ÉVA
eurythmie [rit'-mî] n. f. (du gr. eu, bien, et rhuthmos, rythme). Combinaison harmonieuse des lignes, des proportions, dans un ouvrage d’art. Heureux choix de sons. Fig. Juste équilibre des facultés.
eurythmique [rW-mi-ke] adj. (de eurythmie). Qui a un rythme régulier. Harmonieux.
eurythyrea [ré-a] n. m. Genre de coléoptères de la famille des buprestidés, comprenant des insectes à livrée d'un vert cuivreux, dont les larves attaquent les chênes et les sapins.
eurytome ou eurytoma n. m. Genre d’insectes hyménoptères, renfermant une vingtaine d’espèces de l'Europe. (Les eurytomes sont parasites de divers insectes; une espèce détruit l'hylésine du frêne.) euscarien, enne [eus-ka-ri-in, è-ne] adj. et
n. m. Syn. de BAsqUE.
Eusèbe, évêque de Césarée, auteur d’une célèbre et précieuse Histoire ecclésiastique, où il raconte avec ordre et exactitude l’établissement et les premiers progrès de l’Eglise (2B7-340).
Eusèbe (saint), pape du 20 mai au 26 septembre 310. Il fut exilé par le tyran Maxence,et mourut en Sicile. Fête le 26 septembre.
Eusèbe (saint), évêque de 'Verceil (Piémont), né en Sardaigne (315-371). Exilé par l'empereur Constance, il fut, dit-on, lapidé par les ariens. Fête le 21 juin.
Euséble (sainte), martyre du vnie siècle.Abbesse d’un monastère près de Marseille, elle fut égorgée par les Sarrasins. Fête le 29 octobre.
Eusébie (Flavie-Aurélle), impératrice romaine, née à Thessalonique vers 330, morte en 360. Femme de 1 empereur Constance, protectrice de Julien. Elle favorisa l’hérésie arienne.
eusémie [zé-mî\ n. f. (du gr. ru. bien, et sêma, signe). Ensemble des symptômes favorables dans une maladie.
Eushirchen, v. d’Allemagne ( Prusse-Rhénane), sur l’Erft ; 10.000 h. Draps.
euspongia [eus-poti] n. f. Zool. Nom scientifique du genre éponge.
eùstache
[ eus-ta-che ] n. m. Eùstache.
(du n. de Eùstache
Dubois, coutelier). Couteau grossier, à manche de bois ; couteau à virole.
Eùstache ou Eustathe (saint), martyr qui fut soldat dans les armées de Trajan, et fut mis à mort sous Adrien. Fête le 20 septembre.
Eùstache le Moine, corsaire français du moyen âge, né en Picardie, tué au combat naval de Cinq-Iles, devant l’embouchure de la Tamise, en 1217.
Eùstache de Saint-Pierre. Biogr. v.
Saint-Pierre
Eustachi, médecin italien du xvi® siècle. C’est lui qui a donné son nom à la trompe par laquelle Toreille moyenne communique avec le larynx supérieur, à la valvule située à l'embouchure de la veine cave inférieure, etc.
Eustase (ou Eustaise ou Eustace) [saint], abbé de Luxeuil (560-625). Fête le 29 mars.
Eustathe, archevêque de Thessalonique, grammairien et rhéteur byzantin du xii® siècle. Ha laissé de précieux Commentaires sur Homère et Pindare.
Eustoehie (sainte), abbesse de Bethléem, née à Rome, m. à Bethléem (364-419). Saint Jérôme entretint avec elle une longue correspondance.
eUStr ongle n. m. Genre de vers nématodes dont une espèce vit en parasite dans les reins du chien, plus rarement du cheval et du bœuf.
eUStyle [eus-ti-le] n. m. (du gr. eu, bien, et stulos, colonne). Mode d'èntre-colonnement, dans lequel les colonnes sont espacées ,
de deux dia- . i
mètres et quart, ex- Eustyle.
cepté au milieu de la façade et de la partie postérieure de l’édifice, où l’espacement est de trois diamètres.
eutcctique [tek-ti-ke] adj. (du gr. eutéktos, qui fond facilement). Chim. Se dit d’un alliage ou d'un mélange salin à point de solidification minimum.
— Encyci.. Les alliages eutectiques présentent un grand état de stabilité. Les autres alliages de la série peuvent être considérés comme des solutions solides de combinaisons en proportions quelconques dans l’alliage eutectique,
eutectoïde [tek-to] adj. (du gr. euteklos, qui fond facilement, et eidos, aspect). Qui est de la nature des substances eutectiques.
Euterpe [tér-pe], muse de la musique et de la poésie lyrique. On la représente couronnée de fleurs et tenant une flûte.
eutexie [tèfr-sf] n, f. (du gr. eu, bien, et tèkein, fondre). Phénomène présenté par des mélanges dont la température de fusion constante est plus basse que celle de tout autre mélange fait en d’autres proportions.
Température d'eutexie, point d'eutexie, température de fusion d’un mélange ou alliage de deux ou plusieurs eorps, fait en de telles proportions qu’ils présentent un point de fusion constant et moins élevé que tout autre mélange des mêmes corps.
euthanasie [zf] n. f. fdu gr.
eu. bien, et thanatos, mort). Sommeil provoqué, quand la mort est imminente, afin d’éviter une agonie douloureuse. Nom donné aussi à une théorie d’après laquelle il serait licite Euleriie, de précipiter la mort des malades incurables. pour lyur éviter les souffrances de l'agonie.
Euthydème, sophiste grec, qui vivait en 425 av. J.-C. Platon en a fait le héros d'un de ses plus spirituels dialogues (V Euthydème).
Euthydème, roi de Bactriane et vrai fondateur de ce royaume (hiü s. av. J.-C.). Il lutta contre Antiochus le Grand, roi de Syrie, et devint ensuite son allié.
Euthyme (sainte, archimandrite grec (377-473). Fête le 20 janvier.
euthymie [mf n. f, (du gr. eu, bien, et thumos, âme). Tranquillité d'esprit.
Euthyphron ou De la sainteté, dialogue de Platon, dont le principal objet est d'exposer le fondement d'une religion morale.
eutocie n. f, (du gr. eu. bien, et tokos, accouchement). Accouchement normal, par opposition à dystocie.
eutoeique adj. Qui favorise l'accouchement, eutrapelic [h'j n. f. (du gr. eutrapelos, enjoué). Manière enjouée et inoffensive de plaisanter.
Eutrope (sainti, apôtre de la Saintonge, disciple de saint Denis et premier évêque de Saintes (iii® s.). Fête le 30 avril.
Eutrope, historien latin du iv® siècle, auteur d'un utile Abrégé d’histoire romaine.
Eutrope, esclave et eunuque arménien, ministre d’Arcadius. S’étaiit aliéné l'impératrice Eudoxie, il fut disgracié. Saint Jean Chrysostome prononça en sa faveur une homélie célèbre, qui lui sauva la vie. Exilé en Chypre, il fut ramené en Chalcédoine, sur les instances d’Eudoxie, et décapité (399i.
eutrophie [fî] n. f. (du gr. eu, bien et trophé, nourriture). Bon état de nutrition.
Eutropie, impératrice romaine, née en Syrie (iii® s.). Epouse de Maximilien Hercule, mère de l’empereur Maxence et de Fausta, femme de Constantin.
eutychéen, eune [ché-in, è-ne] adj. ’V. eoty-
CIIIEN.
Eutychès [ftéss], hérésiarque gi’ec du v« siècle. Après avoir combattu le nestorianisme, il tomba dans la doctrine contraire, et professa que, depuis l’incarnation, il n’était resté en J.-C. que la nature divine sous l’apparence du corps humain. Sa doctrine. ou eutychianisme, fut condamnée par le concile de Chalcédoine.
eutychianisme [ehi-a nis-me] n. m. Doctrine d'Eutychès.
euty chien, enne [chi-în, è-ne] adj. Qui concerne Eutychès : doctrine eutychienne. (On dit aussi EUTYcnÉEN.) N. Partisan de la doctrine d’Eutychès.
Eutyehien (saint), pape et martyr, né à Luni vers 220, élu en 275, m. en 283. Fête le 7 décembre, eux [eû] pr. pers. m. pl. de lui.
euxanthique [ksan-ti-ke] adj. Chim. Se dit d’un acide extrait du jaune indien.
euxénite [foê] n. f. var iété de polycrase, titanoniobate d’yttrium, de cérium et d'uranium.
Euzet-les-Bains, comm. du Gard, arr. et à 13 kil. d’Alais ; 290 h. Ch. de f. P.-L.-M. Sources minérales sulfurées calciques, utilisées dans le traitement de la gravelle et des calculs biliaires.
E. V. Abréviation des mots en ville, couramment employés.
évacuant [ku-ari\. e ou évacuatif, ive
adj. Méd. Qui fait évacuer : purgatif évacuant. N. m. ; un évacuant ou évacuatif.
évacuateur, trice adj. et n. Qui sert à l'évacuation.
évacuation [sf-on] n. f. Méd. Rejet par voie naturelle ou artificielle de certaines matières nuisibles ou trop abondantes. Matières évacuées. Fig. Action de sortir d’un pays, d’une place de guerre. Hôpital d'évacuation, formation sanitaire établie en arrière du front, et où les blessés évacués des postes de secours font un séjour plus ou moins prolongé, suivant leur état, en attendant leur évacuation sur les hôpitaux de l'intérieur.
évacuer [ku-é] v. a. (lat. evacuare; de vacuus, vide). Faire sortir du corps : évacuer la bile. Sortir d'un pays, d’une place : Du Guesclin força les Anglais à évacuer presque comvlétement la France. Faire sortir de : évacuer l'artillerie d'une place.
évadé, e adj. et n. Se dit d'une personne qui s’est échappée de l’endroit où elle était enfermée, retenue ; un forçat évadé; les évadés,
évader [dé] (s’) v. pr. (du lat. e, hors de, eti’adere, aller). S’échapper furtivement : s'évader d'une prison. Fig. Se tirer d'embarras. Absolum. (avec ellipse) : on le fit évader.
évagation \gha-si-on] n. f. (lat. evagatio). Distraction de l’esprit, qui le détourne des objets auxquels il devrait s'attacher. (Peu us.)
évagination [sf-on] n. f. (du préf. priv. é, et du lat. vagina, gaine). Sortie d’une gaine.
Évagoras [rass], nom de deux rois de Salamine, en Chypre (ive s. av. J.-C.). — Evagoras 1er, m. en 374, fut l'ami d’Athènes et recueillit les débris fl(‘ la flotte de Conon, après le désastre d’Ægos- Potamos. Il fut assassiné par un eunuque.
Év^agre le Scolastique, historien grec, né à Epiphanie, en Syrie (536-610; ; auteur d’une Histoire ecclésiastique qui va de 431 à 594 et très estimée pour sa véracité.
évaltonner [to-né\ (s^) v. pr. (du préf. é. et de valeton., petit valet). Faire des efforts. (Vx.) S’émanciper.
évaluable adj. Qui peut être évalué : quantité évaluable.
évaluateur n. m. Ce qui sert à déterminer la valeur des choses.
évaluation rsi-on] n. f. (de évaluer). Appréciation, estimation : faire une évaluation troji faible.
évaluer [lu-ê] v. a. Apprécier, fixer la valeur d'une chose : évaluer la ^ofidation d'une contrée.
Évandre^ prince du Latium, qu’il passait pour avoir civilisé. 11 accueillit Euée, et le secourut contre les Rutules {Enéide).
évanescence [nès-san-se] n. f. Etat de ce qui est évanescent. (Peu us.)
évanescent [nès-sanj, e adj. (lat. evanescens). Qui disparaît par degrés.
évangéliaire [è-re] n. m. Livre contenant les Evangiles de toutes les messes de l’année.
Evangéiine, poème de Longfellow. La scène se passe au xviiie siècle, lors de la cession aux Anglais de l’Acadie, colonie française, et de la transportation en masse de tous les habitants de ce territoire. Evangéiine, séparée de son fiancé et devenue sœur de charité, ne le retrouve qu’après de nombreuses
EVÂ
années, au moment où il va mourir. Idylle romanesque, dans laquelle l'auteur décrit avec une inspiration sincère la nature acadienne 184-7).
é'vangélique adj. De l'Kvangile. Conforme à l'Evangile ; les puritains prétendaient mener une vie évangélique. Qui appartient à la religion réformée.
évangéliquement f/ce-man] adv. D'une manière évangélique : vivre évangéliquement.
évangélisateur \za] n. m. celui qui prêche l'évangile, spécialement parmi les populations non chrétiennes : saint Paul fut le principal évangélisateur des gentils.
évangélisation za-si-on] n. f. Action d’évan-
féliser ; saint Boniface fut le principal agent de évangélisation de l' Allemagne.
évangéliser [zé] v. a. Prêcher l’évangile à. évangélisme [ lis -me] n. m. Doctrine de l’Eglise évangélique.
évangéliste [Us-te] n. m. Chacun des quatre écrivains sacrés qui ont écrit la vie et la doctrine de Jésus-Christ : saint Matthieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean.
— Enoycl. Les évangélistes, souvent représentés, à partir du v« siècle, dans les mosaïques des anciennes basiliques de Rome et de Ravenne, ont la tète nimbée et sont accompagnés de ligures symboliques dont l’idée est empruntée à l'Apocalypse de saint Jean (IV, 7). Un jeune -homme est attribué à saint Matthieu, un lion à saint Marc, un taureau à saint Luc, un aigle à saint Jean.
Evangélistes (Les quatre), tableau de Jordaens (Louvre). Saint Jean, vêtu de blanc, occupe le milieu du tableau. (V. p 768.)
Évangéliste (f), roman d’Alphonse Daudet (1883) ; pénétrante étude de psychologie, où l’auteur nous montre une jeune protestante que l’idée de la mort fait passer de l’indifférence religieuse au troub'e, puis à l’exaltation fervente et au sacrifice de toutes les affections terrestres.
évangile n. m. (lat. evangelîum ; du gr. euaggelion, bonne nouvelle). Doctrine de Jésus-Christ : prêcher l'évangile. Livre qui la contient. (Dans ce sens et les suiv., prend une majuscule.) Partie des Evangiles lue ou chantée à la messe. Côté de V Evangile, côté gauche de l’autel par rapport aux assistants, où se lisent les deux Evangiles. Fig. Code, loi sacrée, règle immuable. Parole d'Evangile, chose tout à fait certaine.
Évangile (f) ou plutôt les Evangiles, livres sacrés, série de quatre récits de saint Matthieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean, qui ont retracé la vie et la doctrine de Jésus-Christ. Les trois premiers, en raison de leurs concordances, sont dits synoptiques, h' Evangile selon saint Jean, par son caractère plus théologique, se place dans une catégorie à part. En dehors des quatre Evangiles canoniques, une soixantaine d’écrits de nature diverse, dont un certain nombre subsistent, sont appelés Evangiles apocryphes.
évanie [nf] n. f. Genre d’insectes hyménoptères, comprenant des formes à vastes ailes, qui vivent dans le midi de la France : les larves des évanies dévorent les larves et les œufs des blattes.
évanouir (s’) v. pr. (lat. evanescere). Tomber en faiblesse, perdre connaissance ; Henri III s’évanouissait, dit-on, à la vue d'un chat. Fig. Disparaître ; la beauté s'évanouit vite.
évanouissant [i-san], e adj. Algèb. Qui est éliminé, devient nul : quantités évanouissantes. (Vx.)
évanouissement [i-se-maii] n. m. Perte de connaissance, syncope, défaillance : revenir d'un long évanouissement. Par ext. Disparition, effacement. Algèb. Disparition d’une quantité amenée par certains artifices de calcul.
— Enoycl. Pathol. V. syncope.
Evans (Marie-Anne). V. Eliot (George).
Evans (Olivier), mécanicien américain, né à Newport (1755-1819) ; inventeur des machines à vapeur à haute pression, et des dragues à vapeur.
Evans (sir George de Lacy, dit), général et homme politique anglais, né à Moig (Irlande), m. à Londres (1787-1870). Il combattit à l’Alma et à Inkermann.
Evansville, v. des Etats-Unis (Indiana), sur TOhio; 51.000 h. Houille, céréales.
évaporable adj. Susceptible d’évaporation, évaporateur n. m. Appareil à feu continu, qu’on emploie pour la dessiccation de divers produits (fruits, légumes, pulpes, lait, etc.).
évaporatif, ive adj. Qui fait évaporer ; procédés évaporatifs.
évaporation 'si-on] n. f. Transformation lente d’un liquide en vapeur.
— Encycl. L’évaporation d’un liquide a lieu à toutes les températures et sous toutes les pressions ; c'est une production lente de vapeur, tandis que l’ébullition est le passage rapide et tumultueux de l’ètat de liquide à l’état de vapeur. L’évaporation naturelle enlève annuellement aux cours d’eau, à la mer, une masse d’eau qui parait sensiblement la même que celle qui leur est restituée par la pluie ; c’est l'évaporation spontanée à l'air libre, qui est utilisée dans l’extraction du sel marin. Cette évaporation est d'autant plus active : 1“ que la surface du liquide est plus grande ; 2» que la température du liquide à évaporer et de l’air environnant est plus élevée ; 3» que l’air est plus sec ou plus rapidement renouvelé. Toute évaporation a pour conséquence un abaissement de température pour le liquide qui s’évapore ; c’est sur ce phénomène qu’est fondé l’emploi des alrarazas pour rafraîchir l’eau. Le froid produit par l’évaporation de certains liquides est souvent considéiable ; on l’utilise quelquefois pour la liquéfaction des gaz.
évaporatoire adj. Propre à provoq ierTévaporation ; appareil évaporatoire.
évaporé, e adj. et n. Fig. Etourdi, léger : tète évaporée; c'est un évaporé.
évaporer ré] v. a. (du \a.i. evaporare, denapor, vapeur). Résoudre en vapeur : évaporer un liquide. Fig. Exhaler : évaporer sa bile. Pop. Voler subtilement : évaporer une montre. S’évaporer v. pr. Se résoudre en vapeur. Fig. S’exhaler, se dissiper : sa colère s'évapore en menaces. Devenir évaporé, étourdi. Fam. Maigrir rapidement. Pop. S’enfuir, disparaitre.
ÉVE
évaporeuse yeu-ze] n. f. Machine employée
Évaporeuse.
dans les stéarineries pour aider à l’ébullition de la matière destinée à la fabrication de la bougie.
évaporomètre n. m. instrument pour mesurer le pouvoir évaporant de l'atmosphère.
É variste (n’s-te] (saint), pape de 100 à 109, martyr sous Trajan. Fête le 26 octobre.
évasé, e [zé] adj. Large, bien ouvert, évasement [ze-man] n. m. Etat de ce qui e.st évasé : l'évasement du troinblon empêche la Justesse du tir.
évaser [su] v. a. tdu pn'-f. e, et de vase). Elargir une ouverture : évaser un trou, un tuyau.
évasif 'zif\, ive adj. Qui sert à éluder : faire une réponse évasive. Ant. Catégorique, positif.
évasion [zî-on] n. f. (lat. evasio). Action de s’évader, de s^échapper de prison : méditer une évasion.
— Encycl. Dr. L’évasion simple, c’est-à-dire accomplie sans violence et sans effraction, ne constitue, en principe, aucun délit. Le détenu n’encourt de châtiment qu'autant que son évasion a été consommée ou tentée par bris de prison, ou avec violences envers les préposés à sa garde ou à sa conduite.
Ceux qui ont recélé ou fait recéler des personnes qu’ils savaient avoir commis des crimes emportant peine afflictive, sont punis de trois mois d’emprisonnement au moins et de deux ans au plus ; toutefois, cette disposition ne s’applique pas aux ascendants 0X1 descendants, époux ou épouses même divorcés, frères ou sœurs des criminels recélés, ou leurs alliés au même degré.
évasivement [zi-ve-mnn] adv. D’une manière évasive : répondre évasivement. Ant. Catégoriquement.
évasure \zu-re] n. f. Ouverture plus ou moins grande d’un orifice.
Évaux ou Évaux-les-Bains [nd], ch. i.
de e. (Creuse), arr. et à 42 kil. d’Aubusson, non loin du Cher ; 3.000 h. ; ch. de f. O. Sources thermales sulfatées sodiques, utilisées dans le traitement du rhumatisme et de la sciatique.
— Le cant. a 9 comm. et 10.030 h.
Eve, la première femme, d’après la Genèse. Dieu endormit Adam, et, pendant son sommeil, forma la femme d’une de ses côtes. Séduite par le serpent, Eve cueillit le fruit défendu et entraîna Adam dans sa faute. Elle fut chassée avec lui du Paradis terrestre et condamnée à enfanter dans la douleur. Elle fut la mère de Caïn, Abel et Seth. Fille d'Eve, femme frivole, curieuse, coquette, etc., qui se laisse facilement tenter. Femme en général. Fam.
Ne connattre quelqu'un ni d'Eve ni d’.idam, v. Adam.
évêcllé n. m. Territoire soumis à l’autorité d’un évêque : l'évêché de Paris fut longtemps suf frayant de l'archevêché de Sens. (Pour la nomenclature des évêchés, v d'évêque. Siège, palais l'Evêché.
EvêclléS (les Trois-', dénomination par laquelle on désignait jadis une partie de la Lorraine, composée des trois villes de Metz, Toul et Verdun (ayant rang d'évêché) et de leur territoire. Conquis par le connétable de Montmorency sous Henri II (1352), ils furent reconnus définitivement comme possession française au congrès de Westphalie il648,i.
évection [ué/c-si-ou] n. f. (lat. evetio). Astr. Inégalité périodique dans le mouvement de la lune, produite par l'action du soleil.
éveil
s’éveiller.
et àlaquelle onne pensait pas : donner l'éveil. Alarme.
éveillable [né, il mil.] adj. Qui peut être éveillé. Action de" sortir du sommeil, ou d'en tirer quelqu’un. (Vx.)
éveillé, e [nè, il mil.] adj. Fig. Gai, vif, alerte : mine éveîllee. Substantiv. ; quelle éveillée! Ant. Endormi.
éveiller [né, ll mil., é] v. a. (du lat. ex. hors de, et vigilare, veiller). Tirer du sommeil : éveiller un dormeur. Fig. Exciter, stimuler ; faire naitre : éveiller l'attention. Ant. Endormir, assoupir.
éveilleur [né, il mil.) n. m. Celui qui éveille, éveillure ^vè, il mil.] n. f. inégalité naturelle dans une pierre. (Vx.)
Evelyn [Un'] tJolm), écrivain et polygraphe anglais, né et m. à Wooton '16’20-17ü6\ auquel on doit des Lettres et un Journal fort intéressants.
événement [man] n. m. (du lat. evenire, supin eventum, arriver). Issue : attendre l'événement pour juger de la valeur d'une entreprise. Tout ce qui arrive dans le monde. Fait, incident remarquable. Dénouement d’une oeuvre littéraire. Faire événement. surexciter l’attention au point qu’on n’oublie plus. ,1 tout événement, à tout hasard, quoi qu’il puisse arriver.
event [nan] n. m. (de éventer). Air libre : mettre une cargaison à l'évent. Fig. Tète à Tévent, personne légère, étourdie. Petite ouverture pour laisser passer la flamme d’une amorce. Conduit ménagé par les fondeurs dans les moules, pour l’échappement du gaz. Altération des aliments ou des boissons, par suite d’une trop longue exposition à l’air : ce vin sent l'évent. Ouverture par laquelle certains cétacés rejettent de la vapeur d’eau. Canal pour renouveler l'air.
— Encycl. Les évents sont les ouvertures du nez simples ou doubles des cétacés. Ils sont situés plus ou moins en arrière sur le sommet de la face et conduisent aux fosses nasales.
event [i-m'n’t] n. m. Mot anglais signifiant événement : le great event (le grand événement) de la saisoti.
éventable [van] adj. Que Ton peut éventer, éventage [uan] n. m. Action d’éventer, de sécher à Tair des peaux, des mauvaises herbes.
éventail [van-ta, l mil.] n. m. (de éventer). Sorte d’écran portatif, monté sur des lames très minces, pouvant se plier à volonté, et servant à faire du vent pour se rafraîchir ; éventail de plumes; éventail peint. Ecran non pliant, servant au même usage. Ecran que Témailleur place devant sa lampe. Par anal. Objet qui se déploie en forme d’éventail ordinaire. Forme d’espalier. Eventail de corset.
Pêcher en éventail, à la française,
points de soie disposés en palme pour arrêter les baleines. Croisée en éventail, croisée dont la partie supérieure est en éventail. Pop. Eventail à bourrique, bâton, gourdin.
— BIncycl. Techn. Un éventail se compose de deux parties : la feuille et la motüure. La feuille est faite de deux morceaux de papier collés Tun contre l’autre, et que Ton double parfois d’une peau de chevreau dite cabretille, peau de poulet, de cygne, vélin, etc. La monture, appelée bois ou pied, est en
Éventails ; 1. A girouette 5. A gaine ;
ARCHEVÊCHÉ.) Dignité épiscopal ; se rendre à
i (yè, l mil.] n. m. Action d’éveiller ou de . Fig. Avis donné sur une chose qui intéresse,
(xvi®s.) ; 2. Plissé en roue ; 3. .A (ilumes (xvi® s.) ; 4. En éclisse ;