FOIN
reste un des pins admirables monuments de la Renaissance. Il fut le théâtre de plusieurs scènes historiques ; assassinat de Monaldeschi par ordre de Christine de Suède (16S7); captivité de Pie VII ; abdication de Napoléon I« (ISU). Parmi les multiples œuvres d’art qu'il renferme, citons : la chapelle, qui date de François If; la galerie de Henri II et la grande galerie de Diane ; les appartements de Napoléon pi- ; la bibliothèque de l'Empereur, etc.
La forêt de Fontainebleau, d’une contenance de 16.880 hectares, présente un relief topographique assez accusé. Elle a en bien des parties un aspect sauvage et ciiaotique (gorges d’Apremont, rochers de F'ranchard). Elle fut très fréquentée par les paysagistes du xi.xe siècle, qui rendirent fameux les villages de Marlotte et Barbizon.
Fontainebleau {traité de), traité par lequel fut l'églée, le 11 avril 1811, après l'abdication de Napoléon pf, la situation de l'Empereur et de sa famille.
Fontainebleau {Adieux de). V. Adieux de napoléon.
Fontaine-Française, ch.-i. de c.(Côte-d'Orl, arr. de Dijon ; 880 h. Ch. de f. I“.-L.-.M. Forges. Henri IV y vainquit le duc de Mayenne, en 1595. —
Le cant. a 14- comm., et l.SlOh. ]
Fontaine-la-Houyette, lieudit de la forêt d’Argonne. dans la partie méridionale des bois de la Gruerie (dép. de la Marne). Le petit ruisseau qui sort de la Fontaine-la-Houyette et qui en porte le nom, se Jette dans la Biesme à l'O. de La Harazée.
Le front passait, en 1915, un peu au N. de ce lieudit, dont les abords ont été témoins de luttes acharnées entre Français et Allemands.
Fontaine-la-Mitte, lieudit de la forêt d’Argonne, dans la partie sud-orientale des bois de la Gruerie (dép. de la Marne). La Fontaine-la-Mitte se perd très vite dans la Fonlaine-au-Mortier. C’est un peu au N. de la Fontaine-la-Mitte que se trouvent deux des points des bois de la Gruerie les plus disputés entre Français et Allemands en 1914- 191.5 : le saillant de Marie-Thérèse et le pavillon Saint-IIubert.
Fontaine-le-Dun, ch.-l. de o. (Seine-Intérieure), arr. d’Yvetot;610h. — Le cant. a 16 comm., et 6.6.40 h.
Fontaine-Iès-Dÿon, comm. delaCôte-d’Or, arr. et à 2 kil. de Dijon; 440 h. Patrie de saint Bernard.
Fontaine-lèS-Luxeuil, comm. de lallaute- Saône, arr. et à 24 kil. de Lure, sur la Roge; 1.7.'i0 h.
Ch. de f. E.
Fontalne-l’Évêque, v. de Belgique (Hainaut), sur la Bablone ; 6.350 h. Carrières.
Fontaine-Madame ou Fontaine de Madame, lieudit de la foi’êt d’Argonne (dép. de la Marne), dans le bois de la Gruerie. Ce petit vallon est parcouru par un ruisseau .qui porte son nom — le « ruisseau de la Fontaine-Madame " — et qui va se jeter dans le ruisseau de la Fontaine-aux-Charmes. Les deux ruisseaux enserrent, au S.-E. de Bagatelle, un plateau coupé de ravins et de crêtes d’où, en 1914-1915, les Allemands se sont efforcés avec persévérance de chasser les soldats français. En décembre 1914, ils ont attaqué par six fois à Fontaine- Madame et ont déclenché quinze attaques, du 16 au 26 janvier 1915, entre Fontaine-Madame et Saint- Hubert, sur la crête qui sépare ce ravin de celui de la Fontaine-au-Mortier. A partir de la fin de 1915, là comme à la Fontaine-aux-Charmes, les Allemands n'ont guère fait que coucher sur leurs positions.
Fontaine-Notre-Dame, comm. du dép.
du Nord, arr. et à 6 kilom. de Cambrai, non loin de l'Escaut ; 1.939 hab. en 1914. Village englobé dans la position Hindenburg; pris par les soldats du général Debeney (P'’ armée française) le 8 octobre 1918. l’resque entièrenient détruit. ]
Fontaine-Notre-Dame, comm. du dép.
de TAisne, arr. et à 13 kilom. de Saint-Quentin ; !
527 hab. en 1914. Fabrique de châles. Ce village, situé à l’extrémité orientale de la position Ilindenburg, fut pris par les Canadiens et l’armée Byng (3“ armée britannique) le 28 septembre 1918. A peu souffert de la guerre.
fontainerie [té-ne-rî] n. f. Fabrique, magasin de fontaines. Métier de fontaiuier.
Fontaines [tè-ne], comm. de Saône-et-Loire, arr. et à 11 kil. de Chalon-sur-Saône ; 1.570 h. Ch. de f. P.-L.-M. Carrières. Vignobles. Ecole d’agriculture.
Fontaines (Pierre de), bailli de Normandie, jurisconsulte français, né dans le Vermandois, m. vers 1289 ; auteur du Conseil à un ami, compilation de droit coutumier,
Fontaines-sur-Saône, comm. du Rhône, arr. et à 8 kil. de Lyon, sur la Saône ; 1.490 h. Ch. ' de f. P.-L.-M.
Fontaine-Uteste, comm. du dép. de l’Aisne, i arr. et à il kilom. de Saint-Quentin, sur un plateau ;
184 hab, en 1914. Lors de la conquête de la position | Hindenburg par les Alliés, le pial eau de Fontaine- Uteste, qui constituait un des points les plus orientaux de la ligne défensive allemande, a été défendu par nos ennemis le 8 octobre 1918 et pris par les soldats du général Debeney (bataille de Saint-Quentin).
Le village est à moitié détruit.
fontainier n. m. v.
FONTENIER.
Fontan (Louis-Marie), auteur dramatique français, né à Lorient, m. à Thiais (18Û1 -1839). Il est surtout connu pour ses attaques contre le gouvernement de Charles X, qu'il tourna en ridicule dans son fameux article /e Moul07i enraué.
Fontana (Prosper', peintre d'histoire et portraitiste italien, maître de
Louis et Augustin Carrache, né à Bologne (1512- 1596). Citons de lui ; V Adoration des Mai/es, ta Vierge allaitant l'Enfant Jésus ; etc. — Sa fille, Lavima, née à Bologne, m. à Rome (1552-1602), a
Prosppr Fontana.
peint aussi avec talent de nombreux tableaux religieux.
Fontana (Dominique), architecte italien, né à Milan, m. à Naples (1543-1607) ; auteur de la façade de Saint-Jean de Latran, à Rome.
Fontana (Félix), physicien et anatomiste italien, né à Poinarolo CTyrol , m. à Florence (1730- 1805) ; créateur d'un Hélèbre cabinet d’histoire naturelle.
Fontana (Louis -François), cardinal italien, né à Castel Maggiore, m. à Rome (1750-1822). Il rédigea au nom du pape Pie VII une buUe d’excommunication contre Napoléon I»'’, qui le fit enfermer à Vincennes.
F Ontane (Théodore), écrivain allemand, né à Neuruppin, m. à Berlin (1819-1898) ; chef de l’école naturaliste
{Prisonniers de (guerre. Sou- a, fonlanelle brcgmavemrs d enfance, etc.). tique; B petite fonlanelle.
fontanelle [nè-le] n. f.
(dimin. de fontaine), .inat. Nom des espaces que présente la boîte crânienne avant son entière ossification. C/iir. Cautère, séton, exutoire.
— Encycl. Anat. Les fontanelles sont au nombre de six : deux sur la ligne médiane, quatre sur les côtés. Ces dernières sont petites, et de peu d’importance. Les deu-x fontanelles médianes sont ; la grande f ont ane lie ou fontanelle antérieure ou bregmatique (elle est formé par l’entre - croisement des sutures qui réunissent Tos frontal avec les deux pariétaux) ; la fontanelle postérieure ou occipitale, qui est formée par la réunion des sutures sé parant les deux os pariétaux l’un de l’autre et de l’occipital. Les fontanelles sont comblées vers l’âge de cinq ans, mais elles ne s’os.siflent que vers seize ou dix-huit ans.
F ont a ne S (Louis FoiUanes.
de), littérateur et premier
grand-maitre de l’Université sous l'Empire, né à Niort, m. à Paris (1757-1821) ; auteur de nombreuses pièces de vers d’une élégance apprêtée et d’un classicisme vieilli. Ami de Chateaubriand, il aida au succès du Génie du christianisme.
Fontanet. Géogr. v. fon-
TENOY-EN-PUISAYE.
fontange n. f. (du n. de la duchesse de Fonlanges). Nœud de rubans que les femmes, à la fin du règne de Louis XIV, portaient sur leur coiffure.
Fontanges (Marie-Angelique DE ScoRAiLLEs DE UoussiLUE, duchesse de), née à Cropières (Auvergne), m. au monastère de (1()G1-1681). Dame d'honneur Régent, elle succéda à Mo>e de Montespan comme favorite de Louis XIV. A la suite d'une couche, elle perdit sa beauté ; elle se retira ?i l’abbaye de Port- Royal, où elle succomba peu après.
Fontanier (Victor), voyageur et diplomate français, né à Saint- Flour, m.
à Civita-Vecchia (1796-1857).
Il fit en Orient plusieurs voyages, dont il a laissé d’intéressantes relations.
Fontarabie, v. d Espagne (prov. de Guipuzeoa), sur la Bidassoa ; 3.200 h.
Ville pittoi'ésque, aux rues curieuses. Prise par Berwick en 1719, par Monccy en 1794.
de Fontanges.
font© n. f. (de fondre). Action de fondre ou de se fondre : les pluies activent la fonte des neiges. Produit immédiat du traitement des minerais de fer par le charbon : la fonte est fort peu malléable. Produit d'une fusion en général. Autref., alliage chargé en cuivre, qui servait à fabriquer des bouclies à feu. L’art, le travail du fondeur : fonte d'une statue. Mélange de laine de diverses couleurs, qui doivent entrer dans certains tissus. Réunion des peaux que les hongroyeursalunent et travaillent ensemble. /m P?-. Assortiment complet de caractères du même type.
— Encycl. Métall. Les fontes sont des carbures de fer contenant de 2 à 5 p. tOO de carbone accompagné d’impuretés (soulre, phosphore, silicium, etc.) ; elles se divisent en trois grandes classes : les fontes de moulage, qui sont surtout des fontes grises, dans lesquelles le carbone entre à l’état de graphite (elles fondent vers J200» et ce sont les plus douces à travailler) ; les fontes d'affinage, que 1 on peut, par décarburation et purification, transformer en fer ou acier, et qui se subdivisent en fontes traitées ou rubanées, mélange de fontes grise et blanche, et les fontes blanches ordinaires, très dures et cassantes. La troi-sième classe renferme les fontes spéciales, employées comme addition dans les fonderies et aciéries.
La fonte, qui n’est connue que depuis la fin du xv« siècle, est obtenue ati haut fourneau (v. ce mot) par le traitement d'un mélange de minerai, de combustible (charbon de bois, coke) et de fondant calcaire ou caslhie. Un courant d'air, soufflé a une tempél'ature de 680» à 800®. assure la fusion du fer sous forme de fonte. Celle-ci est coulée en lingots fgueuses) dans le sable, ou moulée suivant des profils divers. Lorsqu'elle doit être transformée en fer ou en acier, elle passe directement à l'atelier d'affinage. (V. FEU, ACIER.)
Fontes : 1. Ordinaires ; 2. De général*
fonte n. f. (de l'ital. fo7ida, poche). Poche de cuir, que l'on attache de chaque côté de l’arçon d'une selle pour y mettre des pistolets, des revolvers.
Fontenai
inè], comm. de Suisse (cant. de Bei'ne),dans un vallon traversé par un affluent de TAllaine ; 1.250 h. Fabrique d’horlogerie, pierre à bâtir, agriculture.
F ontenay [nè] (Jean-Baptiste Belin de), peintre de fleurs et de fruits, né à Caen, m. à Paris (1653-1715).
Fontenay (François de), dit Fontenay-Mareuil, diplomate et historien français, né vers 1594, m. à Paris en 1665. II a laissé d’intéressants Mémoires.
Fontenay-aUX-RoSeS, comm. de la Seine, arr. de Sceaux ; 4.080 h. {Fontenaisiens). Ch. de f. Orl. Culture maraîchère. Vastes pépinières de rosiers, lilas, etc. Ecole normale primaire supérieure de jeunes filles.
Fontenay-le-Comte, ch.-Ld’arr. (Vendée),
sur la Vend é e , affl.
de la Sèvre Niortaise ; ch. de f.
Et., à 52 kil. de La Rochesur - Yon ;
{Fontenaisiens). Mulets . Carrosse rie.
Patrie du jurisconsulte Barnabe Briss O n , du m a t hémat i c i e n Viète.—
L ’ a r r . a 9 cant.,
115 comm.,