‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 855 sur 1225 · FOL · texte numérisé non relu

FOL

folioter \lé] v. a. (du lat. folium, feuille). Papiner. Niiiuéroter les feuilles d'un registre, d'un livre.

folioteUSe [teu-ze n. f. Maehine qui imprime rapidement les folios d'un registre.

foliot— tOCOl fZi-o, kot n. m. Petit coucou de l'Afi-ique occidentale, à plumage vert doré métallique sur le dos et jaune soufre sous le ventre : le foliot-toeol est très estimé en plumasserie. PI. des foliots-loeols.

folium [li-om'] U. m. (m. lat. signif. feuille). Géom. Courbe dont une partie a de l’analogie avec la forme d'une feuille d’arbre. Zool. Tache en forme de feuille que porte l'abdomen de certaines araignées.

FolkestOUO, V. d'Angleterre (comté de Kent) ; 24.000 h. Port sur la Manche, en relations suivies avec Boulogne. Bains de mer. Patrie de W. Harvey. Folkettling, Chambredesdéputés.enDanemark.

folklore n. m. (angl. folk, peuple, et tore, science). Science des traditions et usages populaires. Ensemble des traditions, poèmes, légendes populaires d'un pays ; le folklore Scandinave est d'une grande richesse.

— Encycl. Si le mot folklore ne date que de 1840, la chose elle-même remonte plus haut. Dès la fin du xvin® siècle, Maopherson, Percy, W. Scott en Angleterre, Ilerder et les frères Grimm en Allemagne, par leurs recherches sur l'ancienne poésie et les anciennes légendes, préludaient à l'étude scientifique du folklore. Au xix« siècle, les recherches folkloristes ont été poussées for^ loin. Des sociétés, des revues se sont fondées pour recueillir les chants, les traditions populaires, les proverbes, les jeux, etc., et ont rendu par là de gi’ands services à Thistoire et à l'ethnographie. En France, Fauriel, X. Marmier, La Villemarqué, Coussemaker, de Puymaigre, Sébillot, auteur du folklore de France, Ach. Millien, auteur du folklore du Niveimais, sont à citer parmi les noms de ceux qui ont bien mérité du folklore ; ainsi que des publications comme Mélusine, la Revue des traditions populaires, la Tradition, etc.

folklorisms [ris-me] n. m. Etude, passion du folklore.

folkloriste [rfs-te] n. Qui s’occupe du folklore, folkmote ou foltmoot n. m. Assemblée populaire provinciale, chez les Anglo-Saxons.

folle lfo-le]ix. f. FUet de pêche à larges mailles, pour prendre les grands poissons de mer.

folle adj. et n. Y. FOU.

folle avoine n. f. Nom vulgaire d'une espèce d'avoine {avenu fatua), qui est de maturité précoce et infeste le sol de ses gi’aines au détriment des plantes de meilleure qualité.

folle-blanche n. f. cépage

blanc des Charentes, donnant des vins médiocres, mais qui. distillés, fournissent le cognac. (On l'appeUe aussi ENRAGEAT, FOLLE, POO, EN¬ RAGÉ, etc.)

folle enchère, v. ENCHÈRE, follement Ifo-le-man] adv.

Avec folie.

folle-noire n. f. Cépage cultivé dans la Dordogne, le Lot-et- Garonne et la Gironde.

Folles, comm. de la Haute- Vienne, arr. et à 37 kil. de BeUac.

non loin de la Gartempe ; 1.690 h.

follet, ette ifo-lè, è-te] adj.

Qui fait ou dit par habitude de petites folios. (Peu us.) Poil follet, premier poil du menton, duvet des petits oiseaux. Esprit follet, lutin familier, plus malin que malfaisant, feu follet, v. peu. Fièvre follette ou absol. follette, sorte de catarrhe épidémique. (Vx.)

folletage [fo-le] n. m. Maladie de la vigne.

— E.vcycl. Cette maladie des vignes, sans cause apparente, a pour effet de faner les feuilles, de sécher les sarments et, en fin de compte, d’entraîner la mort de l’arbuste. Elle se produit surtout en été et principalement par suite d’élévations brusques de la température. La rapidité avec laquelle elle exerce ses ravages, et qui lui a fait donner aussi le nom d'apoplexie, empêche toute intervention efficace ; il convient d ajouter que cette maladie subite n’est pas trop fréquente. Lorsque le mal est limité à quelques rameaux, une incision annulaire à la base de ceux-ci détermine en quelques jours le retour à l’état normal.

Folle avoine ; «, épillet.

folleté, e Ifo-le] adj. Atteint de folletage.

follette [fo-lè-té] n. f. Sorte de catarrhe épidémique. Fichu à la mode au xviiis siècle. Bot. Arroche des jardins.

follicaire [fo-îî-kè~re] n. f. Bot. Fruit composé de deux follicules, dont l'un peut disparaître par avortement ; les fruits des asclépiadacées sont des follieaires.

folliculaire [fo-U-ku-lè-re] n. m. Pamphlétaire, journaliste sans valeur.

follicule [fo-li]n. m. fiat, folliculus). Fruit à péricarpe sec et déhiscent, ordinairement polysperme, provenant d’un carpelle clos et s'ouvrant à maturité par une fente unique, qui passe exactement entre les deux rangées de giaines ; une fleur fournit ' ■ ’ . ou' elle

- — — -.-.....A . .. w I.I I.AV.' .

généralement autant de follicules oi

\ile contenait

de caiyelles. (V. la planche plante.) Anat. Nom de divers organes en forme de petit sac : follicules “pileuT^ séoacés, dentaires, etc.

— Encycl. Anat. Les follicules dentaires ou sacs dentaires ont pour fonction de sécréter les dents et se comportent comme des glandes. Ils se montrent au deu.Yicme mois de la gestation, sous forme d epaississements, puis de DOui*geons épithéliaux qui s enfoncent dans la gencive. Le follicule est double pour les dents qui sont destinées à être remplacées. Follicule 'pileux, v. pojl.

folliculeux, euse [fo-li-ku-leü, eu-ze] adj. Pourvu de lolhcules : organe foiUculeux.

folliculite [fo-H] n. f. Inflammation des folli cules.

follier [fo-li-f n. m. Bateau pour la pêche aux filets appelés folles.

Folquet de Marseille, poète provenç.-d. né à Marseille vers IIGÜ, ni. évêque de Toulouse en 1231,

et partisan zélé de Simon de Montforl. Ses chansons ont de la délicatesse et de la grâce, mais beaucoup de sublilité.

Foill3,lhHrllt {ma-lô], étoile de première grandeur, de la constellation du Foisson austral.

Fomboni, ch.-l, de rîle de Mohcly (Comores) ■ petit port,

fomentateur, trice [mau] n. et adj. xvrsonne qui fomente, qui prépare des révoltes, qui y excite ; fomentateur de troubles.

f omentatif, iv e {man \ adj .Qui sert à fomenter, fomenta tiori {man-ta-si-oti, n. f. de fomenter,. Application externe d'un médicament chaud sur une partie du corps, pour l'adoucir; médicament servant^ à cet usage. Fig. Action de préparer sous main, d'exciter ; la fomentation des troubles.

— Encycl. Le mot fomentation qui, au propre, appartient aux applications liquides et chaudes, désigne par extension toutes sortes d'applications. Les tomenlalions .diffèrent des lotions en ce que celles-ci ne font pas séjourner les liquides. On maintient la chaleur de celles qu'on applique cliaudes on les recouvrant de serviettes ou, mieux, de tissus imperméables qui, en empêchant l'évaporation, retardent le relroidissement. On fait parfois des applications analogues avec des subslauoes sèches ou pulvérulentes ; on les nomme fomentations sèches. Les fomentations de consistance pâteuse s'appellent cataplasmes.

fomenter [tnan-té] v. a. (lat. fomentare). Appliquer un médicament chaud pour fortifier, adoucir. Fig. Entretenir ; exciter ; fomenter des discordes.

iOTXlèS [méss] n. m. Genre de champignons de la lamille des polyporées, considéré souvent comme une simple subdivision du genre polypore.

Fomlne, compositeur dramatique russe de la fin du xviii» siècle, un des premiers à écrire des opéras sur texte russe {le Meunier, etc.).

fonçage n. m. Action de foncer un tonneau. Dans les ardoisières, abatage de l'ardoise à la pointe ou à la poudre. Séchage et solidification des pains de sucre.

fonçailles (sa, il mil., e] n. f. pl. Barres de bois formant le fond d'un lit. Pièces qui forment le fond d'un tonneau.

foncé, e adj. chargé, sombre, en parlant des couleurs ; étoffe d'un vert foncé. Ant. Clair, brillant.

foncean rsdj n. m. Rondelle de bois sur laquelle on établit le pot à fondre le verre. Harnack. Syn. de bossette.

foncée [séj n. f. Gradin, dans les carrières d’ardoises.

Foncemagne (Etienne Lauréault del, historien français, né à Orléans, -m. à Paris (1694-1779) ; auteur de Lettres sur le testament du cardinal de Richelieu.

foncement [man\ n. m. Action de foncer. Action de forer, de creuser un puits.

foncer .[sé] v. a. (de fons, ancienne forme de fond, fonds. — Prend une cédille sous le c devant a et O ; il fonça, nous fonçons.) Mettre un fond à un tonneau, à une cuve : barrique foncée. Creuser verticalement un çuits : foncer un puits. Garnir un fond dans un apprêt culinaire : foncer un pâté. Rendre plus foncé, en parlant d'une couleur. "V. n. Paire une charge à fond : foncer sur un adversaire. Fournir des fonds. (Sens vieilli.)

foncct [sé] n. m. Ancien bateau de charge à grand tirant d’eau et destiné à la navigation fiuvinle. Plaque de fer formant la couverture d une serrure.

fonceur n. m. Ouvrier qui fait les fonds de papiers peints, avec la brosse, avant qu’on ne les inv prime.

foncier [si-é], ere adj. (de fons, ancienne forme de fond). Qui constitue un fonds de terre ; propriété foncière. Assigné, établi sur un fonds de terre : impôt foncier. Qui possède des biens-fonds : propriétaire foncier. Qui est au fond de la nature de quelqu’un ; qualités foncières. N. ni. L’impôt foncier. A la paume, joueur qui se tient derrière les antres' au bout du jeu. Ant. Mobilier ou mobiliaire, personnel, viager.

— Encycl. Dr. Contribution foncière. La contribution foncière frappe les propriétés non bâties à raison de leur revenu net et les propriétés bâties à raison de leur valeur locative.

Les eonstruction’s nouvelles, les reconstructions ou additions de constructions ne sont soumises à la contribution foncière que la troisième année après leur achèvement ; mais, pour jouir de' cette exemption tempoiaire, le propriétaire est tenu de faire à la mairie de la commune où le bâtiment doit être élevé, et dans les quatre mois à partir de l'ouverture des travaux, une déclaration indiquant ia nature du bâtiment, sa destination et sa désignation, d'après les documents cadastraux, du terrain sui- lequel il doit être construit. Il en est de même lorsqu’ un bâtiment rural est converti en maison ou en usine et lorsqu'un terrain vient à être affecté à un usage commercial ou industriel (chantier, dépôt de marchandises, ete.’;. Après la période d'exemption, le terrain est cotisé à raison de sa superficie sur le même pied que les terrains environnants, et d'après sa valeur locative, déduction faite de l’estimation donnée à sa superficie.

Les habitations à bon mai’ché destinées à la classe ouvrièi'e sont exemptes de l'impôt foncier, pendant cinq ans à dater de leur acliévement.

Les bâtiments servant aux exploitations rurales (granges, écuries, greniers, caves, celliers, pressoirs logement du gardien des bestiaux) ne sont soumis à la contribution foncière qu'à raison du terrain qu'ils enlèvent à la culture, évalué sur le pied des meilleures terres labourables de la commune.

En eas de vente dans le courant d'une année, le percepteur a titre contre le vendeur pour les douze douzièmes, c'est-à-dire pour l'année entière, et il n'a aucun titre contre l'acquéreur. Si donc celui-ci ne s'acquitte pas volontairement, o'est le vendeur qui fait l'avance, sauf règlement, chez le notaire, entre l’acquéreur et lui.

Pagement. L'impôt foncier est toujours recouvrable par douzièmes, quelle que soit l'époque souvent tardive dans les grandes villes de la publication des rôles. Soit, par exemple, un rôle publié le 31 mai ; le propriétaire n'en devra p.ns moins cinq douzièmes le lendemain l'r juin. Que la maison soit vacante en totalité ou en partie, cette circonstance

FOxN

n arrête pas les recouvrements (les demande» en remise pour vacances n’étant pas suspensives . Foncier (crédit), v. crédit.

foncière n. f. Lit d'ardoises.

fOD-Cièrement [maii) adv. Dans le fond : être foncièrement honnête. Ant. Superficiellement.

Foncin (Fierrc), géographe et profi-sseur fran çais, auteur dun Cours de géographie qui a eu un grand succès, fondateur de l'Alliance pour la propagation de la langue française, né à Limoges, m. à Paris (1841-1916).

Fonck (René), aviateur français, né à Sauloysur-Meurtho en 1894 ; s'est classé le premier de nos aviateurs militaires, au cours de la Grande Guerre, par le nombre des avions ennemis abattus.

fonçoir n.m. {défoncer). Marteau de forge à panne tranchante, surtout employé dans les fabriques d'ancres. Syn. fonsoir.

fonction 'fonk-si-on] n. f. (lat. functio; de fungi, s acquitter). Exercice d'une charge. Emploi, obligations de cet emploi -. s'acquitter de ses fonctions. Action propre à chaque organe, comme la digestion, ia circulation, la respiration, etc. Chim. Rôle chimique appartenant à un groupe de corps. Math. Dépendance dans laquelle se trouve une quantité dont la valeur est déterminée par celle que l’on peut donner à une autre. Fonction d'une ou plusieurs variables, expression algébrique renfermant une ou plusieurs lettres, qui se trouve déterminée quand on attribue des valeurs convenues aces lettres, et dont la valeur varie avec la valeur de ces mêmes lettres. En fonction de, en suivant les variations de. Faire fonction de, l’emplacer une autre personne ou un autre objet.

— Encycl. Math. Une grandeur 'est fonction d’une ou plusieurs autres grandeurs lorsqu’il faut faire certaines opérations arithmétiques sur ces dernières pour pouvoir en déduire la mesure de la première.

Ainsi, l'égalité yvxix-^-'i nous indique que y est une fonction de la variable x. On dit que c'est une fonction explicite, car elle indique nettement les opérations a effectuer avec la variable x pour former y. Au contraire, si nous considérons la relation ■^y + 2 = 0. à chaque valeur numérique attribuée n x correspondant une valeur numérique de y telle que la relation soit satisfaite, y est donc une fonction de X, mais o'est une fonction implicite, car elle n'indique pas nettement les opérations à effectuer avec la variable x pour former y. D'une façon générale une fonction explicite se représente par y ^ f -x), qu’on lit : y égale fonction d'x ouï de x ; une fonction implicite se représente par f {xy) ^ 0, qu’on lit : fonction d'x et d'y égale zéro, ou f de x et de y égale zéro.

Si U est une fonction de v, v une fonction de w, w une fonction de x, on dit que u est une fonction de fonction de x.

Fonçoir.

— Biol. La vie d’un être donné se compose d'un grand nombre d'opérations simultanées, (k>nt quelques-unes sont indispensables au maintien même de la vie, savoir : celles qui ont pour résultat le renouvellement du milieu intérieur de l’être. Ces opérations ne sont jamais indépendantes, mais, pour les étudier, on a dil les séparer en parties plus simples, auxquelles on a donné le nom de fonctions. On distingue sept fonctions principales ; la fonction digestive, la fonction respiratoire, la fonction circulatoire, la fonction sécrétrice, la fonction reprodiietrice, la fonction sensitive, la fonction locomotrice. On donne le nom d'appareil à l'ensemble des tissus qui exécutent une de ces fonctions principales : l’appareil digestif, l’appareil circulatoire, etc. Cliacune de ces lonctions se subdivise en fonctions secondaires, remplies par des organes. Parfois, on fait seulement deux grandes divisions ; les fonctions de la vie végétative et celles de la vie de relation, mais les appareils sont les mêmes.

fonctionDaire [fonk-si-o-nè-re) n. (de fonction). Qui remplit une fonction publique,

— Encycl. Dr. La nomination des fonctionnaires publics est faite au nom du président de la Réinililique et, suivant les cas, par décret, par arrêté ministériel ou préfectoral, etc.

Le décret du 11 septembre 1870 a aboli le serment politique et conservé seulement le serment professionnel.

Tout fonctionnaire a qualité pour déférer au conseil d’Etat les décisions disciplinaires ou de révocation prises contre lui. Ces décisions sont annulables pour excès de pouvoir lorsqu'elles violent la lettre ou l’esprit des lois et règlements, nulles lorsque ceux-ci ont été faussement interprétés ou que les formes ont été violées.

L’acceptation de fonctions publiques à l'étranger sans autorisation du gouvernement entraine la perte de la nationalité française.

On désigne, d'une façon générale, sous le nom de forfaiture, tous les crimes commis par un fonctionnaire publie, dans l'exercice de ses fonctions.

Le fonctionnaire qui fait trafic des actes de scs fonctions, qui fait ou s'abstient de faire tel ou tel de ces actes, dans un intérêt illicite et à prix d'argent, se rend coupable du crime de corruption. La loi punit le fait, par un fonctionnaire public ou un préiiosé d'une administration publique, d'avoir agréé des offres ou reçu des présents pour faire un acte de sa fonction ou pour s'abstenir de le faire, ainsi que les trafics d'influence imputables à toute personne investie d'un mandat électif. Elle réprime également le fait de l'agent de la corruption, et même, de la part du corrupteur, la simple tentative.

Pour assurer l'autorité des fonctionnaires publies, il était indispensable d’empêcher les personnes sans qualité d'usurper leurs fonctions du de revêtir les insignes de ces fonctions : à cet ordre d'idées se rattachent les dispositions répressives des aitlcles 238 et 239 du Code pénal.

Les outrages aux fonelionnaires publics font l'objet des articles 222 à 226 du ménie Code, dont le*

FON

FON

articles 228 à 233 prévoient les violences commises contre les fonctionnaires publics.

.\u sujet des crimes et délits spéciaux aux fonctionnaires publics, le Code pénal contient des dispositions sévères, notamment en ce qui concerne les attentats à la liberté, la coaliiion des fonctionnaires, c’est-à-dire le concert de mesures illégales pour empêcher l'exécution des lois ou des ordres de l'autorité administrative, ou pour comploter contre la sûreté intérieure de l’Etat ; l’empiétement des autorités administratives et judiciaires ; les soustractions commises par les dépositaires publics, concussion, ingérence dans des entreprises industrielles ou commerciales incompatibles avec leur qualité, corruption, abus d'autorité, exercice de l’autorité publique illégalement prolongé.

Parmi les abus d’autorité contre les particuliers, la loi punit notamment la violation de domicile, le déni de justice, la suppression ou la violation du secret des lettres.lesviolences.Lesparticuliers peuvent attaquer librement les fonctionnaires devant les tribunaux.

fonctionnarisme [/*o?iÀ:-si-o-na-Ws-we] n. m. Système administratif, fondé sux* l’existencè d'un grand nombre de fonctionnaires.

fonctionnel, elle [(onk-si-o-nhl, è-le] adj. Qui se rapporte aux fonctions du corps : troubles fonctionnels. Chim. Qui se l’apporte à la fonction chimique d’un corps.

fonctionnellement [fonk-si-o~nè-le-man] adv. Relativement à une fonction. Par rapport aux fonctions du coi’ps.

fonctionnement [fonk-si-o~ne~man] n. m.

Manière dont une chose fonctionne : vérifier le fonctionnement d'une machine.

fonctionner \fonk-si-o-né] v. n. Agir, remplir sa fonction : cette machine fonctionne ûien. Etre mis en action : gouvernement qui fonctionne mal.

fond [fon] n. m. (lat. fundus). L’endroit le plus bas d'une chose creuse : le fond d'un puits. Partie solide sur laquelle on trouve une grande masse d’eau : fo7id de la mer. Partie plane qui termine un tonneau à chaque extrémité. Ce qui reste au fond : le fond du verre. Partie la plus éloignée de l'entrée, la plus retirée d’un pays : te fond d'une houtiquey d'une province. Profondeur de l’eau en un point détei’miné : la sonde indique vingt mètres de fond. Tei'rain : wn fond solide, un fond niouvant. Fin. Raison solide : certains homtnes n'ont que de ïa surface sans fond. Cheval de fond., capable de se bien comporter sur un long parcours. Essence d'une chose, par opposition à la forme^ à l’appai’ence : l'égolsme., c'est le fond de l'homme. Ce qu'il y a de plus caché dans le cœui*, l’esprit, etc. : Dieu voit le fond des cœurs. En parlant d’étoffes, tissure sur laquelle on fait du dessin. Champ de tableau sur lequel se détache le sujet. Décoration qui ferme la scène d’un théâtre, dans la pai’tie opposée à la salle. Matièi’e essentielle du procès. Fond de bain., linge dort on garnit l'intérieur d’une baignoire. Boite à double fond, boîte dans laquelle un second couvercle ou une cloison intérieure constitue en quelque sorte une deuxième boîte que l’on ne voit pas. Courir à fond de train., courir à la plus grande vitesse possible. Fig. Le fond de la coupe, du calice^ ce qu'il y a de plus cruel à supporter. Fond du sac, la partie intime ; ce qu’il y a de plus secret. Faire fond sur, compter sur ; mettre sa confiance en. Le fin fond, la partie la plus reculée. Loc. adv. : A fond, complètement : traiter un sujet à fond ; connaître une affaire à fond. Escr. Se fendre à fond, de manière à atteindre aussi loin que possible. Couler à fond, submerger, et, au f.g., ruiner, perdi’e d'une façon définitive : couler un candidat, une entreprise à fond. Avoir du fond, être capable de parcourir à une bonne allure une grande distance, en pai’lant d’un cheval, d'un coureur. Au fond, dans le fond, en réalité. De fond en comble, de la base au sommet ; complètement.

— Encycl. Distinction entre fond et fonds. Le fo7id est ce qui constitue essentiellement une chose, ce qui en est le fondement, le principal, par opposition à l’accessoire : il y a dans cet ouvrage un très gi'and fond de vérité. Âu contraire, le fonds est l’ensemble des qualités ou des défauts considéré dans ses résultats productifs. Ex. : il a un grand fonds de 7iaîveté dont les habiles tirent profit ; U possède e?i Bourgogne un fonds d'un bon rendement.

fonda n. f. Hôtellerie espagnole.

fondagO n. m. Action de fondi’e les métaux, fondamental, e, aux [7nan] adj. (du lat. fundamentum, fondement). Qui sert de fondement : piei're fondamentale. Par ext. Principal, essentiel : raiso7i fondamentale. Musîq. Son fondamental, son qui sert de fondement au ton ou à l'accord.

fondamentalement [man-ta-le-77ian'\ adv.

D’une manière fondamentale.

fondant [dan], e adj. Qui a beaucoup de jus et fond dans la bouche : poire fondante. N. m. Bonbon qui fond dans la bouche et qui contient une liqueur ou une pâte sucrée et parfumée. Remède qui résout les tumeurs, fond les engorgements : l'iodure de potassium est un fonda7xt. Mélall. Substance qui facilite la fusion d’un autre corps, en formant avec celui ci des combinaisons très fusibles : le borax est U7i excellent fondant. Arg. Beurre. Project. Se dit des vues qui diminuent insensiblement jusqu’à disparaître sous les yeux des spectateurs. (On dit aussi FONDU n. m. ["V. ce mot].)

— Encycl. Chim. En métallurgie, les fondants employés pour élaborer les métaux, en partant des minerais, varient avec la nature de la gangue à liquéfier ; on cherche surtout à produire des silicates très fusibles ; selon les cas, on utilise le sable, les arg-iles, le spath fluor, les oxydes de fer, etc. Pour fondre les métaux, en évitant leur oxydation, on facilite la fusion par une petite addition de borax, excellent dissolvant des oxydes.

Dans les laboratoires, pour l’essai des minerais, on employait jadis des mélanges de crème de tartre et de nitre qui, allumés, laissaient, après combtistion, un résidu de carbonate alcalin avec du nitre ou du charbon [flux blanc, flux noir) ; c'était alors un moyen d'avoir aisément un carbonate sec. Aujourd'hui, on trouve dans le commerce du carbonate de solide anhydre, du borax : aussi ces substances sont elles employées de préférence, en mélange avec du charbon ou du nitre, pour constituer des flux.

^ }îéd. Le nom de fondant était très usité autrefois dans le langage des médecins humoristes et sur¬

tout des vétérinaires. Il était donné aux médicaments que l’on regardait comme doués de la propriété de dissoudre, de fondre les obstructions ou engorgements chimiques formés par une prétendue lymphe plastique. Aujourd'hui, on nomme ces médicaments a Itérants, résolutif s, diurétiques, et le nom de fondant ' est réservé aux emplâtres ou pommades contenant de l’iode, de l'iodure de potassium ou du mercure.

fondateur, trice adj. et n. (lat. fuiidator, trix). Personne qui fait un établissement destiné à se perpétuer après elle : Platon fut le fondateur de l'Académie. Personne qui a fondé un empire, une religion, etc. : Mahomet fut le fondateur de l'islam.

— Encycl. Dr. Parts de fo7idateur. Il existe, dans de nombreuses sociétés anonymes, à côté des actions de capital et des obligations, des pai'ts de foiidateur ou béné/iciah'es, réservées aux personnes ayant par leur apport d'industrie ou leurs démarches personnelles contribué à la formation de l'entreprise. Ces parts, qui donnent simplement droit à une certaine quotité des bénéfices, constituent des actions sui generis, assimilables à des actions de jouissance. Elles ne confèrent aucun droit sur le capital social et ne permettent pas d'ordinaire d’assister aux assemblées générales, mais on ne saurait pour ces seuls motifs leur attribuer, selon l’opinion de quelques commenlateurs et tribunaux, le caractère d’obligations, dès l'instant que leurs titulaires ne sont pas des créanciers ayant droit au payement d'intérêts fixes, même en l'absence de tous bénéfices,

fondation [si-0}i] n. f. (lat. fundatio). Travaux qui préparent la’ construction des fondements d'un édifice. Tranchée que les fondements doivent l’emplir: creuser les fondatio7is. Maçonnerie sur laquelle on fonde : jeter tes fondations. Fig. Action de fonder, de créer : fondation d'une académie, d'un empire. Action d'établir un fonds pour les besoins d'une œuvre qu’on crée. Capital légué pour des œuvres ou des établissements de bienfaisance, de piété : fo7\dation pieuse. Ces établissements eux-mêmes : la Fondation Thiers. Ant. Faîte; abolition, des truction.

— Encycl. Dr. Une fondation est une donation entre vifs ou par testament au profit d'un établissement public, d'une œuvre de bienfaisance, etc. On applique aux fondations les règles générales sur les dons et legs. V. donation.

— Consir. Les fondations varient suivant la nature du terrain sur lequel on les appuie.

Les terrains se classent en trois catégories : les terravis 7'ocheux ; les terrains i7ico7npressiules,consiitués par des couches épaisses de gravier ou de sable ; les terrains compressibles, tourbeux, glaiseux, etc., nécessitant de sérieuses précautions pour l’édification des fondations.

Sur les roches, les foi\daiions s’établissent directement par couches successives et horizontales de matériaux, ou bien on pratique dans la roche un encaissement de peu de profondeur, en montant de ce niveau la maçonnerie. Dans les terrains incompressibles, on creuse des tranchées plus ou moins profondes, où l'on forme un empâtement de mortier dans lequel les briques, pierres ou cailloux sont noyés. Avec les terrains compressibles, on établit des piliers de maçonnerie, qui appuient leurs bases sur le terrain solide, et on réunit ces piliers au moyen d'arcs de décharge, afin d’avoir un tout homogène. Quelquefois, aussi, on bat des pieux dans le terrain compressible, et la tête du pilotis reçoit les fondations.

Lorsque les fondations doivent se trouver sous l'eau, on a recours k des batardeaux isolant l’endroit où on doit les ériger, et de- puissantes pompes épuisent l’eau. Si, au contraire, la profondeur d’eau est grande, on emploie des caissons, à l'intérieur desquels les ouvriers travaillent au milieu de l'air comprimé. V. B.ATARDEAU, CAISSON, PILOTIS.

Fond-du-Lac, v. des Etats-Unis (Wisconsint, sur le lac Winnebago ; 12.300 h. Scieries. Port actif.

fonde n.f. Mar. Fond de l'eau. Etre à la fonde, être au mouillage.

fondéy e adj. (de fonder'). Autorisé : être fondé à dire. Qui a quelque raison, quelque fondement : accusation fondée. Fondé sur, qui repose sur : idée fondée sur ime comparaison. N. m. Fondé de pouvoir, mandataire, personne à qui une autre a conféré un mandat ou procuration soit de gérer ses affaires, soit d'accomplir seulement certains actes d'une nature déterminée. (V. mandat.) Bieii-fondé n. m, 'V. à son ordre alph.

fondement [man] n. m. {lat. fn7ida77ientum). Maçonnerie jetée dans les fondations pour servir de base à un édifice. Partie d’un entassement naturel qui supporte tout le reste de la masse : les fondeineiils d'une moxxtagne. Partie inféiùeure du tube intestinal ; ouverture anale : chute du fo7ideme7it. Fig. Principal appui, base sur laquelle repose une institution: la justice est le plus sûr fo7ideme7it d'un Etat. Source, principe : le fondement de toutes les libertés. Cause, motif : b7'uit sans fonde7nent. Confiance : faii'e fonde77ient sur la loyaxtté d'une per- S07i7ie. Ant. Faîte, p nacle.

Fondement de l’induction (Du), par J. Lachelier (1871), étude pénétrante de logique, une des œuvres maîtresses de la philosophie du xixe siècle. L’auteur y démontre que les conditions de l’existence des phénomènes sont les conditions mêmes de la possibilité de la pensée, à savoir le principe de causalité et le principe de finalité.

Fondement de la métaphysique des moeurs, d'Emmanuel Kant (1783), où l'auteur montre le passade de la connaissance morale ordinaire à la connaissance philosophique et à la critique de la raison pure pratique.

fonder v. a. ^lat. fundai'e). Etablir les fondements d’une construction : fonder U7i édifice sur pilotis. Créer, instituer; fonder un collège. Donner des fonds suffisants pour l’établissement de quelque chose d'utile : fonder un prix. Fig. Appuyer de raisons, de motifs, de preuves : fonder ses soupçons sur... Ant. Abolir, détruire, renverser, ruiner.

fonderie [rf] n. f. usine où Ton fond les métaux : foixderin de fer, de cuivre. Art du fondeur. Lieu, cuve où le ciricr fond sa cire. Fabrique d’objets en métal fondu : fonderie de canoxis.

— Encycl. En métallurgie, on distingue deux catégories de fonderies ; celles où Ton transforme le minerai directement en fonte dite de preynière fusion, et colles où cette fonte est épurée et devient fonte de seconde fusion. La fonderie comprend plusieurs opérations, dont la première est le moulage,

qui s'opère à Taide du sable de fonderie, mélange de sable siliceux, d'argile et de poussier de cliarbon de bois ou de coke avec un peu d’eau. De ce sable on fait des moules, dans lesquels on coule le métal en fusion. Il existe trois modes de moulage: le moulage à découvert, lorsque la pièce a une seule face, qui doit être identique au modèle, les autres pouvant rester brutes ; le ynoulage en châssis, qui se fait dans des cadres rectangulaires se superposant et remplis de sable de fonderie fortement tassé et portant en creux les divers reliefs du modèle et parties de ce modèle ; le moulage en coquille, dans lequel on coule le métal non dans le sable, mais dans des moules en fonte. La seconde opération est la coulée, au moyen de laquelle on fait arriver du métal en fusion jusque dans les moules, soit directement, soit avec des poches portées à bras d'hommes. La dernière opération est l'ébarbage, qui fait disparaître des objets moulés le sable y adhérant et les bavures produites par le métal entre les joints du châssis.

fondeur n. et adj. m. Ouvrier en Tart de fondre les métaux, la cire, etc. Celui qui dirige une usine où Ton fond les métaux, ou une fabrique d’objets en métal fondu (caractères d’imprimerie, canons, cloches, statues).

fondeuse [àeu-ze] n. f. Machine où l’on fond les moules à bougies ou à chandelles.

Fondi, V. et lac de la prov. de Caserte (Italie) ; 7.500 h.

fondique ou fondouk n. m. Dans les marchés orientaux, magasin où Ton entasse les marchandises provenant des Indes. Quartier occupé par les marchands européens, dans les Echelles du Levant. A Londres, siège de la corporation des marchands de poissons,

fondis [dx] n. m. (de fondre). Affaissement du sol. creusé par éboulement souterrain. (On dit aussi

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