h. Carrières
Ûamînat [na] n, m. Dignité de flamine.
flamîne n. m. fiat, flamen). Chez les Romains, prêtre attaché au culte d'un dieu particulier (par opposition aux pontifes, consacrés au culte de tous les dieux) : on dislin<juait les /lamines majeurs et les /lamines mineurs ; le plus élevé en dignité était le /lamine de Jupiter.
flamingant [ghanl. e adj. Qui parle flamand. N. : les flamingants.
flamingantisme [ghan-tis-me] n. m. Doctrine des flamingants ; le flamingantisme troubla la Belgique.
flaminien, enne [ni-in, è-ne] Flamine.
adj. Antiq. rom. Qui a rapport aux flamines. (Se disait des jeunes gens des deux sexes qui aidaient les flamines.)
Flaminienne (voie), voie construite par le consul Flaminius, Tan 533 de Rome. Elle allait de la porte Flaminienne à Arlminum, par la Sabine, TOmbrie et le pays des Sènones.
FlamininuS [mess] (Titus Quintius), général romain, consul en 198 av. J.-C., m. vers 175. Il battit
M. Flameng.
à Cynocéphales le roi de Macédoine Philippe II, et proclama, aux jeux Isthmiques, la liberté de la Grèce.
Flaminius Nepos (Gains), consul romain.
Il se laissa surprendre par Annibal, fut vaincu et tué à Trasimèue (217 av. J.-C.).
— Son fils Caios, consul en 185, construisit la voie Flaminienne.
flammage [florma-je] n. m. Défaut des fils ou des tissus inégalement exposés à Tair ou au soleil.
Flammarion (Camille), astronome français, né à Montigny-le-Roi (Haute- Marne), m. à Juvisy (1842- 1925). Outre un important travail sur la rotation des corps célestes, il est l'auteur de l'Astronomie populaire et de nombreux ouvrages de vulgarisation astronomique très attrayants.
flamme \fla-me] n. f. (lat. flamma). Apparence lumineuse et légère, qui se dégage des matières en combustion : la flamme de l’acétylène a uxi grand pouvoir éclairant. Incendie ; ville en proie aux flammes. Supplice du feu : Jeanne d'Arc périt par les flammes.
"Vif éclat ; yeux gui jettent des flammes.
Les flaxxixnes étemelles, les peines de Tenfer. Flaxxxmes de Bengale, v. feu. Mar.
Longue banderole servant soit de marque distinctive pour les navires de guerre, soit dans les signaux. Art müif. Petite ban- -Flamme derole à deux pointes flottantes, qui gar- j. lance nit les]ances de la cavalerie. Fig. Clarté moderne qui illumine l'intelligence ; les flammes du géxiie. Ardeur, et particulièrem. ardeur de l’amour : déclarer sa flaxnme.
— Encycl. Physiq. Une flamme résulte de la combu.stion de gaz ou de vapeurs ; elle n’est éclairante
Flammarion.
Flamme de France.
que si elle contient des particules solides, telles que le carbone, en suspension. Cependant, si la flamme contient trop de carbone, une pai-tie seulement de celui-ci peut brûler, et la flamme dégage du noir de fumée. Une flamme est dite réductrice quand le charbon ou le gaz carboné qu’elle contient n'y brûlent pas complètement ; elle est pauvre en oxygène. Au contraire, s’il y a excès d'oxygène, le charbon n’existe pas dans la flamme, et celle-ci est dite oxydante.
On peut éludier le mécanisme de la flamme en prenant comme exemple la flamme d'une bougie. La vapeur d’acide stéarique occupe le centre obscur C de la flamme ; la tempéi'ature de cette partie est très peu élevée ; la partie lumineuse A de la flamme, qui entoure ce noyeau central, est celle où le carbure, libéré de ses combinaisons, est porté à l'incandescence ; enfin, la couche extérieure B, la plus chaude de la flamme, est incolore ; c'est dans cette dernière partie. Flamme où l'oxygène abonde, que se termine la d’uneboueie combustion du carbone et de l'hydrogène.
— Mar. La flamme aux couleurs nationales est exclusivement réservée aux navires de guerre ; elle s'arbore au grand mât. Elle se met également à Tavant des embarcations portant le commandant d'un bâtiment, en armes, j usqu’au grade de contreamiral.
flamme n. f.
(gr. phlebotomos). Art vétér. Espèce de lancette pour saigner les bestiaux. Techn. Ciseau plat pour débiter le schiste ardoisier.
Flamme (vétér.).
flammé [fla-mi], e aiy. Qui a la forme d'une flamme, qui est ondulé. Qui a des taches en forme de flammes. Gi-ès flammés ou flambés, v. grés.
flammèciie [fla-mè-che] n. f. Parcelle enflammée, qui s'envole d'un brasier.
flammen'Werfern. m. invar, (m. allem. signif. projecteur de flammes). Appareil portatif, projetant des flammes de pétrole ou de benzine, inauguré par les Allemands en 1916, comme arme de combat rapproché. ("V. LANCE-FLAMMES.)
flammer [fla-mé] v. a. Brûler les filaments qui dépassent les lisières d'un tissu.
Flammermont (Jules), professeur et historien français, né à Chaumont-en-Vexin (Oise), m. à Lille (1852-1899) ; auteur de l'Histoire des institutions nxxinicipales de Sentis, d’une étude sur le Chancelier Maupeou et les Parlements, etc. flammerole [fia-xne] flammette [fia-xnk-te] n. f. Petite flamme. Bot.
Renoncule, dite aussi petite douve. Clématite, dite aussi herbe aux gueux.
Moll. Mactre poivrée. Chir.
Instrument pour faire les mouchetures après les ventouses.
flammigère [fia-mï] adj, (du lat. flamma, flamme, et gerere, porter).
Qui porte là flamme. N. m.
Enffin incendiaire.
nammivome [fla-mî\ adj. (de flamme, et vowiir). Qui vomit des flammes : dragon flammivome.
Flamstee d i/iam's/fcT] (John), astronome anglais, né à Derby, m. à Greenwich (1646-1719); il a imaginé un système de
n. f. Pop. Feu follet.
Flamsteed.
FLA
FLA
Les Flandres.
projection pour la construction des cartes et dressé un atlas céleste qui fut longtemps le plus complet.
Astinusso [musé] n. f. En Bourgogne, pâtisserie faite de fai-ine, de ceurre et d’œufs, mélangés de fromage.
flan n. m. (anc. h. allem. flado, objet plat). Sorte de tarte à la crème, aux œufs, etc. Disque de mét2il préparé pour être frappé et recevoir une empreinte. impr. Sorte de carton mou, qu’on applique sur les caractères mobiles pour en prendre empreinte en vue du clichage. Pop. Du flan ! sorte de refus ou de défi ironique. A la flan (c.-à-d. à la manière dont on fait le flan, ou, peut-être, pour à la vlan], très mal fait, qui n’est pas sérieux.
— Encycl. Le flan se prépare dans une crortte, constituant ainsi une véritable tarte, ou sans croûte. Bien délayer de la farine, sans faire de grumeaux, avec du lait chaud mais non bouilli, et sucré. Ajouter ensuite des œufs, et mêler jusqu’à consistance d’une bouillie un peu épaisse. ’Verser alors dans une croûte ou dans une tourtière beurrée ; faire cuire à feu doux et égal, feu dessus et feu dessous. On peut ajouter des fruits au flan présenté comme entremets : cerises, prunes, gi'oseilles à maquereau, etc. On glace, avant de servir, avec du sucre. Le flan bien réussi doit avoir la consistance d’une gelée.
flanc 'flan] n. ra. Partie de l’homme, de l'animal, depuis les côtes jusqu’aux hanches ; se coucher sur le flanc. Le sein d’une mère : porter un enfant dans ses flancs. Fig. Côté d’une chose : les flancs d’un vais-
fk PreJlo
Par le flanc droit.
Par le flanc gauche.
seau, d'une montagne. Partie latérale d’une troupe rangée en ordre profond. Blas. Chacune des divisions qui touchent aux bords dextre et sénestre de l’écu, quand celui-ci est tiercé en pal. Point central de
chacune de ces mêmes divisions. CV. la planche blason.) Milit. Par le flanc droit! Par le flanc gauche! commandements de faire un quart de tour sur la droite, sur la gauche. Sonnerie de clairon pour faire exécuter ces mouvements. Marche de flanc, marche par le côté droit ou par le côté gauche. Fig. et fam. Se battre les flancs, se donner du mal sans grand résultat. Etre sur le flanc, être alité ; être exténué. Prêter le flanc, présenter le flanc à son adversaire, et, au fig., donner prise ; prêter le flanc à la calomnie. Arg, milit. Tirer au flanc, user de ruses pour éviter les corvées ; manquer de parole.
flancart [kar] n. m. Pièce de l’armure de plates qui, aux xiv» et xv» siècles, complétait la défense du bassin.
flanc-garde 'flan] n. m. Détachement chargé de protéger l’un des flancs d’une troupe en marche. PI. des flancs-gardes.
flancliard [e/iar], e adj. et n. Pop. Qui flanche.
flanclier ’c/ui’ v. n. Pop. Lâcher pied, ne pas persister. Ai'ÿ.' Tricher ; tenir un jeu clandestin.
flancliet 'rhè] n. m. Partie d’une surlonge de bœuf, entre la tranche grasse et la poitrine, flanclieur n. m. Arg. Bonneteur.
flanchière ou flancherie [n*] n. f. Archéol. Partie du harnais qui recouvrait l’arrière-main du cheval de guerre, au moyen âge.
flancllis [chi] n. m. Blas. Petit sautoir alésé, flancois \koï\ n. m. Archéol. Partie des bardes du cheval, qui protégeait les flancs.
flanconade n. f. Escr. Botte de quarte forcée, portée dans le flanc de l’adversaire.
Flandin (Eugène-Napoléon), peintre et archéologue franyais, né à Naples, m. à Toura iLSOfl-lSTU). 11 accomplit de remarquables missions eu Perse et en Susiaue.
Flandin (Etienne), homme politique et administrateur français, né à Paris en 18ü3. Résident général en Tunisie.
Flandre, nom donné autrefois à tout le pays compris entre le bas Escaut, la mer du Nord. l’Artois. le Ilainaut et le Brabant ; région déprimée et marécageuse, dont la partie en bordure de la mer
du Nord a été peu à peu conquise par l’assèchement, au profit de lagriculture. liai). Flamands.) 'V. flx- .UANU. Au pluriel, on désigne par les Flandres toute la région de l’anc. Flandre qui a été divisée en Flandre française et Flandre belge.
Flandre française,
anc. prov. de France, annexée à la couronne sous Louis XI’V, par le traité d’Aix-la-Chapelle (1668) ; cap.
Lille. Elle a formé le dép.
du Nord.
flandrelet [Zé] n. m.
Tarte d’œufs, de farine et de lait.
Flandre - Occidentale (en flamand ’Vest ’Vlaanderen), prov. de Belgique, ch.-I. Bruges; 871-.Ü00 h.
Flandre-Orientale (en flam. Oost viaanderen), prov. de Belgique, ch.-l. Gand; 1.120.0Ü0h.
Flandres {batailles des). Au cours de la Grande Guerre, plusieurs batailles considérables ont été livrées dans les Flandres et en ont reçu le nom.
La première, qui a eu lieu en 1914, fait partie des opérations d’ensemble appelées « la course à la mer ». Elle a duré trois semaines (20 octobre-l.'î novembre) au cours
desquelles, après la chute Armes de la Flandred Anvers (9 octobre), les Aile- Occidentale,
mands du kronprinz de Bavière se sont efforcés sans succès, en présence de leur empereur, d’enfoncer le front des Alliés. Ni du côté de T’ïser, ni du côté d’Ypres, ils n’ont obtenu le résultat désiré ; toujours ils ont été arrêtés par les Belges du roi Albert, les Anglais de French et les Français des généraux d’Urbal,
Grossetti, Humbert et Balfourier, aidés par les fusiliers marins du contre-amiral Ronarch.
Comme celle de 1914, la deuxième bataille des Flandres (juillet-octobre 1917) a été une bataille d’ensemble. Armes de la Flandre- Livrée par les Anglais du Orientale
maréchal Douglas Haig avec
le concours des Français du général Anthoine, elle desserra l’étreinte de l’armée allemande autour d’Ypres, mais ne put déloger l'ennemi de la côte belge.
l. a troisième bataille des Flandres (9 avril-juin 1918) fut livrée pendant la grande « campagne défensive » des débuts de l’année 1918. Elle raccourcit le saillant d’Ypres, donna aux Allemands Armenlières. Messine et le mont Kemniel, mais ne valut au. kronprinz de Bavière ni Calais, ni Hazebrouck, ni Y'pres.
C’est encore dans les Flandres qu’a été livrée un peu plus tard, au cours de la magnifique <i campagne offensive » de la fin de 1918, celte deuxième bataille de Belgique, dont, après la prise des crêtes de Flandre, la bataille de Roulers et celle de la Lys et de l’Escaut constituent les principaux épisodes.
flandresque [drès-ke] n. f. Jambière de guerre, faite de cuir gaufré ou découpé à écailles, et qui fut de mode au xv® siècle. (On disait indifféremment flandresgue ou chausse flandresque.)
flandrin, ine n. (de Flandre). Fam. Personne mince, élancée, et d’une tournure gauche, ou lente dans ses mouvements.
Flandrin (Hippolyte), peintre français, né à Lyon,
m. à Rome (1809-1864). Il re¬
présente le mouvement religieux dans l’art du xix« siècle. Citons, parmi ses principales œuvres, d’un dessin serré et d’une couleur agréable : Mater Dolorosa, le Dante aux Enfers, Saint Louis dictant ses commandements, les frises de Saint-Germain-des- Prés et de Saint-Vincentde-Paul. — Son frère Jean- Paul, né à Lyon, m. à Paris (1811-1902), fut un paysagiste H. Fiandrin.
de valeur, et son fils Paul-
lIippoLYTE, né et m. à Paris (1856-1921), s’est distingué dans la peinture religieuse.
nandrine adj. et n. f. Se dit d’une vache laitière dont l’écusson couvre tout le périnée. (V. écusson.)
flâne n. f. Fam. Flânerie.
flanelle ^ni-le] n. f. (angl. flannel). Tissu de laine peignée bu cardée, peu serré et légèrement tiré à poils : gilet de flanelle. Vêtement fait de cette étoffe : porter une flanelle. Techn. Etoffe lâche à travers laquelle on filtre le mercure qui coule des glaces étamées. Pop. Faire flanelle, s’abstenir, ne rien faire.
— Encycl. Byg. C’est principalement pour éviter les refroidissements que l’on emploie le gilet de flanelle. La mode en vint en France lors de la grande invasion du choléra en 1832. l.a ceinture de flanelle maintient une douce chaleur dans la région épigastrique, et préserve des troubles intestinaux. 11 faut se garder de contracter inutilement l’habitude de porter de ia flanelle, habitude très assujettissante et qui peut devenir dangereuse à la moindre négligence.
— Manuf. Il existe deux variétés de flanelle : la flanelle proprement dite, tissu léger, lisse comme la mousseline, ou croisé des deux côtés (mérinos), ou croisé à l’endroit {cachemire). Quand la flanelle est rude au toucher, on l’appelle frise, par opposition à la flanelle mousseline, qui est d’une grande finesse et très douce. Vient ensuite la flanelle tartan, peu fabriquée à présent, et servant comme doublure ; on
Armes de la Flandre française.