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Duquesnoy, François, l'auteur du Mannekcn-Pis, et Jérôme ; Erasme Quelleyn le Vieux, chef d'une nombreuse famille d'artistes ; Jean Warin, Sébastien Slodtz, élève de Gii'ardon et chef de l'illustre famille des Slodtz, qui s’établirent en France. Verbrugghcn fut un des principaux chefs de l'école précieuse, maniérée et tourmentée du xviii» siècle. Parmi les derniers représentants de l’école, rappelons les noms de Boekstiiyns, Van Delen, De Cocq, Godecharle, Geefs, Van Der Stappen, Constantin Meunier, etc.
— Arcliit. Pendant l'ère romane, du x® au xii« siècle, de nombreuses églises furent élevées en Flandre ; mais la plupart furent rebâties presque entièrement (cathédrale de Tournai). Au xiii» siècle, l'architecture flamande adopte les formes ogivales (Notre-Dame de Tongres ; église des dominicains de Louvain;. Au xv* siècle, sont construites de nombreuses maisons de ville, à Bruxelles, Louvain, Mons, Gand, en même temps que de nouvelles églises (cathédrales de Malines et d'Anvers). Au xvi« siècle, le gothique flamboyant apparait dans l'église de Saint-Jacques de Liège, Saint-Waudru de Mons; les monuments civils de cette époque sont nombreux et remarquables : hôtels de ville d’Audenarde et d’Anvej’S, Palais de justice de Liège. Mais l'originalité nationale commence à disparaître devant l'imitation italienne. Au xvii® siècle, les plus somptueuses églises furent élevées par les jésuites (Saint-Michel de Louvain, Saint-Loup de Namur). Au xvin® siècle, le goût s’épure un peu : citons à cette époque l'église des Minimes de Bruxelles, Saint- Pierre de Gand, le palais de la Nation à Bruxelles.
— Ecoii. rur. et zootechn. Il existe une race de moutons flamands assez estimés pour leur aptitude à l’engraissement, mais c’est surtout la race bovine
ui a contribué à illustrer le nom. En effet, les vaches amandes sont d’excellentes laitières, comparables d’ailleurs, par l'aspect et les aptitudes, aux vaches hollandaises, dont elles ne diffèrent que par la couleur de la robe (noire chez les hollandaises, acajou chez les flamandes). La flamande pure a son berceau aux confins de la France et de la Belgique (Flandre- Occidentale belge et département français du Nord : arrondissements de Dunkerque et Hazebrouok, Lille et Saint-Omer). Les chevaux flamands, lourds et d'un tempérament mou, sont employés principalement dans les travaux agricoles. Ces populations ovine, bovine et^chevaline sont répandues dans les Flandres belges et dans le nord de la France.
Flamand (Georges-Barthélemy-Médéric), voyageur et géologue français, né à Paris, m. à Alger (1861-1920). On lui doit d’intéressants travaux sur la géologie du nord de l’Afrique. Il fit partie de l’expédition qui, en 1899, s’empara d'In-Salah.
flamant ou flammant [fla-man] n. m. Grand palmipède de l'ordre des échassiers, dont le dessous des ailes est coiffeur de flamme ; le flamant se plaît au bord des eaux saumâtres.
— Encycl. Les flamants doivent leur nom à leur plumage rosé et rouge vif ; ils vivent par immenses troupes au bord des eaux douces et salées, et se tiennent presque toujours sur une seule patte. On en connaît huit espèces de l’Asie, de l'Europe, de l’Afrique et de l’Amérique.
Le flamant commun atteint lm,tO de haut.
Flamanville, com.
de la Manche, arr. et à 26 kil . de Cherbourg ;
1.000 h. Beau château ; falaises granitiques. — A3 kil., petite plage sableuse de Diélette, bien abritée.
fla.mb3.Ç6 [flan] n. m. Action de flamber, de soumettre à l’action d’une flamme : le flambage (au moyen dc\a.acc-fla,mmcs)estutilisépourcombattre lescriquets.
flambant [flan-ban], e adj. Qui flambe ; tison flamblant. Pop. Riche ; bien vêtu, meublé, etc. Fam. (invar.). Robe flambant neuve ; habits flambant neufs, entièrement neufs.
flambard [flan-bar], 6 adj. Pop. Flambant, richement vêtu, équipé ou meublé.
flambard ou flambart \flan-har] n. m. Canotier populaire amateur. Fam. Gai luron : faire le flambard. Mar. Petit bateau de côte pour la pêche au libouret ou au chalut.
flambo [flan-be] n. f. (de flamme). Epée à lame ondulée. Nom vulgaire de certains iris.
flambeau \flan-bd] n. m. (de flamber). Corps solide, préparé pour être porté à la main et pour é c 1 a i r e r par la flamme qu’il projette en brûlant ; xm flambeau de cire. Ce qui sert à porter des bougies, des chandelles ; flambeau d'argent. Le flambeau du jour, le soleil.
Le flambeau de la nuit, la lune. Fig.
Ce qui éclaire et uide l'esprit : le am b eau de la science, de la foi.
Ce qui excite, anime : le flambeau de la vie. A Humer le flambeau de l'hymen, se marier.
flambée r/îari-6é] n. f. Feu flambant, que Ton allume pour se réchauffer : une flambée de copeaux.
flambement \fïan-be-man] n. m. Phénomène par lequel les corps soumis à des forces extérieures dirigées suivant une certaine direction sont en équifibre instable, et tendent à se gauchir transversalement.
flamber [flan-bé\ v. a. (du vx fr. flambe, flamme). Passer quelque chose légèrement par le feu : flamber une volaille.. Flamber un canon, y brûler une étoupille avant le tir pour chasser Thumidité. Flamber une caréné, la passer au feu pour détruire les insectes et les algues. Flamber une volaille, la brûler
Flambeaux.
Flamant rose.
légèrement à la flamme, pour les débarrasser des dernières plumes. Flamber des fils, les débarrasser des aspérités par le passage rapide devânt une flamme (de gaz). Flamber un instrument de chirurgie, le passer dans une flamme d’alcool pour le stériliser. Flamber un ax'bre fruitier, Técheniller par le feu. Flamber les cheveux, en brûler légèrement l'extrémité après les avoir coupés. (Cette opération porte aussi le nom anglais de singeing.) 'V. n. Brûler en jetant des flammes claires : feux de Bengale flambant dans la nuit. Fig. Brûler ; le poète flambe d'uxi feu intérieur. Fam. Perdu, ruiné ; argexit flambé. Grés flamblé ou flammé, v. grés.
flamberge [flan-bér-je] n. f. (n. pr. de Tépée de Renaud de Montauban). Epée. Mettre flamberge au vent, tirer Tépée. Cylindre creux imitant un cierge, et surmonté d’une petite bougie qu’un ressort à boudin fait monter au fur et à mesure de la combustion.
flambeur [flan] adj. m. Se dit des tuyaux par lesquels s’échappe la flamme, dans les appareils de flambage pour les tissus de coton.
flamboiement [flan-boi-man]n. m. Eclat d’un objet qui flamboie : le flamboiement de l'incendie.
flamboyant [fiaxiboi-ian], 6 adj. Qui flamboie ; épée flamboyaxite. Ardent : regard flaxnboyant.
Fam. D'un éclat tapageur :
une toilette flamboyante.
Epée flamboyaxite, arme de feu que l'Eglise catholique place entre les mains des anges vengeurs. Archit. Se dit d'une forme particulière du style gothique, qui affectionne les contours lancéolés, imitant des flammes : le style flamboyant. Blas. Qui a la forme ondoyante d’une flamme.
— Encycl. Archit. Le style flamboyant est une exagération du style gothique qui a régné de la fin du xiv» siè- Style gothique flamboyant, de a la Renaissance. Il n'a
pour ainsi dire rien changé aux principes de la construction, et il se caractérise essentiellement par une décoration très compliquée. Le triomphe du style flamboyant commence la décadence de Tart gothique. "V. gothique.
flamboyer [/lan-6oi-ié] V. a. (Se conj. comme flboi/er.) Jeter une flamme brillante. Fig. Briller comme la flamme : des yeux gui flamboient de colère.
flambure [flan] n. f.
Différence de nuances dans une étoffe mal teinte.
Flamel (Nicolas), écrivain juré de l’Université de Paris, né et m. dans cette ville, q u e d'h a b i 1 e s spéculations avaient enrichi, et que la légende a fait passer pour soi-cier et alchimiste (1330-1418).
Flameng [min] (Léopold), graveur français, né à Bruxelles, m. à Coiu’gent, L. Flameng.
près de Mantes (1831-1911),
souple et intelligent interprète des maîtres. Membre de l’Académie des beaux-arts en 1905. — Son fils François, né et m. à Paris (1856-1923), peintre d'iiistoire et de genre distingué, a donné, entre autres oeuvres d’une facture précise et brillante : le Duel, M arie- Antoinette allant axi supplice, les Joueurs de boules, etc.
Flameng- (Marie-Auguste), peintre français, né à Jouy-aux-Arches , près de Metz, 'm. à I*aris (1843-1893).
C'était un remarquable peintre de la mer. Citons de lui : Rochers à Cancale, Bateau de pèche à Dieppe, etc.
Flamengrie (La),
comm . de l’Aisne , arr . et à 17 kil. de Vervins, sur la Chaudière ; 1.270 h. fiameur n( m. Syn. de fumeron.
flamiclie n. f. Dans le nord de la France, sorte de tarte, faite de farine, de beurre et d'œufs, et ordinairement garnie de poireau k.
flamière adj. f. ilfew/e flamUre, meule courante concave.
Flamierge, comm. de Belgique (Luxembourg, arr. de Baslogne) ;