‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 800 sur 1225 · h. {Fabrezanaisj. Carrières, tarti'e · texte numérisé non relu

h. {Fabrezanaisj. Carrières, tarti'e

FabriailO{Francesco Kmile l'abre.

DI Gentile da), peintre

italien.néà Fabriano ; vers 1370), m. à Rome (vers 1450) ; un des plus remarquables des primitifs. Citons parmi ses œuvres le retable d’autel de la Vierge, qu'il peignit en 1425 dans l'église de Saint Nicolas, à Florence, et V Adoration des Mages, à I^rato.

fabricant [knti] n. m. Qui transforme, pour l'industrie et le commerce, une matière première : des fabricants industrieux. Adjectiv. : des industriels fabricants.

— Excycl. Dr. V. travail, établissements dangereux, etc.

fabricatOUT, trioc n. Qui fabrique (en mauv. part} : fabricateur de fausse monnaie, de fausses nouvelles. Par ext. Créateur, inventeur. Le fabricateur suprême, souverain. Dieu.

fabrication [sf-on] n. f. (lat. fabricatio). Action ou manière de fabriquer : drap d'une bonne fabrication. Par ext. Production d'une chose fausse : la fabrication d'un acte s'appelle faux en écriture. Fig. Invention de choses fausses : la fabrication de fausses nouvelles est punie par la loi.

Fabrice (Jérôme), savant anatomiste padouan, né à Acquapendente, m. à Padoue (1537-1619). Il découvrit les valvules des veines, et fut le maitre de Harvey.

fabricien, enne [.sz-in, é-ne] adj. Qui se rapporte aux fabriques des paroisses ; V administration fabricienne.

fabriclen (si-in] ou fabricier [si-é] n. m. Membre de la fabrique d’une église.

Fabricius [u.ss] (Caïus), surnommé Luscimes. Romain des anciens temps, célèbre par la simplicité de ses mœurs, sa probité et son désintéressement.

Il lutta contre les Samnites et le roi d'Epire. Pyrrhus essaya en vain de se l'attacher par des présents.

Son nom a passé en proverbe pour désigner un homme qui , dans une • haute position, reste pauvre et intègre. Consul en 282 av. J.-C. C’est à Fabricius que J.-J. Rousseau adresse une prosopopée célèbre clans son discours sur les sciences et les arts.

Fabricius (Jean-Albert), théologien protestant et bibliographe allemand, né à Leipzig, m. à Hambourg (1668-1736); auteur d’une 'Bibliothèque latine et d'une Biblidthèque grecq^ vastes monuments d'érudiu*

Fabricius.

:, qui sont deux des plus i du xviie siècle.

Fabricius (Jean-Chrétien), entomologiste danois, disciple de Linné, né à Tundern, m. à Copenhague (1743-1807).

fabrique n. f. (lat. fabrica; de faber, ouvrier). Manufacture, établissement où l'on faorique. Lieu où l'on produit habituellement : une fabrique de chaussures. Fig. : fabrique de cancans. Fabrication, invention : fanfaron qui débite des prouesses de sa fabrique. Prix de fabrique, prix auquel le fabricant vend ses produits au commerce. Marque de fabrique, V. marque. Dr. admin. Nom par lequel on désignait : !«* l'ensemble des personnes nommées officiellement pour administrer les biens d'une paroisse ; vrésident du conseil de fabrique ; 2o l’ensemble des üiens et revenus d'une église : quêter vour la fabrique. (La loi du 9 déc. 1905 a supprimé les fabriques.)

— Encycl. Techn, Une fabrique a pour objet de transformer les matières premières déjà préparées, en produits manufacturés susceptibles d'être livrés au commerce. Dans une usine, au contraire, au sortir de son extraction, on traite la matière première et on la prépare pour les besoins de la fabrication; cependant, il arrive que dans une usine la prépation suffit à rendre cette matière immédiatement u-lilisable. La fabrique est installée généralement à proximité d’un chemin de fer, d’un cours d'eau, ce qui lui permet de recevoir à moins de frais la matière premièi'e, d'expédier les objets fabriqués par elle, et d’avoir une main-d'œuvre peu onéreuse.

fabriquer [A*é] v. a. (du lat. falmcare). Transformer les matières premières pour les approprier aux besoins industriels, économiques, etc. : aujourd'hui l'on fabrique plus d' objets par les procédés mécaniques que par la main-d'œuvre humaine. Préparer, faire : fabriquer des tartes. Par ext. Produire un objet destiné à tromper : on fabrique beaucoup de vieux neuf. Fig. Inventer : fabriquer une calomnie. Pop. Faire : que fabriquez-vous là ? Arg. Duper, voler : fabriquer un naïf. Se fabriquer v. pr. Etre fabriqué. Fabriquer à soi : Robinson se fabriqua un parapluie.

Fabritius (Karel), peintre hollandais, né vci's 1624 à Haarlem, m. à Delft en 1654; élève de Rembrandt.

Fabroni (Angelo), biographe italien, né à Marradi (Toscane), m. à Pise (1%2-1803). Il a laissé des Eloges d’Italiens illustres.

Fabroni (Jean-Valentin), savant chimiste et ingénieur italien, né et m. à Florence (1752-1822). On lui doit la construction de la route du mont Genèvre et les premiers travaux de la Corniche.

fabulation [si-07i] n. f. (du lat. fabula, fable). Disposition donnée à la fable, à Faction d’une composition littéraire. (On dit plus couramment affabulation.)

fabulette [?è-/e] n. f. Conte, historiette.

fabul6US6inent [ze-man] adv. D'une manière fabuleuse. A l'excès, au delà de toute expression : un Américain fabuleusement riche.

fabuleux, euse [/eÆ, eu-ze] adj. (lat. fabulosus). Feint, imaginaire : personiiages. récits fabuleux. Etonnant, extraordinaire : fortune fabuleuse. Temps fabuleux, âge héroïque, mythique de la Grèce (lout ce qui a précédé le viii® s. avant notre ère) : Hercule appartient aux temps fabuleux. N. m. Ce qui est fabuleux; genre fabuleux : le fabuleux de jadis est devenu le commun d'aujouré hui. Ant. Historique, exact, vrai, réel, certain.

fabuliste [Hs-te] n. Qui compose des fables : La Fontaine est le meilleur fabuliste français.

fabulosité [zi-té] n. f. Caractère de ce qui est fabuleux. Fable, mythe. Disposition de l'esprit aux compositions fabuleuses.

Fabvier [fa-vi-é] (Charles-Nicolas, baron), général et pair de France, né à Pont-à-Mousson. m. à Paris (1782-1§55). Il fut activement mêlé au mouvement libéral sous la Restauration, et se signala dans la guerre de l’Indépendance hellénique.

façade n. f. (ital. facciata). Partie antérieure d'un édifice, par laquelle on entre. Fig. Extérieur, apparence d'une chose : tout son luxe 7i'esf que façade. Fam. Devant, visage. Ant. Dos, arrière-corps.

— Encycl. Arcliit. La décoralion archilecturale de la façade dépend de l'importance de la maison

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d'habitation, on de l'édifice, fréquemment il suffit d'un soubassement bien indiqué, d'une corniche saillante, de bandeaux d'étage plus ou moins moulurés, pour orner la façade d'une maison d'habitation. S'il s'agit au contraire d'un édifice important, on a alors recours à de riches moulures, à des pilastres, à des frontons, des frises, et souvent aussi à des colonnes qui forment péristyle.

— Dr. A Paris, les façades des maisons doivent êti'e constamment tenues en état de propreté. Les propriétaires sont astreints, sous peine d'une amende qui ne peut excéder 100 francs, à les faire gratter, repeindre et badigeonner, au moins une fois tous les dix ans (décret du 26 mars 1852, art. 5; à partir de la construction. (Conseil d'Etat, 31 décembre 1869.) V. MAISON.

facellillO [fa-kï] n. m. (mot ital.) Nom donné en Italie aux commissionnaires ou portefaix.

face n. f. (lat. fades). 'Visage : face glabre. Côté d'une pièce de monnaie, qui représente une tête. Côté antérieur et principal ; façade. Superficie, surface ; la face mobile de la mer. Fig. Aspect, tournure : l'a/faire change de face. Faire face : 1» être vis-à-vis ; 2o pourvoir à : faire face à une dépense ; 3» lutter contre : faire face au danger. Bx-arts. Longueur du visage humain, servant d'unité de mesure. Géom. Chacune des surfaces planes qui limitent un polyèdi’e ou un corps solide ; les deux plans qui forment un dièdre. Loc. adv. : En face, vis-à-vis, par devant, en présence. Fixement ; regarder quelqu'un en face. De face, du côté où l’on voit toute la face. Face à face, en présence l’un de l’autre. Loc. prépos. : En face de, vis-à-vis de ; en présence de : en face de la mort. .4 la face de, à la vue, en présence de. Ant. Revers, dos.

— Enoycl. Anat. La forme générale de la face est déterminée par celle du front, des maxillaires et des os malaires (pommettes). Légèrement convexe chez l'homme, elle devient, chez certains animaux, proéminente et allongée en avant prognathisme).

A la face se trouvent réunis les organes sensuels : yeux, oreilles, nez (sens de l'odorat et enti'ée des voies respiratoires), la bouche (sens du goût, orifice du tube digestif et organe de la voix.

On compte dans la face quatorze os. L’expression de la physionomie est sous la dépendance des muscles de la face, qui sont presque tous des muscles peauciers, et dont le nombre est considérable.

La bouche et les lèvres sont, après les yeux, les parties du visage qui ont le plus de mouvement et d’expression. Le système pileux de la face prend le nom de barbe, et donne à l’homme sa physionomie.

Les différents muscles de la face sont innervés par le nerf facial ; les artères viennent de la faciale.

face-à-main [min] n. m. Binocle à manche, que l’on tient à la main. PI. des faces-à-main.

facer [sé] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il faça, nous façons.)

Faire face à. CVx.) Au jeu de la basselte, amener la carte sur laquelle on a mis son argent.

facétie fsf] n. f. (lat. faeetia). Bouffonnerie, plaisanterie : les clowns amusent le public par leurs facéties.

Facéties du Florentin Poggio Bracciolini, dit le Pogge (vers 1430), recueil de 273 contes en latin, d'un tour très leste et agréablement familier.

facétieusement [si-eu-ze-man] adv. D’une manière facétieuse. Ant. Gravement, sérieusement.

facétieuseté [sé-si-eu-ze-té] n. f. Humeur facétieuse.

facétieux, euse [si-eit, eu-ze] adj. et n. (lat. facetus). Porté à la facétie : esprit facétieux. Qui a le caractère de la facétie ; question facétieuse. N. m. Personne facétieuse ; genre facétieux : le facétieux réjouit. Ant. Grave, sérieux.

Facétieuses Nuits du seigneur Strapparole (les), recueil de contes et fableaux italiens du xvi« siècle, dont quelques-uns sont originaux, mais dont beaucoup ont été empruntés par l'auteur (Gian Francesco Slrapparola) à Boccaco, Machiavel, etc.

facette [sè-te] n. f. Petite face ; les facettes d'un diamant ; les yeux d'une mouche sont taillés à facettes. Fig. Eclat de détails, miroitement : style à facettés.

facetter Isè-té] v. a. Tailler à facettes un diamant, une pierre précieuse : facetter un grenat.

fâcher [ehé] v. a. (lat. pop. fasticare ; de fastus, dégoût). Causer de la peine, du chagrin. Indisposer, mécontenter. Se fâcher v. pr. S’irriter, se brouiller, fâcherie [rt\ n. f. Déplaisir. Brouille, bouderie. KacheS, comm. du Nord, arr. et à 6 kil. de Lille ; 6.500 h. Ch. de f. N. Chaux, brasseries.

fâcheusement [ze-man] adv. D'une manière fâcheuse ; visage fâcheusement laid.

fâcheux, euse [cheü, eu-ze] adj. Qui fâche, qui donne du chagrin ; fâcheuse nouvelle. N. Importun : fuir les fâcheux. Ant. Heureux, favorable, propice.

Fâcheux [cheü] [les), comédie-ballet en trois actes et en vers, de Molière (1661). C’est dans cette pièce que figure le personnage si comique de Caritidès, savant non en us (latin; mais en ès (grec), comme il le dit lui-même.

Fachoda, localité du Soudan égyptien, près du Nil. Occupée eu 1898 par l’expédition française Marchand, elle fut remise ensuite aux Anglais, qui lui donnèrent le nom de Kodok.

facial, e, aux adj. (de fades). Qui appartient à la face : nerf facial (ou substantiv. : le facial). Amie facial, angle formé par la rencontre de deux lignes hypothétiques, l'une qui passe, par les incisives supérieures et par le point le plus saillant du front, l’autre qui va du conduit auditif aux mêmes dents : l'angle facial est peu ouvert chez les races sauvages.

Encycl. Anat. Le facial prend naissance dans la fossette latérale du bulbe par deux racines : l'une supérieure, grosse ou motrice ; l’autre inférieure, petite ou sensitive, connue aussi sous le nom de « nerf intermédiaire de Wrisberg » ; toutes deux se réunissent au ganglion géniculé, en arrière de l’hiatus de Fallope.

Il occupe ensuite successivement la cavité crânienne et le conduit auditif interne, l’aqueduc de Fallope, la glande pai’otide.

Face-

Le nerf facial donne un filet dit corde du tympan, qui passe dans l'oreille moyenne. U se divise après la pai'otide en deux branches : la branche temporofaciale, et la branche cervico-faciale ; il anime les muscles peauciei's de la face.

— Pathol. Névralgie faciale, paralysie faciale, v.

NÉVRALGIE et PARALYSIE.

faciendaire rsi-an-dé-re] n. m. (de faeiende). Agent d’affaires. (Vx.)

faeiende ’si-an-de] n. f. (ital. facenda). Affaire, intrigue. (Vx.)

faciès [,vi-é,ss] n. m. (mot lat. signif. face). Aspect du visage : fades pâle, bouffi. Aspect en général, port ; le fades d'une plante.

— Encycl. Anat. On a donné des noms particuliers aux modifications que la maladie détermine dans le faciès des individus, et. dans bien des cas, ces modifications sont une révélation précieuse pour le médecin. La stupeur s'observe dans la fièvre typhoïde ; le fades vultueux, caractérisé par la turgescence et la rougeur, indique la congestion sanguine de la tête. Le fades grippé, qui a pour signes les traits rapetissés, le teint pâle et les muscles contractés, est un symptôme des affections du tube digestif et du péritoine. Le fades hippocratique, décrit par Hippocrate : yeux enfoncés et hagards, tempes creuses, teint plombé, peau sèche, etc., caractérise les maladies "chroniques graves.

facile adj. (lat. faeilis ; de facere. faire). Qu'on a peu de peine à faire ; aisé ; travail facile. Qui fait quelque chose sans peine : talent facile. Qui ne sent MS la gêne, qui parait fait sans peine : vers faciles. Fig. Accommodant, complaisant : caractère facile. Qui accorde aisément ses faveurs, en parlant d'une femme.. FocHe à vivre, se dit d’une personne douce et gaie. N. m. : le facile d'une entreprise. Ant. Difficile.

facileinent fman] adv. Avec facilité. Sans peine, aisément ; chacun oublie facilement les services qu'on lui a rendus. Ant. Difficilement.

faeilis descensus Averno, mots lat. signif. ; La descente vers l'.Averne est facile, partie d'un vers de Virgile lEn., VI, 126). Les vers qui suivent ; Mais s'échapper du sombre abîme, voilà le difficile, le suprême effort, donnent le sens de cette citation, que l'on applique à une personne commençant avec succès une entreprise dont l'issue est problématique.

facilitation [si-onl n. f. Action de faciliter.

facilite n. f. (lat. facilitas). Etat d'une chose facile : la facilité d'un travail. Facilité de, commodité, possibilité de faire une chose sans peine ; avoir la facilité de parler au ministre. Facilité à. disposition à faire sans effort ; facilité à parler. Fig. Disposition à la bonté, à l'indulgence : facilité d’humeur. l’I. Commodités : des facilités de transport. Délais accordés poui’ payer : obtenir des facilités. Ant. Difficulté.

faciliter [té] v. a. Rendre facile ; faciliter à un protégé l'accès d'une carrière. Ant. Empêcher, entraver.

Facino Cane, condottiere italien, né à Santhia (Piémont) [1360-1412]. Il essaya de se tailler une monarchie dans le nord de l'Italie, autour d'Alexandrie. — C'est aussi le titre d’une étude de Balzac, mais qui n'a aucun rapport avec le condottiere piémontais.

facit indignatio versum, mots lat. signif. ; L'indignation fait jaillir le vers. Expression de Juvéniïl '.Satires, I, 79), qui signifie que l'indignation suffit à inspirer la verve et l’éloquence.

façon n. f. (lat. factio). Manière dont une chose est faite : robe d'une bonne façon. Labour, culture ; apprêt : donner une première, une seconde façon à la vigne. Main-d’œuvre : payer tant pour la façon. Fig. Manière : se conduire à sa façon. Procédé, "manière propre à un écrivain, un artiste. Air, maintien : avoir une bonne façon. Rang, qualité. En mauv. part, sorte, espèce : une façon de docteur. C'est une façon de parler, il ne faut pas le prendre à la lettre. Mar. Rétrécissement, surtout à l'arrière des parties immergées de la carène. Loc. conj. : De façon que, de telle façon que, de sorte que. (Ne dites pas de façon à ce que.) Loc. prépos. : De façon à, de manière à. De toute façon, quoi qu'il arrive. A façon, en donnant ou recevant la matière, et faisant exécuter ou exécutant la main-d’œuvre. Sans façon, librement. sans cérémonie. PI. Politesses cérémonieuses : faire des façons.

faconde n. f. (lat. facundia). Facilité à parler : la faconde e.^t le propre des charlatans (s'emploie plutôt en mauv. part). Fécondité de paroles.

façonné [so-né], e part. pass. Orné de dessins, de couleurs ; étoffe façonnée. N. m. Tissu dont le croisement produit des dessins.

façonnement [so-nc-maiP, façonnage [sona-/c] n. m. ou façonnerie [so-ne-n‘] n. f. Action, manière de façonner.

façonner (so-nel v. a. Donner à un objet certaine làçon ; façonner un bloc de marbre. Donner un labour, un hersage : façonner une terre pour la planter. Fig. Former l’esprit, les mœurs, par l'éducation, l'usage. Accoutumer : façonner à la discipline.

façonnier [so-ni-é], ère adj. et n. Qui fait des façons : une tnaitresse de maison ne doit pas être trop façonnière. Qui travaille à façon. Ant. Naturel, simple," rond.

fac-similaire Ifak] adj. Qui tient du facsimilé : des copies facésimilaires.

fac-similé [fak] n. m. (du lat. facére, faire, et simile, chose semblable). Copie, reproduction, imitation exacte d'une écriture, d'un dessin, d'un tableau, etc. PI. des fac-similés.

— Encycl. Les fac-similés d’écriture s'obtiennent au moyen de l’autographie. On écrit le manuscrit sur une feuille de papier bien collée, avec de l’encre lithographique ou autographique. On pose cette feuille de papier sur une pierre lithographique, et, à l'aide d'un coup de presse, on transporte l’écriture du manuscrit sur la pierre. On peut ensuite obtenir.

fisueiih

NOUVEAU LAl^OUSSE ILLUSTRÉ

Fac-similé de la couverture du Nouveau Larousse Illustré.

par report sur le papier, un grand nombre de copies du manuscrit. Une seconde méthode consiste dans le calquagje et le décalquage : on fixe une feuille de papier à calquer sur le manuscrit ou le dessin ; on copie ensuite avec de l'encre lithographique l'écriture ou le dessin, puis on transporte ce calque sur la pierre par les procédés ordinaires. On a cherché le moyen de graver le dessin même de l'artiste, sans rien modifier aux traits tracés par lui. Le procédé le plus simple consisterait à dessiner d’abord sur la pierre avec l’encre lithographique, puis à exécuter le report sur une planche de zinc, qu'on fait mordre à l’acide. Mais on utilise de préférence, aujourd'hui, les procédés photo mécaniques de reproduction (phototypie, photolilhographie, photogravure).

fac-similer [fak, lé] v. a. Produire au moyen d’un fac-similé : fac-similer un bordereau.

factage [fa.k] n. m. (de facteur). Transport des marcliandises au domicile ou au dépôt de consignation. Entreprise qui se charge de ce transport. Prix de transport : payer un factage élevé. Distribution des lettres et des dépêches à domicile.

facteur [fak] n. m. (du lat. factor, celui qui fait). Fabricant d’instruments de musique : facteur d'orgues, de pianos. Agent d’un marchand pour l'acliat ou la vente. (Dans ces deux sens, le fém. f actrice est quelquef. employé.) Employé de la poste, qui porte, les lettres, les journaux, etc., à domicile : les facteurs sont nommés par le préfet, sur la proposition, des directeurs départementaur. Employé d'un bureau de messageries, du chemin de fer, pour porter les colis. Facteur aux halles, agent chargé d'effectuer la vente en gros, à la criée, des denrées apportées aux halles et marchés publics. Math. Chacun des nombres qui concourent à former un produit ; l'interversion des facteurs ne change pas la valeur du produit.

— Encycl. Postes. Parmi les facteurs on distingue: le facteur de ville, chargé du relevage des boites, et de la distribution des correspondances à domicile

Facteurs ; 1. Rural ; 2. De ville; 3. Télégraphiste.

dans les villes sièges de recettes composées ; le facteur local, qui dessert les communes sièges de recettes simples ; le facteur rural, qui recueille et distribue les correspondances dans les campagnes, les communes où il n’existe pas de recette des postes ; le facteur-receveur ou facteur-boîtier, chargé, indépendamment de la distribution à domicile, de la

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gestion d'un établissement postal dans une localité ti’op peu importante pour qu'il soit utile d'y établir une recette de plein exercice ; le facteur des télégraphes ou facteur-télégraphiste, chargé de porter les télégrammes à domicile.

— Comm. A Paris, les facteurs aux halles sont admis par le tribunal de commerce ; en province, l'institution de facteurs des halles et marchés est du ressort de l'autorité municipale.

factice [fak] adj. (lat. factioius). Imité par l'art : eau minérale faetice. Fig. Qui n'est pas naturel : besoin factice. Philos. Idées factices, idées élaborées par l'esprit, dans le système de Descartes. N. m. Ce qui est factice : revenir du factice au réel. Chim. Composition dérivée des huiles par l'action des oxydants et du chlorure de soufre, servant à préparer des simili-caoutchoucs. Ant. Naturel, vrai.

facti cément [fak, man] adv. D'une manière factice. (Peu us.)

facticité [jfak] n. f. Caractère de ce qui est factice.

factieusement [fak-si-eu-ze-man] adv. D'une manière factieuse.

factieux, euse [fak-si-eû, eu-ze] adj. et n. (du lat. factiosus, qui fait beaucoup). Qui fait partie d'une faction : Cicéron punit sévèrement les factieux, complices de Catilina.

faction [fak-si-on] n. f. (lat. factio ; de facere, faire). Guet que font les soldats d'un poste : monter la faction. Par ext. Attente prolongée ; jaloux en faction. Parti de gens unis pour une action politique violente ; la faction des Seize domina quelque temps la Ligue.

factionnaire ffak-si-o-nè-re] n. m. Soldat qui est en faction, sentinelle.

factitif, i'Ve [fak-ti] adj. (du lat. factitare, faire souvent). Qui indique que le sujet du verbe fait faire l'action : les verbes sémitiques ont une voir factitice.

factorage [fak] n. m. Fonction de facteur aux halles. (Se dit quelquef. pour rAOTAOE.)

factorat [fak-to-ra] n. m. Fonction de facteur aux halles.

factorerie [fak, ri] n. f. (aneiennem. factorie ; de facteur). Bureau des agents d'une compagnie de commerce en pays étranger.

— Excycl. Les factoreries furent d'abord de simples établissements commerciaux créés en pays lointains, destinés au commerse d'échange. Plus tard, la factorerie se transforma en une petite ville indépendante, dont les habitants s'administraient selon les usages de leur propre pays. Il n'y a plus actuellement — sauf dans les concessions européennes de certaines villes chinoises — de factoreries de ce genre.

factorielle [fak-to-ri-l-le] n. f. Alg. Produit dont les facteurs sont en progression ai'ithmétique ; la factorielle constituée par le produit des m premiers nombres entiers 1, 2, 3... m se représente par m!

factorier [fak-to-ri-é] n. m. Directeur, agent d’une factorerie.

factotum Ifak-to-tom'] (on disait autref. factoton) n. m. (mot lat. signif. fais tout). Qui a l'intendance de toutes les affaires d’une maison, et, par ironie, qui se mêle 'de tout : se donner des airs de factotum'. PI. des factotums.

factum [fak-tom'] n. m.(m. lat. signif. chose faite). Mémoire que font imprimer les parties plaidantes, pour éclairer leur juge. Par cÆt. Ecrit publié dans nn but d'attaque ou de défense. (En mauv. part.) PI. des factums.

Factums, de Furetière, célèbres pamphlets, d'une méchanceté mordante, dirigés contre l’Académie française, qui l'avait exclu de son sein (1694).

facture [fak] n. f. (lat. factura). Façon dont une chose est faite, exécutée : vers d'une bonne facture. Couplet de facture, couplet qui présente de grandes difficultés vaincues. Morceau de facture, morceau de musique d'une exécution difficile. Techn. Dimensions en grosseur et en largeur, et qualité des tuyaux d orgues.

facture [fak] n. f. (de facteur). Comm. Note ■détaillée de marchandises vendues : régler une facture. Prix de facture, prix auquel le marchand a .acheté un objet en fabrique.

— Excycl. Les acquits donnés sur une facture sont soumis au droit de timbre-quittance fixé à '26 centimes pour les sommes qui n'excèdent pas 100 francs ; 60 centimes pour les sommes comprises entre 100 et 1.000 francs ; 1 franc pour les sommes supérieures à 1.000 fi-ancs. Les quittances de 10 francs et au-dessous sont exemptes du droit, à moins qu’il lie s’agisse d'un acompte ou d’une quittance finale sur une plus forte somme. ("V. timbre.) Les factures signées à la fois par le vendeur et par l'acheteur constituent un contrat soumis aux mêmes règles que la vente, au point de vue du timbre et de l’enregistrement.

facturer [fak-tu-ré] v. a. Dresser la facture des marchandises que l’on vient de livrer.

facturier [Jak-tu-ri-é] n. m. Livre des factures. Employé chargé de dresser les factures.

facule n. f. (du lat. facula, petite torche). Astron. Partie du disque du soleil plus brillante que celles qui l’entourent : les taches solaires son( presque toujours entourées par des facules, mais la plupart des facules n'ont pas de tache.

facultataire [tè-i’e] n. Personne qui obtient des droits d’une compagnie, sans être ni membre ni actionnaire.

facultatif, tive adj. (du lat. faeultas, faculté). Qu'on peut faire ou ne pas faire : travail facultatif. AtST. Obligatoire.

facultativement [man] adv. D’une manière facultative. Ant. Obligatoirement.

faculté n. f. (lat. faeultas ; de facilis, facile). Puissance physique ou morale, qui rend un être capable d’agir : la volonté, l'mleltigence et la sensibilité sont les trois facultés maîtresses de l’homme. Vertu, propriété : l'aimant a la faculté d'attirer le fer. Faculté germinative, proportion centésimale des graines capables de germer, dans un lot déterminé. Fig. Droit de faire une chose : l'interdit n'a lias lafaculté de disj)0ser de ses biens. Dans une université', corps de professeurs dont les cours se i*appoi'tenL à une même matière générale : la faculté de droit, des lettres, des sciences, de ^nédecine. La faculté de médecine on absolnra. la Faculté, les médecins. PI. Dispoeitions, moyens : facultés intellectuelles.

— Enovcl. Philos, On désigne sous le nom de

facultéslos différents pouvoirs de l’ame. On s’accorde'^ à réduire tous ces pouvoirs à trois principaux : celui de sentir, celui de comprendre et de raisonner, celui de vouloir (sentiment, intelligence, volonté). C’est là une division commode, que l'ancienne psychologie avait consacrée en faisant de ces facultés de véritables pouvoirs distincts : c'est ainsi que les faits de volition se rapportaient à la volonté, qui les créait et les expliquait (Jouffroy, Garnier). Cette conception métaphysique est aujourd’hui abandonnée pour faire place à celle de l'unité d’activité de l’ânie. L'activité spirituelle est une dans sa nature, sinon dans ses manifestations, et ce sont les différeAts aspects de cette activité que l’on range dans les catégories du sentiment, de l'intelligence et de la volonté.

^ Facultés de Tâme [Traité des), par Ad. Garnier (4852) ; œuvre remarquable surtout par la finesse de l'analyse psychologique.

fa-ÇXirG ou faSSUTG [fa-su-re] n. f. Nom donné par les tisserands à la partie de l’étoffe comprise entre le rouleau de devant et la dernière duite tissée.

fa>d£tiS6 \dè-ze] n. f. (provenç. fadeza ; dérivé de fat, sot). Niaiserie ; chose inutile et frivole : dire des fadaises.

fadasse [da-se] adj. Très fade : sauce fadasse. fade adj. (du lat. vamdus, éventé). Insipide, sans saveur : un mets fade. Fig. Qui n’a rien de piquant, d’agréable : beauté, style fade. Ant. Epicé, piquant, relevé.

fade ou fad n. m. A7'g. Part (de profit ou de vol). Avoir S071 fade, avoir son compte.

fadé adj. (de fade). Arg. Qui a son compte (de blessures, de coups, de vin, etc.).

fadement [mayi] adv. Avec fadeur, fader [dé] v. a. Autref., rendre fade. Arg. Partager. Fader quelqu'un, lui donner large part.

fadet) ette [de, è-te] adj. Un peu fade : poire fadetîe.

Fadette [la Petite), ouvrage de G. Saiid ; charmante étude de mœurs villageoises du Berry (4848). La « petite fée », qui par sa malice inspire auxpaysans une sorte de terreur superstitieuse, est aimée de Landry, lequel cache son amour pour ne pas inquiéter l’humeur ombrageuse de son jumeau Sylvinet. Finalement, la constance des deux jeunes gens est l’écompensée.

fadeur n. f. Défaut de ce qui est fade (au prop. et au fig.). N. f. pl. Compliments, galanteries fades. Ant. Sapidité, montant.

fado n..m. (-111. portug. qui veut dire ; lat. fatuyn). Chant portugais très caractéristique, et dont

les paroles sont le plus souvent une invoeatiora aui destin : les chanteurs de fados s acco-mpagnemt de la guitare.

Faed (Thomas), peintre écossais, né à Burley- Mill, m. à Londres (4826-1900). Il a représenté surtout la vie champêtre de son pays.

fænum habet in cornu, mots lat. signif. Il a du foin à la corne. Horace [tSatires. I, 4, 33) assimile plaisamment les satiriques à ces bœufs dangereux que l’on coiffe de foin ou de paille pour mettre en garde les passants. Fuyez, dit-il, fuyez, il a du foin aux cornes.

Faenza [mj, v. d’Italie, à 27 kil. de Ravennev sur le Lamone ; 36.000 h. Filatures, tissages. Jadis, renommée pour ses poteries d’argile émalUée- qui,, du nom de la ville, ont été appelées «faïences». Prise par Bonaparte en 1797. Sources thermales.

Faerne (’Gabriele), poète latin, né à Crémone (vers 1520-1561) ; auteur d’un rectiei'l de fables latines: Centum fabulæ ex antiquis fiuctaribus seieetæ, dont le style rappelle Phèdre, et qui ont été traduites en vers par Perrault.

fafelu, e adj. Doda. (Vx.)

fafetone n. m. Aigrette soyeuse de la calatropis. gigantea, plante du Sénégal, avec laquelle on fabrique des tissus légers.

faflot [^-o] n. m. Arg. Papier, paperasse. Fafiot mâle, billet de banque de 1.000 francs ; femelle, de 600 francs; en bas âge. de 50 francs.

Fafner ou Fafnir. Myth. scand. Dragon qui garde le trésor des Nibelungen, et qui est tué par Sigurd (Sigfi'iedi.

fag-ara ou fagare n. m. Fruit du fagarier.

Fagare, localité d ltalle eVénétie), sur le cours moyen de la Piave. Une des tètes dé pont où les Autrichiens suinrent un échec complet le 15 juin 1918, au début de la bataille de la Piave.

fagarier [ri-é] n. m. Frêne épineux de l’extrême Orient les feuilles du fagarier sont utilisées à la fayon du laurier pour assaisonner les aliments.

Fagel (Gaspard), homme d'Etat hollandais, né et m. à La Haye (1620-1638). Il remplaça en 1672 Jean de Witt comme conseiller-pensionnaire de Hollande, puis se dévoua à la fortune de Guillaume d'Orange.

fagine [yi-ne] n. f. (du lat. fagus, hêtre). Huile volatile, extraite par distillation des fruits du hêtre,

Fagnan (Edmond), orientaliste français, né à Liège en 1846. Il s'est consacré aux litlératures arabe et persane.

Fagnani (Gluseppcl, pe.inti ’c port rai liste italien, né à Naples, mort à New-Yurk (4819-1873,1 ; a représenté nombre de personnages illustres de son temps.

Fagnano (Jules-Charles de), mathématicien italien, né à Sinigaglia (1682-1766). Il fut le créiateur de la théorie des fonctions elliptiques.

FAI

fagI16 n. f. (m. wallon). Petit marais au sommet d'une montagne, particulièrement dans la région des Ardennes.

Fagn.es ou Hautes-Fagnes, plateau des

Ardennes, aux bas-fonds argileux, humides et froids; 612 m. à la Baraque-Michel, en Belgique.

Fagniez (Gustave), historien français, né à Paris en 1842 ; auteur d'études remarquables sur le P. Joseph et Richelieu, et sur l’Economie sociale de la France sous Henri i g. Membre de l'Académie des sciences morales (1903).

Fagon. (Guy-Crescent), premier médecin de Louis XIV, né et m. à Paris (1638-1718), directeur du Jardin des plantes.

fagonie [nfl n. f. Genre de plantes vivaces de la famille des rutacées, comprenant une douzaine d'espèces, à fleurs pourpres ou violacées, qui crois sent dans le bassin méditerranéen.

fagopyrisme [ris-me] n. m. (du lat. fagopyrum, nom lat. du sarrasin). Affection éruptive qui se manifeste chez les bestiaux (moutons principalement) qui ont mangé du sarrasin en fleur.

fagot [pho] n. m. Assemblage de menu bois, do branchages à brûler. De derrière les fagots, du meilleur (par allus. au vin que l'on met à la cave derrière les fagots pour l’y laisser vieillii-). Fig. et fam. Elève de l'école forestière. Pop. Camarade. Arg. Ancien forçat. Fig. Fagot d'épines, personne revêche, inabordable. Compter des fagots pour des cotrets, compter une chose pour une autre. Par jeu de mots. Conter, débiter des fagots, conter des fadaises, des sornettes. Sentir le fagot, être soupçonné d'hérésie (parce qu’on brûlait autrefois les hérétiques). Etre fait, habillé comme un fagot; être mal bâti, mal vêtu. Prov. : Il y a fagots et fagots, deux personnes, deux choses de nature semblable peuvent différer beaucoup par la qualité, le mérite, la valeur (proverbe tiré du Médecin malgré lui. de Molière).

fagotage ou fagotément [man] n. m. Travail du fagoteur. Fig. Arrangement sans soin.

fagotallle [ta, il mil., e] n. f. Chaussée d’étang, faite intérieurement au moyen de fascines.

fagoter [té] v. a. Mettre en fagots : fagoter du bois. Fig. Mal arranger, mal habiller r mal fagotée. Se fagoter v. pr. Fam. S'habiller sans goût.

fagoteur n. m. Faiseur de fagots- Fig. Celui qui travaille sans art.

fagotin n. m. (de fagot). Fagot de bois léger et refendu, servant à allumer le feu.

Fagotin, nom du singe de Jean Brioché, jadis célèbre, à la foire de Saint-Germain ; il fut tu« d'un coup d’épée par Cyrano de Bergerac. — Le même nom fut donné, au singe que tous les joueurs de marionnettes du XVII6 siècle avaient pour compagnon.

fagotin n. m. (par allus. au singe des joueurs de marionnettes). Homme qui fait le plaisant, ie bouffon : quel fagotin!

fagotlneS n. f. pl. Petites parties de soie préparées par des particuliers qui élèvent des vers à soie.

fagotto [gho-to] n. m. (mot ital. signif. bassoru); Miisiq. Mot qui, dans les partitions, désigne le bassoni, fagOUO [ghoû] n. f. Nom du thymus chez les animaux. (Syn. de ris de veau.) Pancréas du porc.

faguenas [ghe-na] TU m. Odeui- fétide et nauséabonde , qu’exhale le corps quand il est malpropre.

Fagnet [ghè] (Emllel, professeur et critique littéraire et dramatique français, né à I-a Rochesur-Yon, m. à Paris (1847-1916); membre de l’Académie française en 1900. On lui doit de solides et brillantes études:

te Seizième siècle, le Dixseptième siècle, le Dixhuitième siècle, le Dixneuvièine siècle; Politiques et Moralistes ; ete.

Classique de goût, mais Faguet.

possédant à fond toute la

littérature française, plus curieux de la pensée que de la forme, ü a été un pénétrant critique des idées. fagUCtie [gftè-le] n. f. Petit fagot.

Faguibine (lac), dans le Soudan français, à l'O. de Tombouctou ; 100 kil. de long sur 25 de large, fagus [g/iMSs] n. m. Nom scientifique du hêtre, faham [am’] n. m. Nom d’une orchidée de l’ile Maurice, dont les feuilles servent à préparer une infusion aromatique et digestive dite « thé de Bourbon ».

Fah.a'ValOS, tribus pillardes de Madagascar, répandues surtout dans les districts forestiers et marécageux de la partie occidentale de File. — Un, une Fahavalo.

Fa-bian, moine et pèlerin bouddhiste chinois ; a laissé une curieuse relation du voyage qu’il accomplit dans l'Inde de 399 à 414".

Fabrenbeit [pr.all. rèn-ha-if] (Qabriel-Daniel), savant physicien prussien, né à Dantzig, m. en Hollande (1686-1736) ; inventeur d'une graduation du thermomètre qui porte son nom. "V. thermomètre.

fabrkunst [pr. ail. kounst] n. m. (mot allem.). Echelle mécanique, automotrice, employée dans certaines mines pour la remontée des ouvriers.

— Excycl. Le l’ahrkunst a été imaginé en 1833 par l'ingénieur allemand Dœrell. Il est constitué par deux colonnes métalliques parallèles, qui sont munies à des distances égales de plates-formes. Un système oscillant triangulaire ou une machine à vapeur imprime à l'appareil un mouvement alternatif de montée et de descente. Le mineur occupant une des plates-formes attend que celle de la colonne voisine arrive à son niveau. Il passe alors sur celle-ci, qui le soulève et, de proche en proche, en alternant son passage d'une plate-forme à l'autre, il ne tarde pas à gagner le jour. Autretois, des échelons remplaçaient les plaies-formes.

faiblage [fè' n. m. Proportion minimum dans laquelle les monnaies étaient autrefois fabriquéesau-dessous du titre légal.

faiblard [fè-blar], e adj. Fam. Un peu faible.

FAI

FAI

faible fè-hle] adj. (du lat. flehilis. pitoyable). Débile, sans vigueur : enfant faible de constitution. tlni manque de solidité : corde faible. Fig. Qui manque de caractère : esprit faible. Qui a peu de valeur, de mérite : raisonnement faible. Peu considérable : faible revenu. Peu Ibrtiflé ; place faible. N. m. Homme dépourvu de force. Ce (ju'il y a de moins fort : le faible d'une place. Défaut, passion dominante : le jeu est son faible. Faible d'une épée, tiei's du trancliant, qui fait l'extrémité de la lame. Avoir du faible pour, avoir un goût prononcé pour. Loo. adv. : Du fort au faible, le fort portant le faible, en moyenne, toute compensation faite, Ant, Fort, vigoureux, robuste, énergique,

faiblement [fè-ble-man] adv. D’une manière faible ; blessé gui respire faiblement ; livre faiblement écrit. Ant. Vigoureusement, solidement.

faiblesse [fè-blè-se\ n. f. Manque de force, de solidité, de mérite, d'énergie, etc, : il faut montrer à l'égard des enfants de l'indulgence, mais non de la faiblesse. Syncope : tomber en faiblesse. Fig. Faute d une femme qui se laisse séduire. Avoir dé la faiblesse pour... une indulgence trop grande. Ant. Force, puissance, vigueur, énergie, faiblet, ette [/'é-6/è,è-teJadj.Unpeufaible.('Vx.) faiblir [fè] v. n. Perdre de ses forces, de son ardeur, de son courage, de sa vigueur, mollir : vertu qui faiblit. Diminuer d'intensité : le vent faiblit. faiblissant [fè-bli-san], e adj. Qui faiblit, faiblisseur, euse [fè-bli-seur,eu-ze'\3Lài.Bain faiblisseur, bain servant à diminuer l’intensité d’une image photographique.

Faïçal (ou Fayçal, Fa'issal, Feyçal), chef militaire arabe, né dans le Yémen en 1885. Troisième fils du chérif Hussein, il a combattu pendant la •Grande Guerre les troupes turques d’Arabie et gcrmano -turques de Syrie.

Klabli à Damas par les Anglais, il se fit proclamer roi de Syrie, se montra hostile à la I*Ÿance, qui le déposséda en 1920.

-Faidherbe [fb-d'er-be\

(Louis), général français, né à Lille, m. à Paris (1818-1889).

Officier du génie, il agrandit et organisa habilement notre colonie du Sénégal, commanda avec distinction en 1870-1871 l’armée du Nord, à la tête de laquelle il fut vainqueur à Bapaume et Pont-Noy elles. Il fut plus tard sénateur (1879), grand chancelier de la Légion d’honneur (1880), et membre Faidiierbe.

de l’Académie des inscriptions. H a publié de nombreux travaux de géographie, d’ethnographie et de linguistique.

Faidit (Gaucelm), troubadour provençal (xii‘ et xiiie s.), auteur de chansons d’amour.

faïence \fa-ian-se] n. f. (de Faenza, v. d’Italie, où l’on fabriquait ces sortes de potei-ies). Poterie de terre vernissée ou émaillée. ’V. porcklaine’.

— Enoyci,. La pâte de faïence se compose d’argile plastique, de marne argileuse et de sable, dans des ■proportions variables. Elle est façonnée par moulage et par tournage ; puis, après dessiccation suffisante, les pièces façonnées sont cuites en biscuit, puis recouvertes d’une glaçure, à base de plomb et d’étain, dont l’opacité est le caractère distinctif, La décoration est faite soit sur biscuit au moyen de couleurs vitriflables, soit sur émail cru, soit sur émail cuit. On compte trois sortes principales de faïences fines : 1» la terre de pipe, qui a son centre principal dans le nord-est de la France (c’est une poterie de pâte blanche, à texture fine, dont la glaçure est un vernis cristallin à base d’oxyde de plomb) ; 2» la faïence anglaise ou cailloutage ; 3“ la faïence fine dure, à glaçure boracique. dite à tort porcelaine opaque.

Les origines de la faïence émaillée sont obscures. Le secret de sa fabrication partit de Syrie et de Chaldée pour se répandre en Asie Mineure, en Espagne, à Rhodes, eu Sicile, aux îles Baléares. En Italie, les faïences émaillées apparaissent à Faenza dès la fin du xiv» siècle ; cet ai t atteint son apogée en Italie, à la fin du xv» siècle dans les ateliers de Derula.Gubbio, Pesaro, Castel. Durante, Urbino, etc.

Au commencement du ,xvio siècle, des Italiens appelés en France organisent les premières fabriques : à Paris, à Lyon, à Rouen, à Saintes. (Bernard Palissy), à Saint-Porchaire ; mais il faut arriver au commencement du xvii« siècle pour trouver les grandes fabriques françaises : Nevers, Rouen, Moustiers, Strasbourg. A l’étranger, se signalent les faïences de Delft. de Bruxelles, de Frankenthal, d’Alcora. A la fin du xviiiiî siècle, la faïence émaillée à base d’étain est supplantée par la faïence fine anglaise et par la porcelaine, jusqu’à la rénovation faite à Sèvres vers 1860.

faïencé 'fa-ian-sé], 6 adj. Qui imite la faïence : poterie faïencée.

faïencerie [fa-ian-se-rî] n. f. Fabrique, com- ■merce de faïence. Ouvrage, marchandise de faïence.

îaïencier \fa-ian-si-é], GTQ n. et adj. Qui fabrique ou vend de la faïence.

faillance ifa. il mil.] n. f. (de faillir). Manque, défaut : par faillance de cœur. (Chateaubriand.)

faille [fa. Il mil., e] n. f. (mot -n-allon). Fente, crevasse dans une couche, une stratification. F’racture suivant laquelle s’est produit un glissement de ter-

F.iille à rejets multiples (grès et houille).

rain et qui fait que des couches d’âge différent se trouvent amenées en contact : certaines failles correspondent à un glissement de plus de 1 .000 métrés.

faille [fa, Il mil., ej n. f. (holl. falie). Etoffe de soie, à gros grain ; un corsage de faille. Mantille faite avec cette étoffe, ou quelquefois en laine noire.

failli [fa. Il mil., i], e n. et adj. (ital. fallilo). Commerçant qui a fait faillite ; les faillis ne sont pas éligibles, et ne peuvent être nommés ni tuteurs ni curateurs. (V. faillite.) Itippol. Se dit du tendon quand il est trop rapproché de l’os du canon.

faillibilitc [fa, il mil.] n. f. Possibilité de faillir, de se tromper. Ant. Infaillibilité.

faillible ffa* Il mil.] adj. Qui peut se tromper : tout pouvoir humain est faillible. Ant. Infaillible.

faillir [fa, il mil., ir' V. n. (du lat. fallere, faire défaut. — N’est guère usité qu’à l’inf. et au pass. déf. : je faillis, nous faillîmes ; au futur: je faudrai ou je faillirai; au cond. : je faudrais ou je faillirais, et aux temps composés : fai failli, etc. Partie, prés. : f aillant. Partie, passé '.failli, e,) 'Tomber dans l’erreur, commettre une faute : fille qui a failli. Céder, manquer : le cœur lui a failli. Faire faillite. Suivi d’un infinitif, signifie être sur le point de : j'ai failli tomber. Mar. Failli gars, mauvais matelot, mauvais novice. Pop. Failli chien, propre à rien.

faillite [fa, U mil.] n. f..,(de faillir). Etat d’un commerçant qui cesse ses payements et n’a pas bénéficié de la liquidation judiciaire : faire faillite, être en faillite. (V. banqueroute et liquidation.) Allüs. LiTTÉR. : Enfin, nous avons fait faillite I Mots extraits d’une réclame. On y tait allusion pour exprimer que quelqu’un se vante et tire parti d’un échec peu honorable.

— Encycl. Tout commerçant qui cesse ses payements est en état de faillite lorsqu’il n’a pas demandé le bénéfice de la liquidation judiciaire, ou que ce bénéfice lui a été refusé ou retiré. Il doit, dans les quinze jours de la cessation des payements, en faire la déclaration au greffe du tribunal de commerce de son domicile et déposer en même temps son bilan, c'està-dire l’énumération et l’évaluation de ses biens, de ses dettes, des profits et pertes, etc.

La faillite est déclarée par jugement du tribunal de commerce. Ce jugement est affiché et inséré par extrait dans les journaux du lieu où la faillite a été déclarée, et de tous les lieux où le failli a des établissements commerciaux.

Le jugement déclaratif de faillite emporte à partir de sa date des effets nombreux et importants. Le failli est frappé d’incapacités diverses. Le failli (non banqueroutier) ne peut être inscrit sur les listes électorales pendant trois ans à dater du jugement déclaratif. H n’est éligible qu’après sa réhabilitation. Le failli ne peut être nommé ni agent de change ni courtier, ni entrer à la Bourse. La Banque de France ne peut l’admettre à l’escompte.

Le personnel de l’administration de la faillite comprend : 1» le juge-commissaire, dont les fonctions consistent, en général, à surveiller et accélérer les opérations de la faillite ; 2» les contrôleurs, élus par les créanciers, si ceux-ci le jugent à propos pour exercer une surveillance ; 3“ les syndics, représentants de la masse du failli.

Le syndic est l’administrateur salarié de la faillite. H représente le failli, dessaisi parle jugementdéclaratif, et les créanciers, dont il fait valoir les intérêts communs. L’e.xploitation du fonds de commerce peut être autorisée par le juge-commissaire, à la diligence du syndic.

A partir du jugement déclaratif, les créanciers peuvent remettre au greffier du tribunal un bordereau indicatif des sommes par eux réclamées : c’est ce qu’on appelle la production des titres. La vérification des créances produites se fait en assemblée générale des créanciers, sous la présidence du jugecommissaire et le failli présent ou appelé. Si une créance est contestée, le juge-commissaire peut, sans qu’il soit besoin de citation, renvoyer à bref délai devant le tribunal de commerce, qui juge sur son rapport.

La faillite peut aboutir : soit au concordat, simple ou par abandon d’actif ; soit à l'union ; soit à la clôture pour insuffisance d'actif.

Le concordat est une convention intervenue entre le failli et la majorité de ses créanciers, et dont l’effet est de remettre le failli à la tête de ses affaires. Il ne peut être accordé au banqueroutier frauduleux.

Le concordat peut se faire par abandon total ou partiel de l'actif du failli.

S’il n’intervient point de concordat, les créanciers chirographaires ou hypothécaires sont de plein droit en état d'union. Les syndics sont chargés de procéder à la liquidation. Ils convoquent ensuite les créanciers pour rendre leurs comptes en présence du failli. Si le failli n’est pas déclaré excusable par le tribunal, les créanciers rentrent dans l’exercice de leurs actions individuelles contre leur débiteur.

La clôture pour insuffisance d'actif est prononcée par jugement lorsque l’insuffisance de l’actif ne permet pas de poursuivre le cours des opérations de la faillite. Dès lors, le droit de poursuites individuelles ,renaît au profit des créanciers ; mais, sous tous autres rapports, les effets du jugement déclaratif sont maintenus.

Est réhabilité de droit le failli qui a intégi'alement acquitté les sommes dues par lui, en capital, intérêts et frais, sans que les intérêts puissent être réclamés au delà de cinq ans.

Peut obtenir la réhabilitation, en cas de probité reconnue, le failli concordataire qui, au moment de la demande, aura intégralement payé les dividendes promis. La loi étend, en outre, ce bénéfice, sous les mêmes conditions de délais et de probité reconnue, au failli qui justifie de la remise entière de ses dettes par ses créanciers ou de leur consentement unanime à sa réhabilitation.

Enfin, ta loi confère la réhabilitation de droit aux faillis non banqueroutiers, lorsqu’il s’est écoulé dix ans après la déclaration de faillite, même quand ils n’ont pas intégralement acquitté les sommes par eux dues.

Le soin de prononcer la réhabilitation appartient au tribunal de commerce qui a déclaré la faillite. Toute demande en réhabilitation est adressée au procureur de la République de l’arrondissement, avec pièces justificatives. Si la demande est rejetée, elle ne peut être reproduite qu’après uneannée d’intervalle.

Les condamnés réhabilités au point de vue pénal peuvent obtenir leur réhabilitation commerciale jart. 612 nouv.).

La déclaration de faillite, d’office ou à la requête des créanciers, ne peut intervenir, passé l’année qui suit le décès du commerçant.

Le législateur a pensé qu’il convenait d’user d’indulgence à l’égard de l’homme probe et laborieux qui, malgré ses efforts, a fait, comme on dit, « de

mauvaises affaires n. Ce commerçant malheureux peut demander le bénéfice de la liquidation judiciaire. ly. LIQUIDATION judiciaire.)

failloise T’a, il mil., oi-ze] n. f. (de faillir;. Lieu où le soleil se couche. (Vx.)

Fallly [fa. Il mil., i] (Charles de), général français, né à Rozoy-sur-Serre (Aisne), m. à Compiègne (1810-1892). H commanda l’expédition dirigée en Italie contre Garibaldi, et remporta la victoire de Mentana. Pendant la guerre franco-allemande 1870-1871, il fut surpris et défait à Beaumont, le 30 août 1870, et fait prisonnier deux jours après, à Sgdan.

faim [fin'] n. f. (lat. famés). Besoin de manger : Ugolin mourut de faim dans sa tour. Famine. Faim canine, faim de loup, très grande faim. Par exagér. Mourir de faim. a.voir très grand’faim. Fig. Désir ardent ; avoir faim de gloire. Fam. Marier la faim et la soif, marier deux personnes aussi pauvres l’une que l’autre. Prov. : La faim chasse le loup du bois, le besoin décide à des démarches. Allus. littér. ; La faim, l'occasion, etc. V. Animaux.

— Encycl. Quand les tissus du corps sont devenus pauvres en matières nutritives, le système neraeux qui s’y irradie éprouve le contre-coup, et traduit ce besoin par une sensation générale qu’on appelle la faim. La faim, rapidement douloureuse, est l’indication d’un besoin physiologique déjà urgent, tandis que l’appétit est une impression périphérique, sensuelle, plutôt agi-éable, que le seul souvenir d’un mets savoureux peut provoquer.

Chez l’adulte, la faim se fait sentir deux à trois fois en vingt-quatre heures ; elle se montre plus souvent chez les enfants. L’ingestion de matières alimentaires calme la faim, mais ne satisfait pas toujours au résultat cherché, qui est de fournir aux tissus des nutriments. C’est ce qu’on observe dans les cas de famine ou de disette, lorsque les individus absorbent tout ce qu’ils trouvent.

Les perversions de la faim sont déterminées par un trouble cérébral (faim angoissante ou phobique).

Faim. Myth. Divinité allégorique, fille ue la Nuit et personnifiant la faim. Elle était représentée sous les traits d’une femme décharnée, aux tempes creuses, aux joues plombées, aux yeux éteints, aux lèvres livides, aux mains liées derrière le dos. Ovide, dans ses Métamorphoses, trace une énergique et poétique peinture de la faim, 'Virgile, dans le VH livre de l'Enéide, représente la Faim comme se tenant aux portes des Enfers avec d’autres divinités malfaisantes. En voici une traduction, de Delille :

Devant le vestibule, aux portes des Enfers,

Habilent les Soucis et les Regrets amers.

Et des Remords vengeurs l’escorte vengeresse,

La pâle Maladie et la h’iste Vieillesse ;

L’Indigence en lambeaux, l’inflexible Trépas,

Et le Sommeil son frère, et le dien des Combats ;

Le Travail qui gémit, la Terreur qui frissonne,

Et la Faim qui frémit des conseils qu’elle donne...

faim-’V’alle [fin-va-le] n. f. Grande faim. Boulimie des chevaux, qui survient brusquement et souvent. Très grande faim : avoir la faim-valle.

Faiu [/inl (François, baron), historien français, né et m. à Paris (1778-1837) ; secrétaire de Napoléon 1er, dont il a raconté la fin du règne, dans ses Mémoires, avec une remarquable précision.

faîne [fè-ne] ou fêne n. f. (lat. pop. fagina; de fagus, hêtre). Fruit du hêtre : la faîne renferme une amande comestible, qui peut aussi fournir une huile de saveur agréable, mais de conservation difficile. (L’huile dé faîne a été préconisée comme succédané de l’huile de foie de morue.)

fainéant [fè-né-an], e n. eLadj. (de faire, et néant). Paresseux, nonchalant, apathique : un écolier fainéant, üist. Rois fainéants, nom donné aux derniers rois de la race mérovingienne, qui laissèrent accaparer toute l’autorité par les maires du palais, depuis Thierry III (675) jusqu’à Childéric IIÎ (751). Ant. Actif, diligent, laborieux.

fainéanter \fé, té] v. n. Fam. Faire le fainéant, fainéantise [fè, ti-ze] n. f. vice du fainéant. Ant. Activité, ardeur, diligence.

faînée [fé-né] n. f. Récolte des faînes.

Fains, comm. de la Meuse, arr. et à 3 kil. de Barle-Duo, sur le Fains, affl. de l’Ornain, et le canal de la Marne au Rhin ; 1.930 h. Ch. de f. E. Asile d'aliénés.

faire [fè-re] v. a. (lat. facere. — Jetais, nous faisons, vous faites, ils font. Je faisais. Je fis. Je ferai. Je ferais. Fais, faisons (fe-zon), faites. Que je fasse. Que je fisse. Faisant. Fait, e.) Créer, former ; engendrer, enfanter : gui a fait le monde ? l’ormer ensemble : deux moitiés font un entier. Fabriquer, composer : faire une machine, un poème. Opérer : faire un miracle. Pratiquer : faire son devoir. Disposer, arranger : faire un lit. Tailler, couper : faire ses cheveux, sa barbe. Former, décrire ; chemin, qui fait un coude. Représenter : faire un personnage. Chercher à paraître : faire le. généreux. Se livrer à certaines études ; faire des armes, sa philosophie. S’occuper : n’avoir rien à faire. Exercer : faire un métier. Contrefaire : faire le mort. Demander un prix : faire un objet 20 francs. Former, instruire : faire un élève. Egaler : 3 et 3 font 4. Causer : cela m'a fait du bien. Sapprovisionner de : faire de l'eau, du bois. Parcourir, franchir : faire du cent à l'heure. Excréter, évacuer : faire du sang, des glaires. Servir, fournir : faire une pension à quelqu'un. Fêter : faire les Rois. Véner. Faire tête, se dit de l’animal qui se relourne et se défend. Faire son chemin, pai-venir. Faire de son mieux, s’efforcer. Avoir fort à faii'e, avoir de grandes difficultés à surmonter. C'en est fait, c’est fini. Faire maison nette, renvoyer tous ses domestiques. Faire pitié, exciter la compassion. Faire sentinelle, être en faction. Faire faire, charger quelqu’un de faire. Faire que, être cause que. Il ne fait que d'arriver, il vient à peine d’arriver. Il ne fait que crier, il crie sans cesse. Arg. boulevard. Soutenir, imposer ; c'.est le chef de claque et la presse qui font bien des pièces. Faire une salle, la remplir d’avance d’amis, Faire suisse, s’isoler pour boire ou manger. S'en faire (s.-ent. de la bile ou des cheveux blancs], se faire de la bile, du mauvais sang; se décourager, se tourmenter, avoir peur ; faut pas s’en faire ; t'en fais pas. Savoir y faire, et, par abrév. : savoir yf, être adroit, débrouillard. Ça n'a rien à faire, il n’y a rien à faire, il ne faut pas y compter. Pop. Voler : faire une montre. Séduire, conquérir : faire une femme. Jouer ; faire l'apéritif au Zanzibar. Faire sa Sophie, poser pour la sagesse, pour la vertu. Il ne faut pas me la faire, inutile de chercher

FÂI

FAI

à me faire croire cela, me tromper. V. imp. : il fait nuit, il fait beau. V. n. Convenir, s’assortir ; le gris fait bien avec le bleu. Dire : j'accepte, fit-il. Terminer ; on n'aurait J^amais fait, si ton voulait tout dire. Loc. div. ; C'en est fait, la chose est consommée, il n’y a plus à y revenir. Ce7i est fait de, cette personne, cette chose est perdue sans espoir. C'est bien faitf c'est mérité. Ce qui est fait est fait, ne revenons pas sur le passé. Ce qui est fait n'est pas à faire, mieux vaut terminer une besogne que de la laisser pour plus tard. Cen'est ni fait ni à faire, c’est très mal exécuté. Phrase toute faite, locution immuable consacrée par l'usage ; banalité. Se faire v. pr. Devenir ; se faire vieux. S’améliorer : ce vin se fera. S’habituer : se faire à la fatigue. Embrasser une carrière ; se faire prêtre. Gram. Le part. pass. fait, suivi d'un inflnitif, est toujours invariable : 7naisoir que j'ai fait construire. Prov. : Fais ce que tu fais, traduction du prov. lat. Age quod agis, applique toi exclusivement à ce que tu as entrepris. Paris ne s’est pas fait en un jour, rien ne se mène à bien sans le temps nécessaire. Allus. iiist. : Qui t’a fait comte ? — Qui t’a fait roi ? Adalbert, comte de Périgord, avait usurpé les titres de comte de Poitiers et de Tours. Hugues Capet lui fit porter par un messager la premiès'e des questions ci-dessus... et reçut la seconde en réponse. Elle caractérise les rapports des premiei's Capétiens avec les grands possesseurs de fiefs. ("V. LAISSER.) Allus. littér. V. galère, et mourir. Ant. Défaire.

faire [fè-re] n. m. Action de faire : le dire n'est pas le faire. Manière de peindre, d'exécuter, de gi’aver, particulière à chaque artiste : le faire de Haphaêl, de Michel-.inge.

laire-le-faut [fù-re-le-fô] n. m. Chose inévitable, qu’il faut faire ou subir. CVx.)

faire-part n. m. invar. Fam. Lettre de faire part : envoyer un faire-part. V. part. (L’Acad. écrit ; un faire part.)

faire-’valoir n. m. Action de faire produire des revenus à un bien-fonds, à un capital. Fairevaloir direct, mode d’exploitation agricole dans lequel c’est le propriétaire luimême qui est l’exploitant (par opposition à fermage ou à colonat).

Fairfax [fèr-fakss] (lord Thomas), général anglais, né à Denton (1611-1671). Il prit une part active à la révolution dont Cromwell fut plus tard le chef, et battit, Charles 1er à Naseby. Il favorisa ensuite la restauration de Charles II.

fairûeldite ifèr-fil] n.

f. Mùiér. Phosphate hydraté Fairfax.

de manganèse et de calcium.

fair-trade Ifèr-U'è-de] n. m. (en angl. équitable commerce). Doctrine économique, opposée en Angleterre au libre-échange [free-trade] et fondée* sur la complète réciprocité sous les rapports commerciaux.

faisable [fe-za-ble]B.à]. Qui peut être fait.

faisan [fe~zan] n. m. (lat. fkasianus, oiseau du Phase). Genre d’oiseaux de la famille des phasianidés, originaires d’Orient : chasser le faisan.

— Encycl. On entend, généralement, par faisans tous les oiseaux qui font partie de la famille des

phasianidés. Les faisans proprement dits sont des gallinacés d’assez grande taille, différant assez peu des coqs par les cai'actères zoologiques, mais ayant mie tête emplumée sans caroncules. Cependant, les faisans oreillards en possèdent. Leur chair est très savoureuse.

Les plumes de la queue atteignent chez les mâles de grandes dimensions, jusqu’à deux mètres chez le faisan vénéré du nord de la Chine. On connaît de nombreuses espèces de faisans, originaires de l'Asie.

Les faisans vivent en général par couple, dans les régions montagneuses et les prairies.

Le faisan commun est originaire de la région Caspienne: en Europe, il s’est muliiplié dans les chasses gardées, sans cependant s’acclimater complètement à l’état sauvage.

fa>iS8*IlC6S [fe-zan-se] n. f. pl. Redevances d'un fermier en sus du prix de son bail.

f3(iS3-IlCG'"'V3<loir n. f. Se dit de l’action de cultiver une terre arable. Par ext. Domaine. (Vx.) fa«isa.ndag6 [fe-zan] n. m. Action de faisander, faisande n. f. 'V. faisane.

faisandeau [fe-zan-dô\ n. m. Jeune faisan.

faisander [fe-zan-dé] v. a. Donner au gibier, en le gardant quelque temps, un fumet que le faisan prend en se mortifiant. Se faisander v. pr. Devenir faisandé. Sans pronom : /aisser faisander un lapin ; la bécasse se mange très faisandée.

faisanderie [fe-zan-de-rî] n. f. Lieu où l’on élève des faisans.

— Encycl. Les faisanderies ont*pour but d'approvisionner de' faisandeaux les chasses gardées. On installe les parquets dans un endroit entouré de clôtures élevées, et sur un sol herbeux, parsemé de buissons et de fourr é s . L e s o iseaux (un mâle pour cinq ou six femelles) sont placés dans des compartiments clos, où a lieu lapariade. Les œufs sont enlevés au fur et à mesure de la ponte, et on les donne à couver à des poules (les poules dites nègre-soie sont très recherchées dans ce but), ou bien on les place dans des couveuses artificielles.

L'incubation dure vingt-cinq jours ; on nourrit les jeunes avec des œufs de fourmis, des larves, des .pâtées d'œufs durs et de pain, du millet, du chèiievis, et enfin du sarrasin ; on les abreuve d’eau pure. Après la mue, capables de se suffire à eux-mêmes, les jeunes oiseaux peuvent être lâchés dans les cantons à repeupler.

faiS3>lldÎ6r [fe-zan-di-é]^ ère n. Personne qui nourrit, élève des faisans.

faisane [fe-za-ne] ou faisande \fe-zan-de] n. f. Femelle du faisan. Adjectiv. : poule faisane ou faisande.

Faisans \fe~zan] (ÎLE des) ou de la Conférence, au milieu de la Bidassoa, où fut conclu le traité dès Pyrénées, en 1G59. Elle appartient moitié à la France, moitié à l’Espagne.

Faisceau de fusils.

faisant [fe zan\, e adj. Qui fait, qui agit. (Vx.) faisceau f/'é-sd] n. m. (du lat. pop. /’asce//i«n, de fascisy botte, paquet). Réunion de certaines choses liées ensemble : un faisceau de piquets, Fig. Personnes, objets dont la réunion compose un ensemble solide et puis sant :

un faisceau d'arguments.

Assemblage de fusils qui se soutiennent en forme de pyramide : former les faUceaux.Anat Groupe de fibres ou de nerfs juxtaposés dans le sens de leur longueur. Techn. Réunion d’ardoises de formes irrégulières. Physiq. Faisceau lumineux^ réunion de rayons lumineux partis du môme point, et bornés à un espace déterminé. Ariill. Faisceau de tir, ensemble des plans verticaux passant par l'axe des pièces (plan de tir) d’une batterie. Pl. Verges de bouleau liées autour d'une hache, que portait le licteur fomain devant certains magistrats, comme signe de leur pouvoir : les licteurs abaissaient leurs faisceaux devant les vestales. Faisceaux aimantés, ensemble de plusieurs lames d’acier aimantées, et groupées pour obtenir une puissante force magnétique.

— Encycl. Antiq. rom. Les faisceaux étaient un assemblage de baguettes de bouleau ou d'orme liées par des courroies de cuir, que les licteurs portaient devant certains magistrats romains. Sous les rois et dans les premiers temps de la république, une hache était placée au milieu. Les verges rappelaient le pouvoir d'inlUger f] un châtiment corporel ; la hache, celui de ü frapper de la peine capitale. Publicola fit Faisceau supprimer la hache, sauf pour les dicta- de licteur, teurs. Consuls, préteurs et questeurs reprenaient la hache à la guerre, et dans les provinces. Le nombre des faisceaux variait naturellement, ainsi que celui des licteurs, suivant les magistratures, (V. licteur.)

Pendant les funérailles des magistrats, on portait les faisceaux renversés. Les faisceaux figurent souvent comme ornements dans les bas-reliefs antiques.

faiseleUX [fc-ze-leü] n. m. Ouvrier qui débarrasse des décombres les carrières d’ardoises.

faiseur, euse \fe-zeur, eu-ze] n. Qui fait, qui fabrique : faiseuse de corsets. Bon faiseur, bonyie faiseuse, personne réputée par la bonne qualité de ses produits. Fig. Intrigant, hâbleur. Faiseuse d'anges, avorteuse.

faisonnat [fè-zo-na] ou faissonnat r/’ê-sona] n. m. Fagot composé de brindilles à l'intérieur et de gros morceaux à l'extérieur.

faiSSe 'fè-se] n. f. (lat. fascia). Cordon d’osier tressé, dont on entoure les ouvrages de vannerie pour leur donner de la solidité.

faisselle [fè~ sè-le] n. f. (lat. jîscella). Panier, vase pour faire égoutter

les fromages. Table Faisselle

sur laquelle, en Faisselle.

Normandie, on presse le marc de pommes pour le faire égoutter.

faisser {/è-sé] v. a. Garnir de faisses.

faisserie [fè-se-ri] n. f. (de fuisse). Ouvrage dô vannerie à jour, à claire-voie.

faîssier [fè-si-é] n. m. (de fuisse). Vannier qui fait les ouvrages à jours.

fait [fë], e part. pass. Vêtu, arrangé : être fait comme un voleur. Qui a subi une certaine fermentation et est devenu par là plus ou moins propre à être consommé : melon trop fait. Fait à peindre, au four» au moule, très bien conformé. Fait à plaisir, inventé, controuvé.

fait [fè] n. m. (lat. factum, chose faite). Action, chose faite : nier un fait. Evénement, chose réellement existante: un fait singulier. Ce qui convient: ceci nest pas mon fait. Ce qui est en question : en venir au fait. Hauts faits, exploits, belles actions. Faits d'aimes, exploits militaires. Faits divers, rubrique sous laquelle les journaux publient les accidents, menus scandales, etc. C'est un fait, cela est constant. Au fait, tout bien considéré. au faiL aller à l’essentiel. Le fait est que..., la vérité est que... Etre sûr de son fait, de ce qu'on avance. Voies de fait, actes de violence. Prendre quelqu'un sur le fait, le surprendre au moment où il commet une action qu’il voulait cacher. Prendre fait et cause pour quelqu'un, se ranger de son parti, prendre sa défense. Faits et gestes, grandes actions, actions en général. Fait accompli, fait consommé et sur lequel il n’y a plus à revenir. Possession- de fait, réelle, effective. Mettre, poser en fait, avancer comme certain. Etre, mettre au fait ae, être, mettre au courant de. Dire à quelqu'un son fait, lui dire franchement ce qu’on pense de lui. De fait, opposé à de droit. Loc. adv. : Dans le fait, par le fait, en réalité, effectivement. Si fait, affirmation, l'out à fait, entièrement. Loc. prépos. : En fait de, en matière de. Prov. : L’Intention est réputée pour le fait, il faut tenir compte d'une intention, bien qu’elle n'ait pas été mise à exécution.

Faits et Dits mémorables, compilation historique de Valère-Maxime (ler s.). C'est un recueil de paroles et d'actes mémorables d'hommes de divers temps et de différentes nations, classés par vertus et par vices, La valeur historique en est médiocre. Faits et bonnes mœurs du sage roi Charles V (Ze iiure des), par Christine de Pisan (1403) ; panégyrique en trois livres, plein de renseignements exacts, mais encombré de considérations morales .et de rapprochements historiques.

faîtag© [fè] n. m. (de faîte). Pièce de bois au haut d’un toit, et sur laquelle s’appuient les bouts supérieurs des chevrons. Feuille de plomb ou suite de tuiles qui protège le haut d'un toit. Féod. Droit que chaque propriétaire payait au seigneur pour toute construction ayant un faîte.

— ExcYCL.Coîu-fr. Le faîtage est forme par l'arête supérieure du toit ou plan horizontal de jonction de ses rampants.

Il assure le repos et l’appui immédiat des chevrons supportant la couverture. Dans les combles en bois, le faîtage s’assemble à tenon et mortaise avec le haut du poinçon. Dans les charpentes en fer, il est établi par des fers à simple ou double T, et il s’assemble à l'âme des arbalétriers à l aide d'équerres en fer. V. ferme.

faiitard \fè-tar], e adj. Qui tarde à faix’e quelque chose, lent, paresseux. (Vx.)

faitardîse [fè-tar-di-ze] n. f. Lenteur, pai*esse, fainéantise. (Vx.)

fait— diversior [‘■uêr-si-éj n. m. Reporter chargé dans un journal de recueillir et de publier des faits divers. Pl. des fait-diversiers. (On dit quelquefois fait-diversiste.)

faîte [fè-îe] n. m. (allem. fi^'st, influencé par le lat. fastigium). Comble d’un édifice ; 77ionter sur le faîte d'une maison. Sommet, cime : le faîte d'un arbre. Fig. Le plus haut degré : le faîte des grandeurs. Géogr. Ligiie de faîte, crête d’une chaîne déterminant le partage des eaux des deux versants. Ant. Base, fondement.

faîteau [fè-tô] n. m. Ornement en métal ou en. poterie, qui recouvre les parties supérieures d une charpente.

faîteries \fè-te-rî\ n. f. pl. Moules de formes diverses, à l’usage des carreleurs.

faîtière \fè] n, f. Tuile courbe dont on recouvre le faîtage d’un toit. Sorte de lucarne ouverte pour éclairer l’espace qui est sous le comble. Adjectiv. : tuile, lucarne faîtière.

— Encycl. Ùonstr. La faîtière est la tuile demicylindrique qui recouve le faîtage et le met à l’abri des intempéries .

Chaque faîtière est réunie, à celle qui la précède ou la suit, par un enduit de plâtre ; elle repose sur les tuiles plates du toit, auxquelles elle est reliée, au moyen d’un solin en plâtre, de manière à empêcher toute infiltration d’eau et préserver ainsi le faîtage.

faitiste {fè-tis-tê) n. m. (de faire). En vx franç., agent, exécuteur ; qui accomplit une chose. Poète, auteur. (On disait aussi faititre, factiste, fatiste.)

Faîtières.

fait-tout n. m. invar. Récipient de zinc, de tôle émaillée , pourvu d’un couvercle, muni de deux poignées et servant à différentsusages encuisine.

Faivre (Abel), peintre et dessinateur français, né à Lyon en 1867.

Ses caricatures, cruellement poussées vers un .

certain type de laideur rait-tout.

bizarre, contrastent avec ses portraits, d’une facture délicate et recherchée.

faix [fè] n. m. (lat. fascis). Charge, fardeau i porter un lourd faix. Tassement dans une maison récemment construite. Fig. : le faix des années. Obstétr. Fœtus et ses annexes. Arrière-faix, le placenta, faix [fè\ n. m. Mar. Ralingue de têtière.

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