RIO TE S
fanatique adj. et n. (lat. fanaticus ; de fa- 7ium, temple où se rendent les oracles). Emporté par un zèle outré pour une religion, une opinion ; U7i 7nusulman fanatiqxie. Inspiré par un zèle outré : un zèle fa7iatique.
fanatiquement [ke-man] adv. D’une manière fanatique ; avec fanatisme.
fanatiser [zé] v. a. Rendre fanatique : l'islam a faixatisé les populatio7xs nègres de l'Afrique.
fanatiseur, eus© [zeur, eu-ze\ adj. et n. Se dit d'une personne qui fanatise.
fanatisme n. m. (de faxxatique). Zèle
outré pour une religion: le fanatisxne 77xusul7nan. Attachement excessif à un parti : fa7xatis77ie politique.
fanclion n. f. fn. pr., dimin.de Fraxxçoise). Fichu, mouchoir qu’une femm"e met sur sa tête, et qu’elle noue sous le menton.
Fanchon la Vielleuse
(Françoise Chemin, femme Ménart, dite), née en 1737 ; physionomie foraine, d’origine savoyarde, très populaire à Paris vers la fin du xviiie siècle. Elle a inspiré une foule de pièces, comédies, vaudevilles, opérettes.
fanckonnette [eho-nè-te] n. f. Diminutif de fa7xcho7x (fichu). Sorte de pâtisserie.
Fanchonnette [La), opéra-comique en trois actes, livret de Leuven et Saint-Georges, inspiré de l'histoire de Fanchon la Vielleuse, musique de Ciapisson. aimable et gaie (1856).
fandang’O n. m. (mot esp.) Danse espagnole, d'un caractère voluptueux et même lascif, qui se Moderato
Fanchon.
danse sur un rythme lent, sur une mesure à six-huit, avec accompagnement de castagnettes. Air de cette danse : le fandaxx'io l'ient des séguedilles.
— Encycl. Le fandango est exécuté par deux personnes, homme et femme: il séduit par sa mimique tendre et abandonnée au début, passionnée à la fin ;
FAN
FAN
n n’a pris toute sa grâce que lorsqu’il est devenu une danse populaire, affranclüe de la correction sévère que lui maintenait la bonne société.
fane n. f. Feuille sèche tombée de l'arbre. Feuille sèche, de certaines plantes herbacées ; brûler des fanes de pommes de terre.
fanega [né-gha] ou fanègue [nè-ghé\ n. f. Mesure ancienne de capacité, en Espagne ét en Portugal (valeur très variable ; souvent 54 litres).
faner [né] v. a. (pour fener ; lat. fænum, foin). Tourner et retourner l'herbe d'un pré nouvellement fauché, pour la faire sécher. Flétrir ; le hâle fane les fleurs. Ternir, décolorer : le soleil fane les étoffes. Se faner v. pr. Se dessécher, se flétrir ; perdre son éclat.
faneur, euse [eu-ze] n. Qui fane l’herbe fauchée. N. f. Machine à faner : faneuse mécanique. {V. la planche agricui.ture.)
— Encycl. La faneuse est constituée par une série de fourches fixées sur l’essieu même des roues porteuses, ou montées sur un arbre spécial qui reçoit son mouvement par engrenages ; les fourches, eu rasant le sol, soulèvent les herbes fauchées, les secouent et les retournent sur le pré. Dans la grande culture, les faneuses, dont il existe d'ailleurs différents modèles, sont d'un usage courant ; un cheval suffit à la traction, et l’instrument exécute à lui seul le travail de 20 ouvriers. Toutefois, le fanage à la fourche est préférable, quand il s’agit des légumineuses. V. planche agriculture.
faufail n. m. Fam, Petit enfant. Nom tendre.
Fanfan la Tulipe, physionomie créée par les chansonniers, type du soldat français qui aime le vin autant que la gloire et les femmes, et est toujours prêt à mettre sa valeur au service de toutes les causes qu'il trouve justes. Il est le héros d’une chanson célèbre d'Emile 'bebraux (1819), et de plusieurs pièces de théâtre (drame de P. Meurice [1858] ; opérette de L. Varney [1882)).
fanfare n. f. Air militaire, court et cadencé, de trompettes, de clairons, etc. Air pour lancer le cerf. Société musicale, qui ne se sert que d’instruments de cuivre. Fig. Eloge pompeux ; vanterie.
— Encycl. Véner. En vénerie, les fanfares sont des sonneries détrompés de chasse, tenant les veneurs au courant des diverses péripéties du laisser-courre, et leur indiquant le genre de la bête de meute. On appelle aussi fanfares certaines sonneries de fantaisie, comme ia Condé. la Chantilly, la Dampierre, etc.
— Musiq. Les instruments qui composent une fanfare sont les suivants : bugles et petits bugles, trompettes, cornets, cors, altos, barytons, trombones, basses et contrebasses, tambour (caisse claire et caisse roulante), auxquels on joint parfois la famille des saxophones. La grosse caisse et les cymbales ne font pas partie intégrante d’une fanfare, mais elles en complètent heureusement l’instrumentation.
fanfarer [ré] v. a. célébrer par des fanfares: fanfarer un succès. Absolum. Sonner la fanfare. Faire le fanfaron.
fanfarin n. m. Mar. Apparaux et cordages servant à un abatage en carène.
fanfariste [ris-te] n. et adj. Musicien faisant partie d’une fanfare.
fanfaron, onne [o-nÿ adj. et n. (de l'esp. fanfarron). Personne qui affecte de la bravoure sans en avoir, ou exagère celle qu’elle a. Fig. Personne qui se vante de vertus ou de vices qu’elle n'a pas : fanfaron de vices.
fanfaronnade [ro-na-de] vade, action, parole de fanfaron.
fanfaronner fro-né] v. n.
Faire des fanfaronnades.
fanfaronnerie [ro-ne-rt] n. f. Caractère, jactance de fanfaron. Habitude de faire le fanfaron.
fanfre ou fanfré n. m.
Jchtyol. Nom vulgaire du pilote.
franfreluche n. f. (ital.
fanfuluca ; du gr. pompholux, bulle d'air). Chose légère, sans consistance. Ornement brillant, mais sans goût, sans valeur.
Archéol. Garniture découpée, passementerie ou broderie légère servant à l’ornement des robes et des coiffures (xiv« au xvi= s.).
fanfreluclier [ché] v. a. Orner de fanfreluches. \. n. S'amuser de fanfreluches, de bagatelles. (Vx.)
fange n. f. Boue, bourbe : la fange d'un ruisseau. Fig. Condition abjecte, vie de débauche : vivre dans la fange. Calomnies, insultes grossières.
fangeux, euse 'jeû, eu-ze adj. Plein de fange : fossé fangeux.
fanion n. m. (de fanon). Petit drapeau ;
lui : la nuit, il est remplacé par une lanterne dont le verre reproduit dans une certaine mesure les couleurs distinctives du fanion, fanir v. n. Se faner. (Vx.)
FanjeaUX [jô]. Ch.-i. de c. (Aude), arr. de Castelnaudary, non loin du Frcsqucl ; 1,350 h. — Le cant. a 19 comm. et 8.140 h.
Fannlère (François-Auguste), né à Longwy, m. à Paris (1818-1900), et son frère François-Joseph, né à Longwy, m. à Paris (1822-1897), ciseleurs français.
Fanny, roman célèbre d'Ernest Feydeau (1858). Roger, amant d'une femme mariée, Fanny, est obsédé par l'idée du partage et torturé d’une jalousie toute physique, qui finit par tuer en lui l'amour. Cette œuvre d’un analyste pénétrant et passionné fit sensation à cause de la hardiesse de certains tableaux,
Vanterie, bra-
Fanfreluches (xv'
dans
- - - =td
Fanions d’alignement.
['-''Balaillon
les régiments d' infanterie français, chaque balaillon a son fanion d istincti f.
— Encycl. On distingue, selon leur emploi:
1” les fanions de commaniietnent. portés derrière les officiers généraux par un sous-offleier ou un brigadier de leur escorte, afin d’indiquer â tous l'endroit où ilx se trouvent, ou fixés à la voiture quand ces officiers se déplacent par ce moyen ; 2» les fanions indicateurs de certains corps ou services : ambulances, sections de munitions, postes et télégraphes, arbitres, etc. : 3» les fanions de tir, de signaux, les fanions d'alignement, affectés aux bataillons d'un même régiment d'infanterie, etc.
Le fanion de commandement est planté devant la porte du quartier général, quand le titulaire est chez
Général Coml en chef un groupe dàrinées
Lanterne rouge
Général Commt la 2® div®-'’ d’infant'?
corps d'armée
me rouge
Général Com':
la brigade de Cau'.° d un corps d armée
F3.n0, V. d'Italie (prov. de Pesaro e Urbino), sur l'Adriatique ; 22.000 h. Soieries.
fanoir n. m. Cône à claire-voie, sur lequel on étale le foin coupé, pour qu'U sèche plus vite.
fanon n. m. (de Fane, haut allem. fano, pièce d’étoffe). Petit drapeau, fanion. (Vx en ce sens.) Pli de la peau qui pend sous le cou des bœufs. Touffe de crins qui croît derrière le pied du cheval. Lames cornées que la baleine a dans la bouche, et qui lui servent à retenir les petits poissons. Portion flottante d'une voile carguée. Pièce d'étoffe que les prêtres portent au bras gauche. (Syn. de jianipule.) Chir.
Drap fanon, étoffe dont on entoure une attelle avant de l'appliquer sur le membre fracturé.
Pi. Les deux pendants de la mitre d’un évêque. Bandes pendantes d'une bannière d'église.
Fans [fan] ou Pahouins [m], peuplade du Gabon, encore à demi sauvage et anthropophage.
fantaisie \tè-zî] n. f. (gr.
phantasia). Imagination : un portrait de fantaisie. Idée qui a quelque chose de libre et de capricieux. Caprice, goût bizarre et passager. Ce qui plait à chacun : vivre à sa fantaisie.
Musiq. Pièce musicale dans laquelle le compositeur, se soustrayant à toute espèce de forme arrêtée, se laisse simplement entraîner à foule la fantaisie de son imagination . Paraphrase d'un air d’opéra : écrire une fantaisie sur CI Faust ». Fil de qualité inférieure, provenant de bourre et de déchets de soie. De fantaisie, imaginaire ; qui n’est pas selon la règle. Objet de fantaisie, sans caractère, sans genre déterminé. Pain de fantaisie, pain de luxe qui, par abus, ne se vend pas au poids. Se passer la fantaisie d’une chose, contenter le désir qu’on en a.
fantaisiste [tè-zU-te] adj.
et n. Se dit d’un écrivain ou artiste qui n’obéit qu'aux caprices de son imagination. Se dit aussi d’une œuvre, d'un travail quelconque, où une large place est faite à la fantaisie.
fantasia \zi-a] n. f. (ital.
/’aîifasi'rt,:. Divertissements équestres de cavaliers arabes. (PI. des fantasias.) Fig. eifnm. C’est de la fantasia, ce n'estpas sérieux.
Fantasia au Maroc (une), tableau d’Eug. Delacroix, d'une facture à la fois fine, large et ferme. (V. p. 857). — Eugène Fromentin a peint aussi fine F’antasia arabe, d’une belle couleur (collect. Chauchard, Louvre).
fantasiasle n. m. v. fantasmatique.
fantasier [zi-é] v. a. (.se conj. comme prier.) Imaginer selon sa fantaisie. (Vx.)
Fantasio, comédie en prose d'Alfred de Musset (composée en 1834, représentée en 1806) ; charmante fantaisie, pleine d'esprit, d'émotion et de poésie. Criblé de dettes, Fantasio prend la défroque de feu Saint-Jean, le boutt'on du roi de Bavière. Non seulement il amuse la princesse Elsbeth, mais en enlevant, à l’aidé d’un hameçon, la perruque du prince de Mantoue, il empêche le mariage de ce grotesque avec la princesse, qui récompense Fantasio en lui rendant la clef des champs.
fantasmagoriG [tas-?na-gho-rî] n. f. (du gr. phanlasma, fantôme, et agoreucin, parler ,. Art de faire apparaître des fantômes, à l'aide d’illusions d’optique, dans une salle obscure : le physicien liobertson. en 1198, fut le premier à faire, de la fantasmagorie. Fig. Abus des effets produits par des
[tas-ma] adj. Qui appar- Ae-man]
moyens surnaturels ou extraordinaires, en littérature et dans les arts.
fantasmagorique
tient à la fantasmagorie.
fantasmagoriquement [tas ma, adv. D’une façon fantasmagorique.
fantasmascope [tas-mas-ko-pe] ou fantasmatOSCope [tas-ma-tos-ko-pe] n m. Appareil servant à faire apparaître des images fantasmagoriques.
fantasmatique [tas-ma] adj. Qui tient de la vision du fantôme.
fantasme [tas-me] n. m. (lat. fatUasma). Hallucination, chimère qu’on se forme dans l'esprit.
fantasque [tas-ke] adj. (de fantaisie). Sujet à des caprices : humeur fantasque. Bizarre, extraordinaire : costume fantasque. N. Personne fantasque. N. m. Le genre fantasque.
fantasquement [tas-ke-man] adv. D’une manière fantasc^ue. (Peu us.)
fantassin [(a-sin]n. m. (ital. fantaecino). Soldat d’infanterie.
fantastique [tas-ti-ke] adj. (gr. phantostikos). Créé par la fantaisie, l'imagination : vision fantastique. Où il entre des êtres surnaturels : les récits fantastiques d' Hoffmann.
Fam. Inci-oyable : luxe fantastique. N. m. Le genre fantastique. Ant.
Réel.
— Encycl. Littér. Le fantastique, issu d’Allemagne, pénétra en France vers 1830, avec la traduction des Contes f antastiques d’Hoffmann, qui suscitèrent de nombreuses imitations.
Ch. Nodier, Gérard de
Nerval, Baudelaire, G. de Maupassant sont en France les principaux représentants de ce genredelittérature.
fantastiquement [tas-ti-ke-man] adv. D'une manière fantastique. (Peu us.)
Fanti (Manfredo), général italien, né à Carpi,
Fanoir.
Major général ’ j’un groupe d'armées
1 Lanle
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Lanterne semblable®-®' au fanion
Lanterne semblable®-® au fanion
Fanions :
Fanions et indications des lanternes placés aux quartiers généraux ou afi'ectés aux différents services.
m. à Modène (1808-1865). Il fut chargé par Cavour du ministère de la guerre, et commanda l’armée qui envahit les Etats romains (1860).
Fantin des Odoards (Antoine -Etienne -Nicolas), publiciste et historien français, né à Pont-dô- Bcauvoisin (Dauphiné) en 1738 m.àParisen 1820. Chanoine de la sainte Chapelle à Paris, rallié à la Révolution. — Son neveu Loüis-Florimond, né à Embrun (1778-1866), servit sous le premier Empire, et fut fait général sous la Restauration ; auteur de Mémoires.
Fantine, un des personnages les plus touchants des Misérables de V. Hugo. C’est une jolie ouvrière qui a fait une faute et qui. pour nourrir son enfant, se livre à la prostitution. 'L'écrivain s'est proposé de réhabiliter, par l'amour maternel, la femme déchue. C'est la mère de Cosette.
FAN
FAR
Fantin-Latour.
Fantin-Latour ; Ignace Henri - Jean -Théodore), peintre français, né à Grenoble, in. à Buré (Orne) [1830-1904]. Coloriste très fin, dessinateur d'un goût exquis, il est l'auteur de portraits, de natures mortes, de scènes intimes d’un grand charme. Principales oeuvres :
la Lecture, Hommage à Delacroix, le Toast, un Atelier aux Batignolles, etc. Il a fait aussi des pastels et des lithographies, d'une poésie très prenante, dont l’inspiration est tirée de Schumann, Berlioz ou Wagner.
fantoccino [to-tchi-no] n. m. (m. ital.). Marionnette articulée ; fantoche. PI. des fantoccini.
fantoche n, m. (de l’ital.
fantoccio, poupée). Marionnette articulée, que l'on meut à l’aide de fils. Fig. Individu qui ne mérite pas d'être pris au sérieux.
— Encycl. a l’inverse des pupazzi, qui ne possèdent qu'une tête et des mains et sont animés par les doigts de l’opérateur dissimulés sous leur vêtement, les fantoches (dérivés des fantoccini italiens) sont des poupées à coi*ps articulé, équilibrées de tellefaçon qu’elles obéissent à toute impulsion sans perdre leur centre de gravité. La tête est en général faite de carton, les jambes et le buste de bois, les bras de corde, les mains et les pieds de plomb ; un fil s'attache à chaque pied et à chaque main, et ces quatre fils, souvent invisibles pour le spectateur, sont tenus par le metteur en scène dissimulé dans la coulisse. Une tringle de fer, partant de la tête de chaque personnage et montant dans les frises, permet de le déplacer sur la scène.
D’autres fois, le plancher est pourvu de rainures^ dans lesquelles la marionnette s’engage, et des contrepoids commandent les mouvements. Quelle que soit d ailleurs la façon dont ils sont manceuvrés, les fantoches, avec leurs gestes saccadés et leur figure qui reste impassible dans les plus extraordinaires désarticulations, prennent des attitudes qui sont d’un effet très comique.
fantômal, aux adj. Qui a l’aspect d’un fantôme.
Fantoclies.
fantomatique adj. Qui .tient de l’apparition, du fantôme : apparition fantomatique.
fantôme n. m. (du gr. phanîasma, apparition). Spectre, apparition fantastique. Chimère que se foi*me l’esprit; appai'ence : se faire des fantômes. Fig. Apparence sans réalité : un fantôme de roi. Fam. Personne très maigre, Allus. hist. : Fantôme de Brutus. Après la mort de César, une apparition visita Brutus dans sa tente et lui dit : « Tu me reverras à Philippes ». La nuit qui précéda la bataille de ce nom, le même fantôme apparut ; le lendemain, la liberté romaine expirait, et Brutus se perçait de son épée.
(Plutarque.)
f a n t O n ou fenton [fan] n.
m. (de fente). Fer a, A, fantons de jilancher. aplati en verge *
carrée, qui sert pour tenir les tuyaux de cheminée, les maçonneries, etc. Morceau de bois taillé en cheville. fanUy e adj. Qui a beaucoup de fanes : blé fanu. fanum [nom’] n. m. fm. lat.). Terrain, édifice consacré au culte d’une divinité.
fanure n. f. Etat de C( Faô, Faou, localité Irak-Arabi (Mésopotamie de mandat britannique), sur la « branche de Faô n du delta du Chatt-el-Arab à son arrivée dans le golfe Persique. Forteresse défendant l’accès du Chattel-Arab, à 76 kil. en aval du port fluvial de Bassora.
Prise le 8 novembre 1914 par les troupes anglo-indiennes.
faon [fan] n. m. (lat.
pop. feto ; de fétus). Petit des animaux du genre cerf (biche, daim, chevrette, etc.).
faonner [fa-né\ v. n. i biches, chevrettes, etc.
qui est fané.
.e l’Asie antérieure, en
Faon (le oeri.
re bas, en parlant des
Faou [fou] (Le), ch.-l. de o. (Finistère), arr. et à 19 kil. de Châteaulin, au fond de la rade de Brest ; 1.300 h. Pèlerinage célèbre de Notre-Dame-de-Tout- Kemède, dans la paroisse de Rumengul. — Le cant. a 5 comm. et 7.480 h.
Faouët [/’ou-é] (Le), ch.-l. de c, (Morbihan), arr. de Pontivy ; 3.B30 h. Ch. de f. départ,— Le cant. a 6 comm. et 18.330 hab.
faquin [kin, n. m. (de l’ital. facchino, portefaix). Homme sans mérite, impertinent et bas.
faquinerie \ki-ne-rî] n. f. Action de faquin. ' faquir n. m. v. fakir.
farn. m. Art cul. Dans le Finistère, sorte de flan. Farabeuf (Louis-Hubert), médecin et anatomiste français, né à Bannost (Scine-ct-Marne), m. à Beton-Bazoches (1841-1910). Membre de l’Académie de médecine. Professeur remarquable par sa précision dans l’exposé des faits anatomiques et des mé¬
thodes opératoires, il a attaché son nom à une des plus importantes opérations de l’obstétrique.
farad [radj n. m. (de Faraday, n. pr.). Pkysiq. Unité pratique de capacité électrique.
— Encycl. Le farad est la capacité d’un condensateur dont le potentiel s’accroît de 1 volt pour une charge de 1 coulomb. Cette capacité est très grande ; on utilise pratiquement le niicrofarad (millionième de farad).
Faraday, enfin, il a, le
fara da se. 'V. Italia.
Faraday (Miehaêl), physicien et chimiste anglais, né à Newington-Butts, près de Londres, m. à Hampton-Court (1791-18G7). Ses découvertes capitales sont :
10 celle des courants d'induction, qui a eu comme conséquence l’introduction de la lumière électrique dans le domaine de la pratique, et la construction des moteurs électriques ; 2» celle de la loi des décompositions (ihimiques dans l’électrolyse, dite loi de Faraday ; 3“ celle du diamagnétisme ; 4“ celle de l’action des aimants sur la lumière polaire. Ses travaux ont, en outre, contribué avec ceux d’Ampère à établir la théorie de l’électromagnétisme ; premier, liquéfié les gaz acide carbonique et protoxyde d’azote.
faradique adj. Qui se rapporte aux théories de Faraday sur l’électricité. Se dit des courants d’induction : courant faradique.
faradisation [za-si-on] n. f. (de farad). Traitement médical par lès courants d’induction.
— Encycl, Le mot faradisation est dû à Duchenne de Boulogne, qui a fait de cette modalité électrique une série d’applications inusitées jusqu’à lui. La faradisation agit surtout sur la contractilité niusc.ulaire et l’excitabilité nerveuse ; on l’utilise dans les Ijaralysies nerveuses et musculaires. La faradisation ne doit pas être trop longtemps prolongée, car elle finit par provoquer l’atrophie musculaire.
Farafrah, oasis d’Egypte, dans le désert Libyque. Dattes, millet, excellentes olives.
farais [ré] n. m. Filet pour la pêche du corail. Ficelle avec laquelle on le fabrique.
faraison [rè-zon] n. f s’emploie parfois comme syn. de paraison.
Farakabad, v. de l’Inde (prov. d’Agra), sur la rive droite du Gange; 70.000 h.
farandole n. f. (prov. farandolo). Danse d'origine provençale, que les danseurs exécutent en se tenant par la main, sur une longue file.
— Encycl. La farandole se danse sur un air à deux-quatre ou à six-huit, avec accompagnement de
fifre ou de galoubet et de iambourin. Les danseurs et danseuses suivent le rythme de la musique et essayent de former avec exactitude les figures commandées par celui qui sert de guide (danse en rond, spirale, arcade, etc.).
farandoler [Û] v. n. Danser la farandole.
farandoleur, euse [eu-ce] adj. Qui fait partie d’une farandole.
faraud [rd], e adj. et n. Pqp. Se dit d’une personne du commun, endimanchée, lière de ses habits : un faraud; un paysan faraud.
farauder [rô-dè] v. n. Faire le faraud.
farce n. f. (du lat. pop. farsa ; de farcire, remplir). Viandes hachées et épicées, ou hachis d’herbes cuites, qu’on met dans l'intérieur d’une volaille, d'un poisson, d’un légume.
— Encycl. Art culin. On compte un grand nombre de farces, mais toutes peuvent se ramener à quatre principales ; les godiveaux, la duxel ou farce à papillotes, la farce au gras, la farce au maigre. Pour les godiveaux, v. godiveau.
Farce à papillotes. Hacher finement 200 grammes de lard avec des champignons, des échalotes et une pointe d'ail, mêler à ce hachis 100 grammes de beurre, une cuillerée d'huile d'olive ; faire revenir cinq minutes, à feux doux; ajouter du persil haché, sol et poivre. C’est la farce des côtelettes.
Farce au gras. Prendre des parures de veau, ou de la chair à saucisse, hacher finement avec champignons, échalotes, persil, et une pointe d’ail ; passer au beurre, et ajouter quelques jaunes d’œufs, sel et poivre.
Farce au maiyre. Prendre persil, épinards, oseille, échalotes, champignons, hacher très finement et passer au beurre ; laisser refroidir, saler, poivrer et ajouter des jaunes d’œufs. C’est la farce des aubergines.
farce n. f. (même étym. que pré^éd., parce que ces pièces, au moyen âge, étaient intercalées dans la représentation des mystères). Bouffonnei'ie, pièce de théâtre d’un comique bas, grossier : la comédie de Plaute tourne parfois à la farce. Action burlesque, grosse plaisanterie : faire une farce à quelqu'un. Actions lèpres, conduite déréglée : faire ses farces. Adjectiv. Pop. Drôle, plaisant : les hommes, c'est farce ! (Gavarni.) Allus. littér. : Baissez le rideau, la farce est jouée, paroles que quelques biographes prêtent à lîabelais expirant. C’est le Plaudite, acta est fabula, d’Auguste.
— Encycl*. Littér. La farce ne fut primitivement qu’une sorte de parodie liturgique, oùl’on travesUs.sait les textes sacrés. Peu à peu, de simples monologues elles devinrent des pièces rudimentaires à plusieurs personnages. On en jonrdt dès le xiiie siècle, mais elles eurent leur grande vogue au xv® et au xvie siècle. Elles comportaient un petit nombre de types et de sujets, empruntés aux mœurs populaires. La crudité d’expression y est excessive. Leur valeur littéraire était petite, à part quelques exceptions, comme : cher de Bagnolet, ta Cornette, le Cuvier, Frère Guil-
lehert, le Pardonneur et le Triacîeur, la 7'aver^ nière, et un véritable chef-d'œuvre : la Force de maître Patelin. Sur cinq mille farces au moins quL furent composées et représentées, c’est à peine si l’érudition moderne a su en cataloguer cent vingt. La véritable comédie rejeta dans l'ombre ce genre populaire. Pourtant, la farce continua à vivre au xviiû siècle, fut en l’honneur à l'hôtel de Bourgogne avec des farceurs célèbres : Gros-Guillaume, Turlupin , Gautier-Garguille et Guillot-Gorju. Scarron cultiva la farce ; la comédie italienne ne cessa de l’exploiter. Molière, dans ce genre, composa des chefs-d'œuvre. Au xviiie siècle, elle alimenta le théâtre de la Foire, avec Dancourt et Lesage. Elle n’a pas quitté la scène, où elle reparaît sous divers aspects : opéras bouffes, et vaudevilles à quiproquos.
farcer [séj v. n. (Prend une cédille sous le c devant rt et O : il força, nous forçons.) Pop. Plaisanter, faire des farces,
farceur* euse [eu~ze\ n. Personne qui joue des farces, (vx.) Qui fait rire par ses propos, ses bouffonneries. Qui n’agit pas sérieusement. Adjectiv. : un garçon farceur.
FarcienueS, v. de Belgique (Hainaut, arr, de Charleroi), sur la Sambre ; 8.560 h. Houille.
farcin n. m. (lat. farciminum). Forme cutanée de la morve chez le cheval, qui peut se transmettre aux bœufs, et même à l’homme.
— Encycl. Pendant longtemps, on a cru que le farcin était une maladie particulière au cheval, affectant le système lymphatique sous-cutané, dont les vaisseaux s’enflammaient sous forme de cordeSy et s’abcédaient à la longue. On traitait cette maladie par Textirpation des cordes, et on ne la croyait pas contagieuse. On sait aujourd’hui que le farcin du cheval est une forme cutanée de la morve : qu’il a, par conséquent, les mêmes propriétés contagieuses que cette maladie. De ce fait, il est rangé parmi les affections pour lesquelles la police sanitaire édicte des prescriptions spéciales.
Chez le cheval, la maladie se caractérise par une éruption de boutons sur la peau des membres,' l’épaule, le ventre ; ces boutons renferment un pus jaunâtre, huileux, et, au bout d’un certain temps, deviennent des plaies (chancres farcineux). La maladie est incurable, et les animaux qui en sont atteints doivent être abattus.
Farcin du bœuf. C’est une maladie qui ressemble au farcin du cheval, mais qui est causée par un microbe spécial, étudié par Nocard. La maladie siège aux membres, et est caractérisée par un engorgement avec épaississement de la peau, et souvent formation d’abcès. Le traitement consiste en cautérisations et lavages au sublimé.
Farcin d'Afrique. C’est une lymphangite spéciale aux mulets et aux chevaux d’Afrique ; il y a des engorgements, des abcès au niveau de l’emplacement des traits et de la selle. Le traitement consiste en cautérisations et lavages antiseptiques. Le farcin d’Afrique, étant contagieux, est soumis au règlement des épizooties et des épidémies.
farcineux, euse [neû, eu~ze] adj. Qui a le farcin. Qui tient du farcin.
fareinière n. f. Bot. Nom vulgaire de la potentilla verna.
farcinose [no^ze] n. f. "Variété chronique de farcin. caractérisée par des ulcérations qui envahissent la face en détruisant les parties molles, d’où le nom de farcin mutilant, qu’on lui donne quelquefois.
farcir v. a. (lat. farcire\ Cuis. Remplir de farce : farcir des aubergines. Fig. Emplir, bourrer : farcir un discours de citations. Pièces farcies, au moyen âge, pièces de vers où le latin se mêlait au français.
fareissure [si-sw-re] n. f. Action de farcir. Ce dont une chose esf farcie.
Farcy (Eugène), marin et homme politique français, né àPass^ (Seine) en 1830, m. à Paris en 1910. Il se fit connaître par de nombreuses inventions, entre autres par la canonnière à laquelle il donna son nom.
fard [far] n. m. (de farder). Composition de diverses couleurs, dont on se sert pour donner à la peau plus d’éclat, ou en masquer les défauts. Fig. Déguisement, faux ornement : parler sans fard. Pop. Piquer un fard, rougir.
— Encycl. On disiing^ue les fards blancs, à base de talc et de craie, falsifiés souvent par l'oxyde de zinc et la céruse ; les fards rouges (rouge végétal, extrait du carthame ; fard vermillon, formé de cinabre en poudre) ; les fards à base de noir de fumée, qui portent le nom de noir indien, de henné, de pyrommée, etc.
Les fards provoquent parfois des éruptions, et altèrent souvent la souplesse de la peau.
fardagce n. m. Action de farder. Pop. Tromperie commerciale qui consiste à couvrir des produits défectueux par des produits de choix, pour flatter l’œil de l’acheteur. Tache d’impression sur une étoffe.
farda^6 n. m. objets encombrants du gréement. Lit de fagots, disposé sur le fond de la cale pour préserver Iss marchandises de l’humidité.
farde n. f. Fardeau, paquet. (Vx. ) Liasse de papiers. (Dialect.) Balle de café moka, de 183 kilogrammes.
farde n. f. Mar. V. fargue.
fardeau \dô] n. m. Faix, charge pesante : vorter un lourd fardeau. Fig. Ce qui est à charge : le fardeau des ans.
fardeler [U] v. n. (Se conj. comme appeler.) Mettre en paquet.
Fardella (Michelangelo), franciscain et philosophe italien, né à Trépani, m. à Naples (1660-1718). Il enseigna la doctrine cartésienne.
fardement [man] n. m. Action de farder, farder [dé\ v. a. (peut-être de Vallem. farben^ colorer). Mettre du fard. Fig. Donner un faux éclat, parer d’ornements faux : farder sa pensée. Déguiser ce qui peut déplaire : Zes courtisans tardent la vérité. Farder sa marchandise, la présenter par ses beaux côtés. Allus. littér. :
. avec la liberté
D’un soldat qui sait mal farder la vérité.
Dans Britannieus, de Racine,' réponse de Burrhus à Agrippine. Ces mots annoncent une franchise sans ménagements.
FAR
FAR
farder 'dé] v. n. Peser sur : charge qui farde. Céder sous le poids : mur qui farde.
fardeur, eus© [eu-ze] n. Personne qui farde la marchandise.
fardier [rfi-é] n. m. Voiture pour transporter de lourds far deaux : charger unfardier.
farec [rèk] n, m. Racine dune espèce de bauhinie V e r ni i f U g e et carminative {hauhinia acuminata).
fareims* Fardier.
te i Ti'-nis-té]
n, m. (de Fareins, n. d’un village près de Trévoux, [Ain].) Membre d'une secte janséniste, fondée vers 1783 par les deux frères Bonjour, successivement curés de Fareins. Les fai’einistes disparurent en 1800.
Farel (Guillaume), né aux Farels (Hautes-Alpes), m. à Neuchâtel (Suisse) [1489-1565| ; réformateur, ami de Calvin. 11 décida celui-ci àse flxeràGenève. Il propagea le protestantisme dans le J ura et le nord-ouest de la Suisse.
Faremoutiers [ti-
é], bourg du dép. de Seineet-Marne, arr. et à 9 kil.
de Couloinmiers, près du Grand Morin ; 900 h. Ch.
de f. E. Célèbre par son abbaye de bénédictines, fondée en 670 par sainte Fare.
Far et [rè] (Nicolas), écrivain et moraliste français, né à Bourg-en-Bresse, m. à l^aris (lo9G-1646). U contribua à la fondation de l'Académie française.
Il écrivit : V Honnête Homme ou l'Art de plaire à la cour. Parce que son nom rimait avec ' cabaret, les chansonniers du temps, et même Boileau, lui ont fait une réputation imméritée d'ivrognerie.
Farewell [ou-ê/], cap qui forme l’extrémité sud du Groenland.
farfadet [dè] n. m. Espèce de lutin, d’esprit follet.
farfouiller \fou, U mil., é] v. n. et a. fde fouiller). Fouiller avec désordre et en brouillant.
farfouilleur, euse [/Zmll., eur, eu-ze] n. et adj. Personne qui aime à farfouiller.
Farges-en-Septaine, comm. du Cher, arr.
et à 20 kil. de Bourges, près de Villabon ; 1.400 h. ■Vins. Camp d'Avord.
Fargniers, comm. de l’Aisne, arr. et à 23 kil. de Laon, sur le ru de Quessy, affl. de l'Oise ; 2.330 h. (en 1914). Fonderie. Complètement détruit au cours de la Grande Guerre.
fargue yar-ghe] n. f. (esp. falea). Petit bordage s’élevant au-dessus des plats-bords des embarcations et dans lequel sont percées les dames de nage des avirons.
Fargueil (Anaïs), actrice française, née il Toulouse. m. à Paris (1819-1896). Elle parut avec éclat dans le répei'toire du 'Vaudeville et de la Porte-Saint- Martin.
farguer [gké] v. n. Mar. Elever des fargues sur le plat^ord d'un navire.
FargUS (Frederick John), romancier et auteur dramatique anglais, connu sous le pseudonyme de Huijh CoNWAY, né à Bristol, m. à Monte-Carlo (1847- 188,3) ; auteur de Called Back.
Faria y Souza ^Manoel de), historien et poète portugais, né à Caravolla, m. à Madrid (151.0-1649) ; auteur d'une histoire générale du Portugal et de ses colonies ; il a écrit en espagnol la plupart de ses ouvrages.
faribole n. f. Chose frivole : dire des fariboles. faridondaine [dè-ne], faridondon n. f.
Refrain d'un certain nombre de chansons populaires, farigoule n. f. Nom du thym en Provence, farillon \ll mil.] n. m. Réchaud qu’on allume la nuit sur un bateau de pêche, pour attirer le poi.sson.
Farina (Jean - Marie), chimiste et négociant italien, né à Crana, .
près de Novare, m. à Farillon.
Cologne (1686-1766). Il s’établit dans cette dernière ville, où il fabriqua la célèbre eau de Cologne.
Farina (Salvatore), romancier italien, né à Sorso (Sardaigne), m. à Milan (1846-1918). Ses œuvres, dont la principale est iZ Signor lo, sont caractérisées par un délicat humour.
farinacé, e adj. Qui a l'apparence ou la nature de la farine : poudre farinacée.
farinage n. m. Droit que l’on paye au meunier pour le blé moulu.
farine n, f. (lat. farina). Grain réduit en poudre ; farine de blé. de maïs, de châtaignes. Fleur de farine, farine de froment très pure. Folle-farine, farine très ténue. Farine fossile siliceuse, syn, de tripoli, l-’arine lactée, poudre blanche obtenue en évaporant dans le vide du lait additionné de pain fortement chauffé et de sucre, le tout finement broyé : délayée dans l'eau sucrée, la farine lactée est un bon aliment pour les enfants en bas âge. De la ni'me farine, v. ejusdku FARix.E. pRov. D’un sac à charbon ne peut sortir blanche farine, il ne faut attendre de chacun que ce qui est conforme à sa nature.
— Encycl. Meun. On distingue en meunerie diverses qualités de farines. La premièi’e ou fleur est lournie par la mouture de la partie centrale du périsperme du grain de blé. Le gruau blanc est le produit de la partie entourant ce périsperme. En le mélangeant avec la fleur, on obtient le pain de meilleure qualité. Le gruau gris provient de la couche plus extérieure du grain. En ajoutant un peu de son à cette faiiue, on a le pain bis. Les basses farines
La GiamlL-Cliartreuse de Farneta. •
sont faites avec des criblures : on les utilise pour la fabrication de colles, et la production du pain pour les animaux.
Un blé de bonne qualité, moulu et bluté, fournit en farine 75 à 78 pour 100 de son poids. V. meu.nerie.
— Fharm. Les farines médicamenteuses les plus employées sont les suivantes : les farines émollientes, employées pour cataplasmes émollients (lin, seigle, orge, en parties égales) ; la farine jaune ou de maïs, et surtout la farine de lin.
La farine de moutarde sert, sous forme de sinapismes ou de pédiluves, à déterminer la rubéfaction de la peau.
Les farines résolutives, formées d'un mélange à parties égales de farines de fenugrcc, de fèves, d'orobes et de lupin, sont aussi employées en cataplasmes.
Farines {journée des), nom donné à la jottrnée du 3 janvier 1391, pendant laquelle Henri IV chercha à introduire dans l’aris assiégé des officiers et soldats déguisés en fariniers. La ruse fut éventée, et l'abandon du siège suivit de près cette tentative.
Farines (guerre des), nom donné aux mesures préservatrices prises par Turgot pour protéger l'arrivage à Paris des grains dont les édits de 1775 autorisaient la libre circulation dans tout le royaume, par suite de la suppression des douanes intérieures. Des bandes armées, poussées par les adversaires des réformes, coulèrent des bateaux chargés de blé sur la Seine et saccagèrent les dépôts de farine et les boulangeries. Turgot fit énergiquement réprimer cette insurrection par le maréchal de Biron.
fariné, e adj. saupoudré de farine. Tableau fariné, tableau blafard.
farinelle [nè-le] n. f. Genre de champignons, d'aspect farineux.
Farinelli, chanteur italien, connu sous le nom de Carlo Broschi, né à Naples, m. à Bologne (1705-1783), doué d'une admirable voix de soprano. Il réussit, par la puissance de ses accents, à tirer le roi d'Espagne Philippe V de son incurable mélancolie.
fariner [né] v. a. Saupoudrer de farine. Produire une poussière semblable à la farine.
farinet [né] n. m. Dé à jouer, marqué sur une seule face. Nom vulgaire du clitopile, champignon comestible à odeur de farine très prononcée. (On l'appelle aussi farinier.)
farineux, euse [neû, eu-ze' adj. De la nature de la farine : poudre farineuse. Fig. Couvert d'une poussière blanche ; avoir la peau farineuse. N. m. Légume farineux (graines de céréales, pommes de terre, etc.) : les farineux engraissent.
— Encycl. On désigne sous le nom de farineux diverses plantes légumineuses qui ne sont pas des graminées. Tels sont les pois, les haricots, les lentilles, les fèves et les féveroles, etc. Ces légumineuses constituent les aliments végétaux les plus riches en azote, par conséquent les plus nutritifs.
farinier [ni-é], ère n. Personne qui fait moudre le grain en gros et fait le commerce des farines. N. m. Bot. Syn. de farinet.
farinière n. f. Coffre destiné à recevoir la farine, au sortir de la meule.
farinite n.f. Argile ferrugineuse, variété de bol.
farinuleux, euse (Zefi, eu-ze] adj. Se dit des substances qui contiennent une farine dépourvue de gluten.
farlouse [loii-ze] n. f. Nom vulgaire d'un petit passereau de France, dit aussi pipi des prés.
FëtrniEU (Henri), aviateur et constructeur français, né à Cambrai en 1872. En janvier 1908 (sur appareil Voisin), il gagna le prix du kilomètre en circuit fermé. Depuis, il a lui-mênie inventé et construit des appareils. — Son frère Maurice, né h Paris en 1877. a lui-même exécuté des raids aériens nombreux et inventé des types d'avions (biplans).
Farnborougll, paroisse d'Angleterre Ilampshire) : 14-.200 h. C’est là que, dans une chapelle catholique, sont enterrés l'empereur Napoléon III, le prince Impérial et l'impératrice Eugénie.
Farnè se, illustre famille italienne, originaire du château de Farneto, aux environs d'Orvieto, qui a fourni des hommes de guerre, un pape (Paul IIIj, et des ducs de Parme.
Farnèse (Alexandre),né à Rome, m. h l'ahbaye de Saint-Waast (1545-1592) ; grand capitaine au service de l’hilippc II, et gouverneur des Pays-Bas. Appelé en France au secours des catholiques, il força Henri IV à lever le Alexandre Farnése. siège de Pans et celui de
Rouen ; il mourut d’une blessure reçue devant Caudebec. — Son fils et successeur, Uanuce l'i, exerça un gouvernement despotique (1569-1622).
Farnèse (Elisabeth), reine d'Espagne. V. Eli¬
sabeth.
Farnèse ipalais). palais de Rome, sur la rive g. du Tibre, commencé par le cardinal A. Farnèse(Paul III) sur les plans de Sangallo le Jeune (1530), continué par
Michel-Ange et Giacomo délia Porta. Propriété des Bourbons de Naples, il a été loué en 1874 et. depuis, acquis par le gouvernement français, poury installer
Palais Farnèse.
l'ambassade. En 1875, l'Ecole archéologique de Rome y a été établie, au second étage. Belles fresques d'Augustin et d'Annibal Carrache.
Farnésine ou villa Farnése, célèbre villa de Rome, sur la rive dr. du Tibre, élevée d’après les plans de B. Peruzzi. Elle a apiiarlenu aux Farnèse, et elle est décorée d’admiratiles fresques par Raphaël [Galatée, Histoire de Psyché, etc.).
Farneta (chartreuse de), située dans la banlieue de Lucques. Prospère au xviii' siècle, abandonnée sous la Révolution et l'Empire, elle a pris le nom de Grande-Chartreuse depuis que les religieux de Saint-Bruno, expulsés du département de l'Isère, s y sont pour la plupart retirés.
farniente \ni-in-té] n. m. tmot ital. ; de far. faire, et niente, rien). Douce, voluptueuse oisiveté, faro n. m. Bière fabriquée à Bruxelles, à l'aide de malt d’orge, auquel on ajoute du froment.
Faro, V. de Portugal, capit. de l’Algarve, à l'embouchure du Valfernioso : 12.0ÜO h. Port de commerce actif. Vins, huiles, fruits secs.
Farochon (Jean-Baptlste-Eugène), graveur en médailles et statuaire français, professeur à l'Ecole des beaux-arts, né et m. à Paris (1812-1871).
farouch ou farouche n. m. (mot prov.).
Nom vulgaire du trèfle incarnat : le farouch est un excellent fourrage vert.
— Encycl. Le farouch ou trèfle incarnat est une espèce de trèfie à tiges et à feuilles plus ou moins velues, à fleurs incarnat, dnsposées en épis oblongs. Il en existe une variété blanche. On le sème à la volée (fin août i sur des terres à fond argileux qui viennent de porter une céréale. Le trèfie incarnat est fauché quand ses Heurs commencent à s'épanouir.
farouche adj.Tat. /’er-OÆ). Sauvage.
Qui n'est point apprivoisé, qui fuit à l'approche de l'homme : les bêtes farouches. Par ext.'Slisanlhrope, peu sociable : naturel farouche. Cruel, barbare ; tyran farouche. Qui exprime des sentiments cruels : regard farouche. Ant. Apprivoisé. doux.
Farquhar [kou-ar] (George), auteur dramatique anglais, né à London- Farouch. derry,m.àlLondres(I678-1707). Ses pièces valent surtout parla verve et l'animation du dialogue (l'Officier de recrutement, la Buse du petit maître).
farragO ’far-ra-gho] n. m. (mot lat.). Amas, ■ mélange de différentes espèces de grains. Fig. Mélange confus de choses disparates.
FarragUt [ghut'] (David Glasgow), amiral américain, né près de Knoxville, m. à Portsmouth (Tennessee) [1801-1876]. Commandant de l'escadre du Nord pendant la guerre de Sécession, il bombarda La Nouvelle-Orléans, et battit les Sudistes dans la baie de Mobile.
Farre (Jean-Joseph- Frédéric- Albert), général français, né à Valence, m.
à Paris (1816-1887). Il se signala en 1870 dans l'armée de Faidherbe. fut minisire de la guerre de 1879 à 1881. organisa en 1881 l'expédition de Tunisie, supprima les tambours (qu'on rétablit ensuite), et institua les capitaines montés.
Farrère (Frédéric
B.ARGONE.dit CZaude), littérateur français, né à Claude Farrére.
Lyon en 1876. Officier de
marine, il a étudié surtout les milieux maritimes et coloniaux ; Zes Civilisés, l'Homme qui assassina.
la Bataille.
FAR