‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 801 sur 1225 · FAL · texte numérisé non relu

FAL

FÂK

Fakhr-eddin-Benakéti, historien et poète persan du xiiie et du xiv« siècle ; auteur d'une chronique générale, de la création à l’an 717 de l’hégire.

fakir ou faquir n. m. (de l’arabe fakir, pauvre). Ascète musulman. Par ext. Nom donné en Europe aux pénitents hindous de toutes sectes, qui vivent d’aumônes et se livrent à toutes sortes de mortifications.

— Encycl. Les ascètes musulmans, qui, en Perse, en Turquie et dans le nord de l'Afrique, sont appelés derviches, sont désignés dans TInde par le mot fakir. Ils se divisent en deux classes : les ba-char (réguliers), qui appartiennent à un ordre et observent des règlements rigoureux, et les bichar (irréguliers). Leur costume comprend habituellement: un manteau de feutre(blanc ou noir), une coill’ure conique, un tui’ban jaune ou une calotte de feutre. Comme accessoires : une béquille en bois ou en fer pour soutenir le coude ou la tête pendant les contemplations, une baguette terminée par une main pour gratter leur épiderme crasseux, une sébile (kachkuli pour les aumônes, et un chapelet de 32, 66 ou 99 grains. Ils ne vivent que d’aumônes, et leur existence est purement contemplative. Pour combattre le sommeil ils prennent les poses les plus incommodes et quelques-uns passent des nuits entières à répéter les mots : Lâ ilâha illâ allah (Il n’y a d’autre dieu qu’Allah).

Quant aux ascètes des sectes hindoues (yogi), que les Européens appellent communément fakirs, ce sont des pénitents qui parcourent le pays vêtus seulement d’un lambeau d’étoffe, les cheveux longs et la barbe hirsute, et se livrent en public aux mortifications les plus cruelles. Les Hindous ont pour eux une très grande vénération.

Fakir.

falabréguier [ghi-é] n. m. Un des noms vulgaires du micocoulier. (Syn. fabrecoulibr.)

falaise (Zé-ze] n. f. (ano. haut allem. felisa)- Terres, rochers escarpés, sur les bords de la mer • les falaises des côtes normandes.

— Encycl. Les falaises se forment toutes les fois que le littoral battu par les vagues est constitué par des couches à stratification horizontale et que les couches supérieures reposent sur des roches moins résistantes à l’érosion des eaux marines.

Falaise d’Étretat.

Celles-ci, en effet, tendent sqps cesse à creuser sous la falaise comme un rentrant, et un jour vient où la partie en surplomb s’écroule sous son propre poids.

Les calcaires, les grès, les granits donnent naissance à des falaises ; et les murailles calcaires, notamment, se dressent souvent à 100 ou 120 mètres au-dessus des flots (falaises d’Etretat, ou pays de Caux). Partout, l’ablation des mers s’exerce avec intensité et violence.

Falaise [U-ze], ch.-l.

d’arr.(Calvados), sur l’Ante, affl. de la Dive ; ch. de f.

Et. ; 6.860 h. (Falaisiens).

Patrie de Guillaume le Conquérant, de Vauquelin de La Fresnaye. Beau château roman. Prise par Hemù IV sur les Ligueurs en 1691. —

L’arr. a 5 cant.. Ht comm., 42.290 h. ; le cant. Nord a 27 comm. et 9.340 h. ; le cant. Sud, 8 comm. et 6.990 h.

falaiser \lè-zé]\. n. Se briser centre une falaise, en parlant de la mer.

falarique n. f. (lat. falarica). Ai-me de jet, en forme de flèche, chez les Anciens et au moyen âge : un perfectionnement fit de la falarique un instrument incendiaire.

falbala n. m. Volant, bande d’étoffe plissée, qu’on met pour ornement à une robe, à des rideaux, etc. Ornement de toUette en général.

falbalassé [Za-sd], e adj. Chargé de falbalas.

falbalasser [Za-sd] v. a. Orner de falbalas.

falcade n. f. Mar. Syn. de falqde.

falcaire ’.kè-re] n. f. (du lat. faix, falcis, faux). Bol. Genre d’ombellifères appelées aussi entames, et dont une espèce vit en France. Art milit. Epée recourbée en forme de faux.

falcidie [df] ou falcidienne [diè-ne] n. f. (du tribun Fulcidius). Dr. rom. Falarique. Portion dont l’héritier testamentaire trop chargé de legs avait le droit de faire la distribution entre les héritiers ab intestat. Adjectiv. : quarte falcidie. V, quarte.

Armes de Falaise.

falciforms [si] adj. (du lat. faix, falcis, faux, et de forme). Qui a la forme d’une faux : ligament falciforme du foie.

falcinelle [nê-le] n. m. Genre d’oiseaux de la famille des paradiséidés. Nom donné également à un sousgenre d’ibis à long bec arqué, à plumage bronzé, répandu dans l’Ancien et le Nouveau monde : les falcinelles vivent dans les marais, et par bandes.

Falcon (cap), cap d’Algérie, qui ferme à 10. le golfe d’Oran .

Falcon (Marie-Cornélie), cantatrice française, née et morte à Paris (1812-1897). Son nom est resté attaché à l’emploi des grands premiers rôles qu’elle a tenus à l’Opéra (Alice dans Robert le Diable, Valentine dans les Huguenots, Itachel dans la ,Juive, etc. : une falcon). Sa carrière fut courte : au bout de cinq ans, elle perdit sa belle voix.

Falconet [ko-n'e\ (Etienne-Maurice), statuaire français, né et m. à Paris (1716-1791) ; auteur d’une célèbre statue équestre de Pierre le Grand, de la Baigneuse, de l'Hiver, de Pygmalion et Galatée. Ou lui attribue la pendule do la collection Camondo, au Louvre. Il a laissé des travaux littéraires sur les beaux-arts, surtout sur la sculpture ; le style, remarquablement concis, en est parfois incorrect.

Falconetto (lean- Marie), peintre et architecte italien, né à Vérone, m. à Padoue (1458-1634) : il éleva à Padoue la magnifique chapelle Saint-Antoine.

falconidés n. m. pi.

Famille d’oiseaux rapaces, comprenant les aigles, les milans, les faucons diurnes, les buses, etc. S. un fahonidé.

falculaire [Zè-re] adj. (du lat. falcula, petite faux). Qui est en forme de faux.

fale ou fallo 'fa-le] n. f. Nom vulgaire d i jabot des oiseaux de basse-cour, et particulièrement de celui du pigeon.

Falémé, riv. d’Afrique. Elle se jette dans le Sénégal, à 20 kil. au-dessus de Bakel ; cours 600 kil.

falère n. f. (mot catalan signif. activité). Nom vulgaire donné à une maladie des moutons, dans le Roussillon. (Cette maladie, encore peu connue, est probablement une affection paludéenne ; elle n’atteint que les moutons mis à la pâture au bord de la mer. Elle est caractérisée par des vertiges, et aboutit i-apidement à la mort de l’animal.)

Faléries [rZ], anc. ville d’Etrurie, connue surtout par l’aventure d’un maître d’école vénal qui proposa à Camille de lui livrer en otage les enfants des premières familles de la ville, qu’assiégeait alors le général romain. Celui-ci refusa avec indignation, et renvoya le maître d’école en ordonnant aux entants de le fouetter le long du chemin. (Hab. Falisques.)

falerne [lèr-ne] n. m. Vin estimé, que l’on récoltait autrefois dans le vignoble du même nom.

Faleme, vignoble de Campanie, très célèbre chez les anciens Romains. Le massique et le faustin étaient les plus renommés de ses vins.

Falguière (Jean-Alexandre-JosepW, sculpteur français, né a Toulouse, m. à Paris (1831-1900). Artiste nerveux et élégant, il est l’auteur d’œuvres hardies et expressives : le Vainqueur au combat de coqs. Danseuse égyptienne, la Femme au paon. Danseuse, Poêle monté sur Pégase, etc. Comme peintre,

Falguière a exposé des toiles très solides et colorées : Eventail et poignard.

Lutteurs, etc.

Falier ou Faliero, illustre famille de Venise, qui fournit à la ville plusieurs doges, dont les plus célèbres sont : Ordelafo Falier, doge de 1102 à 1117, vainqueur à Zara, et surtout Marino Falier , doge de 1354 à 1355, que les patriciens firent décapiter sur le grand escalier de son palais, à la suite d’un mystérieux procès (1274-1355).

Faliero (Marino), drame en cinq actes et en vers, de Byron. — Casimir Delavigne a traité le même sujet dans une tragédie, Marino Faliero, œuvre émouvante et tragique (1817).

Faliero (Exécution de Marino), tableau d’Eugène Delacroix ; composition dramatique, d’une grande richesse de mise en scène (1829).

FaliSOlle [zo-le], comm. de Belgique (prov. et arr. de Namur) ; 2.610 h. Carrières.

Falisque n. et adj. Habitant de Faléries.

FaliZO (.Toseph-Lucien), orfèvre français, né et m. à Paris (1842-1897). Il s’attacha sui-tout à la résurrection de l’émail de basse taille.

Falk (Adalbert), homme d’Etat prussien, né à Matschkau, m. à Hamm (1827-1900). 11 fut, comme ministre de l’instruction publique et des affaires ecclésiastiques, lauxiliaire dévoué de Bismarck dans le KxUlurkampf.

Falkenkauseil (Frédéric de), général allemand, né à Potsdam en 1869, co:umandant du 6« corps d’armée en 1916-1917. Il succéda à de Bissing comme gouverneur de la Belgique (1917) et le surpassa en cruauté.

Falkenhayn (Erich de), général allemand, né à Burg-Belchau, m. à Potsdam (1861-1922); ministre

Falguière.

M™' Falcon.

Falkenhayn.

Fallières.

de la guerre en 1914, puis chef d’état-major général jusqu’en 1916. 11 commanda la IX' armée austroallemande qui envahit la Roumanie, puis l’armée turque de Palestine.

fàlkenhaynite

fZiè-nèj n. f. Miner. Sulfo-antimonite de cuivre.

Falkirk, v. d’Ecosse (comté de Stirling), non loin de Testuaire du Forth ; 18.000 h. Fonderies, tanneries; mines aux environs.

Falkland [îles) ou Malouines, dans l’Atlantique , au S . de l’Amérique méridionale; à l’Angleterre ; 2.000 h.

Ch.-l. Port-Stanley. Pâturages, chevaux, moutons. Le 3 décembre 1914, devant l’archipel des Falkland, défaite de la flotte allemande de von Spee parl’amiral anglais Sturdee, qui coula les trois principales unités ennemies.

fallace [fa-la-sé\ n. f. (lat. fallax). Tromperie ; disposition à tromper. (Vx.)

fallacieusement \fa-la-si-ev^ze-mari\ adv. D’une manière fallacieuse.

fallacieux, euse \fa-la-si-eû, eu-zé\ adj. (lat. fallax). Trompeur, spécieux, fourbe ; argument fallacieux. Ant. Droit, franc, sincère.

Falleron, comm. de Vendée, arr. et à 48 kil. des Sables-d’Olonne, près du petit fleuve côtier le-. Falleron ; 1.280 h.

Fallières (Armand), homme politique français,, né à Mézin en 1841, président du Sénat en 1899 ; succéda à Emile Loubet comme président de la République (1906 à 1913).

falloir [fa-loir] V. impers. (autre forme de faillir. — Il faut. Il fallait. Il fallut. Il a fallu et les autres temps composés. Il faudra. Il faudrait. Qu'il faille. Qu'il fallût.) Etre nécessaire, obligatoire. Etre convenable, utile : il faut manger pour vivre. Etre nécessaire à. Etre un besoin pour : il lui faut du repos.

S'en falloir, manquer. Tant s'en faut que, il s’en manque

beaucoup; Personne comme il faut, qui a les manières des gens bien élevés.

Fallope (Gabriel), habile chirurgien et anatomiste italien, né à Modène, m. à Padoue (1623-1562). Il a décrit, le premier, des organes essentiels (ostéo- Ipgie du crâne, oreille interne, trompe de Fallope).

FalloUX [fa-lou\ (Frédéric, comte de), publiciste et homme politique français, né à Angers, m.

à Paris (1811-1886). Membre de l’Académie française, il se signala comme un des plus ardents défenseurs du catholicisme libéral, et fut le promoteur de la loi de 1850 sur la liberté de l’enseignement, que l’on appeUe souvent loi Fallo ux.

Fall-Ri V e r , V. des

Etats-Unis (Massachusetts), sur la rivière Taunton;

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