V. forte d’Arabie (Nedjed
eyra [ê-
r<i]n.m.Mamm i f è r e a pparlenant au genre couguar et qui est le puma eyra du Brésil. (Sa longueur totale n excède pas 1 mètre ;
sa robe soyeuse, orangée, est blanchâtre en dessous ; il fait de grands ravages dans les bassescours.)
EyragUeS [è-ra-ghe], comm. des Bouches-du- Rhône, arr. et à 26 kil. d’Arles ; 1.940 h. Vins.
Eyre [è-re], lac d’Australie, au centre du continent et au milieu d’un désert pierreux ; 10.000 kil. carr.
Eyrïès [ê-n-èss] (Jean -Baptiste -Benoît), géographe français, né à Marseille, m. à Graville (1767-1846).
Eysies [è-zf] (Les), hameau de la Dordogne, comm. de Tayac, sur la Vézère ; 450 h. Ch. de f. Orl. Célèbres grottes préhistoriques.
Eysines [è-zi-ne], comm. de la Gironde, arr. ef à 7 kil. de Bordeaux, près de la Jalle de Blanquefort ; 2.870 h. Ch. de f. de Bordeaux à Lacanau. Primeurs, vignobles, moulins.
Eyzin-Pinet [ê, nè], comm. de ITsère, arr. et à 12 kil. de la Vienne, sur la Gère ; 1.320 h. Ch. de f. P.-L.-M. Chapellerie, minoteries.
Ézéchias [fti-as,s] ou Hizkiah, roi de Judée, fils et successeur d’Achaz (725-696 av. J.-C.). Il eut à lutter contre Sennachérib. Le Livre d'Isaîe contient le magnifique Cantique d’Ezéchias célébrant sa guérison.
Ezéchiel [ki-èl], l’un des quatre grands prophètes hébreux (vi® s. av. J.-C.). D’après une tradition, il fut mis à mort par un prince juif, à qui U.
La vision d’Ézédiiel, tableau de Raphaël.
reprochait son idolâtrie. Le Livre d'Ezéchiel, recueil de ses prophéties, inscrit par l’Eglise dans le canon des Livres inspirés, est remarquable par la grandeur des, visions du prophète.
Ézéchiel (la Vision d'), tableau de Raphaël (palais Pitti, Florence). Le Créateur, entouré des animaux symboliques des évangélistes, apparaît sur les nuages, les bras ouverts, le visage terrible.
Ezraël [èz]. v. azraël.
Ezy, comm. de l’Eure, arr. et à 26 kil. d’Evreux, sur l’Eure ; 1.790 h. Ch. de f. Et.
Ezzelins, famille germano-italienne, qui joua un rôle capital à la tête du parti gibelin. — Le plus célèbre est Ezzei.ino IV da Romano, dit le Féroce, farouche adversaire de la papauté (m. en 1259).
n. m. [ èf ou fe 1. Sixième lettre de l'alphabet, et la quatrième des consonnes :
un F majuscule ; un petit f.
/,'f est une consoime spirante. — Comme signe graphique, F, qui n'existe pas dans l'alphabet phénicien, est un redoublement du vau sémitique ; il prend en grec le nom de digamma, à cause de sa ressemblance avec un gamma redoublé. Ce signe fut adopté par l'alphabet latin pour indiquer le son actuel, assez semblable à l'aspiration du p, représentée chez les Grecs par un phi. h'f prend diverses formes, soit dans l'écriture, soit dans l’impression : on distingue l'F majuscule et
Ecritures modernes
ÏÏl
Anglaise Ronde Bâtarde
ly minuscule. Il subit, en outre, de nombreuses modifications, suivant que le caractère est de l'anglaise, de la ronde, de la bâtarde, de la coulée, ou du romain, de rilalique, de la normande, de l'égyptienne, etc. Abrév. Dans les écrits ecclésiastiques, F suivi d'un point, et, chez les francs-maçons, F suivi de ti’ois points en triangle, signifient frère : T.-. C.‘. F.*., très chf^r frère. F accompagné d'une salamandre désigne le nom de François Dr. Dans le commerce, f. ou fr. se lit franc; fo, franco; fl. ou fs, florins; folio. Pour les médecins et les pharmaciens, F signifie fac (mot latin, /'ais, faites) ; F. S. A., fac secnndum artem., faites (ces médicaments) suivant les règles de votre art. Milit. La lettre F additionnée de certains indices désigne les différentes espèces de poudre à fusil employées avant l'adoption de la poudre sans fumée. Mnsia. La lettre f signifie forte, ff veut dire fortissimo , fjf le dernier degré de force; fjp signifie forte 'piano. Numér. F représente le sixième rang. Numism. F désignait autrefois l'hôtel des monnaies de la ville d’Angers.
F. Symbole chimique du fluor, fa n. m. (première syllabe du mot faniulî an second vers de l'hymne de saint Jean Bap tiste ) . Mus. Qua- ' trième note de la gamine de do. Ton dont cette note est la Ionique : chanter en fa. Signe qui la représente. Clef de fa, clef qui se figure par un C retourné suivi de deux points, et qui indique que la note placée sur la ligue passant entre les deux
Le la d’apiès les trois clefs.
points est un fa : la clef de fa se plaçait autrefois sur la troisième ligne de la portée; on ne l'emploie plus guère que sur la quatrième.
(La clef de fa sert à écrire les parties de bassesvocales ou instrumentales. Leschanls écrits sur cette clef sont plus bas d’une octave, que s’ils étaient notés en clef de sol.) Y. clef.
fabagelle ’Jè-le] n. f. ou fabago n. m. Plante vivace, de la famille des zygophyllacées, originaire d'Orient, et qui croît en France. (D'une odeur forte, d'une saveur amère, elle a été employée comme vermifuge, astringent, etc. On l'appelle aussi FAUX CAPRIER.)
Fabas [èass] (Jean II del, gentilhomme français . gouverneur d'Albret. m, en llili. Il prit part aux luttes religieuses du xvi« siècle aux côtés de Henri de Navarre. — Son fils, Jean III, joua aussi un rôle important, sous le règne de Louis XllI, comme membre des assemblées des réformés de France.
Fabert [ôèr] (Abraham de', né à Metz, ra. à Sedan (15119- 1662), illustre capitaine, maréchal de France, célèbre par son liéroîsme et son désintéressement.
Bon ingénieur, excellent officier, il refusa d'entrer dans la conspiration de Cinq-Mars, fut gouver- Fabagelle. neur de Sedan, où il s'efforça de “
restaurer l'industrie des draps, et dirigea le siège de Stenay. « Si, disait-il, pour empêcher qu'une place que le roi m'a confiée ne tombât au pouvoir des ennemis, il fallait mettre à la brèche ma personne, ma famille et mon bien, je ne balancerais pas un instant à le faire. »
Fabia (gens), illustre famille romaine, à laquelle appartiennent les Fabius.
V, Fahiens et Fabius.
Fabian Society, organisation socialiste fondée en Angleterre en 188!-, et qui, tirant son nom de Fabius Cunctator, préconise une méthode d’action lente et Fabert.
progressive. La Fabian
Society est en connexion avec le Labour Party.
Fabié François). profe.sseur et poète français, né à Durenque 'Aveyron) en 1846. Il a décrit dans ses vers les paysages et la vie du Kouergue.
Fabien [bi-in] (saint), pape de 236 à 350. Il fut martyrisé pendant la persécution de Dèce. Fête le 20 janvier.
Fabiens [M-în], nom donné aux représentants de la gens Fabia, qui, au nombre de 306, s’étaient cliargés de combattre seuls les ’Véiens, et péi’ireut en 477 av. J.-C. — Un fabietl.
Fabiola ou l'Eglise des Catacombes, roman par le cardinal Wiseman. La patricienne Fabiola, élevée dans le paganisme, est peu à peu conquise au christianisme. Dans cette étude, pleine d'intérêt et d un vif sentiment dramatique, de la société chrétienne des premiers siècles, l’intrigue se mêle habilement à l'archéologie (1854).
Fabius [wss] (Maxlmus Rullianus), consul romain, deux fois dictateur, vainqueur en 296 des Samnites et des Gaulois à Sentinum, m. en 296 av. J.-C.
Fabius Cunctator (ou le Temporiseur ), illustre Romain, nommé prodictateur après la défaite de Trasimène (217 av. J.-C.), m. en 203 av, J.-C., et qui sut, par sa tactique prudente, arrêter les progrès d’Annibal. Il prit Tarente en 215 av. J.-C. En littérature, on rappelle souvent la sage circonspection de Fabius le Temporiseur.
Fabius Pictor (Quintus), le plus ancien des historiens latins, contemporain de la dernière guerre punique. Ses Annales, aujourd’hui perdues, furent utilisées par Dion Cassius et Tite-Live. Elles s'étendaient des origines de Rome aux premières années de la deuxième guerre punique.
fable n. f. (du lat. fabula, discours, récit). Mythologie : les dieux de la Fable (avec une majuscule dans ce cas). Récit faux, imaginaire : on accumule les fables sur les personnages célèbres. Nouvelle, allégation fausse : certains journaux débitent beaucoup de fables. Sujet de risée : être la fable du quartier. I.ittér. Ensemble des faits qui constituent l'action d'un roman, d'une pièce, etc. : dans toute œuvre, il y a la fable et la forme. Apologue, récit allégorique d'où l'on tire une moralité : les fables d'Esope, de Phèdre, de La Fontaine. Dans l’antiquité romaine, pièce dramatique : fables atellanes. (Y. ateli.anes.)
— Encycl. La fable, qui consiste en un récit fictif destiné à mettre en lumière une idée abstraite, est un genre commun à toutes les littératures, et ses origines se perdent dans l'antiquité la plus reculée. Les fables dites indiennes, popularisées par la traduction arabe du vin® siècle, et que la tradition rapporte à des auteurs légendaires tels que Pilpay (ou Bidpaï) et Lokman, remontent, par l'intermédiaire d’une version pehlvie, à un original sanscrit ; le Pantchatantra (les cinq livres), œuvre de 'Vichnou Sarma. Los Grecs citaient comme le fondateur de la fable Esope, esclave phrygien du vi' siècle av. J.-C,, mais on trouve chez Hésiode, dès le viii' siècle, la jolie fable l'Epervier et le Itossignol. Les fables ésopiques, rédigées en prose, furent traduites en vers ïambiques par Babrios (au iii” ou it' s. av. J.-C.). Chez