‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 807 sur 1225 · V. FAUCONNEAU · texte numérisé non relu

V. FAUCONNEAU

— Encycl. Les faucons sont les plus rapides voiliers et les plus parfaits des rapaces. On en connaît huit espèces, réparties sur tout le globe. L'espèce la plus connue est le faucon pèlerin, qui se trouve en Europe et en Asie.

En fauconnerie, on confondait sous le nom de faucon aussi bien le pèlerin que les autres espèces asiatiques et tous les oiseaux de leurre et de proie. V. FAUCONNERIE.

Faucon [Chasse au), tableau de Fromentin (1863), d’un coloris vigoureux. (V. p. 838.)

Faucon-Blanc [ordre dtc) ou de la Vigilance, ordre de chevalerie saxon, fondé en 1732 par Ernest- Auguste, duc de Saxe, pour récompenser les services rendus dans les fonctions publiques. Lln-dre cessa

Faucon.

FAU

d’être conféré de 1795 à 1813, mais Charles-Auguste, grand-duc de Saxe-Weimar, le restaura, et les statuts furent modifiés par la suite (1840, 1864, 1870, 1873, 1878). Trois classes. Le ruban est rouge foncé, fauconneau [fô-ho-nô] n.

m. Jeune faucon. Ancienne petite pièce d'artillerie légère ( xvi«- XVII® s.). Ancien engin à soulever les fardeaux (xvi®-xvii« s.).

fauconner [fô-ho-nq v. a.

Monter à cheval du pied droit (comme les fauconniers qui portaient Toiseau sur le poing droit).

fauconnerie [fô-ko-ne-rî]

n. f. Art de dresser les oiseaux de proie destinés à la chasse : la fauconnerie fut très en honneur au moyen âge. Chasse au faucon. Lieu où l’on élève les faucons.

-- Encycl. Chass. La fauconnerie, très ancienne, était déjà connue en Asie au v® siècle avant l’ère chrétienne. Introduite en France sous les Mérovingiens, elle a atteint son apogée sous Louis XIII.

Elle est encore en honneur chez les Orientaux.

L’offl cier chargé de la surinten-

’ Ordre

du Faucon-Blanc.

Fauconneau.

Jf auconneau.

dance de la fauconnerie royale portait le nom de grand fauconnier.

La fauconnerie royale, partie importante de la maison du roi, comprenait, outre le grand fauconnier, une grande suite d'hommes et de chevaux. On distinguait la fauconnerie de haut vol et celle de bas vol. Pour la première, on employait les gerfauts, laniers, faucons et émerillons ; la seconde utilisait les autours et éperviers.

^ Cette science a une terminologie spéciale et compliquée ; les instruments de dressage et les drogues abondent. Il ne suffit pas au fauconnier de savoir dresser un faucon, il doit savoir : s’il est niais, c'est-à-dire pris au nid ; s’il est branchier ou capable de se brancher sans voler encore ; s’il est passager ou pèlerin, c’est-à-dire capturé au moment de la migration ; haijard, ou âgé de plus d'un an. Le dressage et les soins à donner varient suivant l’âge et l’espèce.

Le faucon se porte sur le poing droit, la tête couverte d’un chaperon. Dès qu’apparaît une proie, le fauconnier enlève le chaperon, lève et baisse alternativement le poing. Le faucon prend son vol en rasant la terre, puis s’élève peu à peu en décrivant des cercles jusqu'au moment où il voit la proie ; il la poursuit alors sans relâche, la harcèle du bec et des serres jusqu'à ce qu'elle tombe épuisée ; les chiens de chasse s’en emparent, et le faucon revient alors sur le poing du chasseur, qui le récompense en lui donnant le leurre.

f3.1IC011ILi6F [fô-ko-ni-é] n. m. Qui dresse les oiseaux de proie pour la chasse.

Grand fauconnier, officier de la cour de France, qui avait autorité sur toute la fauconnerie.

fauconnière [fô-ko-ni] n.

f. Gibecière, sac de fauconnier.

Sac plié en deux et pendu à l’arçon de la selle pour porter les menues hardes.

faucre [fô-kré] n. m. (altér.

de fautre, anc. forme de feutre).

Support à charnière ou arrêt ferme, vissé sur le côté droit de la cuirasse des anciennes armures, et qui servait à soutenir la lance couchée en arrêt. ("V. la planche armures.)

faudage [fô] n. m. Action de faudei* une étoffe. Marque appliquée sur les étoffes pliées et appointées.

faude [fâ-de] ou faulde [fôl-de] n. m. (de fauder). Aire où l’on fait le charbon de bois. Aire où l’on établit les meules de calcination du minerai.

fauder ffô-déj v. a. (de l'anc. haut allem. faldan, plier). Plier une pièce d’étoiîe en double dans sa longueur, de manière que les lisières se touchent. La marquer avec de la soie lorsqu’elle est ainsi appointée.

faudet [fô-dè] n. m. Grille de bois posée sur la perche à lainer, et sur laquelle on place l’étoffe au fur et à mesure qu’elle est lainée.

faudeur [fô] n. m. Ouvrier qui faude le drap.

faufil [fô] n. m. Fil qu’on emploie pour faufiler. (On écrit aussi faufile.)

faufilage [fô] n. m. Assemblage des parties d'un navire en construction.

faufiler [fô-f,-lg]v.a. (pour forfiler ; de fors, et fl). Coudre provisoirement à longs points. (On dit aussi BAGUER, BÂTIR.) Fig. Introduire adroitement. "V. n. Fig. et fam. Faire société avec. Se faufiler V. pr. Se glisser adroitement, surtout au fig. ; se faufiler auprès des grands.

faufilure [fô] n, f. Couture provisoire, à points espacés.

Faugère (Prosper), érudit français, né à Bergerac, m. à Paris (1810-1887). Il a donné la première sérieuse édition critique des Pensées de Pascal, et publia les Mémoires de jW“i® Roland.

Faujas do Saint— Fond [fô-jass-de-sin-fon] (Barthélemy), géologue français, ami de Buffon, ne à Montélimar, m. à Saint-Fond [Isère] (1741-1819). faulde n. m. "V. FAUDE.

Faulquemont [fô-ke-mon] ou en ail. Falkenberg [kèn-bèrgh], ch.-l. de c. de la Moselle, arr. de Boulay, sur la Nied ; 1.015 h. Ch. de f.

Faulx, comm. de Belgique (prov. et arr. de Namur); 1.460 h.

Fauconnier (xiv® s.).

FAU

FAU

yaumont, comm. du Nord. arr. et à 11 kil. de Douai : 1,4G0 h. Ch. de f. Partiellement détruit au cours de la Grande Guerre.

faune [fd-ue] n. m. (lat. faunus). Chez les Laiins, nom donné à des divinités champêtres, créées à l'image de Pan et de Sylvain, et qui présidaient à l’élève des bestiaux, les défendaient contre les loups, et protégeaient l'agriculture ; les faunes étaient fii/urés velus, cornus, souvent avec des pieds de chèvre. (Le fém. est faune ou faunesse.) N. f. Ensemble des animaux que produit une région déterminée : la faune australienne est caractérisée par les marsupiau.T. Ouvrage sur les animaux d'un pays.

Faune dansant (le), célèbre statue antique, au musée de Naples ; — autre statue antique, au Lou-

Le Faune dansant.

(Musée de Naples.)

Le Faune à l'Kuiant.

^Louvre.)

vre ; — bronze de Lequesne, au jardin du Luxembourg (Paris).

Faune (le), dit le Faune de Praxitèle, statue antique, au Capitole.

Faune à l’enfant (le), célèbre groupe antique, au Louvre. Ce groupe, qui représente Silène et le jeune Bacohus, a été trouvé au xvi' siècle dans les jardins de Salluste, près du Quirinal,

faunesse \fô-nè-se] n. f. Nymphe qui avait les mosurs et la figure des faunes. (A/i/th, lat.)

fauniaque [fô] ou faunien, enne \f6-ni-in, è-nej adj. Qui tient de Faunus ou des faunes : figure fauniaque ou faunienne.

faunillon, onne [fâ-ni, il mil., on, o-ne] n. Petit faune mâle ou femelle.

faunique [fô] adj. Qui a rapport à la faune : les grandes régions fauniques du globe.

Faunus [/'il-îrussj, divinité essentiellement italique, dieu chauipèlre protecteur des troupeaux, adoré surtout dans les campagnes.

fauperdrieu, fauperdrieux [fà-pèr-drieft] ou fauperdrier [fô-pèr-dri-é] n. m. (de Fane, franç. fauc, faucon, et de perdrix). Busard des marais, qui chasse la perdrix,

fauque [fô-ke] n. f. Planche à coulisses, qui sépare en compartiments les mises du savonnier. Mar. Syn. de fargues.

Fauque de Jonquières ( Jean- Philippe - Ernest de), vice-amiral et savant franç., né à Carpentras, m, à Mouans-Sartoux (1820-1'J01) ; membre libre de l’Académie des sciences. — Son fils. M arie-Pjerre- Eugéne, né à Grasse, m. à Paris (1830-1919), se distingua pendant la guerre du Tonkin, et devint vice-amiral.

Fauquembergues [fô-kan-bèr-ghe], ch.-l. de c. (Pas-de-Calais), arrond. de Saint-Oinér, sur l'Aa ; 950 h. Patrie de Monsigny. —

Lecant.alScom., etll.020 h.

Faure (Eugène), peintre français, né à Seyssinet, près de Grenoble, m. à Bourg- Saint-Andéol (1822-1879) ; auteur de tableaux peints avec le sentiment profond et fin

de la physionomie (les Premiers Pas de l'Am

J. -B. Faure.

grand nombre les Rameaux,

V Amour, Daphnie et Chloé, la Confidence,

Vénus appelant les colombes. etc.).

Faure (Jean -Baptiste), chanteur et compositeur français, né à Moulins, m. à Paris (1830-1914). 11 a déployé comme chanteur (baryton) un talent de premier ordre.

Comme compositeur, il a publié un de mélodies devenues populaires le Crucifix, Les myrtes sont flétris; etc.

Faure [fô-ré] (François-Félix), homme politique français, né et m. à Paris (1841-1899), ministre de la marine, puis président de la République française de 1895 à 1899. Sous sa présidence, fut affermie officiellement l’alliance franco-russe à Cronstadt (1897), et le domaine colonial s'accrut par l’annexion de Madagascar (1895).

Faure (Maurice- Louis-Emile), homme politique et littérateur fran-, çais, né et m. à Saillans (Drôme) [1850-1919;. Ministre de l’instruction publique, vice-président du Sénat. Félibre et un des .ondateurs de la Cigale.

Faure (Auguste-Gabriel), littérateur français, cousin du précédent, né à ’f ournon en 1877. Il a publié des romans et d’agréables impressions de voyage, où la critique littéraire se mêle aux descriptions pittoresques : Heures d'Italie, Paysages littéraires, etc.

Félix Faure,

Fauré (GaOrieZ-Urbain), compositeur français, né àPamiers, m. àParis (1843-1924); direcleurduConservatoire de Paris (1905- 1920) ; membre de l’Académie des beaas-arts (1909) ; auteur "de mélodies (Ici Bonne Chanson, etc.), de compositions religieuses d'une inspiration délicate et d'une remarquable distinction de forme ; de l'opéra Pénélope, etc.

Faurlel (Claude), critique et historien français, né à Saint-Etienne, m. à Paris (1772 1844). Il a laissé d'intéressants travaux sur la littérature et l'histoire du midi de la France, notamment uhe Histoire de la Gaule méridionale sous la domination des conquérants germains (1836), et des Mémoires importants sur les derniers jours du Consulat.

fausérite [fô-zé] n. f. Miner. Sulfate hydraté de manganèse.

faussaire r/d-sè-re] n. Celui, celle qui commet un faux ; Maepherson fut un habile faussaire littéraire. Celui, celle qui déguise la vérité.

faussant [fo-san], e adj. Qui se fausse facilement : lame d'acier faussante.

faussart [fd-sar] n. m. Archéol. Syn. de fau-

CHARD.

faussement [fô-se-man] adv. Contre la vérité ; être faussement accusé de vol.

fausser [/'d-.'îé] v. a. (lat. falsare; de falsus, faux). Faire tellement plier un corps solide, qu’il ne puisse se redresser et revenir à son premier état ou remplir sa fonction dans une machine ; fausser un rouage. Enfreindre, violer: fausser sa parole. Donner une fausse interprétation : fausser le sens de la loi. Rendre faux : fausser la voix. Fausser compagnie, manquer à un rendez-vous ; quitter une société sans prendre congé ; s'enfuir. Fausser le ju.gement, déclarer faussement et méchamment rendu un jugement précédemment prononcé. V. n. Chanter, jouer faux : ténor qui a faussé. Se fausser v. pr. Etre, devenir faux.

fausset [fà-sè] n. m. (de faux). 'Voix aiguë, qu'on nomme aussi voix de tête, et qui imite la voix de femme, d'enfant. Chanteur qui a une voix de ce genre.

fausset [/d-sêl ou fosset [fo-sè] n. m. Petite cheville de bois pour boucher le trou fait à un tonneau avec un foret, en vue de goûter le vin : mettre un fausset ; tirer au fausset. Bec d'une plume à écrire se terminant en pointe effilée.

fausseté [fô-se] n. f. Caractère de ce qui est faux : démontrer la fausseté d'un acte. Caractère de celui qui est faux, hypocrite. Chose fausse : île dire que des faussetés. Ant. Vérité, exactitude, justesse, réalité.

faussetier [fâ-se-ti-é] n. m. Lapidaire qui ne travaille que les pièces fausses.

fausseur, euse [fô-seur. eu-ze] adj. et n. Celui, celle qui attaquait un jugement en arguant de la mauvaise foi des juges. Celui, celle qui viole un serment. (Vx.)

faussur© [/‘ü-su-?’e] n. f. Endroit où un objet est faussé. Courbure d'une cloche, à l’endroit où elle commence à s’élargir. .

FdtllSt^ nom d'un magicien allemand, personnage légendaire. La légende de Faust, c'est l'histoire de l’homme qui vend son âme au démon Méphistophélês, en échange des biens terrestres. Faust eut probablement pour prototype un thaumaturge du xvio siècle, qui vécut d’expédients et de magie, et captiva un moment l’attention des chefs de la Réforme. Le personnage légendaire apparaît pour la remière fois dans un livre allemand anonyme, pulié en 1587 : l'Histoire du Jean Faust.

Faust {la Trayigue Histoire dé), drame anglais de Marlowe (1592). Œuvre forie et originale, où les personnages de Méphistophélès et de Faust sont conçus de façon toute différente de celle que, plus tard, imaginera Goethe.

Faust, drame allemand de Goethe, en deux parties (1790-1832), où le grand écrivain a voulu symboliser ses conceptions de la nature et de l’homme. Dans la première partie, le docteur Faust, rajeuni par Méplùstophélès, à qui il vend son âme, séduit l'innocente Marguerite, qu’il abandonne ensuite. La malheureuse, désespérée, tue son enfant et est jetée en prison. Faust vient l’y rejoindre, et veut la décider à fuir avec lui. Elle expire entre ses bras. Une voix d’en haut proclame que son repentir l'a sauvée. Cette partie n’est d’ailleurs qu’un épisode dans l’ensemble d’une action résultant d’un pari engagé {dans le Prologue) entre Méphistophélès et Dieu, qui affirme, contre le démon, que Faust sera capable par ses propres forces de triompher de la tentation. La seconde partie, dite le Second Faust, se perd de plus en plus dans le symbole et l’allégorie : ni la science, ni l’amour ne peuvent fixer l’âme inquiète de Faust ; c'est l'action qui le sauve, et le fait échapper à l’enfer.

Faust, roman allemand de Klinger (1791) ; le pessimisme le plus décourageant en constitue l’ensemble et les détails ; — poème épico-dramatique allemand de Lenau (1836î ; œuvre complexe, remarquable par le lyrisme et la profondeur de la pensée.

Faust, opéra français en cinq actes, paroles de Michel Carré et Jules Barbier, d'après le premier Faust de Gœthe. musique de Ch. Gounod /1859) ; partition pleine, de grâce, d’élégance et de fraîcheur, un des chefs-d'œuvre de la musique française. Parmi les morceaux les plus connus, citons : Salut, ô mon dernier matin! Salut, demeure chaste et pure! la ronde du Veau d'or ; la ballade Jl était un roi de Thulé ; le chœur des soldats Gloire hnmortelle de nos aïeux ; l'air des Bijoux ; la scène de la fenêtre, Laisse-moi contempler ton visage ; le duo O nuit d'amour! la valse de la kermesse. Faites-lui mes atîeu.r; la scène de l'église, Ange pur, ange radieux, etc. ; — opéra allemand en deux actes, musique de Spohr (1814); — Damnation de Faust, v. Damnation.

Faust et Marguerite, tableau d’Ary Scheffer.

Faust, titre de plusieurs tableaux d’Ary Scheffer; — tableau de J.-P. Laurens (1885) ; — belles lithographies de Delacroix, pour la traduction du drame de Gœthe (1828) ; — Rencontre de Faust et de Mar {luerite, tableau de J. Tissot, au musée du Luxembourg (v. p. 857).

Faust [le Petit), opérette bouffe en trois actes et quinze tableaux, paroles d'Hector Crémieux et Adol phe Jaime (parodie de Faust, poussée à la charge) ' musique, pleine de verve et d’entrain, d’Hervé (1869)

Fâ>USta>ÿ seconde femme de Constantin le Grand, fille de Maximien Hercule et d'Eutropie.

Très belle, mais de mœurs déréglées, elle causa par sa trahison la mort de son père, dont elle avait d’abord encouragé les projets contre Constantin. Accusée d'adultère, elle fut condamnée à mort et étouffée dans un bain chaud.

Faustin I”.

'V. Soulouque.

Faustine, nom de trois impératrices romaines ; l'une femme d' Antonin le Pieux(104- 141 apr. J.-C.l, et la seconde de Marc-Aurèle (125-175). Celle dernière, fille de la précédente, accompagna son mari dans la plupai't de ses expéditions ; elle reçut des soldats le surnom de Mère des camps, et fut la mère de l'empereur Commode. Les assertions des historiens postérieurs, contre la pureté de ses mœurs, ne sont peutêtre que des calomnies politiques. La troisième, née vers 200, fut la troisième femme d'Héliogabale, qui avait fait périr son mari, et qui l'abandonna ' au bout de quelques semaines.

Faustus ou Fauste, évêque de Riez, né en Angleterre vers 400, m, à Riez en 490.

Il fut un des principaux défenseurs du semi-pélagianisme.

faute \fô-te] n. f. (bas lat.

fallita;àQ faÜere, faillir). Erreur, maladresse ; acte ou omission qui produit ou est propre à produire un effet nuisible : faire une faute au jeu.

De faute en faute on se fourvoie, on glisse ;

On se raccroche, on tombe au précipice. Voltaire. Manquî, pénurie : avoir faute de tout. Manquement contre les règles d'un art : faute de dessin, de proportion. Imperfection dans un travail : il y a bien des fautes dans cette dictée. Manquement à une loi morale : faute grave ; faute vénielle. Fa'ire faute, manauer. iVe pas se faire faute de, ne pas manquer de. iVe pas se faire faute d'une chose, en user sans ménagement. En faute, se dit de quelqu’un qui commet une erreur, ou qui manque à un devoir. Faute de loc. prép., à défaut de. Sans faute loc. adv., à coup sùr. Allls. i.iTBR. : C’est plus qu’un crime, c’est une faute, phrase prononcée par le prince de Talleyrand lorsqu'il apprit l'exécution du duc d’Enghien. La faute en est aux dieux, qui la firent si belle, vers passés en proverbe et empruntés à un élégant madrigal de Jean de Lingendes :

Si c’est un crime de l’aimer,

On n’en doit justement blâmer Que les beautés qui sont en elle ;

La faute on est aux dieux,

Qui la firent si belle,

Et non pas à mes yeux.

— Allus. hîst. C’est la faute à,.. V. 'Voltaire. pROv. : Qui fait la faute la boit, celui qui commet une faute doit en supporter les conséquences.

— Encycl. Dr. On distingue la faute délictuelle ei la faute contractuelle, La première ne suppose l'exis-

G. Fauré.

Faustine (>*a|)les).

Faustine (Vatican;.

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