‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 825 sur 1225 · FIE · texte numérisé non relu

FIE

fiel n. m. (lat. fel). Sécrétion du foie, appelée aussi hile. Fig. Amertume des sentiments, des paroles : discours plein de fiel. Douleur amère ; le fiel de la vie. Allus. lit-

TÉR. V, TANTÆNE ANIMIS.

Field [fild’] (John), compositeur et pianiste irlandais, né à Dublin, m. à Moscou (1782-1837) ; auteur de célèbres Nocturnes, de Concertos. Son intempérance hâta sa fin.

Field (Davis Dudley), jurisconsulte américain, né à Haddam (1803-1894).

Il eut une grande part à la rédaction des codes américains.

Fielding Ifîl-din'gh]

(Henri), romancier et écrivain politique anglais, né à Sharpham-Park, m. à Lisbonne (1707-1754) ; auteur de Joseph Andrews et de Tom Jones ; observar teur amusant et peintre ironique de l’instinct débridé.

fleldsman [fildsmans] ou fielder [fil-dèr’] n. m. (en angl. homme du champ) . Au base hall et au cricket, joueur qui se tient sur le champ pour arrêter les balles.

field-trial [angi. fiidtrayai] n. m. (en angl.

épreuve dans un champ).

Mise à l’épreuve d’un chien de chasse, qu’on lâche dans un teiTain clos à la découverte ou à la poursuite du gibier qu’il chasse nabituellement.

fielleux, euse [fi-è-leû, eu-zej adj. Qui tient du fiel. Amer comme du fiel ; paroles fielleuses.

FienneS [fi-è-ne] (Robert, dit Moreau de), connétable de France en 1356, m. vers 1382 ou 1385, 11 se signala contre les Anglais, et eut la modestie de se démettre, en faveur de Du Guesclin, de sa charge de connétable, qu’il ne pouvait plus exercer activement.

fiente [fi-an-te] n. f. (bas lat. femita ; de fimus, fumier). Excréments de certains animaux : les fientes de pigeons et de poules forment un engrais très actif.

fienté, © [fi-an] adj. Amendé par des engrais : terrain fienté.

flen'ter [fi-an-té\ v. n. Rendre de la fiente. V. a. Fumer avec de la fiente : fienter un terrain.

flenteron [fi-an] n. m. Valet chargé de nettoyer les étables. Homme qui i-amasse les ordures au coin des bornes.

fieuteux, euse \fi-an-teû. eu-ze] adj. Qui est couvert de fiente : étable fienteuse.

fier [/î-èrl, flère adj. (du lat. férus, farouche). Altier, arrogant, superbe. Qui a des sentiments nobles, élevés : âme fiére. Qui est inspiré par la fierté : un regard fier. Qui s’enorgueillit de quelque chose : être fier de ses succès. Fam. Fameux, grand : un fier coquin. Fier comme un Ecossais, très fier. (V. Arta- BAN.) N. ; faire le fier. Ant. Affable, familier.

fier [fi-é] V. a. (lat. fidere. — Se conj. comme prier.) Confier : fier son honneur à un ami. (Vx.) Se fier v. pr. Mettre sa confiance en quelqu’un : Napoléon, vaincu, eut le tort de se fier à la générosité anglaise. Fiez-vous-y ! comptez là-dessus. Ne vous y fiez pas ! ne vous figurez pas cela. Ant. Se méfier, se défier, suspecter.

Fier [fi-èr] (le), riv. torrentueuse de la Haute- Savoie, qui se jette dans le Rhône (riv. g.), en traversant des gorges pittoresques ; cours 66 kil.

fler-à-bras [fi-è-ra-bra] n. m. Fanfaron qui fait le brave. PI. des fier-à-bras ou fiers-à-bras.

FierabraS (baume de), baume inventé au xrve siècle pai' le chirurgien-charlatan Hervé Fierabras, et sans cesse invoqué par don Quichotte.

Fierabras, célèbre chanson de geste française de le fin du XII» siècle, dont le paladin Olivier et le guerrier sarrasin Fierabras sont les principaux acteurs.

fièrement [man] adv. D’une manière fière, hautaine : accepter fièrement un défi. Fam. Avec hardiesse, vigueur ; tableau fièrement peint. Extrêmement : tireur fièrement habile.

Fierens-Ge’vaert (Hippolyte), critique d’art belge, né à Bruxelles en 1870, auteur de la Renaissance septentrionale dans les Flandres, etc.

flérot [ro], e adj. et n. Ridiculement fat et orgueilleux ; être fiérot ; faire le fiérot,

flerte [fi-èr-te] n. f. (du lat. feretrum, brancard). La châsse d’un saint. (Vx.)

fierté [fi-èr] n. f. (lat. feritas). Caractère de ce qui est fier : la fierté du cœur est une qualité ; la fierté des manières est souvent un défaut. Bx-arts. Vigueur d’exécution : fierté du pinceau. Ant. Affabilité, familiarité.

Fieschi \fi-ès-ki], conspirateur français, né à Murato (Corse) [1790-1836]. Ayant attenté à la vie de Louis-Philippe au moyen d’une machine infernale, le 28 juillet 1835, il fut exécuté à Paris, avec ses complices Pépin et Morey.

Fiesole ou Fésules, v. d’Italie, à 5 kil. de Florence, dans un site délicieux ; 14.000 h. Ruines de murs étrusques. Couvent de San Domingo, où vécut le peintre Fra Angelico.

Fiesole (Fra Angelico ou Fra Giovanni, da). Biogr. V. Giovanni.

Fiesque [fi-ès-ke], illustre famille gibeline do Gênes, qui fournit deux papes, Innocent IV et Adrien V. — Un de ses membres les plus célèbres, Jean-Louis Fie.sque, né en 1523, conspira contre André Doria (1547), et se noya obscurémenc au moment de l’exécution du complot, que sa mort fit avorter. (V. l’art, suiv.)

Fiesque :7a Conjuration de'\, drame hislorique de Schiller, tiré du livre du cardinal de Retz sur le

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