‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 824 sur 1225 · V. ENTREPÔT. Ant. Réel · texte numérisé non relu

V. ENTREPÔT. Ant. Réel

flction [fik-si-on] n. f. (lat fictio). Création de l’imagination, invention fabuleuse : se laisser prendre aux fictions des poètes. Dr. Fiction légale, fait qu’on suppose réel, pour en faire la base d’un droit : la prescription est une fiction légale. Ant. Réalité.

Fiction et vérité, célèbre autobiographie Gœthe (1811-1814), qui est une véritable histoire la littérature allemande au xviiie siècle.

flctionnair© [fUc-si-o-nk-re] adj. Qui se fonde sur une flction légale ; droit ficiionnaire. flctivement [fik, man] adv. Par flction. ficus [t-uss] n. m. Nom scientifique du genre figuier.

fidéicommis [ko-mî\ n. m. (du lat fidei, à la foi, et de commis'. Acte par lequel un donateur ou un testateur laisse quelque chose à une personne gratifiée en premier lieu, à charge de la livrer ultérieurement à une autre personne gratifiée en second lieu : les fidéicommis sont valables, poui-vu qu'ils ne présentent aucun caractère de la substitution. ’V. FIDUCIE, SUBSTITUTION,

fidéicOIUlXlissair© [ko-mi-sê-re] n. Bénéficiaire réel d’une libéralité laissée à une autre personne par fidéicommis,

fldeiCOirunisS©r ko mi sé] v. n. Faire un fidéicommis.

fidéisme 'i/é-tï-me] n. in. (du lat. fide.s, foi).

Fichu (xviii«

Ficoîde.

de

de

Ordre de la Fidélité.

Système philosophique qui, jugeant la raison incapable d’arriver aux principes premiers, fait dépendre leur connaissance uniquement de la foi,

— Encycl. Le fidéisme a eu pour représentants l’abbé Bautain, Bonnetty et le P. Ventura. Ce système a été censuré par l’autorité ecclésiastique.

fldéiste [dé-is-te] adj. et n. Se dit de celui qui met la foi avant la raison. Partisan du fidéisme.

fldéjusseur iju-seur] n. m. Celui qui se constitue caution pour un autre.

fidéjussion [/M-si-on] n. f. Dr. rom. Caution, garantie.

fidéjussoire [ju-soi-re] adj. Relatif à la fidéjussion : engagement fidéjussoire.

fidèle adj. (lat. fidelis.-de fides, foi). Qui remplit ses engagements : être fidèle à ses serments. Constant, persévérant : fidèle à ses habitudes. Exact : historien fidèle ; traduction fidèle. Sûr : guide fidèle. Qui est probe, honnête : domestique fidèle. Qui retient bien ce qui lui a été confié : mémoire fidèle. Qui a de l’attachement : chien fidèle. Substantiv. Personne pleine d’attachement, de dévouement constant. N. m. pi. Les fidèles, ceux qui professent et pratiquent la foi. Ant. Infidèle.

fidèlement [man] adv. D’une manière fidèle. Exactement ; traduire fidèlement un texte.

Fidelio, opéra en trois actes, paroles de Sonnleithner, musique de Beethoven (1806). Florestan est enfermé dans une forteresse par son ennemi Pizarre. Léonore, femme de Florestan, se déguise en homme, pénètre dans la forteresse sous le nom de Fidelio, et sauve son mari. Sur ce drame vulgaire, Beethoven a écrit une partition remarquable, fidélité n. f, (lat. fidelitas).

Exactitude à remplir ses engagements. Attachement constant ; la fidélité du chien. Probité scrupuleuse : fidélité d’un caissier. Exactitude ; fidélité d’un récit. Ant.

Infidélité, félonie, déloyauté.

Fidélité (ordre de la), ordre badois, fondé en 1718 par le margrave Charles-Guillaume, et successivement remanié en 1803 et 1840. C’est le premier ordre du grand-duché, réservé aux souverains et hauts dignitaires. Une seule classe ; grand-croix. Le ruban est orangé, avec une bordure blanche. 1

Fidènes, anc. ville du pays des Sabins, soumise à Rome dès le temps de Romulus. (Hab. Fidénates.) Sous Tibère, la chute d’un théâtre y écrasa 30.000 spectateurs.

fidibUS [6mss] n. m. Bande de papier tordu, servant à allumer une pipe. (Ce mot, contraction de fidelibus fratribus, provient de l’ai-got des étudiants allemands.)

Fidji ou ’Viti (ÎLE.S). V. ViTI. I

fldonie [ni] n. f. Genre d’insectes lépidoptères, renfermant dès phalènes dont une espèce vit en France sur les genêts.

fiduciaire [è-re] adj. et n. (lat. fiduciarius ; de hducia, confiance). Chargé d’un fldéicommis : légataire fiduciaire. Se dit de valeurs fictives, fondées sur la confiance accordée à celui qui les émet. Monnaie fiduciaire, papiei’-monnaie, billets de banque. Circulation fiduciaire, circulation du papier, des billets de banque.

flduciairemeilt [è-re-man] adv. D’une manière fiduciaire ; léguer fiduciairement une somme.

fiducie [si] n. f. (lat. fidueia). Disposition par laquelle on charge une personne (fiduciaire) de l’administration d’un héritage ou de biens légués, à charge de les restituer, après un temps donné, au véritable légataire.

— Encycl. Dr. Dans la disposition gratuite appelée fiducie, à la différence de ce qui a lieu dans le fidéicommis ordinaire, le fiduciaire n’est qu’un intermédiaire chargé d’administrer les biens et qui doit les restituer à leur bénéficiaire véritable. Le grevé de fiducie, simple administrateur, n’a pas la propriété des biens et ne fait pas les fruits siens. Il doit restituer les biens à l’époque fixée, et, si le disposant ne l’en a dispensé, il est tenu de rendre compte de sa gestion. Il ne faut pas confondre la fiducie avec la substitution. (V. c^[inot.)

flduciel, elle [si-èl, è-le\ adj. Techn. Se dit des lignes ou des points d’après lesquels on se guide pour déterminer les autres.

plus lldele des compagnons pour désigner un ami intime.

fief [fi-èf] n. m. (anc. h. allem. fehu ; b. lat. feudum et fœdum). Domaine, terre noble qu'un vassal tenait d’un seigneur, sous condition de lui prêter foi et hommage, et de lui fournir certaines redevances. CV. FÉODALITÉ.) Fig. Possession exclusive, bien propre ; un fief électoral.

— Encycl. V. féodalité.

flefféll \ fi-è-fal\, ©, aux adj. Qui concerne les fiefs. Juridiction fieffale, celle du seigneur féodal sur l’étendue de ses terres.

fieflant tfi-è-fan], e adj. Celui, celle qui donnait une terre à fief.

fleffataire [fi-è-fa-lè-rc] n. Personne qui prend à fief un héritage rural, c’est-à-dire à charge de rente foncière.

fleffe [fi-è-fe] n. f. 'Vente dont le prix consistait en une rente foncière perpétuelle. (Vx.)

fieffé \fi-è-fé\, e adj. Qui tient en fief. Donné en fief. Fam. Qui a atteint le dernier degré d’un défaut, d’un vice : ivrogne fieffé ; un fieffé coquin.

fieffer [fi-è-fé] v. a. (de fief). Féod. Pourvoir d’un fief : fieffer un roturier. Donner en fief ; fieffer un domaine.

Fief-Sauvin Lel, comm. de Maine-et-Lome, arr. et à 23 kU. de Cholet, près de l’Evre ; 1.670 h. Ch. de f. Toiles.

Fidoüie.

John Field.

Fielding.

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