LA
fle
«n fait encore des rolies, jupons, manteaux. La fabrication de ce g-enre de llanelle dérive de celle des tartans écossais. L'autre type sert à la confeclion de vêtements portés sur la peau.
Nettoywje de la flanelle. Dans une solution légère de 2 litres d'eau de savon, délayez deux cuillerées de farine de blé. Faites chauffer le tout sur un feu doux en remuant constamment, pour empêcher le mélange de s'attacher aux parois du vase ou de former des grumeaux. En pleine ébullition, versez la moitié de cette sorte de bouillie sur la llanelle en la frottant en tout sens comme avec du savon. Dès <}ue la température le permet, rincez à l'eau claire, et recommencez l’opération avec la seconde moitié de la bouillie ; laver ensuite à plusieurs eaux, pour éliminer le mélange pâteux, et enlever toute odeur. Faites sécher en plein air.
flâner [né] v. n. Aller de côté et d’autre en perdant son temps.
flânerie [rî] n. f. Action de flâner ; écolier qui •perd son temps en flâneries.
flâneur, euse [eu-ze] n. Qui flâne, flâneuse \neu-ze] n. f. Fauteuil articulé, en rotin, etc., qui peut s’étendre comme une chaise longue.
flanière adj, f. Techn. Meule flanière, meule courante, légèrement concave.
flânoclier [cfté] v. n. Flâner tout doucement, flânocheur, euse [eu-ze] n. Personne qui aime à flânocher.
flanquant [kan], e adj. Forlif. Qui est situé de façon à voir et à défendre un autre ouvrage ; bastion flanquant.
flanque [ké], e adj. Blas. Se dit de l'écu quand il est parti de deux traits en demi-ovale à courbure opposée et qui donnent à la partie médiane l'aspect d’un pal élargi à ses extrémités. Soutenu par un flanquement.
flanquement [ke-man] n. m. Action de défendre, d’appuyer un ouvrage de fortification par des ouvrages latéraux ; les flanquements d'un saillant. Chacun de ces ouvrages dont les feux se croisent devant le saillant. Action de soutenir latéralement par des troupes.
flanquer [ké] v. a. (de flanc). Fortif. Défendre par des flanquements : flanquer une redoute. Art milit. Appuyer, soutenir sur les flancs, en parlant d’une troupe. Se dit d'objets placés en flanc à côté de quelque chose ; quatre plats flanquaient cet •énorme pâté. Construire sur les angles. Etre construit aux angles de.
flanquer [M] v. a. (altér. de flaquer). Fam. Lancer, appliquer rudement ou crânement, jeter ; flanquer un soufflet; flanquer quelqu'un à la porte; flanquer son chapeau sur l'oreille.
flanqueur [keur] n. m. Soldat d'infanterie détaché d'une troupe pour en protéger les flancs.
flaque n. f. (de flache). Petite mare : flaque ■d'eau.
flaquée r/cé] n. f. Fam. Certaine quantité de liquide qu’on lance avec force.
flaquer [ké] v. a. Fam. Jeter avec force un liquide contre quelqu'un ou quelque chose.
flaquière ]ki-è-re] n. f. Partie du harnais d'un mulet, qui repose sur la croupe et sous la queue de l'animal.
flascité [/îas-si] ou flasquité [flas-ki-té] n. f. Etat de ce qui est flasque.
flasque [flas-ke] adj. (lat. flaccidus). Mou, sans force, sans vigueur :
chair, homme, style flasque . Ant . Dur, rigide, tendu, flasque \fias-ké]
n. m. (orig. germ.).
Artill. Chacune des deux pièces latérales d'un affût, qui supportent les tourillons. Mar. Syn. de JOTTEREAU. Chacune des planchettes formant le dessus et le ■dessous d'un soufflet de forge. Gros fer à repasser, dans lequel on
Flasques : 1. D’arquebusier; 2. Du xvi» siècle.
place des charbons ar- -dents. Plaque de tôle formant les côtés d'un bâti de machine. Joue d’un moyeu.
flasque [flas-ke] n. f. (ital. flasca). Poire à pou- •dre. Bouteille de fer dans laquelle on transporte le mercure. Flacon plat.
flasquemeut [flas-ke-man] adv. D’une manière flasque. (Peu us.)
flasquer \flas-ké] v. a. Repasser avec un flasque, t'. n. Arq. Faire ses besoins.
flasquet [flcos-kè] n. m. Au xvi® siècle, petite poire à poudre d'amorce.
flasqueuse [flas-keu-zé] n. f. ûialeet. Repasseuse, dans l’Aunis.
Flassan (Jean-Baptiste-Gaéton de Raxis de), ■diplomate et publiciste français, né à Bédouin (comtat "Venaissin), m. à Paris (1760-1 846) ; il a écrit une excellente Histoire générale et raisonnée de la diplo-
Flat.
matie française (1808) et une Histoire du Congrès de 'Vienne (1829).
flat [fla] n. m. (mot angl.). Grand bateau plat, en usage sur les cours d’eau de l'Inde.
flatin n. m. Couteau de poche â manche de co-rtie. flatir V. a, (du bas allem. fiat, plat). Battre un flan sur l'enclume pour l’aplatir.
flatoïde n. m. Genre d’insectes hémiptères, comprenant de curieuses formes aplaties, et dont les élytrcs, élargis, sont nervés comme des feuilles, ou ressemblent à des fragments d'écorce ; les flatoldes habitent Mada(jascar''et les îles de la Malaisie.
Gros marteau pour flatir les flans.
flatoir n. m
Petit marteau de graveur.
flâtrer
[trf] v.a. Brûler au front, Flatoir de graveur,
avec un fer
chaud en forme de clef, un animal mordu par une bête qu'on croit enragée. (Vx.)
flâtrure n. f. Lieu où le loup, le lièvre, chassés par les chiens courants, s'arrêtent et se couchent sur le ventre. (On dit aussi flâtrissure.)
flatté [fla-té] n. m. Agrément musical, dans le genre du trille, très en honneur jusqu'à la lin du xvtii® siècle.
flatter [fla-té] v. a. (du bas allem. fiat, plat). Caresser avec la main ; flatter un cheval. Affecter agréablement : la musique flatte l'oreille. Louer à l’excès pour séduire : les courtisans flattent le prince. Représenter en beau; flatter un portrait. Flatter de, faire concevoir l'espérance de; les rtformes dont on nous flatte n'a méliorent guère notre sort. Se flatter V. pr. Se faire illusion ; se flatter de réussir. Se vanter; se flatter d'être habile.
Se croire en situation de faire quelque chose ; je me flatte de venir à bout de ces obstacles. Ant. Blâmer, fronder, critiquer.
flatterie [fla-te-rî] n. f.
Louange intéressée ; se laisser prendre aux flatteries.
Ant. Censure, moquerie, critique.
FlatterS [fèTSs] (Paul- François - Xavier-), lieutenant-colonel français, né à Laval ( 1832-1881 ), chef de la mission massacrée par les Touareg au puits de Bir-el-Gai-ama , au cours d'une reconnaissance du trajet possible du chemin de fer transsaharien.
flatteur, euse \fla-teur, eu-ze] adj. et n. Qui flatte ; un courtisan flatteur. Qui annonce de la flatterie; murmure flatteur. Qui donne de l'espoir: illusion flatteuse. Aldus, littér. ;
.... Tout llalteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute,
Flatters.
passage très clair de la fable de La Fontaine le Corbeau et le Renard. Ant. Censeur, frondeur.
flatteusement [fla-teu-ze-man] adv. D'une manière flatteuse.
flatueux, euse [eü, eu-ze] adj. (du lat. flatus, vent). Qui cause des flatuosités.
flatulence ((a7i-.se] n. f. (du lat. flatus, vent). Méd. Accumulation de gaz dans une cavité naturelle, notamment dans l'estomac ou l'intestin.
flatulent [lan], e adj. Qui est produit par la flatulence ; affection flatulente.
flatuosité [zi] n. f. (de flatueux). Gaz accumulé dans les intestins.
— Encycl. Les causes qui donnent naissance aux flatuosités sont très diverses : atonie du tube digestif, état nerveux local ou général, les fermentations intestinales, etc. Les gaz s’échappent par la bouche ou par l’anus, après avoir causé des borborygmes et des coliques.
On combat les flatuosités idiopathiques au moyen des infusions d’anis, de fenouil, de coriandre, etc., prises à jeun. Les antispasmodiques sont aussi employés, mais on a surtout recours au charbon, à ia magnésie calcinée, à la craie préparée, qui agissent comme absorbants, et au naphtol-^, qui arrête la pullulation microbienne.
Fla'Ubert [flô-bèr] (Gustave), romancier réaliste français, né à Rouen, ra.
rieure [1821-1880]; auteur de : Madame Bovary, Salammbô, V Education sentimentale. la Tentation de saint Antoine, Bouvard et Pécuchet. Trois Contes.
Psychologue pénétrant, il garde une impassibilité voulue devant les misères morales et intellectuelles de la nature humaine. Ecrivain de premier ordre, son styie est beau de relief, de couleur, d'harmonie et surtout de concision forte et hrillante. Il tient à la fois des romantiques et des naturalistes, continue les premiers par sa haine du bourgeois et son souci de la forme, annonce les seconds par le caractère objectif et impersonnel de ses romans. On a publié de lui une intéressante correspondance.
Flaucourt, comm. du dép. de la Somme, arr. et à 7 kil. de Péronne ; 427 h. en 1911. Prise aux Allemands par les soldats de l'armée Fayolle le 3 juillet 1916.
flavcaniline n. f. Matière colorante que l’on obtient en chauffant de l'acétanilide en présence du chlorure de zinc, et qui teint directement en jaune la laine et la soie, ainsi que le colon moi-dancé au tanin.
flavrantlirène n. m. Colorant jaune, dérivé de l'anthraquinone.
flavéole n. f. (du lat. flavus, jaune). Un des noms vulgaires du bruant jaune.
flavert [uè?-] n. m. (du la,t. flavus, jaune, et de vert). Gros-bec de Cayenne.
flavrescent [uès-sa7x], e adj. (lat. flavescens). Qui passe à la couleur jaune: moissons flavesrentes.
flaveseine ^vèssi-?ie] n. f. Chim. Corps obtenu par la distillation â 250» environ des copeaux de chêne dans un courant d'air saturé de vapeur d'eau.
fla'Vet [uè] n. m. Petite serge qui se fabriquait anciennement dans la basse Normandie.
Fla’Vien [ui-Di] (saint), patriarche de Constantinople, né vers 390, m. en -449 ; maltraité par ies cutychéens, il mourut des suites de ses blessures. Fête le 18 février.
a Croisse! (Seine-Infe-
Flaubert.
Fla'viens [vi-in], illustre famille plébéienne de Rome, à laquelle appartenaient Vespasicn, Titus et Domitien.
Fla'V’igliae, comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 32 kil. de Saint-Yrieix ; 1.600 h.
Flavigny (Valérien de), orientaliste français, né à Villers-en-Prayères, m. a Paris en 1674.
Flavigny-sur-Ozerain, ch.-i. de c. (Côted'Or),arr. et à 15 kil. de Semur; 810 h. (Flavigniensi. Anis renommés, tissus.— Le cant.a23 comm. et9.310h.
Fla’Vin, comm. de l’Aveyron, arr. et à 7 kil. de Rodez, non loin de Viaur ; 1.540 h.
fla'Vine n. f. Produit tinctorial jaune, constitué par un mélange de quercétine et de quercitrin.
fla'VOline n. f. Base azotée (C» H*» A»), dérivée de l’anthracène. (De cette substance en cristaux fusibles à 64» sont issues un grand nombre de matières colorantes jaunes.)
fla'VOIie n. f. Substance que l'on obtient pal’action du dioxyméthylbenzoïle sur l’aldéhyde benzylique en présence de l’acide chlorhydrique concentré, et d'où dérivent les matières colorantes du quercitron, ainsi que la chrysine et la tectochrysine.
fla'VOpurpurlne n. f. Matière première d’une série de colorants, analogues à ceux dérivés de l'alizarine. Selon les mordants employés, ils sont de nuances variées : rouge jaunâtre avec l'alumine, violet rouge avec le fer. (Syn. trioxyanthraquinone.)
Fla'VUS (T. Lartius), consul en 501 et en 498, premier dictateur romain. Il rétablit la paix entre Rome et les Latins.
Fla'Vy (Guillaume dei, capitaine français, né à Compiègne vers 1398, assassiné en 1449 en son château de NesIe-en-Tardenois, à l’instigation de sa femme. Blanche d’Aurebruche, (jue ses brutalités avaient exaspérée. Très influent a la cour de CharlesVII, il avait tenu tête au connétable de Richemont.
Flaxman.
Flavy-le-Martel, comm. de l’Aisne, arr. et à 19 kil. de Saint-Quentin ; 1.810 h. (en 1914). Ch.de f. N. Etoffes, sucreries. Complètement détruite au cours de la Grande Guerre.
Fla'wil, comm. de Suisse (cant. de Saint-Gall), sur la Glatt; 4.870 h. Mousselines.
Flawinne, comm. de Belgique (prov. et arr. de Namur), sur la Sambre; 2.500 h. Houille.
Flaxman [flaks-man’] (Jean), sculpteur anglais, né àYork. m. à Londres (l’755-1826) ; auteur d'œuvres remarquables par le fini et la sobriété classique de l'exécution. Il faut citer de lui ; le Monument de W. Collins, celui de Mrs. Morley, l' Archange Michel combattant Satan, etc. Ses dessins d’api-ès Homère, Eschyle, Dante, etc., eurent beaucoup de succès.
FlayoSC, comm. du Var, arr. et à 7 kU. de Di'aguignan, près du Flayosquèt ; 1.970 h. Ch. de £ S.
Gypse.
fléau [flé-6] n. m. (lat.
flag ellum) . Instrument qui sert à battre le blé formé d’un manche et d'un battoir en bois, reliés l’un à l’autre par des courroies. (V. la planche agriculture.) Ancienne arme de guerre, d’une forme analogue. (V. la planche armes.) Verge de fer d’une balance :
les deux bras du fléau doivent être rigoureusement égaux. (V. balance.) Barre de fer à bascule, pour fermer les portes cochères. Fig.
Grande calamité publique, comme incendie , tremblement de terre, inondation, etc. ; la guerre est un véritable fléau. Personne qui est la causeou Fin strument d’une grande calamité; Attila s'intitulait le 's fléau de Dieu ». Chose qui importune. Personne fatigante, de relations dangereuses : une méchante langue est un véritable fléau.
flebile \flé-bi-lé] adv. (m. ital.). Musiq. D'une manière plaintive. (Peu us.)
flèche n. f. Trait formé d’une hampe en bois armée d‘une pointe à un bout, empennée à l’autre, et qu’on lance avec Tare ou l’arbalète. (V. la planche ARMES.) Objet qui a la forme d’une flèche. Signe figurant une flèche et qui indique la direction. Pièce de bois joignant le train de derrière d’un carrosse avec celui de devant. Partie arrière d'un affût. La plus longue pièce de bois d’une charrue. Branche d’arbre verticale. Tige des cannes à sucre. Extrémité pyramidale ou conique d’un clocher. Languette blanche ou noire du jeu de trictrac. Mar. Partie d'un mât au-dessus du capelage. Flèche en cuU petite voile hissée au mât d’artimon, au-dessus de la brigantine. Géom. Perpendiculaire abaissée du milieu d’un arc de cercle sur la corde. (V. circonférence.)
Mecan. Quantité .dont se déplace la fibre neutre d'une pièce soumise à un effort transversal. Artill. Hauteur maximum de la trajectoire.
Chevaux attelés en flèchey chcvîiux attelés l’un devant l’autre. Fia.
Trait qui blesse l'ame : flèches ae l'amour. Arg. Sou. Faire flèche de tout bois., employer toutes sortes de moyens pour arriver à ses fins. Ne savoir de quel bois faire fl>che. être à bout de ressources, de moyens. Fl che du Parthe, v. Partiies. Min. Flèches d'amour, quartz traversé d'aiguilles de rutile.
AO, flèche; BC, corde.
FLÈ
FLÈ'
— ExcYCt.. Archéol. La flèche est, à proprement parler, le projectile lance par im arc, et il faut réserver les noms de carreau, viretoti, dondame, etc., aux traits des arbalètes, et celui de yarrot aux traits des machines. Les flèches sont composées de deux parties essentielles ; la tête et le fût. On s'est servi de flèches de toute taille et de tout modèle. Les llè-
Flèclies : 1. A barbillon (xv' s.) ; 2. A pointe mobile ; 3. De chasseur d’autruche ; 4. Orientale (xvi» s.) ; 5. Polynésienne.
ches des Papous de la Nouvelle-Guinée mesurent jusqu’à 3 mètres de long, avec pointes de bois dur, de pierre, d’os, de fer ; celles des nègres d'Afrique ont des pointes en acier barbelé, tout comme celles des Asiatiques et des Indiens américains.
— Archtt. La flèche était, au moyen âge, la terminaison obligée des tours d’édifices religieux. Dans les églises primitives, les flèches à base conique ou carrée ne s’élèvent pas beaucoup au-dessus des clochers. L’importance décorative de la flèche préoccupa davantage les architectes de la période gothique. La flèche du clocher vieux de Notre-Dame de Chartres (xii« s.; réunit toutes les qualités de construction et d’aspect. Au xii« siècle, l'élévation des flèches était le plus souvent supériem-e à celle des tours qui les portaient ; dans les siècles suivants, elles s’abaissèrent. Dans la seconde moitié du XIII' siècle, l'architecture s'allégea ; on donna à ces pyramides plus d'élégance et de légèreté. Les architectes gothiques du XV» siècle, bien qu’habiles géomètres, ont le défaut de tomber dans la lourdeur, par excès de complications et de détails. — Les flèches en charpente recouverte de plomb furent souvent des constructions provisoires, ou simplement plus économiques que celles en pierre. I.a nouvelle flèche eu
charpente de No- d’églises.
tre-Dame de Pans, “
élevée par 'Viollet-le-Duc, a 45 mètres de hauteur audessus du faitage du comble. Les flèches de Chartres (xn« s.) de la Sainte-Chapelle (xv® s.) et d’Amiens, du commencement du xvi» siècle, sont aussi fort belles.
flèctie n. f. (orig. seand.l.
Pièce de lard qu’on lève sur le côté du porc, de l'épaule à la cuisse.
Flèclie (La), ch.-l. d'arr.
(Sarthe), sur le Loir. Ch. de f.
Et. ; à 39 kil. du Mans; 10.830 h.
(Fléchais). Grains , ganterie, bonneterie. Ecole préparatoire militaire pour les enfants d' officiers, ou Prytanée, — L’arr. a 7 cant.,
75 comm., 84.910 h. ; le cant.
Armes de La Flèche.
a 9 comm. et 18.390 h.
Flèche (race de La), l’une des meilleures races de gallinacés français, qui fait l’objet d'un élevage très important dans la Sarthe et les départements voisins. La poule de La Flèche est une très bonne pondeuse ; le poulet est d'un engraissement facile.
flécïier [cAé] V. n. (Se conj. comme accélérer.) Commencer à pousser la tige, en parlant de la canne à sucre. V. a. Couvrir, en parlant du bélier par rapport à sa femelle. Tirer, frapper avec des flèches ; flécher un oiseau.
fléctiette [chè-te] n. f. Petite flèche.
Petite flèche métallique, jetée d'un avion sur une troupe ennemie.
Fléellier [chi-é] {'Valentin-Esprit), orateur sacré, évêque de Nimes, né à Pernes (comtat d’Avignon), m. à Montpellier (1632- 1710). On lui doit des Sermons, des Oraisons funèbres (dont la plus célèbre est celle de Turenne); de spirituels Mémoires sur les iriiMiene Grands Jours tenus à Clermont en 1663, etc.
Inférieur à Hossuet et à Bourdaloue, il reste un orateur habile et ingénieux, malgré la recherche de son style fleuri, qui n'est pas toujours en rapport avec la dignité sévère de la chaire chi'étienne.
fléchlère n. f. Archit.
Feuille ornementale en fer de flèche. Bot. Genre d'alismacées, appelées aussi flèches d'eau.
fléchille [U mil., e] n. f.
Paille, saleté qui s'attache à la laine des moutons.
flécllir V. a. (lat. flectere). l’loyer, courber : ftéchir le yenou. Fig. Toucher de pitié, attendrir peu à peu : fléchir ses juges. Fig.
Fléchir le genou, donner dés marques d adoration. V. n.
Ployer sous la charge. Lâcher pied ; troupe gui fléchit. Fig. Se soumettre ; tout fléchissaU sous Napoléon.
néchiSSeinent [chi-se-man n. m. Action de fléchir ; mesurer le fléchissement dé l'arche d'un pont.
Fléchier.
flcclliSSÔUr [chi-seur] adj. m. Se dit des muscles destinés à faire fléchir diverses parties du corps : muscle fléchisseur du bras. N. m. ; les fléchisseurs du genou, de la jambe, par opposition aux extenseurs. Axt. Extenseur.
— Encycl. Les fléchisseurs ont nécessairement leur insertion sur deux segments différents du squelette ; ces segments sont contigus, ou séparés par un ou plusieurs os. Pour les muscles fléchisseurs des doigts ou des orteils, les segments d'insertion sont séparés par plusieurs rangées d'os. Les principaux muscles fléchisseurs sont : pour la main et l’avantbras, le fléchisseur profond et le fléchisseur superficiel des doigts, le grand palmaire, le fléchisseur propre du pouce, etc. ; pour le bras et l’avant-bras, le biceps et le brachial antérieur ; pour le pied, le fléchissseur commun des orteils, le jambier antérieur, etc.
fleetomètre [flèk] n. m. (du lat. flectere. fléchir, etdugr.meiro)i,mesure). Appareilservanlàfairel'essai des métaux a la flexion sous des pressions déterminées.
Fleet'WOOd (Charles), général anglais, collaborateur de Cromwell, m. en 1692. Il gagna les batailles de Dunbar et de Worcester.
flégard [ghar] n. m.
Chemin, passage. (Vx.)
Flegel (Edouard-Robert), voyageur russe, né à Vilna, m. àBrass (Nigeria)
[18S5-1886j. Il remonta un des premioi’s la Bénoué, et en reconnut l'importance.
Flégère (croix de la), point d’excursion de la Haute-Savoie, aux environs de Chamonix, sur les pentes méridionales de la chaîne des Aiguilles Rouges ; 1.377 m. d'altitude.
Vue magnifique sur la Mer de glace et sur toute la chaîne du mont Blanc. Un des points par lesquels on accède au sommet du Brévent (2.525 m.).
Flégier (Ange), pianiste et compositeur français, né à Marseille en 1846, auteur de nombreux morceaux d’orchestre, de chœurs, de mélodies d'une facture gracieuse, dont quelques-unes sont devenues populaires (le Cor, Stances, etc.), flegmagogue adj .Méd. anc.'V. pdlegmagogue. fiegmasie n. f. \. phlegmasie.
flegmatique [flègh-ma] adj. Abondant en pituite, lymphatique: tempérament flegmatique. Fig. Froid, impassible ; caractère flegmatique. Substantiv. Personne douée de ce caractère : les flegmatiques sont les maîtres du monde. Ant. Chaleureux, enthousiaste, flegmatiquement [flègh-ma-ti-ke-man] adv.
D’une manière flegmatique.
flegme [flègh-me] n.m. (du gr. pA/ei/ma, pituite). Méd. anc. Humeur aqueuse de l'organisme. Pituite qu'on rejette en crachant, en vomissant, etc. (On écrit aussi PULEGME.) Fig. Caractère d'un homme froid, difficile à émouvoir ; le flegme des Hollandais. Produit que donne la première chauffe dans la distillation du jus de betteraves, des moûts, fruits, etc. Axx. Enthousiasme.
— Encycl. Teclm. En distillerie, les flegmes sont constitués par les substances plus volatiles que l’alcool (éthers, liuiles essentielles, qui contribuent à donner aux alcools non rectifiés leur goût particulier, aldéhydes, composés éthyliques et méthyliques) et qui passent les premières dans le serpentin. Il est donc important, quand on veut obtenir des alcools de bonne qualité, d’en opérer la rectification soit à l'aide de colonnes à plateaux, soit à l’aide d'un chapiteau rectificateur adapté à l’alambic.
flcgmoil n. m. V. PHLEGMON flegmoneUX, 6use adj. V. pih.egmoneüx.
flein Iflin] n. m. Petit panier, ou corbeille, de forme ovale ou rectangulaire et muni d'une anse : les fleins servent à l'emballage des fruits de primeur.
Fleix (Le), comm. de la Dordogne, arr. et à 20 kil. de Bergerac, sur la Dordogne ; 1.210 h. En 1580, paix entre catholiques et protestants.
Flémalle ou Flemaël (Barthélemy), dit Bertholet, peintre flamand, né à Flémalle, près de Liège, m. à Liège (1614-1675). Il séjourna plusieurs fois à Paris. Son chef-d’œuvre est le Christ au tombeau Amusée de Berlin).
FlémaUe-Grande, comm. de Belgique (prov.
et arr. de Liège), sur la Meuse; 5.150 h. Carrières.
Flémalle-Haute, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège), au dessus de la Meuse ; 4.100 h. Charbonnages, engrais.
flémard [mar], e adj. et n. Pop. Se dit d’une personne paresseuse, molle.
flème ou flemme [flè-mè] n. f. (altér. de flegme). Pop. Grande paresse, inertie ; avoir la flème. Battre sa ou la flème, ne rien faire.
(Se dit aussi pour flémard.)
flémer [mé] v. n. (Se conj.
comme accélérer.) Pop. Avoir la flème. (On ditaussi flémarder.)
Flemming [/iè-«mx’ÿ/i’]
(Clas Erikson), général et homme d’Etat suédois, né en Finlande, m. à Pojo (vers 1530- 1597). Il prit une part décisive à la bataille de Narva (1581).
Flemming.Jacob-IIenri), général suédois au service de Frédéric-Auguste, roi de Pologne, m. à 'Vienne (1667-1728).
Flensbour g fUn's-bour],
V. du Slcsvig allemand, port sur le golfe de luensbourg ; 53.700 h.
Raffineries de sucre'; métallurgie, constructions navales.
flénun. m. Oî'a/ecf. Couches de charbon à gaz, en Belgique.
Flénu, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Mons) ; 4.100 h.
Charbonnages, fléole ou pliléole n. f.
Flégier.
Genre de graminées fourra- Fléole des prés : a, fleur, gères, dont on connaît une dizaine d'espèces des régions tempérées : la fléole des prés constitue un fourrage très rustique.
Fléron, oomm. de Belgique (prov. et arr. de Liège) ; 2.620 h. Charbonnages ; clouterie. Le fort de Fléron a joué un rôle dans la défense de Liège contre les Allemands en 1914.
Fiers [flèr], ch.-l. de c. (Orne), arr. et à 20 kil. de Domfront ; 13.700 h. Ch. de f. Et. Filatures, dentelles. — Le cant. a 14 comm. et 24.100 h.
Fiers, comm. du Nord, arr. et à 4 kil. de Lille ; 4.600 h. Bonneteries, brasseries. — Comm. du Nord, arr. et à 5 kil. de Douai, près de l’Escrebieux; 3. 180 h. Produits chimiques.
Fiers [flèr’l (Camille), paysagiste français, né à Paris, m. à Annet (1802-1868) ; un des initiateurs du mouvement romantique réaliste qui révolutionna le jiaysage. Principales œuvres : les Quatre saisons. Saules sur la Beuvronne.
Fiers (Robert de), auteur dramatique français, né à Pont-l’Evèque en 1872. Il a donné, en collaboration avec A. de Caillavet, un certain nombre de comédies légères, d’une grâce piquante et parfois un peu sentimentale : les Sentiers de la vertu, l'Ange du foyer, la Chance du mari, le Boi, l'Habit vert, le Bois sacré, l'Eventail, l'Amour veille, Primerose,eie.
Membre de l’Académie française (1920).
Flesselles [fiè-sè-le]
(Jacques de), dernier prévôt des marchands de Paris, né en 1721, massacré par le peuple sur la place de Grève le 13 juillet 1789.
Flessingue, v. et port militaire de Hollande (Zélande), dans File de Walcheren ; 16.000 h. Patrie de Ruyter. Devenue française sous le premier Empire, elle fut bombardée par les Anglais en 1809.
flet [flè] n. m Genre de poissons pleuronectidés.
— Encycl. Le flet (flesus) habite les mers froides et tempérées ; on en connaît un grand nom- .
bre d'espèces. Le flet commun, dit aussi fiez, picaud, flondre, etc., se rencontredansl'Océan,
et remonte parfois Flet.
les fleuves assez
loin de leur embouchure. Il est long de 40 centimètres. et sa chair est très délicate.
flétan n. m. Genre de poissons pleuronectidés.
— Encycl. L’espèce type est le flétan holibut (hippoglossus vulgaris), qui dépasse 2 mètres de long et habite les mers du nord ; il est très rare sur les côtes de France.
F 1 e t - Clier (Andrew), pa- Flétan,
t r i O t e écossais, né à Salton, m. à Londres (1655-1716). Il s’opposa sans succès à l'union de l'Ecosse avec l'Angle terre.
Fletchier [flé-tchèr] (John), auteur dramatique anglais, né à Bye, m. à Southwark (1579-1625). L’extrême licence de ses pièces (le Berger fidèle, Pkilaster, le Pèlerinage d'amour, etc.) a fait tort à leur réel mérite. Il a souvent eu Beaumont pour collaborateur.
flétrir v. a. (de l’anc. adj. flaistre ; du lat. flaccidus, mou). Faner, ôter l’éclat, la fraîcheur de : un soleil trop ardent flétrit les plantes. Fig. Affaiblir, altérer ; l'abus des plaisirs flétrit la jeunesse. Se flétrir v. pr. Se faner.
flétrir v. a. (de Fane. fr. flatir). Autref., marquer d’un fer louge un condamné sur l’épaule droite : on flétrissait les criminels avec un fer marqué en fleur de lis. Fig. Punir d'une condamnation infamante. Déshonorer, diffamer : l improbité flétrit un homme.
flétrissant [tri-san]. e adj. Qui flétrit : les années flétrissantes. Qui déshonore : arrêts flétrissants.
flé'triSSUre [lri-sM-?’e] n. f. Action par laquelle une plante se flétrit. Autref., marque sur l’^aule d'un criminel ; la flétrissure a été abolie en France en 183S. (V. marque), Tache à l'honneur.
flette [flè-te] n. f. Mar. Non ancien de la chaloupe. Bateau plat, accompagnant un chaland.
fleur n. f. (lat. flos, floris). Partie d'un végétal qui contient les deux ou l'un des organes reproducteurs, et qui est souvent parée de couleurs éclatantes ; les fleurs d'un bouquet. Par ext. Plante qui produit des fleurs ; la culture des fleurs est très délicate. Dessin ou objet représentant une fleur. Poudre blanche qui couvre certains fruits fraîchement cueillis. Fleur artificielle, imitation de fleur en papier, étoffe, porcelaine, etc. Les quatre fleurs, fleurs de mauve, de pied-de-chat, de pas-d’âne et de coquelicot, dont on fait une tisane adoucissante. Produits légers et volatils, obtenus par la sublimation ou la décomposition : fleur de soufre. Fig. Eclat, fraîcheur : fleur au teint. Partie la plus fine, la meilleure de quelques substances : fleur de farine. Elite, choix : la fleur de V armée. Ironiq. : la fleur de la canaille. Ornement poétique du discours : les fleurs de la rhétorique. Temps où une chose est dans toute sa jeunesse, sa force, son éclat : talent dans sa fleur. Personne jeune, belle, délicate. Chose délicate, fragile : la chasteté, cette fleur de l’âme. Virginité : perdre sa fleur. Plaisirs, agréments : une vie semée de fleurs. Apparences attrayantes et trompeuses : précipice, serpent caché sous les fleurs. Semer des fleurs sur la tombe de quelgu'un, faire son éloge après sa mort. Flettr de lu, emblème adopté en France par la royauté et qui figurait sur le drapeau blanc. Langages des fleurs, sorte de langage dans lequel les fleurs, considérées isolément ou dans leur groupement, symbolisent des mots, des pensées. A fleur de, loc. prép., presque au niveau de : à fleur
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