F AU
farsa n. f. (même étym. que farce). En Italie, etit opéra en un acte, généralement du genre ouffon.
Farsistan ou Fars, prov. du sud-ouest de la Perse ; capit. Chiraz. lüz, dattes, oliviers, cotonniers ; vins.
farthing {fâi^sin'gK) n. m. Monnaie anglaise en cuivre, valant le quart d'un penny, soit 2 cent. 5.
Far-West [ot6-èst’] {Lointain Ouest), nom donné par les Américains, aux territoires de l’ouest de rUnion, jusqu’aux Montagnes Rocheuses.
Fasano, comm. d'Italie (Fouille), non loin de l'Adriatique ; 1.800 h.
fasce [fa-sé\ n. f. (du lat. fascia, bande). Blas. Pièce honorable, constituée par une bande horizontale occupant le milieu de l’écu. {V. la planche blason.)
fascer [fa-sé] v. a. Blas. Garnir. un écusson de fasces en nombre égal aux interstices du champ.
fasci [fa-chi] ou fasci dei lavoratori (mots ital. signif. : faisceaux des travailleurs) n. m. pl. Associations socialistes d’ouvriers et de cultivateurs siciliens, syndiqués pour lutter contre le fisc et la grande propriété rurale. (Les fasci provoquèrent des troubles insurrectionnels en 189'f.)
fascia [/"as-si-a] n. m. (mot lat. signif. bandé). Anal. Terme employé pour désigner des formations aponévrotiques qui recouvrent des muscles ou des régions ; le fascia lata entoure les muscles de la cuisse.
fascial f/as-si-al], e, aux adj. Anat. Qui se rapporte à un fascia ; expansion fasciale.
fasciation, [fas-si-a-si-on] n. f. (de fascia). Bot. Phénomène tératologique, dans lequel certains organes s’aplatissent ou sont pourvus d’un grand nombre d'appendices.
fasciculaire adj. Syn. de PAscicüLÉ.
fasciculation [fas-si-ku-la-si-on] n. f. Anat. Disposition en fascicules, en faisceaux.
fascicule [/as-si] n. m. (lat. fasciculus). Quan- • tité d'herbes qu'on peut mettre sous le bras. Hist. nat. Houppe de poils. Libr. Cahier ou groupe de cahiers d'un ouvrage publié par fragments.
fascieulé, e [(as-si] ou fasciculaire [fassi-ku-lè-re] adj. Se dit des parties rassemblées naturellement en faisceau. Méd. Tumeur fasciculée, tumeur constituée en grande partie par des fibres.
fascie [/'a.s-sf] n. f. (du lat. fascia, bande). Planchette verticale, collée dans les boîtes d'harmonie et sur laquelle reposent les tables des violons, etc. Cercle ou bande sur certains coquillages. Tige ou rameau affecté de fasciation.
fascié [fas-si-é], e adj. Hist. nat. Marqué de bandes ou bandelettes ; élytres fasciés. Bot. Déformé par aplatissement : rameau fascié.
fascinage [/’as-si] n. m. Ouvrage fait avec des fascines. Action d'établir des fascines.
fascinant [fas-si-nan], e adj. Qui fascine, fascinateur, trice [/as-si] adj. et n. Qui fascine : regard fascinateur.
fascination [fas-si-na-si-on] n. f. Action de fasciner ; son résultat. (V. hypnotisme.) iPig. Charme, attrait irrésistible : la fascination du pouvoir.
fascine Fascine.
\fas-si-ne] n.
f. (lat. fascina, fagot). Petit fagot fait de menus bois. mut. Assemblage de menus branchages pour combler les fossés d'une place, empêcher l’éboulement des terres, etc.
fascinelle [/'as-si-Jiè-fe] n. f. Genre de mollusques gastéropodes, comprenant de petites coquilles lisses, minces, à spire aiguë.
fasciner [fas-si-né] v. a. (lat. fascinare ; àe fascinum, charmé). Maîtriser, atth’er à soi par le regard : on attribue au serpent la faculté de fasciner sa proie. Fig. Charmer, éblouir par quelque chose de séduisant ; l'habile homme fascine les simples. fasciner fas-si-né] v. a. Garnir de fascines. Fascinus [fas-si-nus], divinité latine, protectrice de Tenfance. On suspendait son image au cou des enfants pour les préserver des maléfices. On l'attachait aussi devant le char des triomphateurs pour les garantir du vertige de l'orgueil, ainsi que de Tenvie d'autrui. Le culte de Fascinas était confié aux vestales.
fasciO [fa-cM-o] n. m. (m. ital. signif. faisceau). En Italie, coalition de divers groupes politiques en vue d’une action commune. Spécialem. A la suite de la Grande Guerre, coalition des partis nationalistes opposée aux socialistes. Syn. fascisme.
fasciolaire [fas-si-o-lé-re] n. f. Genre de mollusques, comprenant des formes à coquille fuselée, répandues dans toutes les mers du globe.
fasciole [/as-si] n. f. Un des noms des douves.
fasciste ’/'a-sis-teln. m. (ital.
fascista). Membre du fascio.
faséole [zé-o-le] n. f. (lat.
fasenlus). Haricot. Féverole.
faséyer, faséier [zé-i-€\ ou fasier [zi-é] v. a. [Faseyer se conj. coimne grasseyer ', faseier et /'aster comme pner.jil/ar.En parlant d’une voile, battre légèrement quand, pendant une manœuvre, elle ne reçoit plus bien le vent.
fastlion [fa-zi-on, ou, à l’angl. fa-cheun’] n. f. (m. angl.). Mode, genre élégant ; ton et manières du beau monde. Société élégante ; la fashion parisienne.
fasixionatale \fa-zi] adj. et n. Qui suit la mode élégante ; qui a ou qui affecte les manières du beau monde.
Fasciolaire.
fasilioiiablenieilt \fa-zî, man] adv. D'une manière fashionable.
fasiement [zt-man\ n. m. Action de fasier. fasier v. a. Mar. Y. FA.sÉYER.
fasin fzin] n. m. Mélange de cendre, de terre et de brindilles, dont on couvre le fourneau d’une forge.
fasque [fas-ke] n. f. Tas de blé en gerbes dans les champs.
fassaïte n. f. Minér. Variété de pyroxène, silicate ferro-calco-magnésien.
fasset [/’a-sèj n. m. Corsage de femme, en usage au xvio siècle, et qui était ouvert par devant.
faste [fas-te] n. m.
(du lat. faslus, ostentation). Etalage de luxe, de pompe, de magnificence : les monarques persans étalaient un grand faste. Fig. Ostentation que l’on met dans l’accomplissement de certaines actions : la charité s'accommode mal du faste. Ast. Pauvreté, simplicité, mesquinerie.
faste Ifas-te] adj.
(lat. faslus; de fas, ce qui est permis). Se disait, chez les Anciens, d'un jour où il était permis de vaquer aux affaii’es publiques, par opposition aux jours ne/astes. (V.cemot.)
fastes [fas-te] n. m.
pl. (lat. fasti ; de fas, ce qui est permis). Tables chronologiques des anciens Romains : les fastes consulaires. Registres publics contenant le récit d'actions mémorables : les fastes de l'Eglise. Se dit en général pour Histoire : les fastes de la monarchie.
— Encyol. On distingue les fastes calendaires et les fastes consulaires.
Les premiers formaient une sorte de calendrier sur lequel étaient inscrits les jours de Tannée où les tribunaux tenaient séance, où le peuple pouvait se réunir au Forum pour délibérer, etc. Ces divers actes étaient au contraire interdits aux jours néfastes (anniversaires d'événements malheureux, fêtes des divinités, etc.).
Les fastes consulaires étaient des tables où étaient gravés, par ordre chronologique, les noms des consuls, des dictateurs, des maîtres de la cavalerie, des censeurs, et les triomphes décernés à Rome. C’était une sorte d'abrégé des annales de la république.
Fastes [les), poème mythologique d'Ovide, sorte de calendrier poétique de l'ancienne Rome, qui contenait autant de chants que Tannée a de mois. Les six premiers mois seuls sont traités. D'une valeur littéraire médiocre, les Fastes sont un document précieux pour l'archéologue.
fastidieusement [fas-ti, ze-man\ adv. D'une manière fastidieuse : pérorer fastidieusement.
fastidieux,, euse [fas-ti-di-eü, eu-ze] adj. (lat. fastidiosus ; ds fastidium, ennui). Fade. Qui cause de Tennui, du dégoût ; lecture fastidieuse. Ant. Amusant, divertissant.
fastier [fas-ti-^ n. m. Bateau servant à la pêche nocturne de 1 anchois, et muni à Tavant d'un farillon.
fastigié, e [fas-ti] adj; (du lat. fastigium, faite). Se dit des arbres dont les rameaux s’élèvent vers le ciel, comme chez les cyprès.
fastique [fas-ti-ké] adj. Qui a du faste. Fastrade, reine de France, fille d'un comte de Franoonie, troisième femme de Charlemagne, qu’elle épousa en 783 ; m. à Francfort-sur-le-Mein en 79t.
fastueusement [fas-tu-eu-ze-man] adv. Avec faste : les satrapes vivaient fastueusement.
fastueux, euse [fas-tu-eâ, eu-ze] adj. (latfastuosus). Qui étale un grand luxe : homme fastueux. Qui est fait avec faste : toilette fastueuse.
fat [fat'] adj. et n. m. (lat. fatuus). Sot, impertinent qui affiche une haute opinion de lui-même. Suffisant, vaniteux, outrecuidant. (Se dit de celui qui a des prétentions auprès des femmes.) Plat personnage. {Gram. Le mot fat ne s'emploie qu'au masculin.)
fatal, e, als adj. (lat. fatalis;de fatum, destin). Fixé irrévocablement par le sort : les décrets falals du sort. Par ext. Funeste, malheureux ; ambition fatale. Qui achève, qui tue : le coup fatal. Moment, jour, terme fatal, moment do la mort.
fatalement [man] adv. Par fatalité. Inévitablement : ceci devait fatalement arriver.
fataliser [zé] v. a. Rendre fatal, marquer d’un caractère fataliste.
fatalisme [Us-me] n. m. (de fatal). Doctrine philosophique qui considère tous les événements comme irrévocablement fixés à l’avance par une cause unique et surnaturelle.
— Encycl. On peut distinguer deux sortes de fatalismes : le fatalisme vulgaire et le fatalisme philosophique. Pour le fatalisme vulgaire, celui des anciens Grecs et des musulmans, tous les événements de notre vie se produisent sous l'empire d'une absolue nécessité. Le fatalisme philosophique revêt deux aspects principaux : panthéiste et théiste. Le fatalisme panthéiste (stoïciens, Spinoza, etc.) croit à la détermination universelle, parce que tout dérive nécessairement de la nature de Dieu. Dieu veut en nous et pour nous. Le fatalisme théiste résulte de la prescience divine : Dieu connaît d'avance tous nos actes, qui sont ainsi déterminés. On explique cependant que Dieu ne prévoit pas l'avenir, mais qu'il le voit, pai'ce qu'il est en dehors et au-dessus du temps et de l'espace. 'V. nÉxERMiNisME.
fataliste [lis-te] adj. et n. Partisan du fatalisme : les musulmans sont fatalistes.
fatalité n. f. (lat. fatalitas). Destinée qui règle irrévocablement les événements ; la fatalité inexorable. Concours de circonstances inévitables. Adversité inévitable ; beaucoup de gens se disent victimes de la fatalité, qui ne le sont que de leurs propres fautes.
fata Morgana n. f. (en ital. fée Morgane). Sorte de mirage qui se produit sur les côtes de la Calabre. Syn. de château de la fée Morgane.
Fa-Tchan ou Fou-Tchan, ville de la Chir-e méridionale (Kouan-Toung), sur le Si-Kiang ; MÜ.OOO h.
fatidique adj. (lat. fatidieus; de fatum, destin). Qui dévoile ce que les destins ont ordonné : les vers fatidiques de la Sibylle. Cercles fatidiques, tables tracées circulairement, dont les astrologues se sei-vaient pour l’érection d'un horoscope. (Chaque cercle correspondait à Tune des sept planètes : Saturne, Jupiter, Mars, le Soleil, Vénus, Mercure et la Lune. On consultait ces cercles pour déterminer la position des planètes dans les maisons solaires.)
Fasset (xiv« s.).
fatidiquemeut [ke-man] adv. Suivant les arrêts du destin.
fatigable [gha-ble] adj. Que Ton peut fatiguer. Ant. Infatigable.
fatigant [ghan], e adj. Qui fatigue le corps ou l’esprit : travail fatigant; discours fatigant.
fatigue [ti-ghe\ n. f. (de fatiguer). Sensation pénible causée par un travail, physique ou mental, prolongé et intense, et, par ext., tout travail pénible ; le bain tiède enlève la fatigue. Habit de fatigue, que Ton n’a pas à ménager. Aux. Repos, délassement.
— Encycl. Tout fonctionnement intense d’un ou de plusieurs organes entraîne nécessairement la fatigue. On dit souvent que la fatigue est due à l’usure de certaines matières dans l’organe en travail : c'est plutôt le résultat de l'accumulation des déchets de fonctionnement, qui s’oppose à la nutrition des cellules.
La fatigue totale, due à l’accumulation, dans l’organisme, des produits excrémentiels résultant du fonctionnement de ses divers organes, nécessite le repos total, et détermine le sommeil.
fatigué [ghé], ë adj. Lassé. Qui annonce la fatigue: traits fatigués; vue fatiguée. Défraîchi, fané, usé: voix fatiguée. Abîmé par Tusage : chapeaux, souliers fatigués.
fatiguer [gh^ v. a. (lat. fatigare). Causer de la fatigue, de la lassitude; un train précipité fatigue rapidement le cheval. Harceler, tenir constamment en haleine: fatiguer l'ennemi par des escarmouches. Affecter péniblement par une action dure et prolongée ; le soleil fatigue la vue. Importuner : fatiguer un ministre de sollicitations. Fatiguer la salade, la retourner longuement. V. n. Se donner beaucoup de mal. Supporter un effort excessif : poutre qui fatigue. Se fatiguer v. pr. Se donner beaucoup de mal, se lasser : manger peu et se fatiguer beaucoup. Ant. Délasser, reposer.
Fatima ou Fatlima (^que Ton écrit aussi Fatma), fille de Mahomet et de Khadidja, née à La Mecque en 606. Elle épousa son cousin Ali et en eut trois enfants ; Hassan, Hosséïn et Mosséïn. Les musulmans chiites n’admettent comme véritables successeurs du Prophète que la descendance d'Ali et de Fatima.
Fatimites u Fatemides, dynastie musulmane qui tirait son nom de Fatima, et régna sur l'Afrique du Nord de 909 à 1171. Le premier des Fatimites, Obeid-Allah, conqmt le Maghreb et la Sicile. Dans sa plus grande extension, au x' siècle, Tempiro fatimite comprit l’Egypte, la Syrie jusqu’à Damas, l’Afrique du Nord, Malte, la Sardaigne, la Sicile et quelques autres îles de la Médilerranée. Le dernier des Fatimites fut Added-ibn-Youssouf. — Un Futimiie ou Fatemide,
fatras [tra\ n. m. Amas confus de choses : fatras de papiers; compilation qui n'est qu’un fatras.
fatrasie [zf] n. f. (de fatras). Moy. âge. Petite composition poétique, formée de dictons, de proverbes, de phrases sans suite, d’où résulte un tissu de coq-à-l’âne.
fa'trasser [tra-s£\ v. n. (de fatras). S’occuper à des niaiseries.
fatrasserie [tra-se-rî] n. f (de fatrasser). Amas, recueU de niaiseries, d’inutUités.
fatrassier, ère [tra-si-é, è-re] n. Qui aime à faire du fatras. (Peu us.)
fatsie [fa-tsî] n. f. Bot. Genre d’araliacées à feuilles palmatifides, dont le type est Varalia du Japon, cultivée dans les jardins d Europe.
fatuisme [tu-is-tyie] n. m. Habitude de la fatuité, fatuité n.f. {l&t. fatuitas). Caractère ou acte de fat. Sotte sufflsance,trop bonne opinion de soi-même.
fatum [tom'] n. m. (mot lat. signif. destin). Fatalité : le fatum des Anciens.
fau [fa-ou] n. m. (lat. fagus). Nom vulgaire du hêtre (en langue d’oc).
fauber [fà-bèr) ou faubert [fô-bkr] n. m. (holl. zwabber). Balai fait de fil de caret, pour nettoyer le pont des na- 'rires. Fauber.
fauber-
ter [fô-bèr-té] ou fauberder [fô-bèr-dé] v. a. Nettoyer avec le fauber ; fauberter un navire.
fauberteur ou fauberdeur [fô-bèr] n. m.
Homme employé à fauberter.
Faublas {Amours du chevalier de), roman célèbre de Louvet de Couvray ; peinture spirituelle et légère des mauvaises mœurs du xviiif siècle. Le héros est un joli garçon bien tourné, hardi et capricieux, d'une élégante dépravation (1787-1790).
faubonne [fû-bo-ne] n. f. Espèce de potage, faubourg [fô-bour) n. m. (v. fr. forsbourg ; du bas lat. foris, hors de, et burgum, liourg). Partie d'une ville située hors de l'enceinte. Dans certaines villes, et notamment à Paris, nom que l'on conserve à d'anciens quartiers extérieurs : faubourg Saint- Antoine. Par ext. Les faubourgs, la population ouvrière des faubourgs. Le noble - faubourg, 'a. Vav'is le faubourg Saint Germain, habité par l'ancienne aristocratie.
faubourien, enne [fô-boUr-ri-in, è-ne] adj. et n. Qui habite les faubourgs, particulièrement les faubourgs populaires. Qui se rapporte aux faubourgs : accent faubourien.
faucard ^fô-kar] n. m. (de faucher). Faux munie d'un long manche, pour couper les herbes-dans les rivières.
faucardage [fô] ou faucardement \jâ, man] n. m. Action de faucarder.
faucarder [fô-kar-dé\ v. a. Couper avec le faucard.
faucardeur n. m. Bateau spécial muni d'un faucard mécanique.
faucbable [/d] adj. Qui peut être fauché, fauchage [fô\ n. m. Action de faucher. Arlill. Mécanisme de tir (iine pièce étant pointée) destiné à battre une zone de terrain de part et d'autre de la direction initiale.
— ENCYCi..Le fauchage doit s’exécuter quand les plantes de la prairie sont en pleine floraison, c'est-
FAU
à dire quand elW ont acquis tout leur développement, et qu un plus long séjour dans le sol ne pourrait que leur faire perdre de leurs éléments constitutifs. On coupe riierbe à la faux, et l'on profite, pour elfectuer ce travail, de l'humidité du matin ou du soir, qui permet à la faux d'entailler franchement les tigclles ; mais on se sert également, et de plus en plus, de faucheuses mécaniques.
fa,UCha,illeS [fô-cha, il mil., e] n. f. pl. Epoque de la fauchaison.
fâ>UCll3.iSOIl [fô-chk-zon] n. f. Temps où l’on fauche : ouvrier qui se loue pour toute la fauchaison. (S'emploie parfois comme syn. de fauchage.)
fauchard [f6-char\ n, m. (de faux). Techn. Serpe à deux tranchants, pour couper les branches d'un arbre, Archéol. Arme d’hast à large fer, en forme de serpe : le fauchard fut surtout en usage du xiii« au xv« siècle.
fauche [fd-che) n. f. Le temps o\i le produit du fauchage. Largeur du coup de faux. Prairie de fauche, prairie destinée à être fauchée (par opposition à pâturage).
Fauche Ulppolyte), orientaliste français, né à Auxerre, m. à Jailly (1797-18G9) ; traducteur et vulgarisateur des poèmes de TInde, notamment du Ramâyana.
Fauche-Borel (Louis), imprimeur à Neuchâtel (Suisse), agent secret au service de Louis X'VIIl, né et m. à Neuchâtel (1762-1829). Il écrivit des mémoires, publiés en 1828 ; mais, abandonné par le gouvernement de la Restauration, il se suicida.
fauchée [fâ-ché] n. f. Ce qu’un faucheur peut couper de foin en un jour, ou sans affiler sa faux.
faucher [fô-ché]v.a..)defaux).
Couper avec la faux : faucher un pré. Fig. Abatti'e, détruire : chaque minute fauche des milliers d'êtres. Faurhnrds rh, w Faucher l'herbe sous les pieds de et du xvl” siécTe quelqu'un, le supplanter. Arg. Guillotiner. Faucher le grand pré, ramer sur les galères ; auj., être condamné au bagne. Arg. Faucher quelqu'un, lui prendre tout son argent. Etre fauché, n avoir plus d'argent. "V. n. Se dit d'un cheval qui traîne en demi-cercle une des jambes de devant. Balancer la queue de billard en la déplaçant latéralement. Imprimer à une pièce d’artillerie, à une mitrailleuse, un mouvement de va-et-vient horizontal, de manière à couvrir un terrain de projectiles : tirer en fauchant.
Faucher ’fd-ché] (les frères César et Constantin), connus sous le nom de Jumeaux de La Réole, nés à La Réole (1759-1815). Nommés ensemble généraux pendant les guerres de "Vendée, ils défendirent, en 1814-, La Réole contre les Anglais, et, en 1815, combattirent pour Napoléon contre les Alliés. Accusés d'avoir laissé insulter le drapeau blanc, ils furent fusillés à Bordeaux, au début de la Restauration, après un procès inique, et sans qu’aucun avocat eût osé les défendre.
Faucher (Léon), journaliste, économiste et homme politique français, né à Limoges, m. à Marseille (1804-1854). Ministre des travaux publics, puis de l'intérieur, en 1848.
fauchère n. f. ;prov. falquiero). Tringle de bois qu’on met aux mulets de charge, pour leur tenir lieu de croupière.
fauchet [fô-chè] n. m. (de faucher). Râteau à dents de bois, pour amasser l’herbe fauchée. Petite serpe en croissant, pour faire les fagots. Sorte de râteau, pour remuer dans les cuves la pâte à papier.
Fauchet [fô-chè] (Claude), magistrat et historien français, historiographe de France, né et m. à Paris (1530-1601).
Fauchet d'abbé Claude), conventionnel gî din, né à Bornes (Nièvre), m. à Paris (1744-1' Evêque constitutionnel du Calvados ; soupçonné d'avoir pris part au crime de Charlotte Corday, il périt sur l'échafaud, avec les girondins.
fauchette Jô-chè-te] n. f. Serpe utilisée pour couper les arbustes qui bordent les plates-bandes. Petite serpe pour faire les fagots.
faucheur [fô] n. m. Qui fauche, qui coupe les foins, les céréales, etc. Fig. Qui détruit : faucheur d'hotjimes. Zool. Syn. de pau- CHEU.x. liist. Faucheurs polonais.