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abedef g h i J k 1 m n O P q r s t u V w X
l’alphabet phénicien sc rattache de très près l'alphabet hébreu primitif, qui donna naissance, mais avec d’importantes modifications de forme, à l'hébreu carré, usité depuis le retour de l’exil et qui est à peu près tel qu’on l'écrit encore aujourdhui. — ISaraméen, qui se confond dans les plus anciennes inscriptions avec l’alphabet phénicien, a donné Vindo-bactrien des inscriptions du nord de l’Inde et qui contient comme en germe le type indien d'où sont dérivées toutes les variétés postérieures des écritures de l’Inde. L'alphabet sanscrit, en effet, a donné naissance à tous les alphabets aujourd’hui en usage, non seulement dans l’Inde proprement dite, mais au Siam, au Cambodge, en Malaisie. — A côté de l’hébreu carré, nous trouvons deux alphabets très voisins : l’alphabet palmyrénien et l’alphabet nabatéen. Au palmyrénien se rattache l’alphabet syriaque ou estranghelo (d’où procèdent les alphabets mongol, kalmouk et mandchouî. Lalphabet arabe procède du syriaque et du nabatéen.
£tlpll£tb)étique adj. Selon l’ordre de l’alphabet : table alphabétique.
alpliataetiquement Ike-man] adv. D'après l'ordre alphabétique :
classer alphabétiquement des mots, des manuscrits, des documents.
alphabétiser
[zè] V. a. Classer par ordre alphabétique : alphabétiser des notes.
Absolum. Lire, 'épeler l'alphabet. (Peu us.)
Alphand (Jean- Chai'les-Adolphe), ingénieur fran^is, né à Grenoble, m. à Paris (1817-1891). 11 a eu une grande part aux travaux d’embellissement de Paris sous le second
empire et à la préparation des Expositions universelles de 1878 et de 1889. Il a transformé en parcs le bois de Boulogne, le bois de Vincennes, les Buttes- Chaumont, etc.
alphanet [né] n. m. ou alphanette [nè-te] TL. f. Oiseau de proie de l'Afrique, que l'on dresse à la chasse à la manière du faucon.
Alphard ou Alfard [/’ar], étoile de deuxième grandeur, a de la constellation de l’IIydrer (Elle s’appelle aussi cœur de L'Hydre).
Alphée, fleuve divinisé de l’Elide, le plus grand de l'ancien Péloponèse, Il passait à Olympie et se jetait dans la mer Ionienne. Auj. le lioufta. V. Aré-
TUUSE.
alphénic [nik], alphœnix [fé-niks] ou alfènic [nik] n. m. Sucre candi, sucre d'orge.
Alphérat \fé-ra], étoile de première grandeur, de la constellation d'Andromède, et marquant à gauche l'angle supérieur du grand carré de Pégase.
Alphonse, comte de Poitiers, quatrième fils de Louis VIII et frère de saint Louis (1220-1271). Il fut fait prisonnier avec ce dernier à Mansourah, mais put revenir bientôt en Europe, où il prit possession du comté de Toulouse. Il avait épouse Jeanne, fille et héritière de Kaymond VII. 11 administra ses Etats avec une grande habileté. Auteur de la charte
alphorusine . qui sei’vit de code de droit public à l'Auvergne, pendant le moyeu âge.
Alphonse I'”', le Batailleur, roi d Aragon et de Navan-e de 1104- à 1134; devint roi de Castille en 1110 sous le nom d'Alphonse VII. Il remporta de nombreuses victoires sur les Maures et mourut de la défaite qu'il essuya devant Fraga. — Alphonse II, roi d'Aragon (1162-1106). Il fit la guerre aux provinces du midi de la France et cultiva la poésie romane. — Alphonse III, le M agnipque, roi d'Aragon (1285-1291). Il tenta en vain de placer son frère don Jayme sur le trône de Sicile et se laissa imposer par Philippe le Bel et Charles II, roi de Naples, le traité de Tarascon, qui attribuait la Sicile à ce dernier. — Alphonse IV, le Débonnaire, roi d'Aragon (1327-1336). Il soutint contre Gênes une guerre ruineuse, pour la possession de la Sardaigne. — Alphonse V, le Sage ou le Magnanime, roi d'Aragon en 1416, conquit Naples, où il mourut en 1458. Sa cour fut le rendez-vous des plus illustres savants de l'époque.
Alphonse I'"' , fondateur du royaume de Portugal en 1139, après la victoire d'Ourique sur les Maures, qu’il défit de nouveau à Santarem en 1185; il mourut la même année. — Alpsonsb II, le Gros, roi de Portugal de 1211 à 1223; vainqueur des Maures à Alcacer-do-Sal ; il eut des démêlés avec le clergé et mourut excommunié. — Alphonse III, roi de Portugal de 1248 à 1279, conquit les Algarvcs sur les Maures ; il fut excommunié pour avoir épousé la fille du roi de Castille, du vivant de sa première femme, Mathilde de Bourgogne. — Alphonse IV, le Brave, roi de Portugal de 1325 à 1357. prit une part glorieuse à la bataille de Tarifa (1340;. Ayant laissé poignarder par ses favoris Inès de Castro, que son fils doni Pèdre avait épousée en secret, ce dernier mit le royaume à feu et à sang. — Alphonse V, l' Africain, roi de Portugal de 1438 à 1481 ; il guerroya en Afrique et en Castille. Sous son règne, les Portugais découvrirent la Guinée. Il fut vaincu par Ferdinand le Catholique à la bataille de Toro (1476). Ami des lettres, il fonda à Coïmhre la première bibliothèque du Portugal. — Alphonse VL roi de Portugal. Infirme et incapable, il se livra à la débauche. C’est sous son règne que l’Espagne fut obligée de reconnaître l’indépendance du Portugal (1656-1683).
Alphonse I"’ , le Catholique, roi des Asturies et de Léon, mort en 757. Il chassa les Maures de la Galice, de Léon et de Castille. — Alphonse II, le Chaste, roi des Asturies (791- 835) ; il battit les Arabes et leur prit Lisbonne (797). — Alphonse III, le Gi'and, roi de Léon et des Asturies (866-910) ; il conquit définitivement sur les Maures une partie du Portugal et de la Vieille-Castille. — Alphonse IV, le Moine, roi de Léon et des Astui'ies (924-927) ; il fut jeté dans un couvent, où il mourut en 933. — Alphonse V, roi de Léon et de Castille ; il guerroya contre les Maures du Portugal et fut tué au siège de Vizeu (999-1027). — Alphonse VI, roi de Castille. Il lutta contre les Maures et mourut du chagrin causé par la mort de son fils, tué à la bataille d'Uclez. Sous son règne vécut le Cid (1065-1109). — Alphonse VII, v. Alphonse lor, d'Aragon. — Alphonse VIII, roi de Castille ; il vainquit les Maures à Jaen ; sous son règne fut fondé Tordre d'A lcantara (1126-1157). — Alphonse IX, le I^oble ou le Bon, roi de Castille de H68 à 1214; il vainquit les Maures à Tolosa (1212). Il fonda à Palencia la première université qu'ait eue l’Espagne. — Alphonse X (1252-1284), roi de Castille et de Léon, surnommé l' Astronome. Après quelques victoires sur les Maures, il vit sa flotte brûlée par eux à Tarifa (1278). Les Français, entrés en Navarre, lui imposèrent un traité malheureux. Prince instruit, il rétablit Tuniversité de Salamanque et fit dresser les tables astronomiques appelées de son nom Alphonsines. — Ai.phonse XI, roi de Castille de 1312 à 1350 ; vainquit les Maures à Tarifa (1340); il mourut delà peste à Gibraltar.
Alphonse 1“"', roi de Naples et de Sicile on 1442, après avoir renversé René d'Anjou. Il était roi d'Aragon depuis 1416, sous le nom d'Alphonse V. — Alphonse II, son petit-fils, roi de Naples de 1494 à 1495. Il dut abdiquer par suite de son impopularité.
Alphonse XII, nis d’Isabelle II, né à Madrid en 1857, mort en 1885; roi d'Espagne de 1874 à 1885.
AlphlOIlSe XIII, roi d'Espagne, fils posthume du précédent, né à Madrid en 1886; régna sous la tutelle de sa mère Marie-Christine jusqu’en 1902, date de sa majorité. C’est pendant sa minorité qu'éclata la gueiTe entre l’Espagne et les Etats- Unis, guerre malheureuse pour l'Espagne, qui perdit sa flotte et ses colonies .
Alphonse XIII a épousé, en 1906, la princesse Victoria Ena de Battenber^. Souverain actif, épris d’idées modernes, fervent de sports, il a toujours marqué pour la France une vive sympathie; il Ta particulièrement témoigné pendant la Grande Alphouse xiii.
Guerre, en s’occupant des
prisonniers et en organisant un service d'informations aux familles.
a>lpllOXlS6 n. m. Homme qui vit aux dépens des femmes. ^(Nom tiré d'une comédie en trois actes d'A. Dumas fils : Monsieur Alphonse.)
Alphonsines ou Alonsines {tables), tables astronomiques, dressées, en 1252, par ordre d'Alphonse X, roi de Castille. Elles divisaient Tannée en 365 jours 5 heures 49 minutes 16 secondes.
alphos [/oss] n. m. (du gr. alphos, blancb Maladie de la peau, qui se couvre de taches blanches.
alpicolô adj. (de Alpes, et du lat. colore, habiter). Qui croît dans les Alpes : plantes alpicoFs.
alpin, e adj. Qui vit, qui croît dans les Alpes, et, par ext., sur les hautes montagnes : plantes alpines; chalets alpins. Qui a rapport aux Alpes, aux montagnes : club alpin. Chasseurs alpins ou simplem. alpins n. m. pl. Bataillons de chasseurs à pied, destinés à la défense des montagnes et, particulièrement, des Alpes. S. un alpin ou chasseur alpin. V. CHASSEUR.
ALP