FOS
FOU
Le Forum romain.
la décomposition s’achève, et le liquide, évacué par im siphon, est sans odeur.
Les fosses mobiles s’installent le plus souvent dans une cave de la maison. Elles sont constituées par des récipients cylindriques, dits tinettes^ hermétiquement assemblés avec l’extrémité du tuyau de chute. Les matières liquides se rendent automatiquement à l’égout ; les matières solides restent dans les tinettes, que les vidangeurs enlèvent périodique^ ment, en les remplaçant par d’autres, vides.
— Dr. L’autorité municipale a qualité pour déterminer les mesures d’hygiène et de salubrité concernant la construction et îa vidange des fosses d’aisances.
A Paris, les propriétaires d’immeubles ont l’obligation d'écouler directement à l’égout les matières des fosses d'aisances.
Celui qui fait creuser un puits ou une fosse d’aisances près d'un mur, mitoyen ou non, est obligé de laisser la distance prescrite par les règlements et usages, ou à faire les ouvrages pour éviter de nuire.
FoSSOy comm. de Belgique (prov. et arr. de Namur), sur un affl. de la Sambre ; 3.460 h. Mine de houille ; pierres de taille.
fossé [fo-sé] n. m. (du lat. fossaîum). Fosse prolongée pour enfermer un espace, pour défendre une place, pour faire écouler les eaux d’un champ. Fig.
Ce qui sépare deux choses. Prov. : Ce qui tombe dans le fossé est pour le soldat, ce qui tombe est pour j celui qui le ramasse. Sauter le fossé, prendre un parti hasardeux, après de longues hésitations ; se marier. Au bout du fossé la culbute, se dit pour prévenir quelqu’un de l’issue fatale de sa conduite. Se dit encore quand on veut donner à entendre que l’on se moque des conséquences fâcheuses que peut avoir sa propre conduite. (Pour comprendre ce proverbe, il faut savoir (^u’il est normand, et qu’en Normandie on nomme fosse un haut talus planté d’arbres.)
— Encycl. Dr. Quiconque comble des fossés, en tout ou en partie, s’expose à l’emprisonnement et à une amende égale au quart des restitutions et des dommages-intérêts, qui, dans aucun cas, ne pourra être au-dessous de 60 francs.
— Agric. On creuse des fossés, en agriculture, soit pour servir à l’irrigation, soit pour assainir un fonds de terre, soit enfin pour constituer une façon de clôture. Dans ce dernier cas, la terre provenant du fossé doit être rejetée sur le champ auquel appartient le fossé ; cette terre constitue la berge du fossé ; on la garnit d’une haie vive, ou bien l’on y plante des saules, des peupliers, etc., et on la gazonne.
fosserage [fo-se] n. m. Premier labour donné à la vigne. (On dit aussi fossuke n. f.)
fosserôr [/’o-se-ré] V. a. (Se conj. comme amener.) Labourer avec le fossoir : fosserer une vigne.
Fosses (bois des), bois du dép. de la Meuse, sur le plateau des Hauts de Meuse, au S.-E. de Beaumont et au N . - O . de la ferme des Chambrettes. Conquis par les Allemands le 24 février 1916, repris en presque totalité par le général Guillaumat le 25 octobre 1917 et complètement le 8 octobre 1918 par les troupes franco-américaines.
fosset n. m. Syn. de fausset.,
fossôttô F/’o-.sè-ïe] n. f. (de fosse). Petit trou que font les enfants pour jouer aux billes, etc. Petite cavité. Léger creux que quelques personnes ont naturellement au menton, sur la joue, etc., particulièrement quand elles rient.
FosSôUse (Françoise de Montmorency de Fosseux, dite la Belle), née en 1566. (On ignore la date de sa mort.) Fille d'honneur de Marguerite de Valois, reine de Navarre, elle devint la maîtresse du roi, plus tard Henri IV, et fit tout, par malignité naturelle, pour animer l’époux contre l'épouse.
fossile Ifo-si-le] n. m. (du lat. fossHis. extrait de la terre). Nom donné aux débris ou empreintes de plantes ou d'animaux ensevelis dans les couches terrestres antérieures à la période géologique actuelle. {V. PALÉONTOLOGIE.) Adjectiv. : coquille fossile. Fig. et iron. Se dit d’une personne à idées arriérées, d'une chose surannée : villageois fossile ; mode fossile.
Fossiles {les), pièce en quatre actes, de F. de Curel (1892;, où l’on voit une famille d'aristocrates prêle à sacrifier tout pour assurer lasurvivancedunom, et un vieux gentilhomme faire, dans ce but, épouser
à son fils leur commune maîtresse, et reconnaître pour son petit-fils un enfant dont il est peut-être le père.
fossilifère [/o-sij adj. Qui renferme des fossiles : calcaire très fossilifère.
fossilisateur, trice [fo~si-lî-za] adj. se dit des matières minérales qui aident à la fossilisation.
fossilisation ^^fo-si-li~za-si~on] n. f. Passage d'un corps organisé a l'état fossile.
— Encycl. Si un corps organisé se trouve, après sa mort, exposé au contact de l’eau ou de l’air humide, il se décompose rapidement, et ses parties solides disparaissent peu à peu.
Si, au contraire, il se trouve à l'abri de l’air, entouré de substances minérales qui le pénètrent, sa substance peut disparaître, mais sa forme est conservée ; il est devenu fossile. Rarement, les corps organisés sont entièrement conservés ; leur composition a été altérée, modifiée, leurs molécules ont été remplacées par d'autres moins altérables. Souvent, le corps a disparu, ne laissant d’autres traces que les empreintes de sa forme extérieure et souvent de sa forme interne, comme pour les fossiles du calcaire grossier.
fossiliser [fo-si-U-zê] v. a. Amener à l’état fossile. Se fossiliser v.-pv.Fig. et fam. S’abêtir, prendre des idées arriérées.
fossilité [/o-si] n. f. Qualité de ce qui est fossile, fossoiement ou fossoyement n. m. v.
FOSSOYAGE.
fossoir [fû-soir] n. m. (lat. fossorium). Sorte de houe, de forme variable. Syn. de écobue.
Fossombrone [/b-son], v. d'Italie (prov. de Pesaro e Urbino), sur le Métaure; 9»400 h.
Fossombroni [comte VUtorio), homme d’Etat et mathématicien italien, né à Arezzo, m. à Florence (1754-1844). Il fut ministre des affaires étrangères en Toscane, d'abord en 1796, puis après le rétablissement du grand-duc Ferdinand.
fossoyage [fo-soi-ia-je] ou fossoyement [fo-soi-man] ou fosSOiement n. m. Travail du fossoyeur. Action de fossoyer.
fossoyer Ifo-soi-ié] v. a. (de fosse. — Se conj. commeaboyer.)'Enlouver detossés-, fossoyerunchamp.
fossoyeur [fo-soi-ieur] n. et adj. m. Qui creuse les fosses pour enterrer les morts. N. f. Fig. La fossoyeuse, la mort.
fOSSUre n. f. Vitie. Syn. de fosserage. Fos-sur-Mer, comm. des Bouches-du-Rhône, aiT. et à 52 kil. d’Aix, au bord du golfe de Fos, formé par la Méditerranée; 1.000 h. Bains de mer. Ch. de f. de Miramas à Port-de-Bouc.
Foster (Henri), marin anglais, né dans le comté de Lancastre, m. au cours de sa reconnaissance de la Patagonie (1796-1831).
Fetherlngliay, paroisse d'Angleterre (comté de Northampton), sur la Nen ; 230 h. Là s’élevait le château (détruit par ordre de Jacques !"•), où Marie Stuart fut emprisonnée, jugée et décapitée.
fotte n. f. Toile de coton à carreaux, provenant des Indes.
fou n. m. (du lat. fagus). Ancien nom du hêtre. fou n. m. Genre d’oiseaux palmipèdes, voisins des pélicans :/es/‘ottssont de grands oiseaux de mer, blancs ou gris.
fououfol, folle
adj. et n. (du lat. -
llel). Qui a perdu la a - - —
raison : Charles VI
mourut fou. Qui fait ' fiurt inma- ^
ou dit des extravaganoes ; les coquettes sont /’oHe, s. Contraire
à la raison : une ent'eeprise folle. Excessif : folle dépense. Prodigieux : un succès fou. Pétulant, badin, enjoué : humeur folle. Fou furieux, fou qui se livre à des violences dangereuses. Rire comme un fou, se livrer à des ébats désordonnés ; faire semblant d'être fou. LafoUedu logis, l'imagination, ainsi dileàcause de ses divagations. Fou de. engoué de. Fou rire, rire dont on n est pas le maître. Femme folle de son corps, femme débauchée. Etre coiffé, fait comme un
chien fou, être décoiffé, bizarrement ajusté. Herbes folles, qui croissent en abondance et sans culture. Brise folle, qui change sans cesse de direction. Poulie folle, poulie indépendante de l'arbre qui la porte, employée pour désembrayei'. N. m, Bouifon des princes. Dr. Folle enchère, v. enchère. Fol enchérisseur, V. ENCHÉRISSEUR. Fête des fous, fête burlesque que les jeunes clers, au moyen âge, célébraient dans les églises aux environs de la fête de saint Etienne (26 déc.). Pièce du jeu des échecs. Prov. : Il vaut mieux être fou avec tous que sage tout seul, U ne faut pas se singulariser. Bien fou qui s'oublie, il y a folie à négliger ses propres intérêts. Tête de fou ne blanchit pas, les fous, exempts de soucis, d'inquiétudes, n’ont pas de cheveux blancs. Dieu.aide à trois sortes de gens : aux fous, aux enfants, aux ivrognes, se dit pour' expliquer la rareté prétendue des accidents qui arrivent à ces trois catégories de personnes. A chaque fou sa marotte, chacun a son idée fixe, d’où la raison est souvent absente. Un fou avise bien un sage, un fou , à l'occasion , peut donner un bon conseil à un homme raisonnable. Plus on est de fous, plus en rit, la gaieté devient plus vive à mesure qu’augmente le nombre des joyeux compagnons. ANT.Sage, réfléchi, raisonnable, sensé.
— En CYCi-.Les fous de cour étaient des bouffons chargés d'amuser le roi ou le prince à la personne duquel ils étaient attachés. Afin que rien ne contraignît leur verve, on leur laissait toute liberté de parler et d’agir. Née dans le Bas-Empire, la mode des fous de cour Fou de cour (xï” s.), gagna l'Europe après
les croisades. Parmi les fous célèbres, citons Milton et Thévenin de Saint-Léger, qui appartenaient à Charles V ; Haincelin Coq, à Chai-les VI; Guillaume Fouel, à Charles VII; Triboulet, à Louis XII, puis à François Pr ; Brusquet, à Henri II ; Sibilot et Chicot, à Henri III ; Angoulevent, à Henri IV ; l’Angély, à Louis XIII. Les fous de cour disparurent au XVII» siècle.
fouace n. f. (lat. pop. focacia ; de ^ocus, foyer). Sorte degalette épaisse, cuite au fourousousla cendre.
fouacier [si-é] n. et adj. m. Celui qui fait ou vend les fouaces.
fouage n. m. (bas iat. focaticum ; de focus, foyer). Redevance qui s,e payait autrefois par maison ou par feu.
Fouad 1“'', roi d’Egypte. V. Ahmed Foüad. fouaille [fou-a, H mil., e] n. f. (de feu). Véner. Part du sanglier mort, que l’on donne aux chiens.
fouaillée [fou-a. Il mil., e] n. f. Action de fouailler; fessée.
fouailler [fou-a, U mil., é] v. a. Fam. Frapper souvent et à grands coups de fouet.I'ip. Cingler d’épithètes blessantes.
fouailleur [fou-a,
U mil.] n. m. Celui qui fouaille.
fouarre n. m. Agric.