h. ; le cant. a 10 comm., et 6.850 h
forçat [saj n. m. (ital.
forzato). Autre!’., homme condamné aux galères, ou captif chrétien ramant sur les galères des Turcs. Auj., criminel condamné aux travaux forcés. Fig. Homme réduit à une condition pénible : les forçats du travail. Forçat libéré^ forçat rendu à la liberté à l’expiration de sa peine.
force n. f. (bas lat. fortia; du lat. forîis, courageux). l’uissanoe d'action physique chez un être vivant : la force était le principal attribut d'Ueroule. 'Toute puissance capable d'agir, de produire un effet: l'eau, l'air, etc., sont des forces naturelles. Violence. contrainte : céder à la force. Puissance: force d'un Etat. Solidité : force d^un mur. Puissance d’impui-
d'un acquis
porel qui exige beaucoup de vigueur. Fig. Résultat qui exige un grand effort d’imagination, etc. Manœuvre ae force, ceWe qui demande un gi-and effort musculaire. Maison de force, maison de réclusion. Etre en force, être en état d’attaquer, de se défendre. Fa.ire force de rames, ramer vigoureusement. Force d inertie, résistance passive. Force ascensionnelle, capacité que possède un aérostat d’enlever un poids plus ou moins lourd. Force du sang, mouvements secrets de la nature entre proches parents. Fig. Habileté, talent : être de même force au jeu. Chaleur : le style de Bossuet est plein de force. Autorité : les lois sont sans force quand elles ne sont pas le fidèle reflet de l'état social. Force d’âme, courage, énergie morale, feiTOeté. Adj. de quantité. Beaucoup : force gens. Force est de, on est obligé de. Etre de force à. être capable de. Dr, Force majeure, nécessité impérieuse obligeant à l’action ou h l'abstention et dégageant la responsabilité de celui qui agit ou s abstient. Force de loi, caractère obligatoire, analogue à celui de la loi : certains usaqes ont force de loi. Force de chose jugée, autorité d un jugement eu arrêt contre lequel il n’y a plus aucun moyen de se pourvoir. Force exécutoire, v. la partie encycl. Agr. Vieille force, fumier qui n’est pas encore complètement assimilé par la terre et qui constitue des réserves de matière fertilisante pour les récoltes futures. Typogr. Force de corps d'un caractère, distance totale occu-
Armes de Forcalquier.
FOR
FOR
pée par la lige de la lettre dans le sens vertical de fœil. Loc. adv. : A force, extrêmement ; travailler à force. A ioule force, à tout prix, absolument. Par force, de force, de vive force, d'assaut, d'emblée, avec violence. Loc. prép. : A force de, par des efforts, des instances, etc. A force de bras, sans emploi d'animaux ni de machines. Mécan. Toute cause capable de produire un mouvement ou de modilîer un mouvement déjà existant. Physiq. Force vive d'un corps, produit de sa masse par le carré de sa vitesse. Unité de force, v. dyne, sthène, mesure. PI. Troupes d'un Etat : les forces de terre e( de mer. Force électromolrice, toute cause qui maintient une différence de potentiel entre deux points d'un système et entretient un courant continu dans le conducteur qui les relie. L'unité de force électromotrice est le volt. (V. ce mot, et mesures.) P'orce électromagnétique, force exercée par un champ magnétique sur un élément de courant qui le traverse. Ligne de force, dans toute portion de l'espace où s’exerce une action à distance, ligne telle qu'en chacun de ses points la tangente est confondue avec la direction de la force correspondante. Aldus, hist. : La force prime le droit, mot célèbre attribué à Bismarck et ui est l'apologie concise de la force brutale. Ant. aiblesse, débilité.
— Encycl. Mécan. On considère dans une force le point d'application, c'est-à-dire le point où cette force est appliquée ; sa direction, celle dans laquelle la force, agissant seule, entraînerait le ■corps : son intensité, action plus ou moins grande avec laquelle la force agit. On dit que deux forces ■ont d:s intensités égales, quand, appliquées dans des directions opposées et en un même point, elles se font équilibre. On dit aussi qu'ime force a une intensité égale à celles réunies de deux autres forces, iorsqu’en faisant agir la première sur un point, et les deux autres au même point, mais en sens contraire, ces forces se font équiiibre. On représente graphiquement une force par un segment de droite dont une extrémité est le point d'application de la force, la longueur étant proportionnelle à l'intensité, et la direction indiquée par une flèche marquée à la seconde extrémité du segment. La résultante d'un système de piusieurs forces est une force unique, qui produit la même action que le système des forces réunies ou composantes. Lorsque deux forces sont appliquées en un même point, leur résultante est la diagonale du parallélogramme construit sur les deux forces, et cette résultante égale en grandeur et en direction celles de la diagonale. Plasi’urs forces se font équilibre quand leur résultante est nulle. Remplacer plusieurs forces par leur résultante, c'est composer ces forces. Si plusieurs forces appliquées en un même point se dirigent dans le même sens, leur résultante sera une force applitiuée au même point, dirigée suivant la direction commune, son intensité étant ia somme des intensités des composantes ; pour deux forces agissant en sens contraire, la résultante est dirigée dans le sens de la plus grande, et son intensité est la différence des intensités des composantes. Quand deux forces parallèles de même sens ou de sens contraire sont appliquées en deux points d’un corps, elles ont une résultante unique qui leur est parallèle, dont l'intensité est égale à la somme ou à la différence de leurs intensités, et appliquée en un point de la ligne réunissant les deux points d’application, qui divise cette ligne dans un rapport inverse des composantes ; toutefois deux forces, parallèles, égales et de sens contraire, n'ont pas de résultat, elles forment un couple. {'V.ce mot.) On démontre que toutes les forces appliquées à un corps solide peuvent se réduire à un coupie et à une résultante unique appliquée en un point quelconque ; de plus. Taxe du couple peut être dirigé suivant la résultante ; l'ensemble de la force et du couple de même direction se nomme torseur. [V. ce mot.) I, 'unité de force est le sthène. (V. dyne, sthène, mesures.)
— ür. Force exécutoire. C'est le caractère inhérent à certains actes (soit publics, soit privés; de pouvoir être mis à exécution, indépendamment des résistances personnelles, par toutes les voies légales de contrainte et, au besoin, au moyen de l'assistance et du concours de la force publique.
Les iois sont revêtues, en tête et en fln de leur texte, d'une formule spéciale, dite formule exécutoire, ou de promulgation, qui les rend exécutoires :
U Le Sénat et la Chambre des députés ont adopté,
O Le président delà République promulgue la loi dont la teneur suit :
{Ici le texte de la loi.)
<1 La présente loi, délibérée et adoptée parle Sénat et la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’Etat.
Il Fait à . »
Quant aux expéditions des arrêts, jugements, mandats de justice, leur force exécutoire tient également à une formule dont le texte est : « République française. — Au nom du peuple français», et: « En conséquence, le président de la République française mande et ordonne à tous huissiers, sur ce requis. de mettre ledit arrêt ;ou ledit jugement, etc.) à exécution, aux procureurs' généraux et aux procureurs de la République près les tribunaux de première instance d'y tenir la main, à tous commandants et officiers de la force publique, de prêter main-forte lorsqu'ils en seront requis. — En foi de quoi, le présent arrêt (ou jugement, etc.) a été signé par... »
— Force majeure. La force majeure provient soit de la nature (tempête, feu du ciel, etc.), soit du fait de l'homme (guerre, fait de l'autorité supérieure, etc.). Le Code civii emploie les expressions cas de force majeure et cas fortuit pour exprimer une idée commune : celle d'une cause étrangère qui ne peut être imputée au débiteur.
Le cas fortuit libère le débiteur, s'il n'est précédé d'aucune faute, comme le défaut de surveillance, Lorsqu il y a ou cas fortuit, le débiteur n'est passible de diiiumages-intérêts que s'il avait été mis en demeure, à moins qu'il ne prouve que la perte se serait tout aussi bien produite chez le créancier. S'il subsiste des accessoires, ou des droits ou actiouis en indemnités relatifs à la chose, ils appartiennent au créancier, plus exactement au propriétaire, car le coin rat avait transféré la propriété. Dana les contrats synallagmatiques, la question de savoir si l'extinction par cas fortuit de l'obligation de l'une des parties amène l'extinction de l'obligation de l'autre est ce ■qu'on aiipellc la question des risques. Le débiteur qui a pris le cas fortuit à sa charge n'est pas libéré
par un événement de cette nature. C’est à celui qui se prétend libéré par cas fortuit à prouver l'événement d'où il fait ressortir sa libération.
Force (la), ancienne prison de Paris, dans le Marais, installée en 1780 dans l'hôtel des ducs de La Force, qui avait sa façade rue du Roi-dc-Sicile. Elie fut le principal théâtre des massacres de septembre. Suppi’imée en 1860.
Force (7a), roman par Paul Adam (1899), récits de batailles vigoureux et peinture animée de la société du Consulat et de l'Empire.
Force et matière, ouvrage du philosophe allemand L, Buchner, où est exposé un matérialisme radical qui a pour principe : n Point de force sans matière, point de matière sans force » (1866).
forcé, e adj. Qui ne peut plus fonctionner par suite d'une déviation : clef forcée. Culture forcée, celle qui hâte artificieliement la croissance d’une plante, la maturation d’un fruit. Avoir la main forcée, agir malgré soi. Carte forcée, contrainte. Travaux forcés, V. TRAVAIL. Fig. Qui n'est pas naturel : style, vers, rire forcé. Qui est au-dessus des forces ordinaires : marche forcée. Inévitable ; conséquence forcée. Qui est imposé par l'administration ou par la loi: syndicat forcé, cours forcé. Ant. Facultatif, libre, volontaire.
'forceau [sd] n. m. Chass. et pèeh. Piquet retenant de force un filet.
Forcellini (Egidio), lexicographe italien, né près de Trévise, m. à Padoue (1688-1768; ; auteur d'un précieux dictionnaire complet de la langue latine.
forcement [man] n. m. Action de forcer. Action de faire violence à une femme. Forcement en recettes, exercice du droit qui appartient à la Cour des comptes ou aux conseils de préfecture d'obliger leurs justiciables au payement des recettes qu’ils ont négligé de percevoir.
forcément [man] adv. Sous l’action de la force. Par force, par un résultat naturel, obligatoire. Ant, Facultativement, librement, volontairement.
forcené, e adj. et n. (de fors, et de l'anc. fr. sen, raison). Hors de sens, furieux : itn /’oreeizé ; un fanatiqiie forcené. Adj. Inspiré par une fureur aveugle : des cris forcenés.
forcènement [man] n. m. (de forcener). Le fait d'être hors de sens. CVx.)
forcener [né] v. n. (Se conj. comme amener.) Etre hors de sens. (Vx.)
forcènerie [rï] n. f. Etat de celui qui est hors de sens.
forceps [sépss] n. m. (m. lat. signif. tenaille). Instrument de chirurgie, employé dans les accouchements laborieux.
— Encycl, 1,6 premier forceps fut inventé au XVII» siècle par Chamberlen. L'instrument fut ensuite amélioré par Levret en 174-7 et, en 1877, par Tarnier, dont le forceps est actuellement le plus usité.
On distingue dans tout forceps la cuiller, V articulation et le manche :
celui de Tarnier porte en outre un tracteur. La cuiiler est toujours évidée; elle est disposée Forceps : 1. Branche mâle ; pour embrasser la tête 2. Branche femelle, du fœtus. L’articulation
est un pivot pour la branche gauche dite mâle, et une mortaise pour la branche droite dite femelle. Le manche se termine par une extrémité en crochet. Le tracteur de Tarnier s'articule après les deux branches et permet de tirer le forceps dans Taxe du bassin.
On applique le forceps au détroit inférieur, lorsque le travail trahie en longueur, et suivant des règles précises pour éviter de blesser la mère et l'enfant.
forcer [sé] v. a. (de force. — Prend une cédille sous le c devant a et o : il força, nous forçons.) Briser, rompre : forcer une porte, un coffre. Fausser : forcer une clef. Prendre par force : forcer un camp. Enfreindre : forcer 7a consigne. Surmonter; forcer les obstacles. Contraindre: , forcer quelqti'un à faire une chose. Hâter la maturation: forcer des raisins. Outrer, contrarier par violence : forcer ses aptitudes, son style. Obtenir par une sorte de violence morale ; certains versde Corneille forcent l'admiration. Augmenter: forcer la dose dun médicament. Fig. Forcer la nature, vouloir faire plus qu'on ne peut. Forcer le pas, marcher plus vite. Forcer un cheval, l’excéder de fatigue. Forcer un animal de chasse, le réduire aux abois ; le loup est très di/pcile à forcer. Forcer la porte de quelqu'un, entrer chez lui malgré lui. Forcer la carte, faire prendre à quelqu’un dans un jeu une carte déterminée, sans qu'il s’en aperçoive. \. n. Mar. Faire effort : cordage qui force trop ; forcer sur les avirons. Forcer de voiles, mettre au vent toute la voile possible. Se forcer V. pr. Faire trop d'effort. Se contraindre, se gêner. Aldus, littér. V. talent.
forcerie [rf] n. f. (de forcer). Etablissement où Ton cultive, pour les faire produire à contre-saison, des arbres fruitiers, des plantes à fleurs ou des plantes légumières ; les forceries de fleurs des environs de Paris produisent en quelques semaines le lilas, les roses, la violette, etc.
— Encycl. Les forceries sont, en réalité, des serres où Ton met en œuvre différents procédés pour faire parcourir aux végétaux, dans un temps le plus réduit possible, toutes les phases de leur développement naturel. On prépare un terrain riche auquel on duse rigoureusement la lumière, la chaleur et Thumidité. Les plantes soumises au forçageaccomplissent leur évolution en quelques mois, sou- W H vent en quelques sem, aines, et les forceurs Ù\ )\ peuvent approvisionner les marchés de fruits ps/ l et de fleurs vendus d'autant plus cher que la «f Vy saison est plus rigoureuse ou que Ton est Itf ^ encore éloigné de l'époque de production » 1
normale où ces produits sont en abondance. ' '
forces [for-se] n. f. pl. (lat. forflees).
Grands ciseaux ])oûr tondre les moutons, les draps, couper les métaux.
forcet [sè] n. m. Solide flcelle que 1 on met au bout d'un fouet, ou qui sert à ficeler du tabac, etc.
forcettes [sé-fe] n. f. pl. Techn. Petites forces.
forceur, euse leu-ze] n. Personne qui force, qui fait violence. Personne qui dirige une forcerie : un forceur de lilas.
Forcllhammer (Pierre-Guillaume), archéologue allemand, né et m. à Husum (Slesvig) [1801-1894].
Forchies-Ia-Marche, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Charleroi) ; .6.000 h. Clouteries ; fabriques de couleurs.
forcière n. f. (de l anc. fr. fourser. frayer). Petit étang où Ton met du poisson pour qu'il y multiplie.
forcine n. f. (de force). Renflement du corps d'un arbre à l’endroit de la réunion d'une grosse branche avec le tronc.
forcipressure [prè-su-re] n. f. (dulat.foî'ceps, pince, et de presser).
Chir. Application, sur un vaisseau, d’une pince pour arrêter la circulation.
forcir v.n.Pop.
Grossir , fortifier, se fortifier.
Forclaz (col
DE la), col des Alpes Valaisanes (1.523 m. d’altit.), entre le mont Arpille et la Pointe Ronde, reliant Trient à Martigny.
forclore v. a.
(de fors, et clore. —
Se conj. comme Pinces à forcipressure : 1. A tenon clore, mais ne s’em- et crémaillère ; 2. A long mors flexiploie guère qu’au ble ; 3. A tenon et agrafe, prés, de Tinf. et
au part. pass. ; forclos, e.) Exclure. CVx.) Procéd. Rendre une personne non recevable à produire en justice après le délai prescrit : la partie adverse fut déclarée forclose.
forclusion [zi-on] n. f. (de forclore). Déchéance du droit de faire une production en justice, parce que le délai est expiré.
— Encycl. Br. La personne qui a souscrit un engagement par suite d'un dol pratiqué à son préjudice ou par suite d'une pression, d’une violence exercée sur elle, a, pour faire annuler le contrat entaché de dol ou de violence, un délai de dix ans. Si elle néglige d'agir dans ce délai, elle est déchue de son droit, et T engagement contracté devient irrévocable ; elle est forclose.
Ford (Edward Onslow), statuaire anglais, né et m. à Londres (1832-1901), doué d’une rare puissance dans l’expression de la vie : Irving dans le rôle d'Hamlet, Gladstone, médaillon de J, Ruskin à Westminster.
forde ou forda n. m. Genre d’insectes hémiptères phytophtyres, comprenant des pucerons qui vivent sous terre, fixés sur les racines des graminées : les fardes sont domestiqués par certaines fourmis, pour les liquides sucrés qu'ils sécrètent.
Foreign Office [7’in’-o-/issJ (m. angl. qui signifie Bureau étranger), ministère anglais des affaires étrangères.
Forel (François- Alphonse), naturaliste et géographe suisse, né et mort à Morges (1841-1912). Il s’est beaucoup occupé des mouvements des glaciers suisses et a particulièrement étudié le lac de Genève, sur lequel il a publié un remarquable ouvrage ; le Léman, de 1892 à 1902.
foreman [man''] n. m. (m. angl. ; de fore, avant, et de man, homme). Chef d’équipe, contremaître.
forer [ré] v. a. (lat. forare). Percer : forer une clef.
Fereries portatives : 1. A engrenage ; 2. Modèle Cambrai ; 3. A étau ; 4, A colonne tournante ; 5. Pour établi ; 6. A colonne et à étau ; 7. Vilebrequin à cliquet pour forerie.
forerie [rf] n. f. Atelier où Ton fore les canons. Machine à forer, fonctionnant à la main.
Forésien, eune [zi-in, é-ne], habitant ou originaire du Forez : les Forésiens. ' Adjecliv. : population forésicnne.
ForeSt, comm. du Nord, arr. et à 28 kil. d’Avesnes, sur le Bayart naissant; 1.220 h. (en 1914). Ch. de f. N. Brasseries. En partie détruite au cours de la Grande Guerre.
Forest, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles), sur la Senne; 12.950 h.
Forest (Fernand), inventeur français, né à Clermont-Ferrand, m. à Monaco (1861-191 V.. On lui doit la plupart des perfectionnements apportés au tj'pe primitif du moteur à explosion et qui ont marqué iVssor de rautomobilisme et de l avialion. U a puissamment contribué aussi aux perfectionnements de la navigation sous-marine.
lu — 2G
FOR
FOR
forestage [rès-ta-je] n. m. Dr. anc. Pacage dans les lon'-ts ; droit des usagers.
Foreste, comm. du dép. de 1 Aisne, arr. et à 16 kiloin. de Saint Quentin, sur la Germaine, alïluent de la Somme ; 304- hab. en JilU. Patrie de Fouquier- Tinville. Le 6 septembre 1918, les troupes du général Debeney (lr« armée française), victorieuses dans le Santerre, sont arrivées à p’oreste avant d'entreprendre l'attaque de la position llindenburg. Village complètement détruit.
forestier [rés-ti é], ère adj. (de forêt). Qui concerne les forêts : Colbert rédinea un code forestier. Ecole forestière, v. école. Adj. et n. Quia un emploi dans 1 administration forestière t utx gciTdB fovBsticv • un forestier. Villes forestières, nom donné autrefois a plusieurs villes surleRbin, dans le cercle allemand de Soiiabe, aux aboi-ds de la Forêt-Noire, telles que Lauffonbourg, Rbeinfelden, à la Suisse ; Seckingen et Waldshut, au grand-duebé de Bade.
Forestier (Paul), eomédie en quatre actes et en vers, d Emile Augier (1868). Deux amants, séparés par un malentendu, se créent, cbaoun de son côté, de nouveaux liens, et, lorsqu’ils apprennent la vérité, ne peuvent plus se réunir ; pièce franobe, vigoureuse et sobrement pathétique.
foret [rè] n. m. (de forer). Instrument de fer pour pratiquer dos trous dans le bois, la pierre, etc.
forêt (r^J n. f. (bas lat. fore.stis ; de foris, dehors). Grande étendue de terrain planté d'arbres : de vastes forêts couvraient jadis la Gaule. Ensemble des grands arbres qui couvrent cette étendue ; s'asseoir à l'ombre des forêts. Fig. Un grand nombre ; ime forêt de mâts.
Forêt vierge, forêt qui n'a jamais été ni habitée, ni exploitée : les forets vierges couvrent une partie du bassin de l'Amazone. Forêt de Bondy, v. Bondy. Eaux et forêts (administration des), v. eau. -
— Encycl. Géogr. Les régions Forets ; 1, *2. A méforestières par excellence, très ré- taux ; 3. De tonneduites aujourdhui par les progrès lier
du déboisement, se trouvent dans les régions tempérées des deux hémisphères le plus abondamment et surtout le plus régulièrement arrosées ; dans le nord-est de la France, le plateau schisteux rhénan, les plateaux de l'Allemagne centrale (Forêt-Noire, Franconie, Thuringe), la Norvè<re la Finlande, la Russie au N. du 65» degré de latitude N., la Sibérie septentrionale, etc. Dans le nouveau monde, une zone forestière correspondante existe au Canada et au N. des prairies du Far-West. Enfin dans les régions tropicales de l'Afrique et du Brésil, très abondamment ar osées par les pluies tropicales, se développe la magnifique végétation des forêts vierges.
— Sy fuie. Les forêts répondent à des nécessités diverses, soit qu’elles aient pour résultat de mettre en valeur des terres pauvres (par le produit des bois des écorces, des fruits et même du gibier), soit qu’elles exercent une influence bienfaisante sur le climat, ou qu’elles régularisent le régime des eaux A ce dernier point de vue, la triste expérience du déboisement des montagnes a prouvé combien les forêts sont utiles et quels accidents parfois terribles peuvent résulter de leur disparition. Aussi, l’Elat ne se désintéresse-t-il nulle part de l’exploitation des forêts. En France, où un sixième à peu près du territoire est occupé par des forêts, un code a été élaboré (le code forestier) pour fixer les droits et les devoirs de chacun en matière de sylviculture.
L administration des eaux et forêts recrute ses collaborateurs parmi les élèves sortis des diverses écoles, dont la plus élevée dans la hiérarchie est l'Ecole nationale des eaux et forêts, à Nancy. "V. école.
Les forêts sont exploitées suivant deux modes fondamentaux : en taillis ou en futaie (v. ces mots).
Les produits des forêts se divisent en produits principaux et en produits accessoires. 'V. bois.
Les premiers sont ceux qu’on retire des coupes de bois : lo coupes ordinaires, lorsqu’elles sont prévues par l’aménagement ou conformes àl’usage ; 2» coupes extraordinaires, quand elles sont faites par anticipation ou portent sur des bois mis en réserve pour croître en futaie, et dont le terme d'exploitation na pas été fixé lors de l'aménagement. Parmi les produits accessoires on peut citer : les bois provenant de recepages et essartements, ceux dont l'abatage a été nécessité par des travaux, la glandée le pâturage, les bruyères, le droit de chasse, etc.
— Admin. et dr. Les bois et forêts de l’Etat sont la partie la plus considérable de son domaine privé. Leur conservation et leur exploitation sont assurées par les officiers et agents des Eaux et forêts, chargés en outre : 1» de la surveillance et exploitation de la pêche dans les cours d'eau navigables et flottables non canalisés (hors les limites de la pêche maritime) et dans les cours d'eau non navigables ; 2" de la pisciculture. Le personnel est organisé militairement en unités de chasseurs forestiers. Il est réparli en 32 conservations forestières, subdivisées en inspections et cantonnements.
Le régime forestier est déterminé par le Code forestier du 21 juillet 1827 et l’ordonnance du 1er août suivant : y sont soumis les bois et forêts de l’Etat et ceux des communes ou établissements publics susceptibles d'aménagement et d’exploitation régulière.
Les bois des particuliers peuvent être aménagés, exploites et coupés selon les convenances de leurs propriétaires. Toutefois, l’administration peut s’opposer, dans certains cas, à leur défrichement, pour des raisons de salubrité ou d'intérêt public. Lesproduitssedivisentenprincipaux(coupesletaoces-
Boires (glandée, pâturage, etc.). V. aussi affouage — Dr. pén. Incendie volontaire des bois et forêts Le code pénal punit l'incendie volontaire de forêts 6t bois taillis des travaux forcés à perpétuité ou à temps, selon que le coupable n’est pas, ou qu’il est propriétaire des forêts ou bois taillis incendiés!
L incendie de bois et forêts, indirectement allumé par un autre incendie volontaire, est passible des mêmes pénalités que l’incendie direct.
forêts [Médaille des), créée en 1883 pour récompenser les gardes et brigadiers forestiers. Elle est en argent, suspendue par un ruban rayé vert et jonquille.
Forêt de 'Windsor (la), poème descriptif, élégant, mais un peu froid et d’inspiration surtout littéraire par Pope (1713). ’
Maréchal Forey.
roi et \La).^ tableau de Ruysdaël, au Louvr (V. p. 9o3) ; l’artiste a traité souvent des sujet analogues. ■'
T Belgique (prov. et arr. d Liège), sur la Vesdre, affl. de l’Ourthe ; 4-. 050 h Foi ges et usines; draperies.
Forêt-Noire ou Schwarzwald ichvaru vald], groupe de montagnes d’Allemagne, ‘ dans 1 grand-duché de Bade et le Wurtemberg, s’élevan assez abruptement au-dessus de la vallée du Rhin Couvertes de forêts symétriques aux Vosges, elle: culminent au Feldberg par 1.495 mètres d'altitude Le Neckar en descend.
foreur adj. et n. m. Ouvrier qui fore certaine: pi^es de métal. Ouvrier qui fore des trous de mine
foreuse [reu-ze] n. f. Machine pour forer le mé tal, le rocher.
for ever ! mots angl. signif. Pour toujours ! Lo cution souvent employée en Angleterre dans un sem exclamatit, comme un dirait en français : Vive i jamais!
Forey [rèj (EUe-Frédéric), maréchal de France m. a Pans (1804-1872). 11 battit les Autrichiens aMontebello (1859), commanda de 1862 à 1863 l’expédition du Mexique et prit Puebla.
Forez [rèz'] (le), anc. pays de France, dans le gouvernement du Lyonnais, dépression elliptique, marécageuse, baignée parla Loire; capit,Peu?-s, puis Montbrison. (Hab. Foréziens.)
Forez (monts du), chaîne de montagnes de la France centrale, entre l’Ailier et la Loire (700 à 800 m. d’alt.).
forfaire [fé-re] v. n. (de fors, et faire. — N’est usité qu’à l'inf. prés., au prés, de l’ind. sing. et aux temps composés.) Faire quelque chose contre le devoir, l'honneur, etc. : forfaire à ses engi gements. V. a. Féod. Forfaire un fief, le rendre coi fiscable, au profit du seigneur, par quelque trahisoi
forfait [fè] n. m. (de fors, et faire). Crime énormi audacieux.
forfait [fè] n. m. (de for, et faict). Marché pa lequel une des parties s’oblige à faire ou à fourni quelque chose pour un certain prix, à perte ou gain. Somme que doit payer tout concurrent d'un épreuve sportive, s’il n'exécute pas son engagemeni Déclarer forfait, se retirer avant l’épreuve.
— Encycl. Dr. Une vente est faite « forfait lors qu’elle a pour objet des produits futurs, une récolt à venir par exemple, et que l’acheteur doit paye le prix fixé d'avance, que la récolte soit abon dante ou non.
Un marché est dit à forfait lorsque l’architecte oi l’entrepreneur qui s'est chargé de l’exécution d’ui travail, d après un plan aiTêté et moyennant un prii convenu, ne peut, sous aucun prétexte, demander uni augmentation de salaire.
L’assurance est un contrat à forfait pour l’assureur qui se charge, moyennant une prime déterminée d’indemniser l’assuré d'un dommage éventuel.
On nomme /’oi’/’ait de communauté la clause d'ur contrat de mariage par laquelle il est stipulé qut 1 un des époux ou ses héritiers ne pourront exigei que le payement d’une certaine somme pour tous droits de communauté.
Forfait (Pierre-Alexandre-Laurent), ingénieui maritime français, né et m. à Rouen (1752-1807) ; ministre de la marine après le 18-Brumaire, membre de 1 ancienne Académie des sciences (1789).
forfaitaire [/’è-tè-re] adj. a forfait : marché forfaitaire.
forfaiteur Jè-teur, n. m. Celui qui commet une forfaiture.
forfaiture [fè] n. f. (de forfaire). Tout crime commis par un fonctionnaire dans l'exercice de scs fonctions. (V. fonctionnaire.) Féod. Crime commis par un vassal contre son seigneur. Crime de haute trahison.
forfante n. m. (ital. furfante). Coquin, méchant homme. (Vx.) Qui se vante avec impudence.
• ^O^’^^Dterie n*] n. f. (ital. furfanteriai. Hâblerie. Charlatanisme du mal.
jouai ou AngUS, comte maritime d'Ecosse ■ 278.000 h. Ch.-l. Eorfar; 15.000 h. Draps.
forflcule n. f. Genre d’insectes orthoptères, vulgairement dits perce-oreilles, k cause de la ressemblance des appendices fourchus de leur abdomen avec les pinces dont se servalent autrefois les bijoutiers pour percer les oreilles :
les forficules ne sont nuisibles que pour les fruits et les léguynes.
forficulidés [dé] n. m.
pl. P’amille d'insectes ortho* ptères coureurs, comprenant les forficules et genres voisins. S. un forfieuUdé.
forgage [gha-je] forgagement [man] n. m. Dr.
coiitum. Droit que le débiteur vendu avait de reprendre ses biens en restituant le prix à l’acquéreur.
forge n. f. (du lat. fa- Forficule (gr. d’un liers). briea, fabrique). Usine où
l’on fond le minerai de fer et où l'on traite ensuite la tonte pour la transformer en fer : les forces à la catalane étaient nombreuses dans les Pyrénées. Atelier où l’on travaille les métaux au feu ou au fourneau. Fourneau pour forger. Atelier de serrurier, de maréchal ferrant. Pierre plate sur laquelle on aplatit le plomb a froid. Appareil portatif, constitué par un foyer auquel est adjointe une soufflerie; les corps de cavalerie sont pourvus de forges de campagne.
. lechn. et métalï. Le mot /orne a deux
significations : l’une désigne les établissements où sont traités les minerais, pour être transformés en métaux ; 1 autre les instruments servant à travailler ces métaux et en particulier le fer. La première catégorie comprend : la forge à la catalane ou à bas foyers, dans laquelle le minerai de fer est réduit par l’action du charbon de bois et changé en un - métal malléable et soudable ; la forge allemande ou comtoise, qui arecoursau haut fourneau; enfin, la forge à l anglaise, traitant tous les minerais par le charbon de terre ou le coke, et comportant la fusion au haut fourneau, le finage et le puddlage.
Les forges à fer ouvré ou à mains sont fixes ou mobiles, et destinées à chauffer les barres de fer, et à les battre sur l’enclume pour obtenir des pièces de machines, des fers, etc. Elles sont constituées en principe par une plate-forme un peu déprimée en son centre, pour recevoir le combustible, dont une tuyère en communication avec un gros soufflet mû à la main active la combustion. Une hotte en tôle surmonte la plate-forme, et est le commencement de la cheminée. Il existe aussi des foyers mobiles simples ou doubles, constitués par un ou deux cylindres de tôle, et munies d’un soufflet à l’intérieur.
Forges de Vulcain (les), ou Apollon chez 'Vulcain, tableau de Vélasquez, au musée royal de Madiid. qui représente le dieu du feu entouré de ses cyclopes, au moment 'où Apollon vient lui annoncer les amours de Mars et de 'Vénus (v. p. 876). — Superbe composition de Rubens (musée de Bruxelles).
forgeable [ja-blé] adj. Qui peut être forgé : le fer rouge est très aisément forgeable.
forgeage [ja-je] ou lorgement Ue-man] n. m. Action de forger.
Forgemol de Bostquénard ( Léonard - Léopold), général français, né à Azerables (Creuse), m. à Versailles (1821-1897). Il commanda en 1881 lo corps expéditionnaire de Tunisie.
forger [fê) v. a. (de forge. — Prend un e muet après le g devant a et o ; il forgea, nous forgeons.) Donner la forme au fer ou à tout autre métal, au moyen du feu et du marteau ; Vulcain lui-même avait forgé les armes d'Achille. Fig. Inventer: forger une nouvelle. Fabriquer des documents faux : forger un manuscrit. ^ V, n. Se dit d’un cheval qui heurte les fers des pieds de devant avec ceux des pieds de derrière : on remédie au forgeage en supprimant partiellement la pince du fer frappant et les talons du fer antérieur. Prov. : C'est en forgeant qu’on devient forgeron, à force de s’exercer à une chose, l'on devient habile. Se forger. V. pr. S’imaginer : se forger des chimères.
forgerie ye-rfjn. f. (de l’angl. forgery). Art de forger. Fi.9. Action d’inventer, de fabriquer. Document fabriqué, faux.
FOR
FOR
forgeron ]je] n. m. Ouvrier qui travaiile le fer au marteau et à la forge. V. maréchal ferrant. Forgeron de Greiiia Green, v. Gretna Green.
Forges, comm. de la Meuse (arr. de Montmédy), sur le ruisseau de Forges, affl. g. de la Meuse ; 462 h. (en 1914). Ce village, pris par les Allemands le 6 mars 1915, fut repris par les Franco-Américains le 26 septembre 1918. Il y eut dans l’intervalle plusieurs combats sur le ruisseau de Forges et dans le bois de Forges. Le village est entièrement détruit.
Forges-Ies-Bains, comm. de Seine-et-Oise, arrond. et à 20 kil. de Rambouillet; 1.090 h. Trois sources froides contenant du chlorure de sodium et de magnésium. Etablissement de l’Assistance publique de Paris pour les enfants scrofuleux.
Forges-Ies-Eaux [U-zô], ch.-l. de c. (Seine- Inférieure), arr. et à 17 kil. de Neufchâtel, près des sources de l’Andelle, affl. dr. de la Seine; 1.980 li. Ch. de f. Et. Eaux minérales ferrugineuses froides, utilisées contre l'anémie et la chlorose. — Le cant. a 21 comm.. et 11.420 h.
Forget ÿè] (Pierre), homme d'Etat français, ministre de Henri III et de Henri IV (15.44-1610). Ambassadeur en Espagne, il fut l'un des rédacteurs de Tédit de Nantes.
forgeur, euse [jeur, eu-zel n. et adj. Qui forge. Fig. Qui invente : une forgeuse de calomnies.
forgis \jï\ n. m. Verge cannelée, destinée à être passée à la filière.
forllU n. m. (de fors, et huer.) Véner. Ton que l’on sonne aux chiens pour les faire venir à soi et
Forhu.
leur annoncer le repas. Certaines parties du cerf, qu'on donne aux chiens après la curée.
forhuer iru-é] ou forh.Uir v. n. (de fors, et huer). Sonner le forhu pour rappeler les chiens, forière n. f. Lisière d'un champ. (Dialect.) forjet yé] n. m. Saillie hors d'alignement, forjeter [té] v. n. idc fors, et jeter. — Se conj. comme jeter.) Sortir de l’alignement, de l’aplomb : ce mur forjette. V. a. Etablir en saillie.' forjeturo n. f. Syn. de FORJET.
forjurement [man] n. m. Dr. coût. Renonciation, abandon du pays.
forjurer [ré\ v. a. Dr. coût. Délaisser, abandonner un pays.
forlàclllirô n. f. Défaut dans les ouvrages de haute lisse.
forlanCDr [sé] v. a. (de fors, et lancer. — Prend une cédille sous le e devant a et o : il forlanca) nous forlangons.) Faire sortir une bête de son gîte ; forlancer un cerf.
forlançurGn. f. Défaut d’une étoffe mal ourdie, forlaue n. f. (de Forlan, e, n. des habitants du
Frioul). Danse gaie, vive, bruyante, originaire . du Frioul, usitée aussi à Venise.
For-I’Evêqjue (de fumum episcopi, four de l’évêque), prison qui était située, àParis, rue Saint-Germain- TAuxerrois. On y enfermait les détenus pour dettes et les comédiens délinquants. Elle fut démolie en 1783.
Forli, V. d'Italie (Emilie), ch.-l. de prov., à 26 kil. de Ravenne ; 44.000 h. Bel hôtel de ville, église San Mercuriale. Filatures de soie. — La province de Forli a 289.000 h.
forlignemeHt [man] n. m. Action de forligner. forligner [gné] v. n. (de fors, et ligne). Sortir de la ligne directe de descendance. CV x.) Dégénérer de la vertu de ses ancêtres. Forfaire à l'honneur.
forlonge n. m. (de fors, et longe). Véner. .Aller de forlonge, se dit d'une bête qui a beaucoup d'avance sur les chiens. Chas.ser de forlonge, se dit d'un chien courant qui suit de loin la voie de la bête.
forlonger [jé] v. n. (de forlonge. — Prend un e muet après le g devant a et o : il forlongea, nous forlonçeons). Véner. S'éloigner de ses parages ordidinaires. Avoir une grande avance sur les chiens ; le cerf forlonge les chiens.
formable adj. Qui peut se former, formage n. m. Action de donner la forme à un objet manufacturé : le formage des plumes métalligués se fait mécaniquement.
formaire [mè-re] n. m. Ouvrier qui fait les formes dont on se sert pour la fabrication du papier.
formaldéliyd© n. f. Syn. de aldéhyde formique. V. FORMIQUE.
formaline n. f. Chim. v. formique.
formaliser [zé] (se) v. pr. s'offenser, trouver à redire; sc formaliser d'une plaisanterie.
formalisme [Hs-me] n. m. Attachement excessif aux formes, aux formalités : le formalisme administratif. Philos. Système métaphysique qui ramène la matière à la forme. Formalisme kantien, doctrine morale de Kant, suivant laquelle la loi morale commande non par son contenu, mais par sa forme.
formaliste rzis-tc) adj. et n. scrupuleusement attaché aux formes ; magistrat très formaliste.
formalité n. f. Condition nécessaire à la validité des actes judiciaires. Manière expresse de procéder selon les formules prescrites et consacrées. Régie imposée par la civiiité.
— Encycl. Dr. l.a forme d'un acte, c'est fout ce qui le constitue ; le mot /'tiî’maZi/é s'entend des conditions nécessaires à sa validité. Les formalités intrinsèques sont celles sans lesquelles l'acte ne peut exister; les formalités extrinsèques sont requises pour constater l'accomplissement des formaiités intrinsèques. Les formalitésswèstimtic/Zc.sdonnentàractesonexi.stence.
formariage n. m. (du lat, fors, hors de, et de mariage). Mariage contracté par un serf hors de la seigneurie, ou avec une personne d'une autre condition que la sienne ; les seigneurs percevaient un droit de formariage.
format [ma] n. m. (du lat. formatus, formé). Dimensions d'un livre imprimé ; format in- 18. Dimensions en général.
— Encycl. Le format représente le rapport qui existe entre la page du livre imprimé et la forme d'imprimerie qui peut contenir, selon les cas, une page (in-plano), deux (in-folio), quatre (in-4»), huit fin-S»), etc. ; la feuille imprimée des deux côtés représentant alors un nombre de pages double de celui qu'indique le chiffre du format : ainsi, dans Tin-S», chaque feuille contiendra seize pages. Mais, ies dimensions absolues des feuilles étant très variables, les confusions deviennent possibles entre formats voisins. li faut alors, pour rcconnaitre le format, chercher la signature des feuilles.
formateur, trice n. et adj. Qui forme, crée.
formatif, ixs adj. Qui sert à former.
formation [si-on] n. f. (lat. formatio). Action de former, de se former : la formation des dunes est due à l’action des vents. Roches, couches qui constituent le sol : les formations tertiaires, quaternaires. Manière dont un mot passe par diverses formes. Ensemble des éléments qui constituent un corps de troupes. Dispositions diverses que peut prendre un corps de troupe sur le terrain ; formation dense; formation ouverte.
forme n. f. (lat. forma). Configuration extérieure des corps : la forme d'un chapeau. Disposition des parties, spéciaiement des parties du corps : vêtement qui moule les formes. Manière d’être, de se montrer. Apparence : .fiu/er sur la forme. Manière de se conduire, conforme aux règles établies, à Tusage : agir dans les formes. Manières distinguées, polies : blâmer quelqu'un, mais en y mettant des formes. Façon de s'expri- Forme,
mer ou d’agir, propre à
une personne : avoir les formes rudes. Caractère d'un gouvernement d'après la constitution: forme républicaine. Formule, manière de s’exprimer réglée d'avance : la forme d'une quittance. Formalité judiciaire. Tournure donnée à un objet : habit dont la forme n'est pas gracieuse. Moule servant à donner à certains objets leur configuration : forme à pain de sucre, à fromage, etc. Moule plein en bois, pour la fabrication des chapeaux. Morceau de bois, en forme de pied, pour monter un soulier. Châssis de bois garni d'un tissu métallique, employé dans la fabrication du papier à la main. Jmpr. Châssis de fer où sont rangées les pages composées typographiquement (v. IMPRIMERIE). 7'echn. Couche épaisse de sable sur laquelle on établit lé pavé des ponts, des routes, etc. Lit de poussier ou de recoupe, que Ton étend sur une aire pour poser les carreaux dessus. Panier ou vase percé de trous, dans lequel on met égoutter les fromages. Vase conique en terre, dans
lequel le sucre en pâte s'égoutte et se solidifie. Art vétér. Tumeur dure qui se développe au pourtour de la couronne du pied du cheval, et qui est occasionnée soit par une contusion ou une fracture des phalanges, soit par des tiraillements ligamenteux suivis de périostites. Alar. Bassin de radoub. Philos. Principe substantiel, qui détermine la nature spécifique de Tètre ; suivant Aristote, l'âme est la forme du corps vivant. Théol. Forme d'un sacrement, paroles sacramentelles qui accompagnent l'administration d’un sacrement. Sports. Etat momenlané de puissance, obtenu chez un sujet par l’entraînement: coureur à l'apogée de sa forme ; cheval qui n'est plus en forme. Loc. adv. ; En forme, selon les lois. En bonne forme, en bonne et due forme, suivant les règles. Pour la forme, pour se conformer à Tusage. Loc. prép, : En forme de. par forme de, en matière de, AllL's. littér. : La fo-orme, v. Bridoison.
formé, e adj. Développé, avancé au physique et au moral : enfant bien formé pour son âge.
formel, elle [mèl, è-/e] adj. Exprès. Précis, positif; recevoir un ordre formel. Philos. Qui est la raison de la manière d'être d'une chose. Logique formelle, étude des formes de la pensée, indépendamment de son contenu.
formellement adv. D'une ma¬
nière formeile. A.nt. Conditionnellement, formène n. m. Chim. Syn. de méthane.
Fermentera [min], une des Baléares ; 2.000 h. Sol fertile ; orangers.
formentière [manj n. f. Nom vulgaire du sarrasin.
former [mé] v. a. (lat. formare). Donner Têtre et la forme ': former un élabltssement. Contracter :
former une liaison. Composer : les vapeurs f arment les nuages. Fig.
Concevoir : former un projet. Instruire ; les voyages forment la jeunesse. Constituer : la bonté forme le fond de son caractère.
Ant. Déformer.
formeret [rè]
n. m. Arc recevant la retombée
d'une voûte à son ^ formerets
int ersection a V e c lormerets.
un mur vertical et dans le plan parallèle à Taxe de l'église. Adjectlv. : are formeret.
Formerie \rî\, ch.-l. de c. (Oise), arr. de Beauvais, non loin de la Bresle ; 1.390 h.
Ch. de f. N. — Le cant. a 23 comm.
et 7.620 h.
formette [mète] n. f. Petit banc.
Petite stalle, dans une église.
Formey [mè]
(Jean-Louis-Sa- Formette (xvi« s.),
muel) , philosophe
et écrivain allemand, d’origine française, né et m. à Berlin (171 1-1 797). 11 appartint à Técole encyclopédiste.
formi n. m. Maladie qui attaque le hec des oiseaux de proje. Maladie des chiens de chasse.
formiate n. m. Sel de Tacide formique : /biv miate de soude; les formiates alcalins ont été préconisés comme toniques des systèmes nerveux et musculaires.
formica n. f. Nom scientifique des fourmis proprement dites.
formieant [kan] adj. m. Pouls formicant, pouls faible et fréquent, semblable à la sensation produite par la piqûre des fourmis.
formication n. f. v. fourmillement.
formicidés n. m. pl. Famille d’insectes hyménoptères porte-aiguillon, dont les différents genres sont confondus sous le nom de fourmis. S. un formicidé.
formicivore adj. (du lat. formica, fourmi, et vorare, manger). Qui dévore les fourmis.
formidable adj. (lat. formidabiUs). Qui esta craindre, redoutable. Qui inspire de la crainte : falaise qui s'écroule avec un bruit formidable. Fam. Enorme, très fort, considérable : prix formidable.
formidablement [man] adv. D’une manière formidable.
fermier [mi-é] adj. et n.m. Ouvrier qui fait les formes pour chaussures.
Formigé.
Formige (Jean-Camille), architecte français, né au Bouscat, près de Bordeaux, en 1845. 11 a édifié ou restauré nombre d'églises et de monuments liistoriques (théâtre antique d'Orange,etc.).Membre de l'Académie des beauxarts (1920).
Formigny, comm.
du Calvados (arr. de Bayeux) ; 540 h. Ch. de f.
départemental. Victoire du connétable de Richemont sur les Anglais (1460).
formique adj. (du lat. formica,fourmi).Chim.
Acide formique, acide qui existe dans les orties, les urines, le sang, le coi-ps des fourmis, etc. Aldéhyde formique, corps obtenu en oxydant incomplètement Talcool méthylique, qui est un antiseptique très efficace.
— Encycl. Acide formique. Cet acide se prépare par oxydation de Tamidon, ou mieux par décomposition de l'acide oxalique en présence de glycérine. Il a pour formule chimique CO'H* ; c'est un 'liquide incolore de densité 1,24, qui brûle la peau. On s'en sert pour donner aux alcools d'industrie le parfum du rhum.
.Aldéhyde formique. COH» (Syn. de formol, formaldéhyde, formaline, MÉTUANAL, oxyde DE MÉTHY¬ LÈNE.) On l'obtient par oxydation incomplète de Talcool méthylique ; on constitue une solution comnierci.ale â 4U p. 100, ou encore on l’obtient sous forme de gaz ; elle se polyraérise facilement en donnant le trioxymèthylène'(COH>)». On utilise Taldéhyde formique pour la préparation de certaines matières colorantes ; les vapeurs de trioxyméthylène sont employées comme antiseptique et désinfectant. En photographie, un cliché sortant du lavage et plongé pendant cinq minutes dans un bain de formol à 10 p. 100 se sèche rapidement par exposition à un feu ardent, la couche de gélatine ayant été durcie par le formolage.
On l'utilise aussi pour le tannage rapide,
formiste
[mis-te] adj. et n.
Se dit de l'artiste qui s’attache à reproduire exacteinentlesforn'.es.
f O r m O chlorlden.m.
Syn. de chloroforme.
formogè™ Lampe formogéne.
ne adj. de formol, et du gr. gennân, engendrer). Producteur de formol ; appareil formogéne. Lampe formogéne. générateur d'aldéhyde formique utilisée commedésinfectant.
Fermoirs : 1. A bouts d’acier ; 2. En bois : 3. Avec lissette.
FOR
forinoir n. m. Outil de sellier ou de bourrelier, servant à lisser les coutures et le cuir.
formol n. m.
Chim. Syn. de aldéhyde FORMIQUE.