‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 789 sur 1225 · A lames ; 7. A plumes ; 8. Peint ; 9. Indien · texte numérisé non relu

A lames ; 7. A plumes ; 8. Peint ; 9. Indien

bois, ivoire, nacre, etc. Elle est faite de petites baguettes mobiles à Tune de leurs extrémités, la tête, et pouvant tourner autour d’un axe horizontal, la rivure. Les baguettes deviennent des brins au delà de la tête, et leur ensemble forme la gorge. Les baguettes flexibles qui portent la feuille sont les flèches, et les deux branches extérieures se disent maîtres brins; ils protègent la feuille lorsque l’éventail est fermé.

On appelle éventail brisé celui dans lequel les flèches, au lieu d’être réunies par la feuille, sont indépendantes les unes des autres et réunies par un ruban à leur partie supérieure. Les brins et flèches, dans ce cas, sont faits de plumes d’autruche et autres.

éventaillé [van-ta, ll mil., é], e adj. Disposé en éventail.

éventaillerie [van-ta, ll mil., e-rî] n. f. Industrie ou commerce des éventails.

éventailleuse

[van ta, ll mil., eu-ze] il. f. Ouvrière qui fait les éventails de corsets.

éventaillier

[van-ta, ll mil., i-ê] n.

m. Marchand d’éventails.

éventailliste

[t’an-ta, ll mil., l’s-te]

n. m. Fabricant, peintre, marchand d’éventails,

éventaire [vantè-re\ n. m. ide éventer), Sorte de plateau que portent devant elles les marchandes gumes, etc.

évente n. f. Casier

chandelles après leur labrication.

Éventaire.

de fruits, de fleurs, de léoù l’on met les

ÉVE

ÉVO

éventé, e [roji'i adj. Qui a subi l'action de l’air: vin éventé. Fig. Evaporé, léger : personne éventée. Substantiv. : xm éventé.

éventement [vaxi-te-man] n. m. Action d'éventer ; état de ce qui est éventé.

éventer [van-té] v. a. (du préf. é, et de re7i^). Exposer au vent : éventer àes habits. Donner du vent. Altérer par l’exposition à l’air : éventer du vin. Eventer le grain, le remuer pour qu’il ne s'échauffe pas. Eventer une mine., une mèche, la découvrir et en détruire l'effet. Percevoir l'odeur de : chien qui évente la voie, et /?gr. Découvrir habilement : éventer xin complot, un piège. Fam. : éventer la mèche. Mar. Eventer une voue, l’orienter de manière qu’elle l’eçoive le vent. S’éventer v. pr. Se faire du vent avçc’ un éventail ou toute autre chose : s'éveTiter avec son mouchoir. Se corrompre par le contact de l’air : vin qui s'évente,

éventeur, euse \van, eu-ze] n. et adj. Personne qui évente.

éventif, ive [urro] adj. Eventuel. (Vx.) éventiller \van-li, il mil., é] v. n. Se dit d’un faucon qui bat des ailes.

éventoir [van] n. m. G-rossier éventail poui’ aliumer les charbons, la braise.

éventration [van-tra-siûJi] n. f. Solution de continuité de la paroi musculaire abdominale, laissant la peau seule pour contenir les viscères. Plaie de l’abdomen, donnant issue à ime portion des viscères.

éventrer [van-trS] v. a. Ouvrir le ventre ; éventrer un bœuf.

Par anal. Défoncer, ouvrir largement : éventrer unpâté, xmevalise.

éventualité [ucinJn.f.Caraetère de ce qui est éventuel. Faitéventuel : parer àloutes leséventualités.

éventuel, elle [van-tu-él, è-Ze] adj. (du lat. eventus, événement). Qui dépend d’un événement incertain ; faire une concession éventuelle. N. m. Cas éventuel : calculer l'éventuel. Portion variable des émoluments d’un fonctionnaire. Ant. Certain, nécessaire.

éventuellement [van-tu-é-le-man] adv. D'une manière éventuelle.

éventure [van] n. f. Crevasse que présentent certains canons de fusil défectueux, après l’épreuve.

évêque n. m. (gr. episkopos ; de epi, sur, et skopein, regarder). Le chef d’un diocèse ; les évêques furent d'abord élus par les fidèles. Evêque des évêques, le pape. Loo. fam. V. chape et chien.

— Bnoycl. Par son pouvoir d'ordre, qui lui est conféré par son sacre, l’évêque confère non seulement les mêmes sacrements que le prêtre, mais encore l’ordre et la confirmatiou. Par son pouvoir de juridiction, qui lui vient à la suite de 1 institution c.anonique donnée par Rome, il gouverne la portion du peuple chrétien qui lui est confiée ; il institue les

Costumes d’évêque : 1. Au xn“ siècle ; 2. Au xix” siècle.

curés, nomme les ecclésiastiques aux différents emplois, les surveille et au besoin les frappe de censure ; il fait les mandements et ordonnances nécessaires au maintien de la discipline. Au point de vue de l’ordre, les évêques sont égaux ; au point de vue de la juridiction, U y a entre eux une hiérarchie, dont les degrés sont, en descendant : le pape, les patriarches, les primats, les métropolitains ou archevêques. les simples évêques. Le droit canonique impose à d’évêque la résidence dans son diocèse, la visite de son diocèse au moins tous les trois ans, le voyage à Rome au moins tous les quatre ans, l’union la plus étroite avec le pape. Dans un délai de six mois après l’institution canonique, le nouveau prélat doit se faire sacrer par trois autres évêques. Ses ornements distinctifs sont ; la crosse, l'anneau, la croix pectorale et la mitre.

Dans l’Eglise anglicane (ou épiscopale), il y a des évêques, qui, eil^ Angleteri’e, sont nommés par les ministi'es de la Couronne, et dans les autres pays (Irlande, colonies, Etats- Unis) par le synode du diocèse. Les Eglises luthériennes du Nord (pays Scandinaves) ont conservé le régime épiscopal.

Everbecq, comm. de Belgique ( Hainaut , arr. d’Ath) ; 3.170 h. Salines ; filatures.

Everberg, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain) ; 1.800.

Everdingen [é-Dèj-dm'-ghên] (Albertou Allart Van), peintre paysagiste Alkmaar (1021-1675). Il a représenté des paysages montagneux.

Everdingen.

hollandais, né et m. à

éverdumer ]vèr-du-mé] v. a. (de é, et verd)- Enlever à certains légumes, à certains fruits, leur couleur verte ; éverdumer des épinards.

EvGre, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles), non loin de la Senne ; 4.540 h. Cimetière de Bruxelles.

Everest (mont), point culminant de l'Asie et du globe entier (8.860 m.), dominant, entre l’Inde et le Tibet, un des plus importants massifs montagneux de rilimalaya.

Everett [rèt] (Edward), homme d’Etat américain, né à Dorchester, m. à Boston (1794-1865); il fut ministre des affaires étrangères en 1852.

Evergem, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Oand) ; 8.100 h. Dentelles ; étoffes de lin et de coton ; scieries.

Evergète (du gr. euerr/etés, bienfaiteur). Surnom de plusieurs rois grecs d’Egypte ou de Syrie.

everlasting [è-vèr-las-tin'gh'] n. ra. (enangl., qui dure toujours). Tissu uni, ras, teint en pièce, chaîne et trame de laine. Syn. lasting.

évernine [ré»’] n. m. Qjiim, Suci'e extrait d’une variété de lichen.

évemique [vèr-ni-ke] adj. Chim. Se dit d’un acide dérivé des lichens evernia prunastri.

éverole n. f. (de eve, anc. forme de eau). Ampoule aqueuse, qui vient sur la peau. (Vx.)

éverrer [vé-ré] v. a. (de ver). Enlèvera un chien un petit nerf' placé sous la langue, qu’on prenait autrefois pour un ver occasionnant la rage. (On écrit aussi ÉVÉRER.)

ÈverS (Charles-Joseph), général belge, né à Bruxelles (1773-1818). Il servit dans l’armée, française, et se distingua pendant les guerres de la Révolution et de l’Empire. Il mourut gouverneur de Namur.

éversif, ive [vèr] adj. (du lat. eversus, renversé). Subversif, qui détruit : doctrines éversives. (Peu us.)

éversion [vêr] n. f. (du lat. eversio). Ruine, renversement ; l'éversion des vieilles institutions. (Peu us.) Pathol. Saillie d’une muqueuse en dehors d'un orifice naturel ; l'éversion de la muqueuse utérine nécessite l'excision.

éversite [vèr] n. f. Chim. Explosif à base d'acide picrique. *

Evert (Alexis-Ermolaevitch), général russe, né en 1867. Lors de la Grande Guerre, il commanda une armée russe au S.-E. de la Pologne, et battit les Autrichiens commandés par Dankl (1914), puis commanda en chef les armées du centre (1915-1916) et dirigea la retraite sur le Niémen.

évertuer (sM [sé-vèr-tu-é] v. pr. (du préf. é, et de vertu). Faire effort pour arriver à un but : évertuez-vous à bien faire.

Evesbam, v. d’Angleterre (comté de ’Worcester), sur l’Avon : 6.90(1 h. En 1265, Simon de Montfort, comte de Leioester, y fut battu et tué par Edouard l'f.

éveux, euse [veü, eu-ze] adj. (de eve, anc. forme de eau). Humide, marécageux. (Vx.)

EvlléUlère, philosophe grec, auteur d’une méthode d'interprétation des mythes, appelée de son nom l'évhémérisme (iv® s. av. J.-C.).

évlléuiérisiue [ris-me] n. m. Doctrine d’Evhémère , d’après laquelle les personnages mythologiques seraient des êtres humains divinisés par l’admiration des peuples.

évhémériste \ris-te] adj. et n. Partisan de l'évhémérisme.

Éviau-Ies-Baius [lè-bin], ch.-l. de O. (Haute- Savoie), arr. et à 9 kil. de Thonon, sur la rive méridionale du lac Léman ; 3.110 h. [Evianais). Ch. de f. P.-L.-M. Eaux bicarbonatées sodiques, très faiblement minéralisées, utilisées dans le traitement de la goutte, du diabète, et comme eau de table. — Le cant. a 14 comm. et 14.420 h.

éviction [ui/f-si-07i] n, f. (lat. evîctio). Dr, Dépossession d’un bien acquis de bonne foi : Véviction des tenanciers irlandais par les landlords a déterminé une violente crise agraire.

— Encycl. Dr. L’éviction est la dépossession légale d'un bien acquis de bonne foi. Le vendeur est obligé de droit à garantir l’acquéreur du dommage que celui-ci souffrirait s'il était évincé partiellement ou totalement de l'objet vendu, ou bien si cet objet était grevé de charges inconnues lors de la vente, dans la totalité ou partie de l'objet vendu.

Dans le cas de stipulation de non-garantie, le vendeur, en cas d’éviction, est tenu à la restitution du prix, à moins que l'acquéreur n’ait connu, lors de la vente, le danger de l’évictian, ou qu’il n’ait acheté à ses risques et périls ; en effet, la vente. coQstitue alors un contrat purement aléatoire, évidage n. m. Action d’évider.

évidement [de-man] n. m. Action d’évider. Etat de ce qui est évidé : l'évidement d'un vase. Chir. Enlèvement des parties intérieures d’un os malade, sans attaquer le périoste.

évidemment [da-ynan] adv. D’une manière évidente ; certainement ; sans aucun doute.

évidence [dan-se] n. f. Caractère de ce qui est évident : l'évidence d'un aj;i077ïe. Condition d'une chose qui apparaît clairement, ou qui attire l’attention ; être, mettre en évidence. Dernière évidence, évidence absolue. Se rendre à V-évidence, reconnaître une chose dont l’existence ou la vérité paraît indubitable. Ant. Improbabilité, Incertitude.

— Encycl. Philos. Descartes a fait de l’évidence le critérium de la vérité, la substituant à l’ancien principe d'autorité; mais on lui reproche de n’avoir pas assez nettement défini l’évidence, d’avoir « oublié de mettre une enseigne à l'auberge de l’évidence, de sorte que chacun se croit en droit d'y loger son opinion ». (Helvétius.)

évident [dayi], e adj. (lat. evidens ; de videi-v, voir). D’une certitude facile à saisir et qui ne laisse aucun doute : vérité évidente. Qui est en évidence, eu position d’être vu ou connu : hostilité évidente. N. m. Ce qui est évident : à quoi bon nier l'évident? Ant. Douteux, incertain, improbable.

évider [dé] v. a. (préf. é, et vider). Creuser intérieurement, tailler à jour, découper : évider une

pierre. Echancrer : évider le collet d'une robe. Chir^ Pratiquer l'évideracnt : évidei' un os.

évideur n. m. Ouvrier qui évide les aiguilles à coudre.

évidoir n. m. Outil pour évider.

évidure n. f. Creux d'un objet évidé.

évior [vi-é] n. m. (de eve, anc. forme de eau). Table de pierre taillée en bassin et percée d’un trou, sur laquelle on lave la vaisselle. Petit canal par lequel s’écoulent les eaux d’une cuisine,

— Encycl. Econ. dom. L’évier est, en général, fait d’une pierre rectangulaire, creusée intérieurement et scellée dans les murs d’un angle de cuisine. On le fait aussi avec une planche de bois munie d’un rebord et recouverte d’une feuille de zinc. L'évier est percé d’un trou généralement grillagé , en communication avec un tuyau de vidange par un siphon. Audessus de la pierre est installé un robinet à eau.

L’évier doitêtre nettoyé avec le plus grand soin ; après un lavage à grande eau et un frottage à la brosse de chiendent, on verse quelques gouttes de térébenthine dans le tuyau de vidange, afin de le désinfecter.

Evilmérodach. [dafe] ou Amllmardouk,

roi de Chaldée de 562 à 560. Successeur de Nabuchodonosor, il fut assassiné par son beau-frère Nergal- Sharouzow, qui s'empara du trône.

é’Vincemeilt [man] n. m. Action d’évincer, évincer [sê] v. a. (lat. evincere. — Prend une cédille sous le c devant a et o : il évinça, nous évinçons.) Ecarter, faire renvoyer par intrigue : évincer frauduleusement un concurrent. Dr. Procéder à une éviction. Déposséder juridiquement ; évincer un possesseur de bonne foi. S’évincer v. pr. S’exclure l'un l'autre : des concurrents qui cherchent à s'évincer.

éviration [si-on] n. f. (de éviré). Castration. Impuissance précoce de l’homme.

éviré, e adj. (de évirer). Châtré, rendre eunuque. Dlas. Se dit d’un animal figuré sur le blason, privé de la marque de son sexe.

évirer [ré] v. a. (lat. evirarc; préf. e, et vir, homme). Rendre eunuque, châtrer, en parlant d’un homme.

EvireS, comm. de la Haute-Savoie, arr. et à 16 kil. d’Annecy ; 1.230 h. Ch. de f. P.-L.-M.

EviSa, ch.-l. de c. (Corse), arr. d’Ajaccio, près de la forêt d’Aïtone ; 870 h. — Le cant. a 6 comm. et 3.690 h.

éviscération [vis-sé-ra-si-on] n. f. Issue des viscères à travers une solution de continuité de la paroi.

éviscérer [uis-sé-ré] v. a. (Se oonj. comme accélérer.) Enlever les entraiUes de : éviscérer un cadavre.

évitable adj. Qui peut être évité : inconvénient évitable. Ant. Inévitable.

évitage n. m. ou évitée [té] n. f. Mouvement de rotation d’un navire autour d’une ancre sur laquelle il est mouillé. Espace suffisant pour qu’il puisse exécuter ce mouvement,

évitement [man] n. m. Action d’éviter. Voie d'évitement, vole ménagée à côté d’une voie principale et en communication avec eUe, où un convoi peut se gai’er pour laisser la voie libre à un autre.

éviter [té\ v. a. (lat. evitare). Esquiver, parer à ce qui peut être nuisible, désagréable ; éviter un danger. S’abstenir de : éviter les mots oiseux. Ne dites pas : je veux vous éviter cette peine, mais vous épargner cette peine. Dites, en faisant usage de la négation ; évitez qu'il ne vous parte.)V. n Mar. Se dit d’un navire qui exécute un mouvement de rotation sur ses ancres. Ant. Chercher, rechercher.

évocatale adj. Qui peut être évoqué. Dr. Qui peut être évoqué par un tribunal : affaire évocable.

évocateur, trice adj. et n. Qui a la propriété d’évoquer ; le style de Chateaubriand est très évocateur. Qui évoque les esprits ; médium évocateur.

évocation [si-on] n. f. (lat. evocatio). Action de faire apparaître par des sortilèges ; les pratiques de l'évocation ont reparu avec le spiritisme. Action de rappeler une chose oubliée : l'évocation de ses souvenirs. Dr. Action d'évoquer une cause judiciaire.

— Encycl. Dr. Le droit d’évocation est la faculté donnée à un tribunal supérieur, de se saisir d'une affaire de la compétence d’un tribunal inférieur et de statuer en premier et dernier ressort. Le pouvoir d'évoquer appartient exclusivement aux tribunaux d'appel, à la double condition ; 1" qu’il y ait infirmation d’un jugement rendu au cours du procès par le tribunal du premier degré ; 2» que l’affaire soit en état d’être jugée.

évocatoire adj. Qui donne lieu à une évocation : cérémonie évocatoire.

évoé ou évobé interj. Cri des bacchantes en l’honneur de Dionysos (Bacchus).

évolage n. m. Aménagement successif d'une terre en étang et en prairie ou eu céréales.

évolagiste [jis-te] n. m. Celui qui jouit ou est propriétaire d'un évolage.

Evolène, comm. de Suisse (cant. du Valais), à 1.380 m. d’altitude; 1.210 h. Elevage de bestiaux; fromagerie.

évoluer [lu-é] v. n. (de évolution). Exécuter des évolutions : escadre qui évolue. Fig. Passer par une série progressive de transformations ; type qui évolue.

évolutif, ive adj. Qui est susceptible d’évolution ou qui produit l’évolution : force évolutive.

évolution [si-on] n. f. (du lat. evolutio ; de evolvere, évoluer). Mouvement, manœuvres, exécutés par des troupes, un navire, etc. Fiy. Transformation. Série de transformations successives, par opposition à révolution, qui indique une transformation violente ou brusque. Théorie biologique qui admet la

ÉVO

EXC

transformation progressive des espèces : Barivin a soutenu la doctrine de l'évolution. Philos. Syn. de Évon-rioNNisME. Lin. Evolution des genres, théorie professée par ISrunetiére. suivant laquelle les genres littéraires seraient issus les uns des autres.

Évolution créatrice [V). par Henri Bergson fl9U7). L'auteur montre que la réalité, échappant aux formes subjectives de l'espace et du temps abstrait, est un élan vital, un perpétuel devenir, une perpétuelle création,

évolutionnaire isi-o-ni-re'] adj. Art milit. Qui a rapport aux évolutions : théorie évolutioii- ■naire. Qui fait exécuter des évolutions : officier évolutionnaire.

évolutionner v. n. Syn. de évoluer.

évolutionnisme [si-o-nü-me] n. m. Doctrine philosophimie ou scientifique, fondée sur l'idée d'évolution : Spencer est le principal représentant de l'évolut ionnisme anglais.

— Encycl. Philos. D'après l'évolutionnisme, la loi de causalité embrasse et relie entre eux, à un point de vue unitaire et mécaniste, runiversalité des êtres et des phénomènes de la nature, faisant ainsi du monde un tout qui déroule spontanément la suite de ses états et a produit la série des formes inorganiques d'abord, vivantes ensuite, Herbert Spencer a tenté de tout ramener, dans le monde moral comme dans le monde physique, à la loi d'équivalence des forces, en tâchant d'établir que tous les phénomènes sont convertibles entre eux, depuis la passivité des corps bruts jusqu'aux manifestations les plus hautes de l'activité spirituelle. Selon lui, l'évolution s'effectue par le passage d'une homogénéité confuse à une hétérogénéité de mieux en mieux définie. — La théorie évolutionniste, si utile dans les sciences de la nature, qu'elle explique et simplifie, laisse en dehors de son domaine toutes les questions relatives à l'origine, à la cause, etc., en un mot toute la métaphysique, qu'elle néglige systématiquement. C’est une cosmologie, une cosmogonie scientifique, dont peuvent se réclamer le matérialisme le plus rigoureux comme le spiritualisme le plus intransigeant.

La théorie de l'évolution, quand elle envisage spécialement le monde organique, porte le nom de transformisme ou théorie de l’évolution des espèces.

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