm couvercle percé à jour,
dans lequel on renferme les poissons sur le bateau.
étuvage ou étuvement [man] n. m. Action d’étuver : l'étuvage est employé comme moyeri de conservation des bois, mais, en éliminant les ■résines et certains sels, il domine la force derésiS’ tance des fibres.
étuve n. f. (bas lat. stupa). Chambre de bain, que l’on chauffe par des bouches de chaleur ou par la vapeur d’eau bouillante, pour provoquer la transpiration. Petit four pour faire sécher différentes «ubstances. Appareil pour la désinfection ou la stérilisation par la vapeur. Fig. Cette chambre est une étuve, est très chaude.
— ENCYCL.Aféd.
■On emploie en médecine des étuves sèches ou humides, pour traiter les goutteux et les rimmatisants ; la température dans ces appareils est voisine de 40°.
Pour la désinfection des effets et •de la literie des malades atteints d'aA fections contagieuses, il existe des 'étuves municipales, où la température est portée à 120o.
Pour stériliser les appareils et les substances employés en bactériologie; on se sert d'étuves sèches en tôle ou en cuivre, dont la température, supérieure à 420 degrés, ne doit Jamais dépasser 1 50.
Pour cultiver les microbes, on utilise des étuves à tempéra t u r e constante, voisine de 40°. Les modèles les plus recherchés sont ceux de Pasteur, de Roux de d’Arsonval.
Enfin, pour dessécher les fruits (prunes, pommes, raisins, etc.), on utilise 'des étuves chauffées par l’air ou la vapeur et dans les- -qu elles les fruits -sont introduits sur ■des claies étagées.
étuvée [vé] n.
f. Syn. de étouf- — -
FÉE. Quantité de Étuveur.
painsdesuore
que l’on met à la fois dans l'étuve d'une raffinerie,
étU'ver fué] v. a. Cuire à l'étouffée : étuver des Jpigeons. Sécher ou chauffer dans une étuve : étuver ■des pains de sucre. Méd. Laver en appuyant iégère- ■ment ; étuver une plaie.
etU'Veur n, m. Appareil servant à l'étuvage de certains produits, notamment des tubercules, grains, etc,, pour l'alimentation des bestiaux.
étu'visto [u2s-(e] n. m. Qui tient des étuves. Autref. Qui tenait des bains publics, et vera incessu patuit dea. V. vera.
Etymologicum Magnum, mots lat. signif. Le Grand Etymologique, lexique grec composé vers la seconde moitié du x« siècle.
étymologie yf] n. f. (du gr. etumos, vrai, et logos, discours). Origine d’un mot : la plus grande partie des mots français ont une étymologie latine. Science qui s’occupe de 1 origine des mots.
— Encycl. Si les recherches étymologiques datent de l'antiquité, l'étymologie scientifique date à peine d'un siècle. Elle est née le jour où l’on a considéré les faits du langage comme formant des séries naturelles, soumises à des lois constantes et uniformes. La similitude extérieure de formes n’est pas toujours l’indice d'une parenté réelle. La recherche étymologique est fondée sur la régularité des lois phonétiques qui régissent les transformations des sons, et sur la sémantique ou science des significations.
étymologique adj. Qui a rapport à l’étymologie : dictionnaire étymologique.
étymologiquement [ke-man] adv. Confor- , mément à l’étÿmoTogie.
étymologisme n. m. Système orthographique, fondé sur Létymologie et opposé au phonétisme.
Étuves ; 1. Ordinaire, à air chaud ; 2. Pour fermentations et cultures.
; 2. A revolver ; 3. A lorgnette ; 4. A lunettes ; 5. A chapeau ; violon ; 8. A fouet ; 9. A cigarettes ; 10. A aiguilles ; 11. A lorgnon ; 12. A or,
étymologiste [jls-te] n. Qui s’occupe d’étymologie.
Etzel, nom sous lequel Attila est désigné dans les chroniques allemandes.
eu, préfixe einprunté au grec, et qui signifie bien, bon. Cliim. Symbole chimique de l’europium.
eu, eue [u] part. pass. du v. avoir.
Eu, ch.-l. de c. (Seine-Inf.), arr. de Dieppe, sur la Bresîe ; 6.740 h. [Eudois),
Pêche, corderies. Ch. de f. N. et Etat.
Château des princes d’Orléans, partiellement détruit par un incendie en 4902.
Patrie des frères Anguier. — Le cant. a 22 comm. et 19.000 h.
Eu (Louis-Philippe-G aston, comte d’), prince français, né à Neuilly, m. à bord du Massilia faisant route vers le Brésil (1842-1922), fils aîné du duc de Nemours.
Il épou.sa, en 1864, la fille aînée de l'empereur du Brésil Pedro IL Nommé maréchal brésilien, il se distingua en luttant victorieusement contre TUruguay, le Paraguay et la République Argentine. Après la proclamation de la république (1889), il se relira en France, à Versailles.
eub8*^6 n. m. Pi'être gaulois voué à l’étude des sciences naturelles, de l’astronomie, de la divination.
Eubée, île de l’Archipel, appelée Négrepont par les navigateurs italiens du moyen âge. Elle forme aujourd’hui une nomarchie du royaume de Grèce ; capit. Chalcis; 116.000 h.
[Euhéens). Céréales, fruits, marbres. Elevage du mouton, du bœuf. On a fait des fouilles intéressantes sur remplacement des antiques villes de Chalcis etd’Erétrie, eubiotiquen.f .(du gr.
eu, et hios, vie). Philos.
Ensemble des préceptes re latifs à l’art de bien vivre.
©uboïque adJ. Qui appartient à l’Eubée.
Eubule, orateur athénien, né au bourg d’Anaphlyste ; partisan décidé de la paix, adversaire de Démosthène, ami et protecteur d’Eschine.
Eu.bulid.6, philosophe grec de l'école de Mégare, né à Milet, dialecticien subtil, adversaire d’Aristote (ive s, av. J.-C.).
©UCaïne n. f. Chim. Dérivé de la pipéridine, pouvant remplacer la cocaïne, dont il se rapproche par sa constitution. »
eucalyptol n. m. Huile essentielle retirée des feuilles d’eucalyptus, et que l’on emploie en médecine comme désinfectant et fébrifuge. Syn. cinéol.
eucalyptus [Hp-tuss] n. m. Genre de myrtacées d'Australie : ('eucalyptus, gui atteint des proportions gigantesques, a été acclimaté en Europe et utilisé pour le dessèchement des marais.
— Encycl. Les eucalyptus ou gommiers sont des arbres australiens pouvant atteindre 145 mètres de • hauteur. Le bois, dur et résineux, est excellent pour les constructions. On en connaît 180 espèces, dont la
Eucalyptus.
plus célèbre est Varhre à fièvre de Tasmanie. Ces arbres assainissent les régions marécageuses par leur croissance rapide, qui exige une absorption d'eau considérable. On retire des feuilles l'eucalyptol, qui possède des propriétés désinfec tantes ; on les prescrit en infusions, alcoolats et sirops.
Eucharis [A-a-rfss], nymphe de la déesse Calypeo, et héroïne d’un des épisodes du Télémaque.
eucharistial [karis-ti] n. m. Ancien nom du ciboire, où l'on renferme l’eucharistie.
eueliaristie [ka-
ris-tî] n. f. (du gr. eukharistia, action de grâces).
Sacrement qui, suivant la doctrine catholique , contient réellement et substantiellement le corps, le sang, l’âme et la divinité de Jésus-Chi’ist, sous les espèces du pain et du vin.
— Encycl. V. messe.
eucliaristique [ka-ris-ti-ke] adj. Qui appartient à l’eucharistie : sacrement eucharistique.
Euclier (saint), archevêque de Lyon, né en Gaule vers 370, m. en 449. Fête le 16 novembre.
eucllètes [Uè-te] ou euchltes [ki-te] n. m. pl. (du gr. eukhê, prière). Hérétiques du v® siècle, qui habitaient l’Arménie et la Syrie, et qui regardaient la prière comme l’unique moyen de salut, à l’exclusion des sacrements. S. un euchéte ou euchite.
euchre [eu-kre] n. m. Sorte de jeu d'êcarté.
euelirone [kro-ne] adj. (du préf. eu, et du gr. khronos, temps). Se dit des plantes dont tous les individus fleurissent à peu près en même temps et pendant une courte période : le muguet est une plante euchrone.
Eueken (Rodolphe-Christophe), philosophe aile, mand, né àAurich (Frise-Orientale) en 1846. lia défendu dans ses ouvrages l'esprit" chrétien contre, le naturalisme et l'intellectualisme. Prix Nobel (1908). U a signé le « Manifeste » des 93 intellectuels allemands.
euclase \kla-zé] n. f. Silica.e hydraté naturel d'aluminium et de glucinium.
Euclide, archonte athénien, pendant la magistrature duquel (403 av. J.-C.) la constitution démocratique fut rétablie, après l’expulsion des Trente Tyrans, et l’alphabet ionien fut adopté dans les documents publics.
Euclide , géomètre grec , qui enseignait à Alexandrie sous le règne de Ptolémée I®*’ (306-283 av. J.-C.). On a de lui des Eléments, qui constituent comme la hase de la géométrie plane.
Euclide (postulatum d’), l’un des axiomes sur lesq'uels repose la géométrie euclidienne et qui s’énonce ainsi ; par un point extérieur à une droite, on
Comte d’Eu.
Cliàteau d'Eu (incendié le 11 novembre 1902).
ne peut mener qu'une seule parallèle à la droite.
Euclide le Socratique, philosophe grec, disciple de Socrate et fondateur de l’école de Mégare dite éristique (450-380 av. J.-Ch,). V. Mégare.
euclidienne \di-è-ne] adj. f. Se dit de la méthode suivie par Euclide dans ses démonstrations mathématiques ; géométrie euclidienne.
eucodine n. f. Narcotique dérivé de la codéine, eucologe ou eucliologe [fto] n. m. (du gr. eukhè. prière, et logos, discours). Livre de prières pour l’offloe des dimanches et des fêtes.
eucrasie |^zf] n. f. (du gr. eu, bien, et krasis, tempérament). Méd. Juste tempérament des humeurs, constituant l’état de santé. (Vx.)
eucrasique [zi-ke] adj. Qui a rapport à l’euerasie ; état eucrasique des humeurs.
eucrasisme [zis-me] n. m. Relatif à l’eucrasie. eudémonisme [nfs-me] n. m. (du gr. eudaimân, heureux). Théorie morale fondée sur l’idée du bonheur conçu comme bien suprême.
eudémoniste [nis-le] adj. et n. Qui professa l’eudémonisme, qui se rapporte à cette doctrine.
Eudes, fils de Robert le Fort, m. à La Fère en 898, comte de Paris et roi de France de 888 à 898. Il défendit Paris contre les Normands et fut proclamé roi à Compiègne par les seigneurs, après la déposition de Charles le Gros. Il vainquit les Normands à Montfaucon (Meuse), et, en 897, pour satisfaire les partisans des Carolingiens, il demanda aux seigneurs de prêter hommage à Charles le Simple, que Foulques, archevêque de Reims, avait déjà sacré roi en 893.
Eudes de Montreuil, habile architecte et sculpteur français (1220-1289). Il construisit à Paris l'église et l’hospice des Quinze-Vingts, les églises des Chartreux, des Blancs-Manteaux, etc.
Eudes (Jean), prêtre français, né à Ri (Orne), m. à Caen (1601-li!80i : fondateur de la congrégation des eudistes. Il était frère de l’historien Mézeray.
Eudes (Emile), généra! des troupes de la Commune, né à Ronccy (Manche), m. à Paris (1843-1888);