‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 85 sur 1225 · ALT · texte numérisé non relu

ALT

Alpines ou Alpilles, petit massif montagneux de Provence, comi>ris entre le Khùne, la Uiiranee et la Crau. C'est un prolongement de la cliaine du Lubéron, 492 m. d'alt. On a donné le nom de canal des Alpines au canal d irrigation qui distribue les eaux de la Durance dans la plaine de Saint-Kémy.

alpinie [nf] n. f. Plante de la famille des zingibéracées, croissant dans l'Asie tropicale, et cultivée dans nos serres pour la beauté de ses fleurs.

alpinisme [nis-me] n. m. Gofit des ascensions dans la montagne ; l'alpinisme est à la modi’.

— Knoyol. La montagne, longtemps délaissée, attire aujourd'hui un grand nombre de touristes. Depuis Jacques Balmat qui, le premier, en 178G, parvint au sommet du Mont-Blanc, l'alpinisme n'a fait que croitre. Il a augmenté la richesse des régions montagneuses, en même temps que leurs moyens de défense.

alpinistB [nis-tel n. Touriste qui aime gravir les montagnes : un alpiniste aventureux.

alpinol n. m. Chim. Principe extrait du galanga. alpiou n. m. (de l'ital. al più, au plus). Se dit, au jeu de la bassette, de la marque qu'on fait à sa carte, pour indiquer qu'on double sa mise après avoir gagné. Arij. Tricheur qui biseaute les cartes.

alpique adj. Qui se rapporte aux Alpes ; chaîne atpique.

alpiste 'vis-te] n. m. Espèce de graminées, dite aussi millet long, qui fournit un bon fourrage.

Alpujarras, partie montagneuse de l'Espagne, entre la sierra Nevada au N., et au S. les sierras Contravilsa et de Gador. Gisements métallifères. Ce fut le dernier refuge des Maures en Espagne.

alque [al-ke] n. f. Nom scientifique du genre pingouin.

alquifoux [ki-fou] n. m. Terme employé par les potiers pour désigner la galène ou sulfure de plomb.

Alsace ’al-za-se], ane. province de France, cap. Strasbourg, formant le Ilaut-Khin et le Bas-Rhin, annexée à la couronne sous Louis XIV par le traité de Westphalie (1G48). A la suite de la guerre de 1870-1871. cette province fut cédée à l'Allemagne. moins Belfort et sou territoire, par le traité de Francfort (1871'. Mais, vaincue dans la Grande Guerre (1914-1918), l'Allemagne fut obligée de signer le traité de Versailles fl9l9i, qui rendit cette province à la France.

(Ilab. Alsaciens.) L'Alsace, entre les Vosges et le Rhin, est un pays très riche, tant par ses produits agricoles (bois, vins, céréales, etc., que ])ar ses gisements de potasse, de pétrole, etc., et par ses industries. La principale rivière de 1 Alsace est l'Ill. qui longe sur presque tout son cours le canal du Rhône au Rhin et qui a donné son nom au pays [Illsass, Elsass, pays de l'Ill).

Alsace (bataille d). La bataille d'Alsace (7-20 août 1914) a valu par deux fois aux troupes françaises. d'abord du général Bonneau, puis du général l’au, Téphémère possession d’Altkirch et de Mulhouse, ainsi que celle de Thann, de Dannemarie et de Cernay.

Alsace-Lorrain© [al-za-se-lo-rè-nel], territoires qui avaient été cédés par la France à l'Allemagne (traité de Francfort. 1871), et qui comprenaient l'Alsace, moins le territoire de Belfort, et une partie de la Lorraine. 'Ils étaient administrativement désignés sous le nom de l'erre d' Empire (Reichslandi. Le régime oppressif auquel furent soumis ses habitants depuis 1871 ne put rompre les liens d'affection qui les unissaient à la France. IfAlsace- Lorraine, gouvernée par un délégué de l'empereur allemand, ou statthalter, était divisée en trois distriets ; Basse-Alsace, eh.-l. Strasbourg ; Haute-Alsace ch.-l. Colmar; Lorraine-Allemande, ch.-l. Metz; 1.820.000 h. (Alsaciens-Lorrains); 14.518 kil. carr. Rendue à la Franee par le traité de Versailles (1919), elle est provisoirement administrée par un haut commissaire de la République française, et divisée en trois départements : Haut-Rhin, Bas-Rhin et Moselle.

AlSctCien, enne Iza-si-in, è-ne], habitant ou originaire de l'Alsace : les Alsaciens. Adjectiv. ; coutumes alsaciennes ; accent alsacien.

cllSâtique [sa] adj. Qui regarde, concerne l'Alsace : la littérature alsntique. N. m. Ecrit historique. géographique, etc., sur l'Alsace : une riche collection d'alsatiques.

al segno loc. ital. employée en musique et renvoyant au signe. (S'abrège souvent al seg.)

Alsen. ou Als, île de la mer Baltique, d'abord danoise, puis à la Prusse de 18S6 à 1920. Alors, un plébiscite Ta rendue au Danemark, en même temps que la prendère zone du Slcsvig. Importante position stratégique ; 24.000 h.

alsine n. f. Bot. V. movron.

alsopllile n. f. Genre de fougères américaines appartenant à la famille des cyatliéaeées.

Alsten 'als-fén'], île célèbre de Norvège, où Ton remarque une montagne à sept sommets, qu'on appelle les Sept Sœrirs ; 1.340 m.

Alstingf-Zinzinç, comm. de la Moselle, arr. de Forbach : 2.115 h. Ch. de f.

Alston [als-ton] ou Alston-Moor \als-toti'mmir]. v. d'Angleterre (Cumberland), sur la 'Tyne ; 6.000 h. Importantes mines de plomb.

alstonidine n. f. Alcaloïde qui se trouve avec la porphyrine dans l'écorce d'alstonie.

alstonie (ni) n. f. Genre d'apocynacées renferniant de beaux arbres de l'Océanie et de l'Asie tropicale.. dont certaines espèces sont exploitées pour leur écorce employée comme succédané du quinquina.

Alstrœmer [«fs] (Jonas), industriel suédois, né à. Alingsaas (1085-I761'i. 11 introduisit dans sa patrie l'industrie de la laine et la culture de la pomine de terre. — vSon fils Claî'uk, né à Alingsaas (1736- 1796!, fut un botaniste distingué, alstrœmère ou alstrœmérie W] n. f.

Genre de planteî» de la famille des amaryllidacées, originaires de TAmérique méridionale, et dont plusieurs sont cultivées dans les jardins pour la beauté de leurs fleurs.

Altaï [tn-ï], chaîne de montagnes de l'Asie centrale, divisée en Altaï mongol et Altaï russe ; 3.450 m. d'altitude au mont Bieloukha, 4.500 au mont Kiityne. Mines d’or et d’argent, très anciennement exploitées, altaïque [ta-i-ke] ou mieux ouralo-altaï-

qUe adj. V. OURALO-AI.TA.ÏQUE.

Altaïr, étoile blanche de première grandeur, a de la constellation de l'Aigle.

Altamura, v. d'Italie (prov. de Bari) ; 20.000 h. Patrie de Mercadante.

altariste [ris-te] n. m. (du lat. altar, autel). Chanoine chargé de décorer le maître-autel de la basilique d e Saint-Pierre de Rome.

altavelle [pé-fe] n. f. Nom vulgaire de la raie (poisson).

Altdorf. V. Al-

TORF.

Altdorf er [/èr]

(Albrechtj, peintre, graveur et architecte allemand, né à Altorf, m. à Ratisbonne (1480-1538) ; élève d'Albert Durer. On lui doit des tableaux remarquables par un grand souci des détails, un coloris puissant.

Alteua., v. de Prusse (NVestplialie) ; 13.600 h. Importante fabrication de fils de fer et d'acier.

Altanbourgf [tén-bour], cap. du duché de Saxe-Altenbourg (empire d'Allemagne), sur la Pleisse, afll. de l'Elster; 40.000 b. (Alte?ibottrgeois).

Altendorf-Frolmhausen, v. de Prusse (prov. du Rhin';, près d'Essen : 50.000 h. Houille.

Altenessen, v. d'Allemagne (Prusse-Rhénanej; 33.400 h. Importantes houillères.

AltenkirchSIl [té7i-kir-chèn], bourg de Prusse (prov. du Rhin) ; 2.24Ô h. Victoire (le Kléber sur les Autrichiens (4 juin 1790). Marceau fut mortellement blessé dans ses environs (19 août 1796).

altérabilité n. f. Qualité de ce qui peut être altéré : l'altérabilité descouleurs. Ant. Inaltérabilité.

altérable adj. Dont l'état peut se modifier ; métaux altérables. Ant. Fixe, inaltérable.

altérant ran'. e adj. (de aller, pour haleter). Qui altère, qui cause la soif : les liqueurs sucrées S07it altérantes. A.nt. Désaltérant.

altérant [ran], e adj. (de altérer, changer). Qui modifie l'état, la composition : les médicameitts altérants. N. m. : un altérant.

altérateur, trie© n. Personne qui altère, qui falsifie des substances, des monnaies.

altératif, l'y© adj. Qui altère, qui modifie les propriétés des corps.

altération [.ïf-on] n. f. (de altérer, changer). Changement de bien en mal : altération de la santé. Falsification, dénaturation ; altération des monnaies, d'un texte. Résultat d'une émotion intérieure qui se manifeste dans les traits, la voix, etc. Mus. Fait de modifier le son, l'intonation d'une note en plaçant devant elle un signe accidentel dont le rôle est d'opérer cette modification : les altéi'ations se marquent par des dièses et des bémols. Enharmonie, modification (par dièse, bécarre ou bémol) que subit un accord par rapport à sa constitution spécifique. (L'altération peut é.tre chromatique, ascendante ou

descendante Modulation de sol Acc altéré de Sk® maj. à mi min.

descendante, mélodique ou liarmonique, et affecter une ou plusieurs notes de Taccord.)

altération [si-on] n. f. (de aller, pour haleter). Soif ardente : la fièvre cause une ardente altération.

altercation [tèr-ka-si-on] n. f. (lat. altercati"). Débat. Vive contestation. Dispute, querelle. (On a dit ALTERCAS.)

aller ego mots lat. signif. Z7« autre jnoi-méme. On dira par exemple : Fiez-vous à lui. c'est mon alter ego ; Ephestion était f'alter ego d' .\lexandre .

altérer [ré] v. a. (lat. altnrare ; de aller, autre. — Se conj. comme aeceferer). Changer en mal. Falsifier; altérer les niojmaies. Dénaturer, corrompre; altérer le texte d'un auteur. Refroidir; altérer l'amitié. Mus. Altérer ime 7iote, la diéser ou la bémoliser. Altérer un intervalle, abaisser ou élever, au moyen de dièses ou de bémols, une des deux notes dont il se compose. A Itérer un accord, modifier sa constitution spécifique. (V. altération, mus.) S’altérer v. pr. Se détérioftr.

altérer [ré] v. a. (même étymologie que le précédent) — Se conj. comme accélérer.) Exciter la soif : les salaisoyis altèrent. Ant. Désaltérer.

alternance [fér] n. f. Action d'alterner ; l'aiternance des couches dans les lerrams stratifiés; l' alternance des rimes. Bx-arts. Système d'ornement fation consistant dans la répétition alternative, et dans le même ordre, de deux motifs différents. Bot. Disposition des feuilles, des fleurs alternes. Biol. .Mternance des générations, cycle évolutif comprenant deux modes de génération différents, qui se suivent et alternent régulièrement.

Armes d'Alsace.

Altêr. mélodique Alt fTiélodique Alt chromatique Alt harmonique

-ff-p=L -

1 / — mrth/’

— tfrï

tj

ascendante

Page 1