FONTIS
foudoir n. m. Lieu où les bouchers et les charcutiers fondent leurs graisses,
Fondolo (Gabrino), tyran de Crémone de 140& à 1420, renversé et décapité (1425) sur Tordre de Jean-Galéas Visconti, duc de Milan.
fondre v, a. (du lat. fuixdere, précipiter au fond). Amener à Tétat liquide : le platine est difficile à fondre. Dissoudre dans un liquide : foxxdi'e du siicx^e dans l'eau. Confectionner en métal fondu : fondre une cloche. Fig. Combiner plusieurs choses -en un tout : fondre deux lois en une seule. Attendrir : la clémence a foxxdu des haines farouches. Fam. Foxidre la glace, faire cesser la désunion, la contrainte. Méa. Résoudre : fondre les humeurs. Peiixt. Mêler, unir : fondre les couleurs. V. n. Devenir liquide : la glace f07id. Se dissoudre : le sel fond daxis l'eau. Fam. Maigrir : malade qui fond à vue d'œil. Par exagér. Fondre exx laxmies, en pleurs, verser des larmes abondantes. Le ciel fond (ou se fond) exx eau, il pleut abondamment. Fondre sur, se précipiter, tomber impétueusement sur : l'épervier fond sur sa proie. Ant. Figer, solidifier.
fondricr [dri-é] n. et adj. m. Se dit d’un train de bois qui s’est alourdi et s’enfonce dans Teau. Se dit du mur terminant le fourneau dans une saline.
fondrière n. f. (de fond), crevasse dans le soL Terrain marécageux : les fondrières de VArgonne.
fondrilles [il mil., e] n. f. pl. (de fond). Vase, lie qui dépose au fond d'un liquide. (Vx.)
fonds [fon] n, f. (lat. fundus). Le sol d’une terre, d’un champ, considéré comme moyen de production ; terrain sur lequel on bâtit: cultiver un foxxds ; construire sur son fonds. Le fonds et le tréfonds, le sol et le sous-sol. Somme d’argent : la xxxoixidx'e industrie exige un foxxds considérable. Fam. Argent comptant : èlx'e exx fonds. Les fonds sont bas, la bourse est presque vide. Nire propriété; capital d’un bien : manger Le fonds et le x'evexxu. Etablissement de commerce ; boutique avec son achalandage : vendre un fonds. Fonds publics, rentes créées par TEfat. Placer soxi argent à fonds perdu, en rentes viagères. Prêter à fonds perdu, à un débiteur insolvable. Fig. Ressources ; matière qui sert à en produire d’autres. Se dit des mœurs, du savoir, de la capacité d'un homme : uxi graxid fonds de probité, d'érudition. Bien-fonds, v. à son ordre alph. 'V. fond.
— Encycl. Dr. Fonds de commerce. Les ventes de fonds de commerce peuvent être soit verbales, soit faites par acte notarié ou sous seing privé. Il est d’usage de faire annoncer ces ventes dans les journaux. dans l'intérêt des créanciers qui auraient des oppositions à former entre les mains de Tacquércur, Dans un délai de trois mois, par les soins de Tacquéreur, toutes les ventes de fonds de commerce doivent être enregistrées si elles sont écrite.*?, ou déclarées à l’enregistrement si elles sont verbales.
Tout nantissement d’un fonds de commerce doit, à peine de nullité, être inscrit sur un registre public tenu au greffe du tribunal de commerce dans le ressoi*t duquel le fonds est exploité.
Fonds social. Le fonds social comprend non seule- . ment les choses mises en commun par les associés, c'est-à-dire le capital social, niais encore la plusvalue des apports, ainsi que toutes les acquisitions faites à un titre quelconque par la société.
Fonds de non-valeurs. On nomme fonds de nonvaleurs la réserve prélevée, au moyen de centimes additionnels, sur les contribuables, pour faire face aux remises et modérations d’impôt et à certaines dépenses d'intérêt général (frais de confection des rôles, dégrèvements temporaires en raison de plantations de vignes, etc.). Grâce à ce fonds, le produit de Timpôt rentre en totalité dans la caisse du Trésor tel qu'il a été prévu au budget. Il existe un fonds de non-valeurs pour les impôts de répartition (contribution foncière des propriétés non bâties, personnelle mobilière et des portes et fenêtres).
Fonds secrets. Ce sont ceux dont l’emploi, en raison de leur destination fdéfense nationale, service diplomatique, police politique), ne doit pas être livré à la publicité et qui sont distraits du contrôle ordinaire des dépenses publiques. Ils sont actuellement inscrits au budget de l'intérieur sous le titre de « dépenses de sûreté générale ».
fondlly e adj. Amené à Tétat de liquide : plomb fondu,^ neige foxxdue. Diminué progressivement et insensiblement d’intensité en parlant .de Téclat, de la couleur : tons foxidus. N. m. En projection photographique, diminution progressive d’une image par l’obturation graduelle de l'objectif qui condense les rayons lumineux.
FON
FON
— ENCYCr,, Dans les projections fixes, les effets de fondus s'obtiennent par l'emploi simultané de deux lanternes dont les images se superposent exactement sur l'écran : tandis que l'un des deux faisceaux lumineux est diminué graduellement, le second est amplifié peu à peu, de sorte que les images donnent 1 illusion parfaite de se fondre l'une dans l'autre. Au cinématographe, les fondus sont obtenus avec un seul appareil de la façon suivante : le diaphi’agme de l'objectif, à la prise do vue, est fermé progressivement ; les images diminuent peu à peu d'intensité sur le film, se fondent jusqu'à n'étre plus visibles. Lorsqu'il s'agit de faire apparaître, puis disparaître un nouveau personnage, on procède ainsi : l'opéra teur commande un arrêt, et, tandis que les acteurs en seène gardent la plus parfaite immobilité, il donne sept tours de manivelle en aiTière, en même temps qu'il ferme progressivement l'obturateur do l'objectif. Au septième tour, l'objectif est complètement fermé; le nouveau personnage vient se mettre à la place qu'il doit occuper ; puis l'opérateur recommence à tourner normalement en ouvrant progressivement le diaphragme ; les traits de l'apparition se précisent peu à peu jusqu'à la netteté, et la projection reprend sa suite normale. Les disparitions s'effectuent de manière identique.
fondue [dd] n. f.Mets composé de fromage fondu au feu avec du beurre, des épices et un peu de kirsch.
Fonfrède (Jean-Baptiste Boyer-), conventionnel, né à Bordeaux, m. à Paris, beau-frère de Ducos (1766-1793). Il fut guillotiné avec les girondins, dont il était le plus jeune.
fonger [jé] v. n. (du lat. fungus, champignon. — Prend un e muet après le g devant a et o : il fongta, nous fongeons.) Boire l’encre par endroits, en parlant d'un papier mal collé.
fongibilité n. f. Qualité de ce qui est fongible. fongible adj. (lat. fungibilis ; de fungi, s'acquitter dei. Dr. Se dit des choses qui se consomment par 1 usage et peuvent être remplacées par d'autres de même nature ; les denrées, l'argent comptant sont des choses fongibles.
fongicide adj. (du lat. fungus, champignon, et cedere, tuer). Se dit des substances propres à détruire les champignons parasites (mildew, oïdium, charbons, rouilles, pourridié, moisissures, etc.). N. m. ; les principaux fongicides sont les bouillies cupriques.
fongicole adj. (du lat. fungus, champignon, et cotere, habiter). Se dit des insectes qui vivent dans les champignons.
fongie \ji] n. f. Genre de madrépores, comprenant des polypiers qui présentent quelque ressemblance avec le chapeau d’un champignon.
fongiforme adj. (du lat. fungus, champignon, et de forme). Qui a la forme d'un champignon.
fongiqu© adj. De la nature des champignons. Méd. Intoxication fongique, intoxication par les champignons.
fongistérine yis-fé] n. f. Alcool solide, fusible à Iti», e.xtrait du seigle ergoté.
fongi'V’Or© adj. (du lat. fungus, champignon, et vorare, dévorer). Qui vit dans la substance des champignons : larves fongivores.
fongoïde [ÿào-i’-de] adj. (du lat. fungus, champignon, et du gr. eidos, aspect). Qui ressemble à un champignon.
fongosité [gho-zi-téi n. f. Etal de ce qui est fongueux. Excroissance fongueuse.
fongueux, euse [pàeff, eu-ze] adj. (lat. fongosusi. De la nature du fongus.
— E.xcycl. Méd. Une plaie ou un ulcère sont fongueux lorsque la production de bourgeons charnus est très abondante et constitue une ou plusieurs petites élévations qui s’isolent, vivent indépendantes, et sont un obstacle véritable à la cicatrisation. On active la cicatrisation par le curage de la plaie, ou, plus simplement, par des cautérisations souvent répétées au nitrate d'argent.
fongus ighuss] n. m. (du lat. fungus, champignon). Méd. Excroissance charnue, spongieuse, qui s’élève sur la peau, surtout autour d’une plaie.
— Enoyol. On connaît le fongus de la mamelle, du testicule, du rectum et celui de la dure-mère, et, suivant l'évolution, le fongus malin et le fongus bénin. Une extirpation précoce est indiquée.
fouio n. m. Genre de graminées cultivées en Afrique occidentale, et dont les épis longs et grêles donnent des grains utilisés pour l'alimentation.
FoUSeca (Pedro da), jésuite et philosophe poi’tugais, né à Cortezada, surnommé ï Aristote portugais (1528-1599).
Fonseca (Eléonore Pimentel, marquise de).née et morte à Naples (1768-1799). Elle contribua à l’établissement de la république Parthénopéenne : mais elle fut condamnée à mort et exécutée au retour de Ferdinand IV.
Fonseca (Manoel Deodoro da), général et homme politique brésilien, né à Alagoas, m. à Riode-.Taneiro (1827-1892) ; prit en 1889 la tète d’un mouv e m e n t insurrectionnel, proclama la république et fut élu président (1890), mais dut peu après résigner ses fonctions.
Fonson (Frantz), auteur dramatique belge, né à Bruxelles en 1871. auteur du Mariage de mademoiselle Beulemans, pièce ou il tire un parti amusant du parler bruxellois.
Fonsommes,
comm du dép. de l’Aisne, m. da Fonseca. arr. et a 11 kilom. de Saint-
Quentin, à la source de la Somme: 592 h. (en 1914.;. Ce village, situé en pleine ligne Hindenburg, a été conquis par les Anglais du général Rawl inson (4-s armée britannique) le 9 octobre 1918, pendant la bataille de Saint-Quentin, qui est un épisode de la « bataille d'ensemble » de l'Oise, de la Serre et de 1 Aisne. Il ne reste rien du village de Fonsommes.
Fonssagri'ves >, Jean-Baptiste). médeoinet écrivain français, né à Limoges, m. à Auray (1823-1884 : auteur d ouvrages de médecine et d’hygiène d'une inspiration morale très éle\-ée : Traité dîiygiène morale.
Fontaines
Monumentale,
Fontaillas (André , poète et critique belge, né à Bruxelles en 1865, Auteur des recueils : Crépuscules. les Etangs noirs, la Nef désemparée, et d une bonne Uistoire de la peinture française au xivc siècle.
fontaine [té-ne]n. s. (du lat. fons, fontis. source). Eau vive qui sort de terre : la fontaine de Vaucluse. Edifice public qui distribue l’eau : la fontaine Molière. Vaisseau de grès, de métal, etc., dans lequel on la garde : fontaine de porcelaine. Trou que l'on
fait au milieu
d’un tas de farine que l’on va délayer. Partie supérieure de la tête du cachalot.
Anat. Fontanelle. Fontaines Wallace, fontaines publiques établies à Paris en 1872 par le philanthrope Wallace . Fontaine lumineuse, fontaine dont le jet est rendu lumineux par suite d'un éclairement particulier. Fig.
Cause, principe :
la douleur et la volupté sont deux fontaines étemelles. Fontaine de Jouvence, fontaine fabuleuse dont les eaux rajeunissaient ceux qui en usaient.
Prov. : Il ne faut pas dire : Fontaine, je ne boirai pas de ton eau , il ne faut
pas jurer qu'on ne fera jamais ceci ou cela ; on ne sait ce que réserve l'avenir.
— Encycl. Fhysiq. Fontaine ou source intermittente. Considérons une cavité soutei-raine dans laquelle viennent s'accumuler les eaux de pluie, r»ar exemple. Supposons que cette cavité communique au dehors par une fissure OS.ayantla forme de siphon. Aussitôt que l'eau qui se déverse dans la cavité aura atteint F niveau horizontal du sommet du siphon (S), elle se répandra dans la branche OS et s'écoulera. Si le débit du siphon est supérieur à la quantité d’eau que reçoit le réservoir dans le même temps, la cavité se videra j us qu'à ce q ue le. niveau ait atteint 1 orifice O. A ce moment l'écoulement cessera, pour reprendre dès que le niveau de l’eau dans la cavité aura de nou- „ veau atteint l’horizontale passant par le sommet du siphon.
Fontaine de Héron. Petit appareil dans lequel on obtient un jet d’eau par le , moyen de la compression de l’air et de ^ l’eau ; A est une vasque contenant de l’eau et communiquant par un tube a avec un ballon B rempli d’eau à moitié.
Au fur et à mesure que l’eau arrive dans ce récipient, elleen comprime l'air, qui s'échappe par le tube b et vient à son tour comprimer l’eau d’un second ballon G, le forçant à s’échapper par le tube G et à jaillir en dehors.
Fontaines lumineuses. Colladon, en 1841, remarqua qu'en prenant un réservoir plein d'eau muni d'une ouverture vers le bas de la surface latérale, il suffit, pour obtenir un jet lumineux, d'éclairer l'ouverture à travers le liquide par un faisceau convergent de rayons lumineux obtenus à l’aide d'une lentille encastrée dans la face du réservoir opposée à l’ouverture : la veine liquide qui s'échappe sous forme para- Fontaine bolique reste éclairée dans tout son de Héron, parcours, le rayon lumineux subissant dans cette veine une série de réflexions totales ; c est là le princiiie des jeux de fontaines lumineuses qu’on a utilisés dans les machinations de théâtre. En employant de puissantes sources de lumière, ou est arrivé, à Paris, en 1889, à éclairer des jets paraboliques de Om, 22 de diamètre et 40", 50 de hauteur.
Fontaine d’Amour (la), magnifique chef-d'œuvre de Titien, plus connu sous le titre inexact de l'Amour sacré et l' .émour profane (1508, galerie Borghèse, à Rome). Il représente deux jeunes femmes ; l'une nue, qui est sans doute Vénus, l’autre vêtue, qui est peut-être Violante, la fille du Titien, assises aux angles d'un bassin en forme de sarcophage, dans lequel puise un Amour ailé.
Cette allégorie serait, selon L.
Ilourticq, tirée du Songede Folyphile de Fr. Colonna (V. p. 954.:
— Fontaine de Jouvence, charmant tableau de Cesare Detli.
Fontaine (Charles’, poète français, né à Paris en 1513, in. à Lyon vers 1.589. disciple de Clément Marot et auteur du Quintil Hcratien (1551), curieux ouvrage où il critique les théories littéraires de Joachim du Bellay et do la l’léiade.
Fontaine (Pierre-François-Léonard), architecte français, né à Pontoise, m. à Paris (1762- 1853), collaborateur assidu de Percier. Il a élevé notamment l'arc de triomphe du Carrousel, à Pa¬
P. Fontaine.
Fontaine intermittente.
de place publique; 2. De cour; 3. D’appartement; 4. Wallace; 5. Borne-fontaine.
ris, et approprié le palais de Versailles à sa destination de musée historique.
Fontaine -au- Mortier, lleudit de la forêt d'Argonne (dép. de la Marne), situé dans le bois de la Gruerie, au N.
de la route de Vicnne-le- Château à Varennes, où prend naissance le ruisseau de la Fontaine-au- Mortier, qui conflue avec la Biesme un peu en aval du Four-de-Paris. Pendant la Grande Guerre. Cette vallée du bois de la Gi-’-erie a fait partie du célèbre secteur de Saint Hubert, un des plus agités du front de l'Argoniie, un des plus disputés entre Français et Allemands, à la fin de 1914 et en 1915.
Fontaine— au-Pire, comm. du Nord, arr. et à 13 il. de Cambrai; 2.460 h. Ch. de f. N. Toiles.
Fontaine-aux-Charmes, iieudit de la
forêt d’Argonne (dép. de la Marne), situé au N. de la route de Vienne-le-Château au Four-de-Paris. Là naît le ruisseau de la Fontaine-aux-Charmes, qui conle dans le petit vallon du même nom et se jette dans la Biesme à La Harazée. Ce petit vallon du bois de la Gruerie a vu, en 1914-1915, une foule d'attaques allemandes ordonnées par le kronprinz impérial ; elles ont foutes échoué, notamment celles des 9 et 10 septembre 1915. A partir de 1916, cette partie du front de l'Argonue est devenue plus calme.
Fontainebleau
[tè-ne-blô], ch.-l. d’arr. (Seineet-Marne) ; ch. de f. P.-L.-M., à 16 kil. de Melun ; 14.760 h.
{Fontahiebléens ou Bellifontains'.. Beau château construit par François Isr; grande et pittoresque forêt. Porcelaine ; carrières de grès. Le raisin dit chasselas de Fontainebleau est cultivé à quelque
Armes
de Fontainebleau.
distance de la ville, dans la commune de . Thomeiy. Ecole d application de l’artillerie et du génie. Patrie de Philippe IV, François II, Henri III, Louis XIII. — L’arr. a 7 cant.. 101 comm., 84.490 h. ;le cant. a 6 comm., et 21.200 h.
Fontainebleau (château de), construit sous Fran-
Fontaine [tè-né], ch.-i. de c. (territoire de Belfort), sur le Saint-Nicolas ; 300 h. — Le cant. a 21 comm., et 19.240 h.
F ontaine, comm. de l’Isère, arr.et à 4 kil.de Grenoble, près du confluent de l'Isère et du Drac ; 1.950 h.
Palais de Fontainebleau,
çols 1er par le Primatice. Il fut enrichi de nouvelles galeries par Catherine de Médicis, Henri II et Henri IV. Restauré sous Louis-Philippe, il se compose de cinq pavillons sur la façade principale, et
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