‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 808 sur 1225 · F AU · texte numérisé non relu

F AU

FAU

tenoe d'aucun lien de droit entre celui qui l'a commise et la personne lésée ; elle donne lieu à la responsabilité générale édictée par les articles 1382 et suivants du Code civil. (V. RKSPONSABiLnÉ.) l.a seconde consiste dans un manquement à l'obligation de veiller à la conservation d'une chose que l'on est tenu de livrer. Jusqu’à livraison, le débiteur doit apporter à la chose « tous les soins d'un bon père de t'amille » ; et il en est ainsi, soit que la convention ait pour objet l’utilité de l’une des parties, soit qu elle ait pour objet leur utilité commune.

Dans le cas de mandai gratuit et de dépôt, le débiteur n’est tenu que dans la limite des soins qu’il apporterait à ses propres affaires.

Faute de l’abbé Mouret ;i«), roman, par Emile Zola [cinquième tome des Uougon-Macquartj (1875) ; histoire de la défaillance d’un prêtre conquis par l’amour d’une jeune fille, de scs remords et de ses luttes morales ;dans ce roman figure la description colorée et prestigieuse du jardin de Paradou.

fauter [fô-lé] v. n. Commettre une faute. CVx.) Poj). Se laisser séduire, en parlant d'une femme.

fauteuil [fô-teu, l mil. 1 n. m. (de l'anc. haut allem. faldan, plier, et stuol, siège). Grande chaise à bras et à dossier. Fig. F'auteiiiî académique, place parmi les membres de l’Académie française. Occuper le fauteuil, présider une assemblée.

fauteur, trice \fô\ n. (lat. fautor, trix ; de favere. favoriser). Qui favorise, qui excite (no se dit guère qu’en mauv. part.) t les fauteurs d'une conspiration ; un fauteur de désordres.

fautif, i'Ve [/’d] adj. Sujet à faillir : mémoire fautive. Qui est en faute : personne fautive. Plein de fautes : liste fautive. Ant. Correct, exact, sincère, vrai.

fautivement [fô, man] adv. (de fautif). Parerreur, par faute.

fautrage ou faultrage \fô-tra-jé\ n. m. Dr. féod. Redevance sur les prés, que le vassal payait au seigneur. Syn. de préage.

fauve [fâ-ve] adj. (orig. germ.). Couleur qui tire sur le roux ; le pelage du hon est fauve. Bêtes fauves, quadrupèdes qui vivent à l’état sauvage dans les bois (cerfs, daims, chevreuils, etc.). N. m. Couleur fauve. Bête fauve, de couleur plus ou moins fauve, comme le lion, le tigre, etc.

fauveau [/’d-uô] n. m. Bœuf de couleur fauve, fauvette [fô-vé-te] n. f. (de fauve). Petit passereau chanteur, de plumage fauve, de la famille des sylviidés : la fauvette chante agréablement. Frp . Chanteuse agréable.

— Encyol. Les fauvettes sont de petits oiseaux chanteurs, ordinairement gris ou verdâtres, parfo.s variés de brun , dont les nombreuses espèces sont répandues dans les régions tempérées. Elles se nourrissent d’insectes, et vivent dans les taillis. Les

plus communes sont ; la fauvette à tête noire, et la fauvette, des jardins.

Fauville, ch.-l. de c. (Seine-lnférieure), arr. d'A’vetot, dans le pays de Caux; 1.360 h. Chevaux. — Le cant. a 18 comm., et 8.780 h.

faux [fâ\ n. f. (lat. faix. — On écrivait autref. FAULX.) Lame d’acier légèrement recourbée, fixée à un long manche, dont on se sert pour faucher : la faux est l'attribut du Temps et de la Mort. Anat. Nom donné à divers replis membraneux en forme de faux. Art milit. Arme d'hast en usage au moyen âge, et dont la lame était dans le prolongement de la hampe.

— Ekcycl. Agric. La faux simple se compose

d'une lame d'acier d'environ Ooi.eo de longueur, lai'ge de 6 à 7 centimètres au talon, et allant en s'am ncissant vers la pointe. Courbée légèrement, celte lame est renforcée à sa partie dorsale, et légèrement bombée ; un anneau et un coin serrent à la fixer au manche, terminé ou non en béquille, mais pourvu à sa partie médianed'une poignée. A l'aide de cet instrument, le faucheur abat à chaque course de son bras une portion de pré de Im.SO de long sur ü™.15 à O™. 30 de profondeur. Quand la faux perd de son tranchant, l'ouvrierl'aiguiseà l'aide d'une pierre, qu'il porte dans un coffin contenant de l'eau et suspendu à sa ceinture ; si le taillant est perdu, il faut battre le ti-anchant de la lame sur une enclumette avec un marteau plat. Une bonne faux doit rendre, j Orilinaire ; 2. Armée

quand on la frappe un . 3, guerre,

son harmonieux. A Ion- ®

gueur égale, une faux lourde est préférable à une légère. La faux à râteau est le même instrument pourvu d'un dispositif formé par des baguettes de bois et qui retient les tiges coupées : on l'utilise pour la coupe des avoines. On l'appelle aussi faux arméeou Jauchon.

faux, fausse \fô, fô-se] adj. (lat. falsus). Erroné, mensonger, contraire à la vérité : démentir un faux bruit. Contraii-e à la réalité : fausse théorie. Dépouvu de rectitude ; esprit faux. Sans justesse, sans accord ; voix fausse. De mesure inexacte : poids, vers faux. Imité, postiche : fausses dents. Qui a une ressemblance trompeuse avec quelque chose ;

Fausse gloire, fausse grandeur Logent partout le faux iionneur.

Panard.

Hypocrite, dissimulé : Louis XI était faux et dissimulé. Equivoque: se tirer à son honneur d'une fausse situation. (Le mot faux entre dans un grand nombre

Fauvette à tète noire.

Fauteuils : 1. Du xvi” siècle ; 2. Du xvii' siècle ; 3. Du xvm« siècle ; 4. Empire ; 5. Voltaire ; 6. En étoffe (moderne) ; 7. Crapaud ; 8. En éclisse ; tl. A bascule ; lü. D’eiifaut ; 11. De jardin ; 12. De malade ; 13. Roulant pom- malade.

de locutions qu'on trouvera au mot principal. V. bo.M), FILET, MONNAYEUR, SAU.NAGE, SAUNIER, ClO., bien que l'Académie écrive ces deux derniers avec un trait d'union.) .l/y. /-'misse position, V. part, encycl. N. ni. Ce qui est contraire à la vérité : plaider le faux pour savoir le vrai. Imitation, en matière commune, de matières précieuses, ÿpécialem. Cuivre en fil ou en lame, non doré mais seulement mis on couleur. Imitation, altération d’un acte, d'une signature : le faux en matière civile et commerciale est un crhne. m'inscrire en faux, dénoncer comme faux, nier : s'inscrire en faux contre un procès-verbal. Adv. D’une manière fausse : chanter faux. Loc. adv A faux, à tort. Porter à faux, se dit des pièces qui ne sont pas bien d'aplomb sur leur point d’appui, et fig., manquer le but. Ant. Exact, vrai, authentique.

— Encycl. Dr. pén. Le faux peut êti-e commis par écrit : — par paroles (au cas de faux témoignage ou de faux serment) ; — par actions (par exemple, au cas de fabrication de fausse monnaie, ou de contre façon de sceaux de l’Etat).

Le faux en écritures constitue un crime. Il prend le nom de faux en écritures authentiques, faux en écritures de commerce, ou faux en écrnares privées, suivant la nature de l'écrit qui a été falsifié.

Tout fonctionnaire ou officier public qui, dans l'exercice de ses fonctions, a commis un faux, encourt la peine des travaux forcés à perpétuité. Sont punies des travaux forcés à temps toutes autres personnes qui ont commis un faux en écriture authentique et publique, ou en écriture de commerce ou de banque.

Le faux en écritures privées est puni de la réclusion.

La fabrication d'un faux passeport ou d'un faux permis de chasse, ou leur falsification, sont, ainsi que leur usage, punis d’un emprisonnement de six mois au moins, et de trois ans au plus. Quiconque prend, dans un passeport ou un permis de chasse, un nom supposé, ou concourt comme témoin à faire délivrer le passeport sous le nom supposé, s'expose à un emprisonnement de trois mois à un an. La même peine est applicable à l'individu qui a fait usage d'un passeport ou d'un permis de chasse délivré sous un autre nom que le sien.

Fausse nouvelle. La publication de fausses nouvelles et de' Il pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers » constitue un délit de presse puni d’un emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de 50 à 1.000 francs (ou de l’une de ces deux peines seulement), si la publication, faite de mauvaise foi, a troublé' la paix publique.

Les certificats de complaisance délivrés par les médecins en vue de faire dispenser le prétendu malade d’une obligation publique exposent le médecin à des peines rigoureuses, surtout lorsque celui-ci a cédé à des motifs d'intérêt, auquel cas le corrupteur est puni des mêmes peines.

Un emprisonnement de six mois à deux ans frappe celui qui rédige, sous le nom d'un fonctionnaire ou officier public, un certificat de bonne conduite, d'indigence, etc., ou qui falsifie un certificat originaii'ement véritable.

Le Code pénal incrimine non seulement le faux lui-même, mais aussi l'usage fait sciemment de la pièce fausse. Il est, dans tous les cas, prononcé contre les faussaires une amende de 100 à 3.000 fi-ancs, et qui peut même être portée au quart du bénéfice illégitime que le faux au-a procuré ou était destiné à procurer aux auteurs du crime ou du délit, à leurs complices ou à ceux qui ont fait usage de la pièce fausse.

Faux incident civil. Le faux peut donner lieu à deux actions : l’une criminelle, poursuivie par le ministère public; l’autre civile. L'action civile se présentant, le plus souvent, incidemment à un autre procès, s’appelle faux incident ou faux incidnit civil, tandis que laction criminelle, étant généralement principale, a reçu le nom de faux principal.

Lorsque des poursuites criminelles sont exercées, il est sursis à statuer sur le faux civil ; d’où l’adage : le criminel tient le civil en état.

Dans l'usage, la procédure du faux incident est qualifiée du nom d'inscription de faux, parce que la partie qui attaque l'acte doit, d’abord, faire au greffe la déclaration qu’elle s’inscrit en faux contre cet acte. *

Le faux peut être prouvé par titres, témoins ou experts. S’il est reconnu, la pièce fausse est détruite. Le demandeur en faux qui succombe est condamné à une amende de 300 francs au moins et à tels dommages-intérêts qu’il appartient.

La procédure d'inscription de faux est obligatoire en matière d’actes authentiques ou d'écritures privées déjà vérifiées par la justice ; facultative en matière d'actes privés non vérifiés.

— Algèb. Fausse position. On appelle ainsi une méthode de solution, employée en arithmétique pour résoudre certains problèmes, qui consiste à faire sur la valeur de l’inconnue des hypothèses dont on vérifie la fausseté, et à supposer ensuite que la différence entre le nombre essayé et le nombre cherché est proportionnelle à l'écart présenté par deux résultats qui devraient être égaux d’après les conditions du problème.

Fausses Confidences {les), comédie en 3 actes, en prose, par Marivaux (173'7) ; œuvre légère, et d'une grande finesse psychologique. Dorante, bien I né mais sans fortune, se fait agréer comme intendant par Araminte, qui s’éprend de lui et l'épouse. Le caractère de la jeune veuve est une charmante création.

Faux Bonshommes {les), comédie en 4 actes, de Théodore Barrière et Ernest Capendu ; œuvre forte, galerie de poidraits de bourgeois égoïstes et avides (1856).

Faux Ménages {les), drame en 4 actes, en vers, d’Edouard Pailleron { 1869 ) ; œuvre d’une brillante facture, d’une morale sévère, écrite pour détourner des unions libres trop facilement régularisées.

faux-bourdon n. m. Une des plus anciennes formes de la polyphonie vocale, en usage dans les chants d'église, surtout à partir du xvi® siècle. PI. des faux-bourdons.

— Encycl. Le faux-bourdon est une sorte de contrepoint note contre note, généralement à trois parties marchant diatoniquement. Il se compose d’un chant confié au ténor, puis d'une seconde partie marchant parallèlement à la tierce supérieure de ce chant et qui commence et finit sur la quinte ; enfin d'une troisième partie à la tierce inférieure de ce même chant, commençant et finissant sur l'unisson. Ainsi ;

Effet réel.

Comme cette troisième partie est toujom-s confiée au soprano, elle sonne une octave plus haut qu'elle n’est écrite. (Atoir, dans l’exemple ci-dessus, l'efi’et réel produit par l'exécution.)

Cette troisième partie, étant la plus aiguë, fait en réalité le chant ; la partie intermédiaire (le ténoi ) accompagne à la quai'te, et la partie grave à la sixte. La conclusion, en consonance parfaite, se compose de l'octave et de la quinte. Quelquefois, l'une des parties est fieurie d’une ligature accusant la cadence. La suite de tierces et de quartes qu’engendre celle harmonie la rend assez barbare. L'usage des faux-bouri onss'est maintenu dans les maîtrises jusqu'à nos jours pour l’accomplissement de la psalmodie : mais les innovations harmoniques l'ont considci-ablemenl modifié

FÂU

FÉÂ

faux-du-corps n. m. Partie où le corps s'amincit entre la poitrine et les hanches.

faux-fuyant [f6-fu-ian\ n. m. Endroit détourné pour s’en aller sans être vu. Fi<j. Défaite, échappatoire : user rfe faux-fuyants.

faux-marclier n. m. (pour for-mardier ; fors, et marcher). Véner.

Se dit de l'allure de la biche, du cerf, qui biaise en marchant.

faux-visage n. m.

Masque complet, de carton peint ou recouvert d’étoffe.

Favart [i3ar]{Charles- Simon), poète dramatique français, né à Paris, m. à Bellevillc (1710-1792) ; auteur de nombreux vaudevilles et opéras-comiques ila Chercheuse d'esprit, les 7' rois sultanes, Anette et Lubin, etc.^. Il fut protégéde M“e dePompadour, dirigea l’Opéra- Comique, puis le théâtre qui prit son nom. Il fut le créateur de la comédie musicale. —

M®e Favart, née Marie-Justinc-Benotte Duronce- RAY, femme du précédent, charmante actrice, née à Avignon, m. à Belleville (1727- 1773j, introduisit au théâtre la vérité dans le costume. Elle inspira une passion violente au maréchal de Saxe, en fut au désespoir, échappa au vainqueur de Fontenoy, qui persécuta le couple Favart avec des pimcédés d'homme de loi et de policier.

FflcVé (Ildephonse), général et écrivain militaire français, né à Dreux, s m. à Paris (1812-1 894-).

11 commanda l'artillerie pendant la défense de Paris (1870-1871).

Favé (Louis), ingénieur-hydrographe français, né et m. à Paris (1853-1922). On lui doit de noinbr ux levés et cartes hydrographiques. Il est l'inventeur d'un marégraphe. Membre de l'Académie des sciences (1918).

faVClle vè-le] n. f. Conceptacle de certaines algues céramiées, (On dit aussi cystocarpe.)

favelott© [Zo-îej n. f. Nom vulgaire de la fève des marais.

favéole n. f. Hist.mat. Petite cellule, favéoléj e adj. (de fauéoZe). Hist. iiat. Se dit des cellules ou des organes à parois minces et adossés les uns contre les autres.

Faverges [vè7'-je], ch.-l. de c. (Haute-Savoie), arr. d'Annecy ; 2.260 h. {Favergeois ou Favergiens). Anthracite, carrières, — Le cant, a 10 comm., et e.580 h.

Favart.

Favôrney, comm. de la Haute-Saône, arr. et à 15 kil. de 'Vesoul, près de la Lanterne ; 1.410 h. Ch. de f. E. Gypse, chaux, faverole n. f. v. féverole.

Faverolles (race de), catégorie de gallinacés tirant son nom d'une commune d’Eure-et-lmir. Elle est obtenue par croisement entre les races cochinchinoise, bralimapoutra, dorking, et la race de Houdaii, et elle est très appréciée pour sa rusticité et la qualité de la chair. C'est une des premières races de France pour la production des poulets. (Ou dit communément : un, une faverolles, pour : un cog. une poule de Faverolles.)

FaverstiaiII [vèrs-ham'], v. d’Angleterre (comté de Kent) ; 10.500 h. Port. Parcs â huitres.

favete linguis, mots lat. signif. : Gardez un silence religieux. Commencement d'un vers d'Horace ‘ Odes, III. 1, 2). Le poète demande qu'on fasse religieusement silence pour écouter les vérités morales qu'il va énoncer, llemprunte la formule qu’adressait aux assislanisceluiquiallait célébrer une cérémonie religieuse. Euphémisme pour dire : Faites silence; taisez-vous.

faveur n. f. (lat. favor; de f avéré, être propice). Bienveillance, protection : reehei'cher la faveur des grands. Marque exceptionnelle de bienveillance ; privilège : solliciter une faveur. Fig. : les faveurs de la nature, de la fortune. Ruban de soie très étroit. Ti'ouver faveur auprès de quclqu un, en être bien accueilli. Loc. prép. : En faveur de, en considération de, au profit de. A la faveur de, au moyen de : à la faveur de lanuit. 2'our de faveur, passe-droit par lequel une personne, une chose est reçue, acceptée avant une auü*e qui doit être reçue, acceptée avant elle. PI. Marques d'amour qu'une femme donne à un homme. Ant. Défaveur, disgrâce.

faveuXj euse [reâ, eu-ze] adj. 'du lat. favus, rayon de miel). Méd. Se dit de la teigne, lorsqu’elle se recouvre de croûtes jaunâtres.

Favier [vùé] (Jean- Louis) , aventurier et pamphlétaire français, né a Toulouse, m. à Paris (1711-1784) ; auteur de Co n jectures raisonnées, où il montre une clairvoyante intelligence des intérêts extérieurs de la France.

Favier (Alphonse), évéque français, né à Marsannay-la-Côte (Côted'Or), m. à Pékin (1837- 1905). 11 alla prêcher l'évangile en Chine, fut élevé au siège épiscopal de Pékin (1899) et fut 1 auxiliaire dévoué des ministres français en Chine.

Favier (explosif). V. explosif.

Favier.

Favières (François de), auteur dramatique f'*' poète français, né et m. à Paris (17oo-1837) ; autcar de poésies diverses, de livrets et de comédies.

laviforme adi. {du lat. favus, rayon de miel, et de foiune). Qui a la forme d alvéoles.

favisme r7;tVïue( n. m. (du lat. faba, fève). Intoxication produite par l’ingestion de fèves gâtées ou altérées pai' des parasites.

Favoris.

favisses [ri-se] n. f. pl. (lat. favissæ). Caves où l'on enfouissait, près des temples, les objets sacrés et les ex-voto hors d'usage.

favonette [nè-te] n. f. Nom vulgaire de la gesse tubéreuse.

FavoniuS [uss] Myth. îat. Vent d'Ouest, le même que Zéphire.

favorablo adj. {de faveur). Propice : renZ favorable. Indulgent, bienveillant : regard favorable. Ant. Défavoraole.

favorabloment [yuan] adv. D'une manière favorable : accueillir favorableynent une requête.

Ant. Défavorablement.

favori, it© adj. (ital. favorito). Qui plaît le plus : auteur, livre favori. N. in. Qui tient le premier rang dans les bonnes grâces de quelqu'un de puissant : 0/Züfer /e Dainet Ty'isian l Hermüe étaient les favoris de Louis XL Personne qui jouit exclusivement de certains dons particuliers : les favoris de la Fortune. Cheval, coureur, etc., que l'on croit généralement devoir gagner la course : les favoris rapportent peu. Partie de la barbe qui croît en touffe de chaque côté du visage. N. f. Maîtresse d'un roi.

“ Encycl. Le nom de favorite a été donné plus particulièrement à celles des maîtresses royales qui eurent quelque influence sur les événements et les hommes de leur temps.

Parmi les plus célèbres dans l’histoire de France, citons : Frédégonde, maîtresse, puis épouse de Chilpéric 1er ; Odette de Champdivers, favorite de Charles VI; Agnès 'Sorel, de Charles VII ; Marguerite de Sassenage, de Louis XI ; la comtesse de Chàteaubriant et la duchesse d'Étampes, de François pr ; Diane de Poitiers, de Henri II ; Marie Touchet, de Charles IX ; la comtesse de Guiche, Françoise de Montmorency, Charlotte des Essarts, Gabrielle d'Estrées, Henriette d’Enlragues, de Henri IV ; Mhe de La Vallière, M“e de Monfespan, la duchesse de Fontanges et Mme de Maintenon, de Louis XIV ; la duchesse de Châteauroux, la marquise de Pompadour. la du Barry, de Louis XV; Mme du Cayla, maîtresse platonique de Louis XVIII.

Favorite (/a), opéraen 4 actes, paroles d’Alphonse Royer et Gustave Waez (le 4® acte de Scribe), musique de Donizelti (1840). En Castille (en 1340), un jeune seigneur, Fernand, est épris de la belle Léonore de Guzman et l'épouse, ignorant qu'elle est la favorite du roi de Castille Alphonse XI. Apprenant son déshonneur, il se retire dans un cloître. Léonore l'y rejoint, se justifie, et meurt pardonnée. Partition célèbre, pleine de pages émouvantes : la romance Un ange, une femme incoyinue ; les airs Jardins de VÀlcazar; Léonore, mon amour brave ; Pour tant d'ayyiour, m soyez pas ingrate ; O nwn Feimand ; la cavatine Ange si pur ; et le duo final Viens, je cède éperdu.

Favorite ila), palais voisin de Mantoue, près duquel Bonaparte vainquit les Autrichiens de Ih'overa, le 16 janvier 1797. Cette victoire amena la capitulation de Mantoue.

FavoriHUS [mt-s-s], rhéteur et sophiste gaulois, né à Arles, m. vers 135, disciple de Dion Chrysostome et ami de Plutarque. 11 fréquenta beaucoup la cour d'Adrien, à qui ses mots piquants déplurent quelquefois.

favoriser [zé] v. a. Traiter favorablement. Accorder une préférence. Seconder les desseins, les désirs : l'obscurité a favorisé sa fuite. Favoriser de, accorder la faveur de : favoriser quelqu'un d'un regard.

favoritisme [(Zs-jne] n. m. Abus du régime des favoris, des faveurs injustifiées accordées au détriment du mérite.

FavraS [U7’ass] (Thomas de Mauy, marquis de), agent politique du comte de Provence, né à Blois, ni. à Paris (1744-1790). Il fut pondu en place de Grève, sous l'accusation d'avoir projeté d'affamer Paris et d'assassiner Bailly et La Fayette.

Favre . Antoine), jurisconsulte savoisien, dit le Président Faber, né à Bourg, m. à Chambéry (1557- 1624), célèbre par ses travaux sur le droit romain. Il fut, avec saint François de Sales, le fondateur de l’académie floriinontane d’Annecy. Il eut pour fils le grammairien Vaugelas.

Favre (Jean-Baptiste), abbé et poète cien, né à Soinniières, m. à Celleneuve [1727-1783J ; un des précurseurs du félibrige. Ses contes en langue d'oc, très gais, sont populaires.

Favre (Jules), avocat et homme politique français, né à Lyon, m. à Versailles (1809-1880). Il fut, en 1848, secrétaire de Ledru- Rollin, s'efforça en 1851 d'organiser la résistance au coup d’Etat, devint bâtonnier de l’ordre des avocats, plaida pour Orsini (1858'j, et fut élu comme député libéral au Corps législatif. Il proposa, en 1870, la déchéance de l'Empire, fut membre du gouvernement de la Défense nationale, et négocia avec Bismarck le traité de Francfort. Membre de l’Académie française depuis 1868.

Favre (Louis), entrepreneur de travaux publics, né à Chêne-Bourg, près de Genève (1826-1879). Il mena à bonne fin le percement du mont Cenis et commença celui du Saint- GoUiard, mais il mourut dans le tunnel, avant de l’avoir achevé.

favus [russ] n. m. (mot lat. signif. rayon de yniel). Pathol. Maladie cutanée due à un champignon et caractériî^ée par des croûtes jaunâtres. (La teigne faveuse est le l’avus du cuir chevelu. On appelle parfois favus l’élément croùteux de cette maladie.)

Fawcett [angl. fa-ou-sèV] (Henry), économiste anglais, né à Salisbury, m. à Cambridge (1833-1884).

Fawlîes (Guy), officier catholique anglais, né à York, supplicié à Londres (1570-1606). Un des chefs

languedo-

’Uérault)

Jules Favre.

de la Conspiration des Poudres, il refusa, au milieu des tortures, de nommer ses complices.

fay [fè]n. m. Division d’un bloc d’ardoise en un certain nombre de quartiers.

Fay (Le), comm. de SaÔne-et-Loire, arr. et à 10 kil. de Louhans ; 1.240 h. Ch. de f. P.-L.-M.

Fay, comm. du dép. de la Somme, arr. et à 12 kil. de Péronne ; 157 b. en 1911. Au cours de la bataille de la Somme, dès le l'r juillet 191G, Fay a été enlevé aux Allemands. Entièrement détruit.

Fay (Etienne), chanteur et compositeur français, né à Tours, m. à Versailles (1770-1845) ; auteur de plusieurs opéras-comiques : Flora, les Rendezvous espagnols, Julie ou te Pot de fleurs, etc-

Fay (Charles-Alexandre), général et écrivain militaire français, né à Saint-Jean-Pied-de-Port en 1827 ; auteur d'utiles souvenirs militaires sur la guerre franco-allemande.

fay alite \fa-i-d\ n. f. Minér. 'Variété de péridot ferreux.

fayard [fa-iar] ou foyard [fo-iar] n. m. (lat. fagus). Autres noms du hêtre.

Fay-aUX-LogeS, comm. du Loiret, arr. et à 19 kil. d’Orléans, sur le canal d’Orléans ; 1.690 h. Ch. de f. Orl. Cai’rières.

Fayçal. v. faîçal.

Fay-de— Bretagne, comm. de la Lolrc-Inférieure, arr. et à 38 kil. de Saint-Nazaire ; 3.410 h. Minoteries.

Fay d’Herbe ou Faydherbe (Lucas), architecte et statuaire belge, né et m, à Malines (1617- 1697) ; il a construit plusieurs églises, et ses statues, ses bas-reliefs, ses mausolées, ornent les principales villes de la Eelgique.

Faye, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 21 kil. d'Angers, non loin du Layon ; 1.200 h. Ch. de f. Et. Vignobles.

Faye [fa-f] (Jacques), homme d'Etat et magistrat français, né à Paris, m. à Senlis (1543-1590) ; bon serviteur de Henri III, puis de Henri IV.

Faye (Hervé), astronome et météorologiste français, né à Saint-Benoît-du-Sault,

m. à Paris (1814-1902). On lui doit, entre autres travaux, une théorie des cyclones. Il fut ministre de l’instruction publique dans le cabinet Roebeuouët (1877).

Membre (1847), puis président (1872) de l’Académie des sciences.

Faye (Etienne- CéopoW), Hervé Faye.

avocat et homme politique

français, né à Marmande, m. à Birac (Lot-et-Garonne) [1828-1900]. H fut ministre de l’instructioa publique (1887), puis de l’agriculture 11889;.

fayence [fa-ian-se], fayencerie [fa-ian-se-rî]

n. f. ; fayencier [fa-ian-si-é] n. m. V. faïence, etc.

Fayence \fa-i-a7i-se], Cb.-i. de c. (Var), arr. de

Draguignan, non loin de la Camandre; 1.420 h. Ch. de f. S. — Le cant. a 8 comm., et 6.860 b.

Fay-le-Froid

[fn-ï-le-froi], cb.-l. de c.

( Haute-Loire ), arr. du Puy, près du Liguon-Vellave ; 1.200 h. Gorges.

Eaux acidulées gazeuses.

— Le cant. a 6 comm., et 7.500 h.

Fayolle (Marie- Emile), maréchal de France, né au Pny en 1852. Sorti de l'artillerie et général du cadre de réserve en 1914, il fut rappelé à FacUvité pendant la Grande Guerre. Il commanda la 6« armée à la bataille de la Somme (1916), l’armée d’Italie en. novembre 1917, puis le groupe d'armées de réserve qui, en mars 1918, arrêta la ruée allemande et, en. juillet, repoussa l'ennemi jusqu'au Rhin.

fayot [fa-io] ou fayol \fa-iol] n. m. (lat. pkaseolus). Fam. Haricot sec. Arg. mar. Rengagé ae la marine.

FayOUm [fa-i-oum'], contrée de la Moyenne- Egypte ; 370.CK)0 h. Capit. Médinet-el-Fayouyn. Dans la partie la plus basse, se trouve un lac partiellement desséchÂ

Fays-Billot [fa-l-bi. Il mil,, o] ou Fayl- Billot, ch.-l. de c. (Haute-Marne), arr. de Langres ; 2.150 h. Patrie de Me»' Darboy. Ecole nationale d'horticulture et de vannerie. — Le cant. a 24 comm., et 9.060 h.

fayssé [fê-séj n. m. Nom vulgaire d’un champignon comestible de la famille des agaricinées, la russule couleur feuille-morte.

Fayt-lez-Seneffe, comm. de Belgique (Hainaut, aiT. de Charleroi) ; 4.450 h. Houille, fonderies.

FazekaS (Michel), poète hongrois, né à Debreezin (1766-1828). Dans ses poèmes, il prend parti pour le serf contre le seigneur.

Fazio degli Uberti, poète italien, né à Florence, m. à Vérone en 1367 ; iiniiateur de Dante dans son poème descriptif et encyclopédique Üitta yyxundi.

Fazy (Jean-Jacques, dit James), homme politique et économiste genevois, né et m. à' Genève (1796-1878), fondateur du Journal de Genève et principal auteur de la Constitution libérale genevoise de 1847.

Fe, symbole chimique du fer.

féag© n. m. (de fief). Fèod. Contrat d'inféodation.

féal^ e^ aux adj. (de foi). Loyal, fidèle : BoJandy Du Guesclin, Bayard étaient de féaux chevaliers. (Vx.) Substantiv. Partisan dévoué : les feauv du bonapartisme.

featlier-weigllt [pr. angl. fé-zeur-ouêt"i n. m. (en angl. poids de plume). Turf. Cheval qui a le plus léger poids à porter, dans une course handicap.

féauté [fé-âl n. f. Fidélité. (Vx.)

M** Fayolle.

FÉD

FÉB

fébricitant ’tan], eadj. et n. (de fébviciter) . (iai a la (lèvre : un homme fébricitant ; un fébricitant. (Vx.)

fébriciter [té\ v. n. (lat. febridtare,. Avoir la flèvi'e.

fébricule n. f. (lat. febricula).

Fièvre légère.

fébrifuge adj. (du lat. febrîs, fièvre, et fugare, mettre en fuite). (Jui guérit la fièvre. N. m. : la quinine est un excellent fébrifuge.

— Encycl. Le fébrifuge par excellence est le quinquina, qui agit sur tout par la quinine qu’il renferme, et

?,uon emploie maintenant de préérence sous forme de composés définis : sulfate, chlorhydrate, bromhydrate de quinine. Après la quinine, lo remède le plus efficace (contre les fièvres intermittentes est l'arsenic, qui est surtout un adjuvant de la médication par la quinine ; puis viennent la salicine (écorce de saule), la phloi-j'dzine, l’esculine (écorce de marronnier d'Inde) et diverses plantes amères.

Les médicaments qui abaissent la température sont des antipyrétiques.

fébrigène adj. (du lat. febrîs, fièvre, et du gr. gennân, engendrer).

Qui engendre la fièvre.

fébrile adj. (lat. febrilis ; de febris, fièvre). Qui tient de la fièvre : mouvements fébriles. Qui accuse la fièvre : youls fébrile. Fig. Qui produit ou trahit une vive excitation :

impatience fébrile.

fébrilement [man] adv. D’une mànière fébrile.

fébrilité n. f. Caractère de ce qui est fébrile,

fébruales n. f. pi. (du lat.

februarius, février). Antiq. rom. Vue d’ensemble Fêtes qui se célébraient au mois de février en l’honneur des morts.

Feb’vre f Alexandre-Frédéric), comédien français, né à Paris (1835-1916). 11 a fait applaudir dans plusieurs théâtres parisiens, surtout à la Corné- -

die-Française, son talent •• ç' ’ '

souple et original. 1$,

fécal, e, aux adj. xi

Qui a rapport aux fèces. fc

Matières fécales, excré- '?

ments de l'homme. \

fécaloïde [lo-î-de] adj. (de fécal, et du gr.

eidos, apparence). Se dit des vomissements qui s urviennent dansl’ob- n

struction intestinale et ''

qui contiennent des ma- ^ A'-

tières fécales.

d’une féculerie : A, turljine à siplion (moteur) ; B, laveur de pommes de terre ; C, épierreur ; D, râpe ; E, pompe à matière ; F, cuves à dégraisser ; G, tamis , H, presse continue pour les pulpes.

Fécamp Jlcan], ob.-l.

de c. (Seine-Inférieure), Fr. Febvre.

arr. et à 40 kil. du Havre : 16.740 h. [Fécampois). Ch. de f. Et. Filatures, fonderies, chantiers de constructions navales. Port de grande pêche, sur la Manche. Bains de mer (plage de galets). — Le cant. a 12 comm., et 24.720 h. fécatlOU jst-on] n. f. Séparation des fèces. (Vx.) fécer [séj V. n. (de fèces. — Prend une cédille sous le c devant a et o : tl féça, notes féçons.) Former de la lie.

fèces [fèss\ n. f. pl. (du lat. fæx, fæcis, excrément;. Chim. Sédiment qui se dépose au fond d’un liquide trouble, après qu’on l’a laissé reposer. Physiol. Excréments solides de l'homme.

— Encycl. Physiol. Les fèces ont une couleur ordinairement brune ; leur odeur provient souvent d’un dégagement d’hydrogène sulfuré, en même temps que d’un certain nombre de produits volatils. Elles sont constituées par des substances alimentaires insolubles dans les sucs digestifs et les produits de sécrétion du tube digestif. Leur composition varie, comme aussi la couleur, avec l'état pathologique.

Fécbaill, comm. du Nord, arr. et à 17 kil. de Douai, près de la Sensée ; 1.260 h. Presque entièrement détruite au cours de la Grande Guerre, féchelle n. f. Art culin. V. faisselle. Fecbner (Gustave-Théodore), philosophe allemand, né à Gross-Særchen, m. à Leipzig (1801-1887) ; un des fondateurs de la psychophysique.

fécial n. m. (lat. fecialis). Prêtre qui, chez les Romains, intervenait dans les déclarations de guerre et les traités de paix, et les consacrait par des cérémonies religieuses : le collège des féciaux.

fécial, e, aux adj. Qui se rapportait aux féciaux : le droit fécial.

fécond [âon], © adj. (lat. fecundus). Propre à la reproduction de l’espèce : les négresses sont très fécondes. Fertile, productif : la féconde Limagne. Qui rend fertile : la pluie féconde. Fig. Abondant en résultats, en développement : teuvre /’ecmide/oraleur fécond. Ant. Infécond, stérile, aride.

fécondable adj. Qui peut être fécondé, fécondance n. f. Aptitude à féconder, vertu fécondante : la nature a donné aux femelles la fécondité et aux mâles la fécondance.

fécondant [dan], © adj. Qui féconde ou ferti- Rse : engrais fécondants.

fécondateur, trie© adj. et n. Qui a la puissance de féconder.

fécondation [si-on] n. f. Action de féconder : la fécondation des fleurs s'opère par l'introduction du pollen dans le pistil et de là dans l'ovaire. Son résultat.

— Encycl. Biol. La fécondation est le phénomène terminal de la reproduction sexuelle des êtres vivants. Il y a deux catégories d’éléments sexuels : les éléments mâles (gamète mâle, androgamète. anthérozoïde, spermatozoïde), et les éléments femelles (gamète femelle, gynogamète, oosphère, ovule;. Les

éléments sexuels de chaque catégorie jouissent des propriétés suivantes : 1» chacun d’eux isolément est incapable de développement (on a reconnu cependant que cette propriété n’est pas absolue: Yves Delage a pu faire éclore des oeufs d’oursins non fécondés, en les plaçant dans des solutions salines concentrées) ; 2o l’élément femelle d'une espèce attire l'élément mâle de la même espèce ; 3» ces éléments sont complémentaires ; 4» la fusion de ces éléments transforme l’élément femelle en œuf complet.

En général, il y a deux individus différents, et la fécondation est dite croisée. Si le même individu porte les deux éléments, il est dit hennaphrodite. L abeille et quelques autres animaux présentent un cas aberrant de fécondation : leur ovule peut se développer seul en donnant naissance à un mâle, mais s’il est fécondé, il donne une femelle (ouvrière ou reine).

Fécondation artificielle. La fécondation artificielle consiste à déterminer l’union des spermatozoïdes avec les ovules, en dehors de tout rapprochement sexuel. Elle fut pratiquée d abord par les pisciculteurs, puis par les horticulteurs et arboriculteurs.

La fécondation artificielle des plantes est une opération fort délicate, et qui ne peut être effectuée que par des mains expertes. Les anthères sont coupées avant la déhiscence, quelquefois avant l’épanouissement de la fleur. On isole ensuite la fleur soigneusement par des sacs ou des cloches de verre. Le moment venu, on désencapuchonne la fleur et l’on frotte doucement le stigmate avee plusieurs anthères de la fleur fécondante. La fécondation de la vanille (qui ne se fait jamais qu’artificiellement) est particulièrement délicate. La fécondation artificielle a permis de créer diverses variétés nouvelles de blé; en viticulture, elle a permis d’obtenir des hybrides plus ou moins résistants, et enfin c’est grâce à elle que l’horticulture obtient chaque jour des variétés nouvelles de fleurs.

fécoildeiU©Ilt jnan] adv. D’une manière féconde.

féconder (dé] v. a. (lat. fecundare). Rendre fécond : la plupart des poissons ne fécondent leurs œufs qu'après la ponte. Rendre fertile : les pluies et la chaleur fécondent la terre.

fécondité n. f. (lat. fecundiîas). Qualité de ce qui est fécond : fécondité d'une femelle. Fertilité : fécondité de la terre. Fiç. Aptitude à produire certains effets : la fécondité d'une, idée, d'un écrivain. Ant. Infécondité, infertilité, stérilité.

— Encycl. La fécondité est la règle de toutes les espèces vivantes, puisque, sans elle, elles disparaîtraient forcément.

Dans la génération sexuelle, la fécondité n’est pas limitée aux unions d’individus de même race ou de même espèce; le croisement de deux individus de même espèce, mais de races différentes, est généralement fécond, et donne lieu à des êtres dits métis. Quand le croisement a lieu enti-e deux individus d’espèces différentes, le croisement est infécond, ou donne lieu à des /iÿèrides, qui sont inféconds (mulet).

Fécondité (la), tableau de Jordaens, au musée de Bruxelles. Une nymphe nue, debout, vue de dos, tenant devant elle une draperie blanche ; à gauche, deux satyres nus, portant un monceau de fruits ; à droite, une nymphe vue de dos, tenant une grappe de raisin ; au second plan, une femme drapée de rouge et un satyre tenant un enfant sur ses épaules. Œuvre puissante et plantureuse, d’un coloris solide. (V. p. 858.)

Fécondité, roman ou plutôt poème symbolique d’Emile .Zola, le premier volume d’une sorte de tétralogie intitulée les Quatre Evangiles. L'auteur y retrace les conséquences funestes de la restriction des naissances (1899).

fécul© n. f. (lat. fæeula). Partie pulvérulente farineuse des graines et de certaines racines ; la pomme de terre contient une forte proportion de fécule.

— Encycl. Amidon et fécule sont une même substance, qui existe dans presque toutes les parties

des végétaux (racines, tubercules, tiges, feuilles fruits, graines). Mais on a adopté plus particulièrement le nom de fécule pour désigner l’amidon des organes souterrains (tubercules, l'aclnes) en réservant celui d'amidon pour le produit industriel tiré des graines (blé, riz, maïs). A 1’ état de pureté, la fécule est insoluble dans l’eau froide, mais elle se dissout en apparence dans l'eau chaude, en faisant un magma. Sous cette forme, elle se change en sucre, par l’ébullition avec les acides étendus. Parmi les fécules alimentaires composées, on peut citer Varrow-root, le dictamia, le kaïffa, le racahout des Arabes, le sagou, le salep, le tapioca, etc.

Il y a aussi des fécules médicinales, employées en thérapeutique comme résolutifs ou décongestionnants : fécule de pomme de terre, d’arum, de belladone, de brione, de ciguë, de jusquiame, de pivoine.

fécul©IlC8 [lan-sé] n. f. Etat d’une substance féculente : la féculence des lentilles. Etat d’un liquide qui dépose des sédiments.

féculent \lan], © adj. Qui contient de la fécule : graines féculentes. Epais, qui dépose un sédiment : liquide féculent. N. m. Légume qui contient de la fécule : la pomme de terre est un féculent. féculer [lé] v. a. Réduire en fécule, féculeri© [rî] n. f. Usine où l’on fabrique la fécule.

— Encycl. Une féculerie comprend toute une série d’appareils par lesquels passe successivement la pomme de terre pour être réduite en fécule : les ébourbeurs, laveurs et épierreurs débarrassent les tubercules de la terre et des graviers qui s’y trouvent adhérer ; puis, des cylindres dentés (râpes), qui tournent dans des tambours métalliques, réduisent les pommes de terre en une pulpe qu’entraîne un . courant d’eau. Après épuration et tamisage de cette pulpe (fécule verte), on la fait déposer dans de grands réservoirs, et, enfin, on la sèche dans des étuves ; au sortir des bluteurs, c’est de la fécule pure que Tou recueille.

féculeux, ©use [leà, eu-ze] adj. Qui contient de la fécule.

féculier [H-é] n. et adj. m. Se dit do celui qui fabrique de la fécule. (On dit moins bien pécdliste.)

féculite n. f. Substance pulvérulente, formant le principe immédiat de certains végétaux.

féculoïd© \lo-i-de] adj. (de fécule, et du gr. eidos, aspect). Qui ressemble à la fécule.

féculomètr© n. m. (de fécule, et du gr. metron, mesure). Instrument destiné à l’essai des fécules.

fedeli n. m. pl. (ital. i fedeli comici, les comédiens fidèles). Troupe d’artistes italiens, qui se constitua en 1605 et fut appelée à Paris par Marie do Médieis. Elle poursuivait les traditions de la Cornmedia delVarte.

fédéral, e, aux adj. (du lat. fœdus, eris, alliance). Qui a rapport à une fédération, à une confédération : le conseil des amphictyons était V assemblée fédérale de la Grèce. Tir fédéral, tir que, chaque année, la Suisse organise au chef-lieu de Tun de ses vingt-deux cantons.

fédéraux ou nordistes (les), nom que portèrent les Américains des Etats du Nord, qui. pendant la guerre de Sécession, combattaient pour l’abolition de l’esclavage et le maintien de l’union fédérale (par opposition aux confédérés ou Sudistes). Le nom de fédéraux a été donné aussi aux combattants alliés de TEtat d’Orange et de la république du Transvaal, dans leur guerre défensive contre l’Angleterre en I9Ü0.

fédéraliser [zé] v. a. Constituer un pays à l’état de fédération.

fédéralisru© [lis-mej n. m. Système politique dans lequel plusieurs petits Etats se réunissent en confédération, tout en conservant chacun une autonomie relative : le fédéralisme helvétique.

fédéraliste r/ls-ie] adj. Qui a rapport au fédéralisme. N. l’ariisàn du gouvernement fédératif.

FÉD

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