FAL
FAN
falsifier [/î-e] v. a. {da lat. faîsus, faux, et fa~ cerey faire. — Se conj. comme prie7\) Dénaturer, altérer, contrefaire, imiter frauduleusement : falsifier un acte, une signatui'ey tin texte, des 7nonnaies.- F'relater, altérer en parlant d’une substance : falsifier du vin, du lait.
Falstaff (John), fameux capitaine anglais (son véritable nom était Fastolf'j.Jié àCaister Caslle(vers 1378*14-59). Il fut régent en Normandie, gouverneur •du Maine et de l’Anjou pour le roi d’Angleterre. Il se distingua à Azincourt, à la Journée des harengs, à Patay. Shakespeare, qui le met en scène dans les •deux parties de Henri IV et dans les Joyeuses corn- 'mères de Windsor, en a fait le type de la débauche, du cynisme et de l'effronterie.
Falstaff, comédie lyrique en trois actes et six tableaux, livret de Arrigo Boïto, musique de Verdi, où le compositeur a essayé de renouveler sa manière par l'imitation des maîtres allemands avec des scènes qui s’enchaînent les unes aux autres et qui ne laissent place à aucun morceau proprement dit (1893).
F alster [fér], île du Danemark, dans la Baltique ; '13.Q00 h. Ch.-l. liykiœping. Elevage, céréales.
falun n. m. (m. tourangeau). Dépôt d’origine 'marine, composé de débris de coquilles et de sable ;siliceux, que l’on trouve dans les Landes, en Tou- -raine, etc., et qui s’emploie comme amendement : l'action du falmx est analogue à celle de la inax'nn.
— Encycl. Agric. On rencontre, en France, les faluns dans les Landes, la Touraine, l’Anjou, la Bretagne, la Normandie, et ces dépôts sont susceptibles d’être employés comme amendements calcaires, -car ils renferment jusqu’à 70 pour 100 de carbonate -de chaux, puis de la silice (15 à 25 p. 100), de la magnésie, de Falumine, etc.
Falun (et non Fahlun), v. de Suède (Dalécarlie) ; 6.700 h. Mines de cuivre.
falunag‘6 n. m. Action de faluner des terres pour les amender. Exploitation du falun.
faluner [ne] v. a. Répandre du falun sur un champ ; faluner un sol siliceux.
faluneur, ©use [eu-ze] n. Personne chargée de faluner.
falunièr© n. f. Carrière de falun.
falzar n. m. Arg. Pantalon.
fama n. m. (abrév. de fagarnay signif. chef en malinké). Nom donné à certains chefs indigènes, -dans l’Afrique-Occidentale française.
Famagouste ou Mankosta, v. de la côte .orientale de Fîie de Chypre, jadis très grande, ville, .aujourd’hui simple bourgade. Ruines d'une niagni- ;fique cathédrale du xiii» s.
famatînit© n. f. Minér. Sulfo-antimoniato cuivreux.
fama volât, mots lat. signif. : La renoimyxée vole. ‘C’est ainsi que Virgile [Eneide, III, 121 1 exprime la rapidité avec laquelle une nouvelle se répand, fanie n. f. (lat. /a??ia). . Réputation. (Vx.) faiRé, 6 adj. (du lat. fama, réputation). Qui a telle ou telle réputation : bien, mal famé.
Fameck, comm. de la Moselle, arr. de Thionville Ouest ; 1.296 h.
faméliclU© adj. etn. (lat. famelicus). Ordinaire- .ment tourmenté par la faim: poète, auteur famélique.
FameillIÔj petit pays de Belgique (prov. de Luxembourg et de Namur), entre le Condroz et l’Ardenne ; ch.-l. Marche-en-Famenne.
fani©US©Iïieilt [ze-man] adv. Fam. D’une manière fameuse. Extrêmement.
fameux, eus© [xneû, eu~ze] adj. (lat. famosus ;
■ de faxna, renommée). Renommé, célèbre, illustre : héros fameux. Grand, extraordinaire en son genre : c'est un fameux imbécile. Excellent : wx vhx fameux. Bu-bstantiv. Ce qui est excellent, distingué: ooire du fameux. Ant. Inconnu, ignoré, obscur, oublié.
familial, ©, aux adj. Qui concerne la famille, qui en a le caractère : réuxxion familiale. Maladie familiale, maladie apparaissant, sans cause extérieure, chez plusieurs sujets d’une même famille et alfectant chez eux une évolution identique : l'hémophilie est une maladie familiale.
familiariser [zii] v. a. (du lat. familia, famille). Rendre familier. Accoutumer, habituer: familiariser un cheval avec les obstacles. Se familiariser V. pr. Entrer dans l’intimité de quelqu’un!* Prendre un ton familier. S’habituer à. Avoir la pratique de; se familiariser avec une langue étrangère.
familiarité n. f. Manière familière de vivre avec quelqu’un. Manière de parler, d’écrire, d’un ton simple et aisé: la familiarité du style. PI. Façons • exemptes de gène. Privautés: se permettra des familiarités. Expression simple du langage ordinaire. Prov. : La familiarité engendre le mépris, pour conserverie respect auquel on a droit, il faut éviter de se familiariser à l’excès. AxT.Fierté, raideur, arrogance.
familier [U-é], ère adj. (lat. f ami Haris ; de familia, famille). Qui fréquente habituellement quel- -qu’un, et vit dans son intimité. Qui a des manières libres : être familier avec ses inférieurs. Qui est fait sans contrainte : prendre un ton familier. Que l’on sait, que l’on connaît, que l’on fait bien par l’habitude : cette chose lui est familière. Style familier, simple, sans ornements. Terme familier, peu relevé, qui manque de noblesse. N. m. Qui vit familièrement avec une personne éminente: c’est un familier du ministre. Les familiers d'une maison, ceux qui la fréquentent habituellement. Familiers du saint-
■ offic>. lias officiers chargés d’arrêter les personnes
■ qui étaient dénoncées à l’inquisitien. Ant. Hautain, arrogant, sauvage, farouche.
familièrement [man] adv. D’une manière familière : s' entretenir f am ilièrement avec quelqu'un.
familistère [Hs-tè-re] n. m. (de famille, et d'une désinence empruntée à monastère). Etablissement D’à plusieurs familles vivent en commun, d'après le système de Fourier.
Encycl. Le plus important des familistères est celui fondé parGodin-Lemaire en 1859. àGuise(Aisne). On fabrique à Guise des poêles et des fourneaux de fonte.
L’idée mère de cet important établissement à la fois industriel et philanthropique était de n répartir •équitablement les bénéfices industriels et commerciaux, et d'a.ssurer la transmission constante de la ■propriété sociale aux mains des travailleurs actifs ». •Outre la participation aux bénéfices, le familistère a •organisé d’une façon complète la mutualité (vieil¬
lesse, maladie). Les ouvriers sont devenus, eu 1902, seuls propriétaires de l’établissement.
famille \U mil., e] n. f. (lat. familia). Le père, la mère et les enfants, vivant sous le même toit : famille nombreuse. Les enfants seulement : avoir de la famille. Toutes les personnes d’un même sang, comme enfants, frères, neveux, etc. Fig. Race, maison : la famille des Montmorency. Catégorie de personnes ; te /'«miite des hypocrites. Sainte Famille, saint Joseph, la 'Vierge et l'enfant Jésus (à côté de ces personnages, om-place souvent d’autres membres de la famille de Jésus : saint Jean, sa mère Elisabeth, Anne, mère de la Vierge, etc.) ; tableau qui représente ces personnages. Soutien de famille, fils qui fait vivre sa famille. Fils de famille, jeune homme appai'tenant à une famille riche, considérée. Air de famille, ressemblance entre les membres d’une famille. Allus. littér. :
Où peut-on être mieux qu’au sein de sa famille ? vers de l’opéra de Lucile, paroles de Marmontel. musique de Grétry. On le cite presque toujours par plaisanterie ou par ironie. Famille d’un cardinal, personnes attachées à son service. Hist, nat. Groupe d’animaux, de végétaux, de minéraux, présentant entre eux certaines analogies: la famille des félidés comprend tous les carnassiers du type chat. Tous les animaux descendant d'un même couple. Famille de mots, groupe de mots issus d’une racine commune.
— Encycl. Dr. V. filiation, puissance paternelle, etc. Famille [conseil de), v. conseil de famille.
— Éist. nat. En histoire naturelle, on entend par famille une division systématique de l’ordre ou du sous-oi'dre qui renferme les genres. Ainsi, la famille des canidés comprend les genres chien, loup, chacal, etc. La famille est la quatrième division du règne, la première étant embranchement, la seconde la classe, la troisième l’ordre. Ainsi, le chien domestique appartient au genre chien, famille des canidés, classe des mammifères, embranchement des vertébrés. Au-dessous de la famille existe la tribu.
Les noms de familles prennent en zoologie la désinence idés, les tribus la désinence mes. Les familles sont du masculin pluriel. En botanique, la désinence est acées pour les familles, et les noms sont du féminin pluriel : chénopodiacées.
Famille (te Sainte), sujet très fréquemment traité par les peintres. Parmi les plus célèbres, citons celles : de Raphaël, au Louvre (v. p. 857) ; d'Andrea del Sarto (Florence) ; d’A. Carrache, du Corrège, de l’Albane, de Rubens, de Rembrandt, de Véronèse, de L. de Vinci, du Dominiquin, de Giorgione, du Titien, etc., au Louvre ; du Corrège (Parme) ; du Guerchin (Pétrograd) ; de Murillo (Madrid et Louvre) ; etc.
Famille française [médaille de la), créée en 1920 et décernée aux mères françaises qui ont dignement élevé de nombreux enfants : en bronze pour 5 enfants légitimes ; en argent pour 8 ; en or pour 10.
Famille paysanne, tableau de Le Nain (Louvre), ayant pour sujet un repas de paysans ; œuvre grave et puissante, d’une modération voulue de coloris, et remarquable par le modelé et la distribution de la lumière. (V. p. 858.)
Famille [pacte de), traité conclu par Choiseul en 1761, entre les Bourbons de France, d'Espagne et de Naples, pour résister à la puissance navale anglaise. Ce pacte ne fut heureux pour aucun des Etats associés. Seule, la B’rance en tira quelque profit au moment de la guerre d’Amérique.
Famille (te), tableau de Lhermitte, représentant un groupe de paj'sans (1908); une des toiles les plus caractérisliques de ce peintre.
Famille Benoîton [la), comédie en cinq actes, de Victorie.a Sardou (1865). Satire amusante et légère, où l’auteur a mis en scène une de ces familles de bourgeois enrichis, chez lesquelles l’argent et le luxe ont étouffé tout bon sentiment. On fait parfois allusion à M”>o Benoiton, qui n’apparaît jamais sur la scène parce qu’elle est foujour.s sortie.
Famille Pont-Biquet [la), comédie en trois actes, d’Alexandre Bisson (1892). Pièce spirituelle, composée de scènes extrêmement comiques.
FamillBlireilX, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Charleroi) ; 2.100 h.
familleux, euse [(( mlL.eîl. eu-zé] adj. (du lat. pop. famecula, faim). Se dit d’un faucon qui a constamment besoin de manger.
famillisiTlG [il mil., is-xne] ii. ra. Amour de la famille, une des quatre passions cardinales, dans le système de Fourier.
famine n. f. (de faim). Disette générale d aliments : les famines ont dépeuplé VMande. Crier famine, se plaindre de sa détresse.
— Encycl. La cause la plus générale de la famine est l'insuffisance des récoltes alimentaires, due à des gelées, inondations, sécheresses. Les chemins de fer, la navigation, l'abaissement des barrières douanières ont contribué beaucoup à écarter les risques de famine dans les pays civilisés.
Mais il subsiste une cause encore fréquente de famine : la misère. En 1868, 300.000 Arabes moururent de faim ; en 1899-1900, par suite de mauvaises récoltes dans les provinces centrales et occidentales, plus de 50 millions d'Hindous ont été la proie de ce terrible fléau, et le gouvernem^t indien n'a guère pu en secourir quotidiennement que 3.500.000.
Famine [pacte de), nom donné par le peuple, vers 1754, au contrat qu’il accusait le gouvernement de Louis XV, et particulièrement le contrôleur général de L’Averdy, d'avoir conclu avec un certain nombre de négociants (entre autres un certain Malisset) pour accaparer les grains du royaume, en faire hausser le prix et provoquer ainsi des disettes factices. Un certain Le Prévôt de Beaumont, ayant osé dénoncer ce contrat au parlement de Rouen, fut jeté à la Bastille, où il resta 22 ans. Il renouvela ses accusations en 1789. En réalité, L’Averdy avait voulu simplement assurer une réserve d approvisionnement et Malisset s’était chargé de la renouveler.
famosit© [zi-té] n. f. Qualité de ce qui est fameux. (Peu employé, et surtout usité en mauv. part.)
fanag*© n. m. Action de faner. Ensemble des fanes d'une plante.
— Encycl. Le fanage, qui a pour but de réduire la quantité d’eau contenue dans les fourrages, s'efFectue par exposition de ceux-ci au soleil, ou encore, mais moins fréquemment. par fermentation. Dans le premier cas, on l’exécute soit au moyen d’une fourche à trois dents, soit à l'aide de machines dites faneuses.
Quand la rosée du matin s’est évaporée, on étend l’herbe fauchée sur le sol, et dans le cours de la journée on la retourne en la soulevant doucement ; le soir venu, on la remet en tas. Deux ou trois jours suffisent ordinairement pour sécher l’herbe avant la rentrée au fenil. Mieux vaut, d'ailleurs, attendre un peu plus longtemps, et ne rentrer au fenil que du foin bien sec, le foin mouillé pouvant fermenter et même s’enflammer spontanément. Quand on a affaire à des légumineuses {luzerne, trèfle, sainfoin), le fanage doit être effectué avec précaution, eu égard à la facilité avec laquelle ces plantes s'effeuillent.
Dans le fanage par fermentation, le fourrage est entassé en grosses meules (3 ou 4 m. de diamètre, et autant de hauteur). Au bout de 24 à 36 heures, la fermentation s’y développe, relevant là température de la masse, jusqu'à 60 degrés; la meule est alors démontée et le fourrage écarté. Le point délicat est de suivre le développement de la fermentation, pour démolir le tas au moment voulu.
fciURÎSOll [nè-zon] n. f. Syn, de fenaison. fanad n. m. (ital. f anale ; du gr. phanos, flambeau). Feu allumé la nuit, sur les côtes et à l’entrée
Fanaux : 1. Rond, dit veiTine ; 2. De consigne ; 3. Sourd ; 4. Vert, blanc, rouge, dit ratière; 5. D’embarcation, 6. De côté ou fanal de route; 7, De côté, dit de route; 8. Blanc, dit de sigyiaiix ; 9. Electrique de signaux.
des ports : fanal électrique. Grosse lanterne à bord des vaisseaux : fanaux de jiosition. Grosse lanterne de locomotive, d'automobile, etc. Pop. Estomac : n'avoir rien dans le fanal.
Fanar, Fanariotes. V. Peahar, puana-